Russie    Atom.xml



9.5.08

Pétrole: le baril coûtera 150-200 USD d'ici deux ans

Le pétrole coûtera 150-200 USD le baril d'ici deux ans, estiment jeudi les experts américains de Goldman Sachs, l'une des banques les plus anciennes et les plus prestigieuses au monde.

"Nous supposons que la crise mondiale énergétique sur fond de pénurie d'hydrocarbures sur le marché mondial mûrit", ont-ils précisé ajoutant que le prix final du pétrole restera toujours difficile à prédire.

Ce prix (150-200 USD) est la prévision la plus pessimiste pour l'économie des Etats-Unis, principal consommateur d'hydrocarbures dans le monde. Par rapport aux pronostics d'autres experts (les plus optimistes estiment que le baril ne dépassera pas la barre des 100 dollars en 2008, les pessimistes prédisent une augmentation jusqu'à 130 dollars), Goldman Sachs pense que les prix se stabiliseront au niveau de 150 dollars le baril vers 2010.

Selon le secrétaire américain au Trésor Henri Paulson, la hausse des prix du pétrole diminuera l'impact des 160 milliards de dollars versés par le gouvernement pour assainir l'économie américaine.

8.5.08

L'alcool au bureau, fléau des temps modernes

L'alcool au travail n'est pas un problème, c'est un véritable fléau. Difficile de trouver un Etat parfait où cette maladie sociale n'existerait pas. Selon les indices correspondants, l'abus de substances interdites au travail ne cesse d'augmenter dans le monde, et les employeurs n'en finissent pas de s'étonner du nombre de leurs employés qui sont assis devant leur ordinateur en état d'ivresse ou sous l'emprise de diverses drogues. Les scientifiques organisent séminaire sur séminaire pour trouver le moyen de circonscrire l'expansion de ce genre d'excès en milieu professionnel. Mais le nombre de petites fêtes corporatives et autres anniversaires "en toute décontraction" ne baisse pas, et d'ailleurs personne ne les interdit. Quel est donc le problème?

Evidemment, tout n'est pas aussi simple. Les spécialistes français et russes, par exemple, lors d'un séminaire sur la question récemment organisé à Moscou par l'ambassade de France et le cabinet de conseil Kadris, ont exposé le fond du problème, chiffres et faits à la clé, expliquant comment ils se battent depuis des années, en vain, pour la santé de la population active de leurs pays respectifs. Pourquoi en vain? Le fait est qu'il n'existe aujourd'hui aucune loi ou sanction qui puisse obliger un individu à ne pas boire, tant qu'il ne l'a pas décidé de son propre chef. Alors de quoi peut-on discuter?! Il y a ici un élément fondamental. C'est une chose que quelqu'un se ruine la santé et la vie, notent les praticiens français, c'en est une autre lorsqu'il est question du travail, où c'est le processus de production qui est menacé, de même que la sécurité des collègues, d'où des pertes pour l'entreprise.

Le problème est que l'opinion n'est pas aussi bien armée contre l'alcool que, par exemple, contre le tabac. C'est tout de même un phénomène culturel. Interdire la consommation des alcools forts est tout simplement impossible. Il faut arriver à une limite raisonnable..., explique Mireille Fontaine, médecin général de santé publique, du ministère français de la Jeunesse et des Sports. Mais comment définir cette limite? Et surtout, comment maintenir une personne en deçà de cette limite? Pour beaucoup de gens, cela ne se commande pas.

D'autant que les choses évoluent rapidement. A cette maladie bien connue est venu s'ajouter un autre problème encore plus dangereux: la toxicomanie. Et si les gens en sont arrivés à consommer ce genre de substances au travail, c'est que la situation a dépassé les bornes. Aujourd'hui le problème du cannabis prend en France des dimensions très importantes, relève Julien Emmanuelli, délégué de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT). Le plus inquiétant est que la toxicomanie touche les gens de plus en plus tôt. Les jeunes ne considèrent pas que fumer du cannabis soit dangereux. Qui plus est, les dealers ne chôment pas. Les prix de leur "marchandise" ont tellement baissé qu'ils sont aujourd'hui accessibles même aux plus pauvres. Et dès que quelqu'un devient dépendant, on sait bien selon quel scénario les choses se développent. Il ne recule devant rien pour se procurer une nouvelle dose de drogue, de plus en plus dure.

Ces questions cruciales planent comme des nuages noirs au-dessus des participants de toutes les réunions scientifiques du genre, et leur donnent un certain relent de fatalité. Citons quelques chiffres: 15 à 30% des accidents du travail sont liés à la consommation d'alcool, qui fait perdre à certains pays jusqu'à 1,3 point de PIB chaque année. Les toxicomanes recourent à une aide médicale cinq fois plus souvent que la moyenne. L'alcool tue chaque jour dans le monde quelque 2,2 millions de personnes.

Après une constatation aussi pessimiste, il ne reste qu'une question: que faire?

Presque tous sont d'accord pour souligner en premier lieu le rôle du soutien de l'Etat dans la lutte contre cette maladie. Le ministère français de la Santé, entre autres, tente d'imposer pour chaque entreprise un médecin hygiéniste, qui serait en mesure de veiller sur le respect des conditions de travail indispensables à tout milieu professionnel. Les Français, il faut le noter, ne sont pas les premiers à avancer cette solution. En Russie, cette pratique est depuis longtemps courante, mais, comme le reconnaissent les experts, le mécanisme s'est enrayé avec la chute de l'URSS, ce dont témoignent les statistiques faisant état d'une croissance de la consommation d'alcool au travail.

Il faut dire ici que la Russie s'est attirée une image de pays alcoolique. Tout d'abord, cela n'est pas vrai: selon les données de l'OMS, elle occupe la 14e place pour la consommation d'alcool, la France est 10e. De plus, en raison de l'existence d'un "background" historique en la matière, elle possède une sérieuse expérience en matière de mesures à prendre dans ce domaine. Ces vingt dernières années, alors qu'on perdait le contrôle de la situation au niveau fédéral, il a fallu se débrouiller au niveau local pour lutter contre ce phénomène. Fanil Gabdrakhmanov, chef de la Direction des conditions et de la sécurité du travail au ministère du Travail et de la protection sociale de la République du Tatarstan, a relevé que l'implication de représentants du monde religieux (musulmans comme orthodoxes) dans la lutte contre l'alcoolisme avait donné des résultats tout à fait intéressants.

Nous arrivons donc au plus important: ce que l'on appelle la prophylaxie, qui consiste à développer des mécanismes de prévention de la maladie. Il s'agit du meilleur moyen de lutter contre quelque mal que ce soit. Qui plus est, et cela est très important, il est aussi peu coûteux. C'est ici que commence le travail sur la personne.

Mais s'il est déjà difficile "d'accéder" à la personne en temps normal, comment le faire au travail? Bien sûr, en passant par la direction. Cependant, le marché est tel que le chef d'entreprise se soucie en général peu de savoir comment se sent tel employé qui travaille à telle place. L'espoir est ici dans l'intérêt financier. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il saute aux yeux. Les experts américains ont prouvé qu'un dollar investi dans la lutte contre l'alcoolisme en rapportait sept. Il semble donc que, sur la base de telles informations, les hommes d'affaires devraient se précipiter pour sauver les âmes de leur employés et leurs familles. Eh bien non, même si personne ne veut prendre le risque de passer pour un protecteur de l'alcoolisme au regard de la société. C'est le secret total pesant sur la situation en la matière dans les entreprises en général qui empêche de s'attaquer sérieusement au problème. Il y a aussi le refus de faire éclater la question au grand jour, la mauvaise appréciation de la situation et une avidité élémentaire...

Les syndicats et les associations ont également leur rôle à jouer. En France par exemple, leur nombre et leur activité donnent des résultats. Parmi les participants au séminaire précédemment cité se trouvait le président de l'association "Amitié La Poste France Télécom", qui s'occupe des salariés des deux groupes ayant des problèmes d'alcool. Fondée en 1965, elle fait partie des associations de ce type les mieux implantées. Elle possède notamment des bureaux dans toutes les régions. Elle possède également son journal et sa ligne rouge. Il faut s'arrêter ici sur un aspect particulier de son activité. La délicatesse de ce genre de problèmes, où se mélangent notamment vie personnelle et santé mentale, implique une grande précaution. Jean-Jacques Monteil, directeur général d'une clinique spécialisée qui s'occupe notamment d'employés dépendants en accord avec certaines entreprises, relève que la première condition pour demander une aide est l'anonymat et l'autonomie par rapport à sa direction. Cela pousse les gens à requérir un soutien avant d'arriver à une situation de crise.

En un mot, le problème est donc extrêmement étendu. Cela dit, un point fait l'objet d'un consensus total: la coopération et la coordination des forces des scientifiques, des responsables en matière de politique sociale et des représentants du monde du travail est la condition principale pour réussir à stopper toutes ces tendances contemporaines négatives.

7.5.08

Russie: plus d'un millier d'églises pillées en cinq ans

Ces cinq dernières années, plus d'un millier d'églises orthodoxes ont été pillées en Russie, a annoncé mardi le service de presse du patriarcat de l'Eglise orthodoxe russe.

Des dizaines d'objets religieux volés ont été remis par le ministre russe de l'Intérieur Rachid Nourgaliev au patriarche de Moscou et de toutes les Russies Alexis II, lors d'une rencontre mardi.

"Ces cinq dernières années, plus d'un millier d'églises orthodoxes ont été pillées Russie. Plus de 40000 icônes inscrites sur la liste des objets volés à l'Eglise orthodoxe russe sont actuellement recherchées par la police", a indiqué le service de presse.

En 2007, le nombre des vols d'objets d'antiquité et de culte, y compris les vols dans les églises, a diminué de 10,3% par rapport à 2006, selon le ministère russe de l'Intérieur. Plus de 500 crimes de ce genre ont été élucidées en 2007.