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30.12.05

La situation démographique est déplorable en Russie

Oleg Morozov, premier vice-président de la Douma (chambre basse du parlement russe), estime que la situation démographique, ainsi que la bureaucratisation et la corruption croissantes sont les principaux problèmes du pays.

Intervenant jeudi au cours d'une conférence de presse, il a déclaré que la diminution de la population et la réduction des naissances étaient "l'un des problèmes les plus graves de la Russie".

Le parti Russie unie a proposé, à son récent congrès, de mettre en œuvre, en tant que cinquième projet national, le programme "Enfants de Russie" prévoyant un soutien social aussi bien à la génération montante qu'aux futures mères.

Cependant, Oleg Morozov s'est prononcé contre l'introduction de l'impôt sur l'absence d'enfants. Au lieu de pénaliser les familles sans enfants, il faut stimuler les gens pour que les familles russes soient de plus en plus nombreuses, estime-t-il.

Il a également souligné que nous n'avions pas encore mis fin à la bureaucratie. "Le processus de débureaucratisation à tous les niveaux fait du sur-place", estime Oleg Morozov. Le rejet par le Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) de la loi sur les achats de l'Etat est, selon Oleg Morozov, l'une des manifestations des efforts énergiques du lobby bureaucratique qui ne veut pas que ce processus soit transparent.

La corruption représente aussi un grave danger pour le pays, estime Oleg Morozov. Elle engendre la méfiance des gens envers la loi, les citoyens commencent à croire que tout peut être acheté, notamment au pouvoir.

De l'avis des experts du Conseil de l'Europe, loin de diminuer, la corruption s'accroît en Russie ces dernières années, a dit Oleg Morozov. Cependant, il a une attitude critique envers la conclusion des fonctionnaires européens "qui ont l'habitude de nous donner des leçons".

29.12.05

L'aérospatiale est un patrimoine national de la Russie

Andréi Kisliakov, commentateur politique de RIA Novosti. L'industrie aérospatiale nationale est en mesure d'apporter une contribution de poids à l'essor économique de la Russie.

En effet, l'objectif principal du nouveau programme spatial national pour les dix prochaines années consiste à "satisfaire les besoins grandissants des structures publiques". Telle est l'idée maîtresse de la conférence de presse finale donnée à Moscou le 27 décembre par le directeur de l'Agence spatiale russe Anatoli Perminov.

Parlant des priorités des programmes actuel et futur, le chef du Roscosmos a souligné que l'accent est mis sur l'efficacité de l'industrie spatiale, sur le développement de la coopération internationale et sur le renforcement du potentiel scientifique et technique national. Il est donc évident que le contenu de chacune des missions précitées travaille tout compte fait pour la croissance économique.

En ce qui concerne l'activité pratique, l'objectif principal est le rétablissement et la complémentation régulière du groupe d'appareils orbitaux. En fait le Roscosmos s'en occupe depuis ces deux dernières années. Il a notamment porté à 17 le nombre minimum indispensable de satellites du système de navigation GLONASS, anticipant ainsi sur les instructions données au gouvernement par le président Vladimir Poutine en vue d'accélérer la réalisation de ce programme.

Le 26 décembre, le président a exigé que le système national de navigation par satellite GLONASS soit mis plus rapidement en exploitation commerciale. "Je tiens à attirer l'attention du gouvernement : il faut achever la création du système GLONASS avant la date initialement prévue de 2008. Et nous en avons la possibilité. Il faut voir ce que nous pouvons faire en 2006-2007", a dit le président en s'entretenant avec les membres du gouvernement.

D'après les plans, le groupe orbital doit réunir 24 appareils et retrouver ses paramètres de service optimums à l'horizon de 2010.

De l'avis du chef de l'Etat, "c'est ce que nous pouvons et devons financer si nous voulons développer les branches économiques innovantes".

Avec le lancement de GLONASS, les services de navigation pour les consommateurs russes ne coûteront pas plus cher que ceux du système américain GPS, a souligné pour sa part Anatoli Perminov. "Nous préparons un accord avec les Américains et les Européens pour créer dans l'avenir un système de navigation global unique regroupant GLONASS, GPS et Galileo", a-t-il ajouté.

En ce qui concerne le potentiel des lanceurs russes, le bilan de l'année ne laisse pas de doute que la Russie aura dans toutes les circonstances le nombre nécessaire d'appareils en orbite pour remplir n'importe quelle mission au service de l'économie et de la défense.

Selon les données du Roscosmos, en 2005 la Russie a effectué 24 lancements, contre 23 en 2004. "L'année dernière nous avons retrouvé notre position de leader mondial des tirs de fusées spatiales et cette année nous l'avons confirmée", a déclaré Anatoli Perminov. A titre de comparaison, les Etats-Unis ont effectué 12 lancements cette année et 16 en 2004. La Russie a orbitalisé 20 appareils, les Etats-Unis 12, les Européens 5 et la Chine 5 également. Cette année la Russie a effectué 45% de la totalité des tirs de fusées spatiales dans le monde.

Et encore un argument statistique confirmant le rôle de levier économique puissant que peut jouer l'aérospatiale. Anatoli Perminov a souligné que les entreprises de l'aérospatiale russe achèvent l'année 2005 avec de bons résultats économiques. "Cette année, la production industrielle et la prestation de services de la branche ont augmenté de 12,7% par rapport à 2004. L'accroissement obtenu dans l'aérospatiale est de plus de 2,5 fois plus élevé que dans les autres branches, à l'exception du seul secteur pétrogazier", a conclu le directeur de l'Agence spatiale russe.

28.12.05

Le Nouvel An est la fête la plus importante pour la plupart des Russes

Le Nouvel An est la fête la plus importante pour la plupart des Russes (80%), encore plus importante que leur anniversaire ou celui de leurs proches, selon un sondage réalisé par le centre d'analyse Levada-Center.

Deux tiers des personnes interrogées (72%) envisagent de fêter le Nouvel An en famille, 18%, en compagnie de leurs amis.

Le programme du réveillon du jour de l'An des jeunes gens diffère un peu de celui des personnes âgées. Parmi les jeunes de 18 à 24 ans, 43% projettent de rester à la maison et 46%, de réveillonner chez des amis, alors que 80% des personnes âgées de 40 à 54 ans resteront à la maison, contre 13% qui seront invités par leurs amis.

La plupart des Russes (87%) prévoient de passer leurs vacances de Noël chez eux, en se reposant ou en s'occupant de leur foyer. 14% des sondés envisagent de travailler, 9%, d'aller voir leurs parents ou leurs connaissances habitant dans d'autres villes. Encore 2% ont choisi de passer leurs vacances en Russie et 2% se rendront à l'étranger.

Les jeunes gens se consacreront plus aux rencontres avec des amis, aux soirées et aux voyages. Les représentants des générations mûres ou âgées préfèrent se consacrer aux tâches ménagères et à leur travail.

Le sondage a été réalisé du 16 au 19 décembre 2005 auprès de 1.600 Russes âgés de plus de 18 ans dans 128 localités de 46 régions russes. La marge d'erreur statistique ne dépasse pas 3%.

27.12.05

Toujours pas d'accord russo-ukrainien sur le gaz

Le ministre russe de l'Energie Viktor Khristenko a formellement démenti mardi tout accord avec Kiev pour une augmentation progressive du prix du gaz russe fourni à l'Ukraine.

L'Ukraine et le groupe russe Gazprom sont en conflit ouvert sur le prix du gaz. Cette impasse pourrait conduire le géant russe à suspendre l'approvisionnement à l'Ukraine au 1er janvier, alors que ses 50 millions d'habitants dépendent fortement du gaz russe pour leurs industries et leur chauffage.

Gazprom veut plus que quadrupler le prix payé par l'Ukraine, arguant que les cours mondiaux élevés exigent une telle hausse. Si Kiev reconnaît la nécessité d'une libéralisation des prix du gaz, elle réclame que l'augmentation soit échelonnée sur cinq ans.

Ce démenti de la Russie fait suite aux déclarations de son homologue ukrainien Ivan Platchkov. Selon l'agence de presse russe Interfax, ce dernier avait affirmé qu'un accord avait été conclu sur une phase d'augmentation.

Sergueï Kouprianov, un porte-parole de Gazprom, avait déjà démenti la conclusion de tout accord, allant jusqu'à qualifier de "provocation" les déclarations du ministre ukrainien.

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue à Kiev Viktor Iouchtchenko se sont entretenus de cette crise par téléphone mardi soir. M. Platchkov doit se rendre à Moscou mercredi pour des négociations, selon les services du président ukrainien.

Environ un tiers du gaz naturel de l'Ukraine est exporté de Russie. Kiev estime qu'une hausse des prix du gaz, actuellement de 50 dollars (42 euros) les 1.000 mètres cubes, pourrait paralyser son industrie et freiner ses efforts pour stimuler l'économie. Gazprom veut porter ces tarifs aux niveaux européens de 220 à 230 dollars.

La fine fleur du patinage artistique russe réunie à Kazan

Le championnat de Russie de patinage artistique débute ce lundi à Kazan, la capitale du Tatarstan. A son issue la Fédération russe de patinage artistique (FRPA) annoncera la composition officielle de la sélection nationale pour le championnat d'Europe qui se déroulera à Lyon (France) du 16 au 22 janvier.

En cette saison olympique le championnat du pays est plein d'incertitudes. Jugez plutôt: les meilleurs patineurs russes du moment figurent tous sur la liste des sportifs engagés dans cette compétition, publiée sur le site de la FRPA.

En danse sur glace il s'agit du duo numéro un du pays Tatiana Totmianina-Maxime Marinine. Ce sera la dernière prestation en Russie de ces sportifs en qualité d'amateurs car après les Jeux Olympiques de Turin ils passeront professionnels. Deux autres patineurs pétersbourgeois, Maria Petrova et Alexeï Tikhonon, tenteront de leur tenir la dragée haute. Pour ce qui est du troisième billet pour Lyon il reviendra probablement au duo Ioulia Obertas-Sergueï Slavnov entraîné par Tamara Moskvina. Mais il devrait se méfier des duos Viktoria Borzenkova-Andreï Tchouviliaev et Maria Moukhortova-Maxime Trankov.

Douze duos sont engagés dans la compétition couples, tout comme en danse sur glace.

Pour les leaders mondiaux de la danse sur glace, Tatiana Navka et Roman Kostomarov, le championnat de Kazan sera également le dernier. Ces sportifs avaient décidé d'abandonner l'amateurisme bien avant que des concurrents réels n'apparaissent en Russie. La progression du jeune duo Oksana Dominina-Maxime Chabaline - finaliste cette année dans la série du Grand Prix - ne laisse planer aucun doute: il sera en deuxième position dans la sélection russe qui disputera le championnat d'Europe et les Jeux Blancs de Turin. Parmi les autres sportif engagés à Kazan le duo Olga Orlova-Vitali Novikov coaché par Tatiana Tarassova devrait se mettre en valeur.

Chez les dames à Kazan le titre national sera brigué par 16 patineuses dont les plus connues sont les Moscovites Irina Sloutskaïa, Elena Sokolova et Viktoria Voltchkova, cette dernière ayant été longtemps tenue éloignée de la compétition en raison d'une blessure.

La lutte devrait être beaucoup plus serrée chez les hommes. Sur les 18 concurrents en lice à Kazan, seul Evgueni Pliouchtchenko peut être certain d'être sélectionné pour le championnat d'Europe et les Jeux Olympiques d'hiver. Parmi les sélectionnables citons Ilia Klimkine, Andreï Griazev, Sergueï Dobrine et Andreï Lezine. Seul le championnat de Russie est à même de désigner ceux qui seront du déplacement à Lyon.

Il y a de bonnes chances pour que les sportifs sélectionnés pour le championnat d'Europe représentent aussi la Russie à Turin. Cependant, le président de la FRPA, Valentin Pisseev, a déclaré que la liste des sélectionnés olympiques ne serait rendue publique qu'à l'issue du championnat d'Europe.

26.12.05

L'enquête visant Ioulia Timochenko en Russie est close

L'enquête ouverte par les autorités russes pour tentative de corruption contre l'ex-premier ministre ukrainienne Ioulia Timochenko est close, a annoncé le Parquet russe. Les relations entre les deux pays sont au plus bas, en raison du conflit gazier.

L'enquête visant Mme Timochenko "est close (...) pour prescription" des faits incriminés, a précisé le Parquet dans un communiqué. Les autorités russes avaient déjà annulé fin septembre un mandat d'arrêt lancé contre l'ancienne femme d'affaires dans le secteur gazier.

Mme Timochenko, limogée de son poste de premier ministre début septembre, était accusée par Moscou d'avoir versé en 1996 des pots-de-vin à des responsables du ministère russe de la Défense

Signe des tensions entre Moscou et Kiev, le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a mis en garde lundi, dans une interview à l'hebdomadaire Rousski Newsweek, contre l'escalade du conflit gazier russo-ukrainien. Il a à nouveau estimé que la forte augmentation des prix demandée par Moscou était dictée par des raisons politiques

"Nous sommes pour la libéralisation des prix du gaz (livré par la Russie à l'Ukraine) et de ceux de transit (du gaz russe vers l'Europe via l'Ukraine). Mais il faut que ces prix soient motivés par l'économie et non par des spéculations politiques", a-t-il déclaré.

L'Ukraine et la Russie sont en conflit depuis des semaines car le géant du gaz russe Gazprom veut dès le 1er janvier que Kiev paie le gaz livré à 230 dollars les 1000 m3, contre 50 dollars actuellement, un tarif très bien inférieur aux prix du marché. Kiev refuse les conditions de Gazprom, estimant la hausse trop brutale.

24.12.05

Poutine en kimono conduit un entraînement de judo à Saint-Pétersbourg

Le président russe Vladimir Poutine, ceinture noire de judo, a fait une démonstration de sa maîtrise de ce sport de combat samedi à Saint-Pétersbourg en enfilant son kimono pour conduire l'entraînement de jeunes Russes sous l'oeil du Japonais Yasuhiro Yamashita, l'un des plus grands judokas de l'histoire.
Vladimir Poutine, qui pratique régulièrement le judo dans sa résidence présidentielle et a écrit un livre sur cet art martial en 2003, a présidé la séance d'entraînement de judo dans un dojo de Saint-Pétersbourg.
Les chaînes de télévision russes ont abondamment montré les images du chef de l'Etat s'échauffant en compagnie d'une soixantaine de jeunes judokas avant de combattre avec certains.

Vladimir Poutine a également fait une démonstration de sa prise préférée, un enchaînement se terminant par un balayage de la jambe pour faire chuter son adversaire au sol, sur une championne d'Europe de judo, la Russe Lioudmila Bogdanova.

Il était déjà apparu en 2000 sur un tatami devant les caméras au cours d'une visite au Japon, terre d'origine du judo.

Ancien lieutenant-colonel du KGB, les services secrets soviétiques, Vladimir Poutine avait alors appris le judo, un art martial prisé des agents soviétiques.

23.12.05

La Russie et la France coopéreront dans la destruction des armes chimiques

Le gouvernement russe a décidé vendredi de signer un accord de coopération avec la France portant sur la destruction d'armes chimiques russes, selon le service de presse du gouvernement.

L'accord intergouvernemental russo-français créera le cadre organisationnel et juridique de l'assistance française appelée à accélérer les travaux de construction et d'équipement des sites russes de destruction des armes chimiques. La durée de l'accord est de 5 ans avec possibilité de prolongation.

La destruction d'armes chimiques est une activité prioritaire déterminée par le président russe dans le cadre du "Partenariat global contre la prolifération des armes de destruction massive" lancé par le G8.

Le projet d'accord ne précise pas le montant de la somme que la France versera à la Russie. Cependant la partie française s'est déjà engagée à débloquer 10 millions d'euros après la signature de l'accord. Sept millions d'euros seront consacrés à la création d'un système de suivi écologique sur le site de démantèlement des armes chimiques de Chtchouchtchié (région de Kourgan).

22.12.05

Le Who's Who des "Nouveaux Russes" installés au Royaume-Uni

Boris Berezovski, Roman Abramovitch, la fille de Boris Eltsine : les plus célèbres des "oligarques" russes ont acheté un pied-à-terre à Londres, voire y ont élu domicile, pour assurer leurs arrières.

Après la révolution d'Octobre 1917, les aristocrates russes fuyant les Bolchéviks avaient émigré principalement en France. Dans les années 70 et 80, les Soviétiques qui s'exilaient allaient en Israël ou aux Etats-Unis.

Aujourd'hui, Londres semble être la terre d'asile préférée des Russes, comme résidence principale pour des exilés ou comme pied-à-terre en Occident, pour y faire des affaires ou avoir une issue de secours si les choses tournaient mal en Russie.

250.000 Russes résident au moins épisodiquement en Grande-Bretagne, selon Eventica, qui organise le Forum économique russe et le festival russe de Londres.

Le sulfureux Boris Berezovski a montré l'exemple en obtenant l'asile politique en Grande-Bretagne en 2003. Ancienne éminence grise de Boris Eltsine, ce "ploutocrate" a fait fortune grâce aux privatisations controversées des années 90 avant de tomber en disgrâce et de quitter la Russie.

Le plus célèbre des oligarques, Roman Abramovitch, a vendu ses actifs en Russie et réside à Belgravia avec sa femme et ses cinq enfants, dans une maison évaluée à 11 millions de livres (16,4 millions d'euros), selon The Independent.

A 38 ans, avec un patrimoine estimé à 7,5 milliards de livres (11,2 milliards d'euros), il est la première fortune britannique, croit savoir le Sunday Times, dépassant d'une bonne coudée le numéro deux, le duc de Westminster, grand propriétaire foncier et figure de l'establishment.

La "ballerine" d'Abramovitch, et son sésame ouvrant la voie à la respectabilité, est le club de football de Chelsea, surnommé "Chelski", racheté en 2003 et devenu champion d'Angleterre, après qu'il y ait investi près de 600 millions d'euros.

Le baron du pétrole Leonard Blavatnik est désormais voisin de l'ambassadeur de France avec sa demeure de 41 millions de livres (61 millions d'euros) dans une allée très chic, et très sûre, Kensington Palace Gardens.

Parmi les autres oligarques qui ont un pied-à-terre en Angleterre figurent Vladimir Potanine, l'inspirateur des privatisations douteuses de Russie dans les années 90, le magnat de l'aluminium Oleg Deripaska ou la fille de l'ancien président Eltsine, Tatiana Diatchenko, écrit le Guardian, qui titrait récemment "pourquoi accueille-t-on ces requins de l'industrie en Grande-Bretagne ?".

21.12.05

Siemens fournira à la Russie plusieurs trains à grande vitesse en 2008

L'équipementier allemand Siemens devrait livrer en 2008 les premiers trains à grande vitesse aux Chemins de fer de Russie, a déclaré le PDG de la compagnie publique russe, Vladimir Iakounine, lors d'une conférence de presse mercredi à Moscou.

La Russie achètera dans un premier temps 8 trains à grande vitesse de 10 wagons chacun et n'abandonne pas l'idée d'implanter sur son territoire la production de ces trains, a-t-il ajouté, sans toutefois dévoiler le prix du contrat.

En 2004, l'ancien PDG de la compagnie Guennadi Fadeïev, avait signé avec Siemens un contrat portant sur la fourniture de 60 trains à grande vitesse, pour un montant de 1,5 milliard d'euros, mais le contrat a été amendé après le départ de M. Fadeïev en juin dernier.

20.12.05

Ouverture à Saint-Pétersbourg d'une exposition consacrée aux cosaques

Une exposition consacrée aux cosaques s'ouvre mardi au Musée ethnographique russe de Saint-Pétersbourg, a annoncé à RIA Novosti l'attachée de presse du musée, Nina Karpouchina.

La cérémonie d'ouverture de l'exposition organisée avec le soutien des représentants du chef de l'Etat dans les Régions fédérales du Nord-Ouest et du Sud, Ilia Klebanov et Dmitri Kozak respectivement, se déroulera en présence du directeur de l'Agence fédérale pour la culture et la cinématographie, Mikhaïl Chvydkoï.

Les visiteurs pourront admirer 1200 objets rarissimes venus de 25 musées russes et des Archives historiques nationales : armes, décorations, drapeaux, uniformes, cadeaux des cosaques à la famille impériale, ustensiles de ménage, photos, documents.

Parmi les objets les plus précieux, on trouve la trompette d'argent offerte à l'Escadron de la mer Noire pour son exploit dans la bataille de Leipzig de 1813, un anneau comme on en a décerné aux participants à la bataille de Borodino, une médaille pour la Conquête du Caucase de l'Ouest, la gravure "Charge des cosaques du Don dans la bataille de la Trébie du 7 juin 1799", l'eau-forte "Bivouac de cosaques sur les Champs-Elysées".

"Vingt cosaques de Saint-Pétersbourg monteront la garde d'honneur de l'exposition. 100 litres d'eau-de-vie maison et 50 kg de lard leur seront apportés pour l'occasion du village de Vechenskaïa sur le Don", a expliqué Nina Karpouchina.

En 1893, il y avait dans le pays 2 648 049 cosaques répartis entre onze districts ou "troupes" : cosaques du Don, du Kouban, du Térek, d'Astrakhan, d'Oural, d'Orenbourg, de Semiretchensk, de Sibérie, de Transbaïkalie, de l'Amour et de l'Oussouriisk.

A l'origine, couche de population constituée de cavaliers de l'armée russe, les cosaques avaient pour mission d'appliquer la politique nationale aux confins de l'empire. C'étaient des troupes multinationales qui relevaient du ministre militaire et étaient placées sous les ordres directs d'un chef qui était, depuis 1827, l'héritier de la couronne.

L'exposition de Saint-Pétersbourg se déroule dans le cadre du projet du Musée ethnographique russe consacré aux cultures jusqu'ici très peu représentées à l'échelle du pays. Le projet débute par l'exposition "Images d'un peuple. Collections juives du Musée ethnographique russe".

"Ces expositions retraçant les particularités des différentes cultures sont aujourd'hui absolument nécessaires à la société car les états d'esprit nationalistes qui se sont exacerbés ces derniers temps demeurent bien ancrés dans la conscience des masses", affirme l'attachée de presse, citant les propos du directeur du musée, Vladimir Grousman.

19.12.05

La Russie sur le toit du monde

Quatre ans après son dernier titre, en 2001, la Russie a été sacrée championne du monde ce dimanche, à Saint-Pétersbourg. En tête de bout en bout de la finale, les Russes ont assez facilement dominé la Roumanie (28-23) et concluent en beauté «leur» Mondial.

Championnes du monde en 2001, les Russes espéraient bien remettre la main sur le titre mondial devant leur public ce dimanche, à Saint-Pétersbourg. Pour cela, les filles d’Evgeny Trefilov devaient se défaire d’une surprenante équipe de Roumanie, invaincue, comme elles, depuis le début de la compétition.

La Russie trop puissante

Privées de Bliznova, blessée samedi en demi-finales, les Russes étaient les premières à se mettre en action et à créer le premier écart de la partie (5-3, 5e). Les Roumaines tentaient de réagir mais butaient régulièrement sur la muraille russe et sur l’impeccable Maria Sidorova, qui réalisait une première période de très haut niveau dans ses cages. Sous l’impulsion du roc Elena Polenova (1,98 m, pointure 47), les Russes se détachaient plus encore après dix minutes de jeu. Ivan écopait de deux minutes d’exclusion ce qui marquait le début d’une période de disette pour les joueuses des Carpates. Pendant six minutes, les protégées de Gheorghe Tadici restaient muettes tandis que Shipilova, Bodnieva et Polenova s’en donnaient à cœur joie (11-5, 16e). Gilca stoppait enfin l’hémorragie d’un tir de près (11-6, 17e) mais les Roumaines ne parvenaient pas à refaire leur retard, la faute notamment à une grande Sidorova dans les cages. Comme les Russes avaient en plus la réussite, à l’image de ce tir sur la barre qui revenait dans les mains de Bodnieva qui marquait (15-10, 26e), elles parvenaient sans mal à rentrer aux vestaires avec ce matelas confortable de cinq buts d’avance (17-12).

Le courage des Roumaines n’aura pas suffi

En début de seconde mi-temps, Roxana Gatzel et ses coéquipières entrevoyaient quelques instants la possibilité de revenir. Alors qu’elles venaient de s’octroyer leur plus gros avantage depuis le début de match sur un but de la jeune Yana Uskova (+7, 19-12, 32e), les Russes faisaient subitement preuve de fébrilité et multipliaient les fautes. Le duo arbitral français sévissait et distribuait les exclusions temporaires au point de réduire les Russes à quatre contre six. Les Roumaines en profitaient pour revenir à -5 (19-14, 33e). Mais ce retour n’était qu’un feu de paille, vite étouffé par les Russes qui reprenaient leurs aises rapidement (21-14 à la 36e, 23-17 à la 42e) pour compter jusqu’à huit longueurs d’avance, le plus gros écart de la rencontre, après un but d’Anna Kurepta (27-19, 49e). Dès lors, la messe était dite, d’autant que les Roumaines, qui auront vraiment tout tenté, jouaient de malchance. Quand ce n’était pas la défense ou la gardienne (Sidorova ou Alizar) qui contrecarraient leurs offensives, c’était les montants de la cage russe qui repoussait leurs tirs. Assurées de leur succès, les Russes se relâchaient un peu dans les cinq dernières minutes, ce qui permettait aux Roumaines d’atténuer légèrement leur défaite, scellée sur le score de 28 à 23 pour la Russie. Les filles d’Evgeny Trefilov pouvaient entamer leur tour d’honneur. En remportant le titre à domicile, elles ont parfaitement réussi «leur» Mondial. En 2007, c’est en France qu’elles viendront défendre leur couronne.

18.12.05

José Carreras donnera un concert de bienfaisance au Kremlin

Le ténor universellement connu José Carreras donnera un concert de bienfaisance au Palais du Kremlin le 19 décembre.

"C'est merveilleux de revenir en Russie et à Moscou et de se produire dans un pays aux traditions musicales si grandes", a dit José Carreras au cours d'une conférence de presse donnée samedi. Prendront également part à ce concert la cantatrice Maria Guleghina (soprano), dont le nom est connu dans le monde entier, le choeur d'enfants et d'adolescents Preobrajenie et un orchestre placé sous la direction de David Chimenes.

Le concert aura lieu la veille du Noël européen, il s'appelle d'ailleurs "Noël au Kremlin" et c'est la raison pour laquelle son programme doit être emballant et festif, a dit le chanteur. La première partie sera un cocktail de musique d'opéra, de musique populaire et de musique spirituelle. La deuxième partie sera entièrement consacrée à la fête de Noël.

Interrogé sur la question de savoir comment il voulait fêter le Noël cette année, José Carreras a répondu: "Le 22 décembre j'ai un concert programmé à Barcelone et après j'aurai une semaine de libre. Par conséquent, pour le Noël je serai avec mes proches, mon fils et ma fille".

A propos des miracles que tout le monde attend le Nouvel An et à la Noël, le chanteur a dit: "Vous savez, je crois aux miracles. J'ai de bonnes raisons personnelles de croire aux prodiges. Par exemple, n'est-ce pas un miracle lorsqu'une personne guérit d'une maladie grave?

L'année prochaine sera une année très chargée pour José Carreras. Son programme prévoit des tournées en Europe, en Amérique et en Asie. Au mois d'avril il donnera des concerts en Allemagne et en Autriche avec un nouveau programme comprenant des oeuvres de compositeurs allemands et italiens qui n'avaient jamais figuré à son répertoire. Le chanteur a-t-il l'intention d'y faire figurer des oeuvres de compositeurs russes? Pour répondre à cette question José Carreras a dit qu'il avait déjà interprété des oeuvres de Tchaïkovski et que son plus grand rêve serait de chanter Lenski dans Eugène Onéguine.

Avant de prendre congé, José Carreras a souhaité à tous les Russes paix, bonheur et santé dans l'Année nouvelle. "Ce sont nos voeux traditionnels, mais ils n'en sont pas moins importants pour chacun de nous", a dit le chanteur.

La recette du concert de José Carreras sera remise à l'Hôpital clinique russe pour enfants. Malheureusement, en raison d'un agenda extrêmement chargé, le chanteur ne pourra pas se rendre dans cet établissement, mais le personnel de la clinique et certains de ses petits patients figureront parmi les invités d'honneur de son concert.

17.12.05

Le Grec Yannis Yannikos rêve de relancer la Pravda, son journal

Homme-clé des relations gréco-russes dans les années 1970-1990, Yannis Yannikos, aimerait faire revivre le mythique quotidien Pravda, fondé par Lénine, dont il est toujours le propriétaire légal.
Agé de 82 ans, ce magnat de la presse s'est fait un nom à l'étranger en rachetant en septembre 1992, 55% des parts de ce journal qui fut l'organe du parti communiste de 1912 jusqu'à la fin de l'empire soviétique, en 1991.
Mais son opposition à Boris Eltsine, le maître à l'époque du Kremlin, a fini par l'écarter de Moscou, estime-t-il.

"On nous a chassés de Russie mais nous y gardons tout de même des contacts. Notre rêve, c'est de revenir et de faire revivre la Pravda", affirme à l'AFP son fils, Stathis Yannikos, qui travaille aux côtés de son père.

"Quand on est arrivés, le journal, logé dans un bâtiment de 12 étages dans 80.000 m2, était en train de mourir. Nous avons modernisé une entreprise obsolète", dit-il.

Mais lors de la tentative de putsch contre Eltsine de 1993, menée par des nostalgiques de l'époque soviétique, Yannis Yannikos défend les opposants au Kremlin. "On le paiera cher", ajoute Stathis Yannikos.

Peu avant cette date, le gouvernement grec et les Russes lui avaient demandé de servir d'intermédiaire dans des ventes d'armes vers la Grèce, des missiles aériens notamment. Mais progressivement, les rapports avec l'administration Eltsine se sont dégradés et les Yannikos ont été écartés des contrats.

Ils s'estiment aujourd'hui floués et ont lancé une procédure judiciaire pour tenter de récupérer auprès de l'Etat grec une partie des commissions dont ils jugent avoir été lésés.

Le 17 août 1998, le quotidien Pravda ferme notamment à la suite d'une série de redressements fiscaux. "On ne pouvait plus travailler, il fallait fermer, ils nous ont étranglés économiquement". Yannikos garde cependant toujours les droits du titre (dont le nom a été décliné en Russie sur différentes parutions) et des propriétés du journal.

Le vieux lion s'estime trompé et demande justice: "quoiqu'il arrive, je ne baisserai pas les bras", affirme-t-il devant une énorme carte de l'empire soviétique dans l'institut Pouchkine d'Athènes, fondé par Stathis en 1992.

Fils d'un ancien petit émigrant grec à Pittsburg aux Etats-Unis au début du XXème siècle, revenu au pays pour la première guerre mondiale, Yannis Yannikos a combattu avec le maquis communiste dans les montagnes contre l'occupant nazi.

Il sera dès lors un compagnon de route du parti communiste grec (KKE) sans jamais y adhérer. En pleine guerre civile (1946-49), il sera condamné à mort neuf fois et envoyé à Corfou (mer Ionienne). Il sera libéré en 1961.

Il trouve du travail comme typographe à Athènes et s'adresse à l'ambassade soviétique pour la publication d'un livre qu'il vendra sous le manteau à une époque où toute la gauche grecque est pourchassée.

Il se lance ensuite avec succès dans l'édition de diverses encyclopédies grecques. La junte des colonels (1967-74) le ruinera. Mais en 1975 il se rend à Moscou pour négocier la traduction et la publication de la Grande encyclopédie soviétique (35 tomes). Ce sera son plus grand succès : il en vendra 150.000 exemplaires, et gagnera avec des publications annexes 180 M EUR.

En 1978, il se rendra de nouveau au Kremlin pour aider les soviétiques à pénétrer le marché grec en créant sous un nom d'emprunt le journal Ethnos qui connaîtra au début des années 80 un succès flamboyant.

"Notre rôle dans les relations gréco-russes a été déterminant", affirme Stathis Yannikos. "Il faut éclaircir les affaires d'armes et après nous pouvons envisager un retour en Russie et la reprise de la Pravda".

16.12.05

Auchan va ouvrir cinq nouveaux centres commerciaux en Russie

Auchan annonce qu'il va ouvrir cinq nouveaux centres commerciaux en Russie, dans la région de Moscou.

Le groupe de distribution indique dans un communiqué avoir renouvelé avec le gouverneur de la région, Boris Gromov, un accord passé en février 2001.

Auchan a déjà ouvert 6 centres commerciaux et 6 hypermarchés dans la périphérie de la capitale russe ainsi qu'un supermarché en centre-ville.

Les cinq nouveaux centres annoncés jeudi doivent permettre la création de 5.000 emplois.

15.12.05

La Russie veut quadrupler le prix du gaz qu'elle vend à l'Ukraine

La guerre du gaz entre Moscou et Kiev a pris un nouveau tournant mercredi, le géant russe Gazprom annonçant une hausse abrupte de ses prix en 2006, qui, si elle est appliquée, fera plus que quadrupler la facture réglée dans ce domaine par l'Ukraine.

Gazprom va unilatéralement imposer à l'Ukraine »à partir du 1er janvier» 2006 un prix de 220 à 230 dollars pour 1.000 m3 de gaz, a fait savoir le directeur général de la filiale Gazexport qui gère les exportations du groupe gazier, Alexandre Medvedev.

»L'Ukraine a laissé passer l'occasion et aujourd'hui il ne peut plus être question de 160 dollars (que Gazprom demandait sans succès à Kiev jusqu'à récemment pour 1.000 m3). La situation sur le marché a changé», a-t-il dit, accusant l'Ukraine d'avoir »fait tout son possible pour compliquer et faire traîner en longueur les négociations», qui durent depuis près de neuf mois.

Et les consommateurs européens de gaz russe sont devenus »otages» de la situation, a ajouté M. Medvedev.

Le chef adjoint de la compagnie gazière ukrainienne Naftogaz, Andriy Lopouchanski, a estimé que le nouveau prix exigé par Gazprom était »inacceptable».

Et le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a appelé Moscou à éviter les »pressions politiques».

»Maintenant, le plus important est de ne pas permettre (...) que l'établissement des nouvelles conditions du marché soit utilisé comme une forme de pression politique», a-t-il dit.

M. Iouchtchenko s'est déclaré confiant dans la possibilité de trouver un compromis dans les prochaines semaines »de façon à tenir compte des intérêts économiques» russes et ukrainiens.

Les Ukrainiens reçoivent actuellement près de 25 milliards de m3 de gaz par an en paiement en »nature» du transit de cet hydrocarbure par son territoire vers l'Europe, un volume calculé sur la base d'un prix de 50 dollars pour 1.000 m3, bien inférieur aux prix européens.

Moscou propose désormais que ce gaz soit payé en argent, avec en outre une forte révision à la hausse du tarif, alors que Kiev entend garder le prix existant ou ne l'augmenter que graduellement.

Le président ukrainien avait assuré mardi que son pays était prêt à payer le gaz russe »au comptant» comme l'exige Moscou.

Le patron de Gazprom, Alexeï Miller, avait quant à lui menacé de cesser les livraisons de gaz à l'Ukraine si celle-ci ne signait pas avant la fin de l'année le contrat demandé par Moscou.

Mais »un compromis est possible» si les Ukrainiens relancent le projet d'un consortium russo-ukraino-allemand qui prévoit la participation de la Russie à la gestion des gazoducs ukrainiens, a estimé M. Miller.

Ce consortium, doté d'un capital de 35 millions de dollars, a été créé en 2002, sous la présidence en Ukraine de Leonid Koutchma, pour développer le système de gazoducs ukrainiens qui permet de transporter le pétrole russe vers l'Europe.

Gazprom, qui avait investi 17 millions de dollars dans le projet, prévoyait d'»acquérir une part dans les gazoducs» ukrainiens, mais le gouvernement pro-occidental du président Iouchtchenko s'y est opposé, écrivait mercredi le quotidien russe Kommersant.

L'idée d'une participation russe dans les gazoducs ukrainiens a été rejetée mercredi par Naftogaz. »Cette variante ne doit pas être discutée», a dit M. Lopouchanski.

L'économie ukrainienne est tout à fait »capable» de payer pour le gaz russe au prix du marché, a estimé pour sa part le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine.

L'époque où Moscou »subventionnait» les économies de ses voisins »s'achève» et la Russie doit dorénavant »penser à ses propres intérêts», a dit M. Koudrine.

La Russie a par ailleurs confirmé mercredi qu'elle allait réviser à la hausse les prix de gaz vendu à la Moldavie, à la Géorgie, à l'Azerbaïdjan et aux pays baltes.

14.12.05

Kaliningrad (Fédération de Russie), lauréate du Prix de l’Europe 2005

Strasbourg: Un rappel en cette fin d'année:Le Prix de l’Europe pour l’année 2005 a été décerné à la ville russe de Kaliningrad. Cette décision a été prise à l’unanimité par la Commission de l’environnement, de l’agriculture et des questions territoriales de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) Lauréate du Drapeau d’honneur et de la Plaquette d’honneur, Kaliningrad est la première ville russe à se voir attribuer cette distinction.Depuis 1991, cette ville de 430.000 habitants qui dispose d’un statut de zone économique spéciale s’efforce de développer ses relations internationales au travers de nombreux jumelages et accords de coopération, notamment avec des villes de Pologne, Lituanie, Allemagne, Suède, Danemark, Grande-Bretagne, Irlande et Pays-Bas.

En cette année de célébration du 50e anniversaire du Prix de l’Europe, le Conseil de l’Europe a souhaité donner un caractère symbolique à son choix en distinguant Kaliningrad qui fêtera cette année son 750e anniversaire. Créé par l’Assemblée parlementaire en 1955, le Prix de l’Europe est la plus haute distinction décernée aux collectivités locales pour leur action européenne. Il est constitué d’un trophée itinérant, d’une médaille, d’un diplôme et d’une bourse pour un voyage d’études de jeunes de la commune lauréate.

12.12.05

Le boom du tourisme de Noël en Russie

Auparavant pour les fêtes du Nouvel An les Russes disposaient de fort peu de temps pour voyager dans le pays et au-delà de ses frontières. Maintenant le pic de la saison touristique se situe à l'époque des fêtes de la Noël, les dix premiers jours de janvier.

La demande étant en hausse, les propositions touristiques de Noël se font plus chères et les Russes commencent à s'y intéresser dès le mois d'août. En novembre et au début de décembre si l'on veut faire l'acquisition d'un tour "tout confort" on ne peut plus compter que sur un "désistement" de dernière minute. Le public voyageur s'est fait au système D: il est plus avantageux de partir plus longtemps - deux à trois jours supplémentaires - après le Nouvel An qu'avant. Cela concerne les voyages aussi bien à l'étranger qu'en Russie. Les produits touristiques hivernaux sont de plus en plus demandés aussi parce que les Russes coupent leur mois de congé en tranches. Le directeur de l'Agence fédérale pour le tourisme (AFT), Vladimir Strjalkovski, fait remarquer que "maintenant on prend des vacances non plus deux mais trois fois par an, pour une durée d'environ une semaine, et pour cette raison le nombre des voyages touristiques augmente régulièrement". "Prendre des vacances en hiver est de plus en plus prisé, mais la saison estivale est encore celle qui a le plus d'adeptes", dit le patron de l'AFT.

Les Russes ont fait main basse sur les tours de neige dans les Alpes italiennes, françaises et autrichiennes. Ceux qui apprécient les plaisirs de la plage se tournent davantage vers l'Egypte, les Emirats Arabes Unis et la Turquie (ces pays sont accueillants été comme hiver). Dans ces directions on voyage le plus souvent en famille. En automne on achète des tours en Egypte pour les vacances scolaires qui chevauchent les fêtes de la Noël et du Nouvel An. En hiver, la classe moyenne a un penchant pour l'Etat indien de Goa. Selon les experts, les Russes sont en passe de se laisser conquérir par le Vietnam. Les villégiatures asiatiques attirent lentement mais sûrement les touristes qui fréquentaient auparavant les stations balnéaires européennes. Et ici ce n'est pas seulement une question de prix. Les voyages en Malaisie, à Singapour ou en Thaïlande reviennent à plus de 1.500 dollars et s'ils durent plus d'une semaine et incluent la visite de plusieurs pays, on ne s'en tire pas à moins de 2.500 dollars. Cependant, l'attrait russe pour l'Asie, pour sa luxuriance et sa joie de vivre est plus fort que les prix. Au fond, un périple en Thaïlande ou en Malaisie est un élément de l'image du parvenu. D'où la pléthore d'agences de voyages proposant des séjours hivernaux dans le lointain sud-est asiatique.

Traditionnellement les adeptes du tourisme culturel hivernal ont une prédilection pour la République tchèque, les Républiques baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) et les pays scandinaves. On se rend en Finlande avec les enfants où le Santa Klaus (le Père Noël local) les attend au Lapland. Les vacances finlandaises, c'est le ski de fond, la luge et les bains finnois. Et puis les prix sont abordables: l'aller simple Moscou-Helsinki coûte 100 dollars. Depuis les émeutes récentes que l'on sait, la France a perdu de son attrait. "Dans l'ensemble, les Russes voyagent davantage à l'étranger, ce qui atteste une montée du niveau de vie et du bien-être", dit Vladimir Strjalkovski.

Pour les étrangers aussi venir en hiver en Russie a quelque chose d'assez captivant. A l'attrait des mille et un mets de la cuisine russe il faut ajouter les chansons et les danses populaires que les touristes étrangers apprécient généralement.

Cependant et hélas, depuis quelque temps les étrangers choisissent d'autres destinations. En effet, d'après l'Union russe de l'industrie touristique (URIT) le prix d'un tour culturel classique de 8 jours et 7 nuits à Moscou et Saint-Pétersbourg - choisi par 80-90% des touristes étrangers - a augmenté de deux fois et demie à trois fois en quatre ans. Les transports aériens et terrestres, les visas, les entrées dans les musées, les repas au restaurant ont grimpé en flèche. Un voyage en Europe peut revenir à 500-700 euros par personne, dit le président de l'URIT, Sergueï Chpilko, mais en Russie il faut débourser deux fois plus, de 1.300 à 1.400 euros (2.500-3.000 euros pour un couple). Les prix élevés ne sont pas les seuls à détourner les touristes de la Russie. Il y a aussi les problèmes d'infrastructures, la pénurie d'hôtels 2 et 3 étoiles, les moyens de transports vétustes.

Tout ceci est regrettable car de nouveaux itinéraires touristiques intéressants ont vu le jour en Russie, dit Sergueï Chpilko. Ils sont en mesure d'attirer de nombreux touristes. L'Extrême-Orient russe se prédispose pour sa part au tourisme écologique. Cette région comprend le territoire de Khabarovsk, la région de l'Amour (des croisières sur ce fleuve sont proposées), la péninsule du Kamtchatka, l'île de Sakhaline, l'archipel des Kouriles, mais également le lac Baïkal, la Grande boucle des Saïans traversant la Khakassie, Touva, et le territoire de Krasnoïarsk. Le tourisme se développe également dans le Nord: des tours de pêche sont proposés dans la presqu'île de Kola de même que des séjours touristiques dans le Nord-Ouest et la Région de la Volga. "L'aménagement d'une infrastructure hivernale destinée au tourisme extrême est envisagé dans l'arrondissement autonome des Khanty-Mansis. De nombreux établissements hôteliers y ont été construits", affirme Vladimir Strjalkovski. "Pour ce qui est des itinéraires, les ressources de la Russie sont quasiment illimitées", conclu Sergueï Chpilko.

Le Programme finalisé de l'Agence fédérale pour le tourisme Centres touristiques de Russie pour la période 2006-2008 prévoit un essor du tourisme intérieur dans douze régions spécifiques. Il concerne la Sibérie (région de Tioumen, territoire de l'Altaï, régions d'Omsk et de Tomsk), la Sibérie méridionale (région d'Irkoutsk, Bouriatie), la Russie centrale (régions de Moscou, de Vladimir, de Tver, de Kostroma, de Yaroslav, de Tambov et de Kalouga), dit Guennadi Pilipenko, directeur adjoint du département développement du tourisme intérieur. Cet essor touche également l'Anneau d'Argent, c'est-à-dire Saint-Pétersbourg et la région Leningradskaïa, les régions de Novgorod et de Pskov, la République de Carélie, le Nord russe avec les îles Solovki, la région de Toula avec Yasnaïa Poliana (domaine de Lev Tolstoï) en association avec la région d'Orel (Spaskoe-Loutovinovo, le domaine natal d'Ivan Tourgueniev). A tout cela il faut ajouter l'isthme de Courlande (région de Kaliningrad), l'Anneau d'or du Bachkortostan avec Oufa, Salavat, le Tatarstan, l'Extrême-Orient russe avec Blagovechtchensk, le territoire de Khabarovsk, les régions de Komsomolsk-sur-l'Amour et du Kamtchatka.

Les experts sont persuadés que dans toutes ces régions il faut développer le tourisme hivernal. En Russie la saison touristique estivale est relativement courte (climat oblige) et miser uniquement sur cette saison serait manquer de jugement. L'heure est venue d'attacher davantage d'attention aux produits touristiques hivernaux. Il serait judicieux de célébrer à Moscou non seulement pour Noël et le Nouvel An, mais encore le Mardi gras qui est en quelque sorte le trait d'union entre l'hiver et le printemps.

Le tourisme toutes formes confondues pourrait se développer plus rapidement si les prix étaient plus abordables, dit Guennadi Pilipenko avec conviction. "Aux quatre coins de la Russie on trouve désormais des hôtels décents permettant des séjours agréables. Seulement les prix qui y sont pratiqués sont exorbitants, a-t-il déclaré au cours d'une table ronde organisée à la Chambre de commerce et d'industrie.

En attendant, dans son emballement touristique la classe moyenne plus ou moins aisée ne recule plus devant les prix élevés. Les hôtels haut de gamme de la station alpine prestigieuse Krasnaïa Poliana affichent complet depuis longtemps. Les autres stations elles non plus n'ont pas à se plaindre en ce qui concerne le taux de remplissage. Les pensions de la région proche de Moscou offrant des séjours plus paisibles ont elles aussi été prises d'assaut, pourtant un tour de quatre jours peut y coûter plus de 350 dollars.

11.12.05

Moscou inaugure une chaîne TV d'information en anglais

Une chaîne de télévision russe diffusant en continu des informations en anglais a été lancée samedi après-midi.

Russia Today, qui est financée par l'Etat, est destinée a présenter le point de vue russe sur l'actualité.

Son lancement intervient alors que les critiques se multiplient en Occident concernant des atteintes à la démocratie en Russie et que le Kremlin reproche aux médias étrangers de donner une image biaisée de la Russie.

Le premier bulletin a ouvert sur un scandale du sang contaminé par le virus du sida à Voronej, dans le sud de la Russie.

Suivaient un sujet sur la grippe aviaire en Ukraine et des informations concernant le sort de quatre Occidentaux retenus en otages en Irak.

Parmi les sujets plus léger, Russia Today a diffusé le portrait d'un artiste allemand qui vit dans les ruines d'un sovkhoze.

La chaîne s'est aussi penchée sur la réécriture des livres d'Histoire pour enfants dans certaines ex-Républiques soviétiques et elle a diffusé une interview exclusive - en anglais - du ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

"Nous ne sommes pas une énième chaîne d'information qui se contenterait de parler de l'actualité internationale. Nous sommes avant tout une chaîne russe qui parle de ce qui se passe en Russie", a déclaré Margarita Simonian, la rédactrice en chef de Russia Today.

"Naturellement, nous nous pencherons aussi sur des événements internationaux, mais nous dirons l'impact de ces événements en Russie et ce que les gens en pensent en Russie", a-t-elle dit à la télévision russe.

Des médias russes se sont demandés dans quelle mesure la nouvelle chaîne s'écarterait de la ligne du Kremlin dans des domaines aussi sensibles que la situation en Tchétchénie. Simonian a assuré que Russia Today proposerait des reportages objectifs et intéressants.

Toutefois, le premier invité de marque n'a pas eu à répondre à des questions embarrassantes.

Lavrov, qui s'exprime couramment en anglais, a réaffirmé la position russe sur plusieurs points de politique étrangère. Il a notamment assuré que l'Iran coopérait avec les inspecteurs de l'Agence internationale de l'Energie atomique.

Russia Today dispose de bureaux à Londres, Washington, Paris et Jérusalem, et elle a l'intention d'en ouvrir davantage sous peu, a déclaré Simonian, ancienne correspondante au Kremlin de la chaîne publique de télévision Rossiya.

9.12.05

Russie : arrêt prochain de la production des automobiles Volga.

Au mois de mai dernier en Russie dans les environs de Moscou, les deux présidents Poutine et Bush avaient fait la une des magazines internationaux après leur petit tour effectué dans la Volga de collection du président russe : un modèle 1956.

Mais aujourd'hui, la Volga qui a longtemps symbolisé la grandeur de l'Union soviétique va prendre sa retraite en Russie où son fabricant : l'usine d'automobiles de Gorki vient d'annoncer que la chaîne de montage produirait désormais des camions.

En 1958, la GAZ 21 Volga avait gagné le grand prix du salon de Bruxelles. Au début des années 60 le déclin de la production des Volgas commencera.

L'unité de Gorki est privatisée en 1994 et en 2004, la Volga n'avait trouvé qu'un peu plus de 50.000 clients. Il est vrai que la Volga, baptisée la "Lada du riche", était devenu une voiture totalement démodée et rustique par rapport aux modèles importées. Elle était réputée pour ses pannes de moteur à répétition et son manque de fiabilité.

Dans les années 80, GAZ : l'usine d'automobiles de Gorki essaiera sans succès de lui donner un coup de jeune sans parvenir à relancer sa popularité auprès des automobilistes.

8.12.05

La Chine et la Russie se préparent pour les années culturelles croisées

La Chine et la Russie ont discuté, jeudi à Beijing, des années culturelles croisées qui se dérouleront en 2006 et 2007 et qui serviront à renforcer le partenariat stratégique bilatéral.

L'année de la Russie en Chine en 2006 et l'année de la Chine en Russie en 2007 ont été officialisées dans une déclaration conjointe lors de la viste du président russe Vladimir Poutine en Chine l'année dernière.

Les deux programmes couvriront un large éventail de domaines parmi lesquels la culture, l'éducation, l'économie, les systèmes politiques et les coutumes traditionnelles.

Les discussions sino-russes sur ces programmes étaient co- présidées par les conseillers d'Etat chinois Tang Jiaxuan et Mme Chen Zhili et le premier vice-premier ministre russe et président du comité d'organisation de l'année de la Russie en Chine Dmitri Medvedev. Ce dernier est actuellement en visite en Chine.

"Ces deux programmes montrent le haut niveau des relations bilatérales et sont une pierre de plus à l'édifice du Traité sino- russe de bon voisinage, d'amitié et de coopération", disait un communiqué de presse publié par le ministère chinois des Affaires étrangères.

Les activités organisées à l'occasion de ce double événement culturel devraient permettre de développer l'amitié entre les jeunesses et les peuples des deux pays.

Le partenariat stratégique sino-russe a été fructueux dans tous les domaines (politique, commercial, militaire, scientifique et technologique) en 2005, indiquait le communiqué de presse.

7.12.05

Plus de 130 tonnes de drogue saisies en Russie depuis janvier

La police russe a saisi en 2005 plus de 130 tonnes de drogue, y compris 4 tonnes d'héroïne, soit près de 100 millions de doses, a déclaré mercredi à Novossibirsk, en Sibérie, le porte-parole du Service fédéral de contrôle des stupéfiants, Alexandre Mikhaïlov.

Le responsable russe a reconnu qu'il s'agissait de 10% de la quantité réellement en circulation dont la valeur se situerait entre 10 et 15 milliards de dollars, a-t-il dit.

"C'est toute une industrie qui, par sa rentabilité, peut rivaliser avec d'autres domaines tels que le trafic d'armes et le pétrole", a souligné M. Mikhaïlov.

6.12.05

Volkswagen confirme son intention de construire une usine en Russie

Le consortium Volkswagen a confirmé son intention de construire en Russie une usine de voitures. Selon certaines information, les investissements seraient de l'ordre de 330 millions d'euros, a annoncé vendredi le service de presse du ministère russe de l'Industrie et de l'Energie.

D'après le ministère, il faudra attendre la fin des pourparlers en cours pour savoir dans quelle région de Russe ce projet sera réalisé.

"Pour le moment les détails du projet ne sont pas discutés", relève-t-on dans le communiqué du service de presse.

La direction de la compagnie relève qu'il s'agira non pas d'un "assemblage de kits" mais d'une production à part entière, souligne-t-on au ministère de l'Industrie et de l'Energie en relevant également que selon certaines informations Volkswagen serait disposé à investir en Russie 330 millions d'euros dans une usine d'une capacité de 80 à 150.000 véhicules par an. Il s'agirait du modèle VW Pointer bon marché (pas plus de 10.000 dollars l'unité).

5.12.05

Nouvelle étape des négociations russo-norvégiennes sur la mer de Barents

Une nouvelle étape des négociations russo-norvégiennes sur le partage des eaux en litige de la mer de Barents s'est ouverte à Moscou, a annoncé lundi à RIA Novosti un porte-parole de l'ambassade de Norvège en Russie.

"Les négociations sur la ligne de partage en mer de Barents ont commencé aujourd'hui matin", a-t-il précisé.

La délégation norvégienne qui est arrivée lundi dans la capitale russe est composée de représentants des ministères des Affaires étrangères, de l'Energie, de la Défense et de la Pêche, selon le diplomate.

"Ces négociations n'ont rien à voir avec l'interdiction d'exporter vers la Russie des poissons de quatre entreprises norvégiennes ni avec les incidents impliquant des chalutiers russes près de l'archipel du Spitzberg. Cette rencontre a été programmée avant ces événements", a souligné le représentant de l'ambassade norvégienne.

Cette étape doit s'achever mardi.

Les négociations entre la Russie et la Norvège sur le partage des espaces en litige dans la mer de Barents durent depuis trente ans déjà. La dernière étape a eu lieu il y a deux ans.

4.12.05

L'effondrement du toit d'une piscine en Russie: nouveau bilan des victimes

Selon un nouveau bilan, l'effondrement du toit d'une piscine a fait dimanche trois morts dont deux enfants à Tchoussovoï, dans le territoire russe de Perm, a annoncé le service de presse du ministère russe des Situations d'urgence.

Onze personnes dont six enfants ont été blessées. "Deux autres personnes seraient ensevelies sous les décombres. Leur sort demeure inconnu. Au total, 13 personnes se trouvaient dans la piscine", a ajouté le ministère des Situations d'urgence.

Le toit de la piscine en béton armé appartenant à l'usine métallurgique locale s'est effondré sur une surface de 100 m2 (70% de sa surface totale) à 13h00 (10h00 GMT), selon le ministère.

Des sauveteurs de Perm et un groupe d'enquête du département régional du ministère des Situations d'urgence sont partis pour Tchoussovoï.

2.12.05

La Russie poubelle nucléaire d'EDF ?... Greenpeace se mobilise

Ce matin l'association Greenpeace a bloqué le chargement du porte-container le 'Kapitan Kuroptev', dans le port du Havre. A destination de la Sibérie, ce bateau s'apprêtait à acheminer, selon l'organisation écologiste, plus de 450 tonnes de déchets d'uranium provenant de l'usine Eurodif/Areva de Pierrelatte (26). Le groupe Areva a de suite démenti catégoriquement qu'il s'agissait de déchets, affirmant que le Kapitan Kuroptev transportait de l'uranium appauvri censé être transformé en Russie en combustible nucléaire.

Cette nouvelle affaire, rappelle en tout cas que l'exportation de déchets nucléaires européens en Russie n'est pas une nouveauté. Selon Greenpeace, EDF et les plus grandes compagnies électriques européennes y ont exporté et abandonné, depuis 30 ans, des dizaines de milliers de tonnes de déchets d'uranium provenant notamment de l'usine de La Hague (805 tonnes d'uranium contaminé y sont produites chaque année). Interpellés sur cette question lors de récents débats publics, EDF et les autorités françaises refusent toujours de se prononcer sur le sujet invoquant le secret défense et commercial.

Ce qui est certain, c'est que La Russie est devenue ces dernières années la poubelle officielle du monde en matière de déchets nucléaires. Le ministre russe de l’énergie atomique a autorisé en 2002 l'importation de 20 000 tonnes de déchets nucléaires étrangers en 10 ans pour stockage. Selon les estimations, cette opération devrait rapporter 20 milliards de dollars au pays.
Le stock actuel de déchets nucléaires russe est estimé à 14 000 tonnes par l'association écologiste norvégienne Bellona, alors que seulement 2 sites de stockage officiels sont répertoriés, à Ozersk et Jeleznogorsk, les deux dans un état assez pitoyable. Aussi, il semblerait que la Russie stocke ces déchets où elle peut. A l’Institut Kourtchatov par exemple, un centre de recherche nucléaire qui a fait scandale début avril 2001, 2 000 tonnes de déchets nucléaires y sont entreposées, en plein centre de Moscou ! De plus, la Russie utilise des conteneurs dépassés pour transporter ces déchets à travers le pays et 40 % du parc de transport ferroviaire est défectueux. Autant de risques de voir se multiplier accidents et autres fuites radioactives. L'agence fédérale russe pour l'énergie atomique envisage pourtant de construire un site international de stockage d'une capacité de 30 000 tonnes qui serait le plus vaste du monde.

Rien qu'en France, 65 000 tonnes de déchets sont produites chaque année par nos centrales nucléaires. L'équivalent d'un kilo par habitant et par an. A l'échelle mondiale, le stock de ces déchets radioactifs s'élèverait à 200 000 tonnes.

1.12.05

Une présentatrice télé russe écartée de l'antenne va en justice

Olga Romanova est journaliste, russe et pugnace. Interdite d'antenne sur la chaîne de télévision Ren-TV la semaine dernière, elle a annoncé mardi qu'elle avait déposé plainte contre ses employeurs. «Je veux créer un précédent et voir si les lois russes sont appliquées en Russie», a-t-elle lancé lors d'une conférence de presse à Moscou.

Jeudi dernier, trois gardes du corps attendaient Romanova à son arrivée au siège de la télé, - la seule a avoir gardé une ligne éditoriale indépendante vis-à-vis du Kremlin. Un ordre verbal du nouveau directeur général de la chaîne, Alexandre Ordjonikidzé, lui interdisait de présenter son émission d'actualité du soir.

La journaliste estime que la direction l'a «punie» pour avoir publiquement parlé de la censure sur la chaîne. Un sujet sur le fils du ministre de la Défense Sergueï Ivanov, qui a tué un piéton dans un accident de voiture, a été passé à la trappe la semaine dernière. «J'ai dit à l'antenne que c'était une histoire importante que les gens avaient le droit d'entendre», a expliqué Romanova à l'agence Reuters. «Un peu plus tard, on m'a dit qu'on ne voulait plus de moi.»

Elle assure aussi qu'une Audi noire la suit depuis qu'elle a déposé sa plainte en justice. «Je crains pour ma sécurité et celle de mes deux enfants», a-t-elle insisté. «Je ne voudrais pas connaître le même sort que Paul Klebnikov», un journaliste américain assassiné en juillet 2004 à Moscou.

Ren-TV a changé de propriétaire en juillet, passant sous la coupe de groupes proches du Kremlin. Invoquant des changements de programmation, la nouvelle direction a démenti toute intervention politique. Selon le quotidien The Moscow Times, le directeur de REN-TV a proposé une nouveau job à Olga Romanova.