L'héritage de Catherine la Grande à Montréal
Un somptueux carrosse royal et plus de 200 trésors collectionnés par l'impératrice Catherine II de Russie brillent de tous leurs feux au Musée des beaux-arts.
Dernier voyage
Le spectacle est époustouflant. Digne d'un conte de fée. Présenté pour la dernière fois à l'étranger en raison de sa fragilité, un gigantesque carrosse doré ouvre l'exposition Catherine la Grande. Celui-là même utilisé lors du couronnement de la plus illustre impératrice de toutes les Russies, au 18e siècle. Mais cette fervente de modernité détestait son ornementation baroque, associée à un autre âge.
L'art au service de l'empire
Née en en Allemagne, dotée d'une grande intelligence, Catherine II (1729-1796) a fait de l'art un vecteur privilégier pour moderniser la Russie et élever son empire d'adoption au rang de puissance européenne. Peintures, meubles, objets décoratifs, bijoux, la souveraine fut l'une des grandes collectionneuses de l'Europe du 18e siècle. « Je ne suis pas amatrice, je suis gloutonne », a-t-elle dit.
Impératrice ambitieuse
Catherine la Grande, comme l'ont surnommée ses sujets, ne s'est pas contentée d'importer de France, surtout, l'esthétique et l'esprit néo-classiques qui bouleversaient alors l'Europe. Elle a aussi fait former des artisans, fondé des écoles d'art, qui ont, à leur tour, fait de son royaume un phare culturel. Un art à la gloire de sa Russie conquérante, enrichie de 500 000 nouveaux kilomètres carrés sous son règne.
200 objets de l'Ermitage
Tout autant que pour sa richesse historique, l'exposition fascine pour la diversité de ses trésors. Maquettes et robes côtoient toiles et objets décoratifs. Les amateurs d'orfèvrerie de manqueront pas la salle des diamants, où la grande Catherine allait piger ses cadeaux... Nombre des 200 objets ne sont jamais sortis du musée de l'Ermitage, le somptueux palais d'hiver qu'a fait ériger l'impératrice à Saint-Pétersbourg.


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