En Russie, tout est bon pour le cochon, même le sport
Des centaines de Russes se sont pressés pour assister au premier jour des "Olympiades du cochon", une compétition annuelle composée de trois épreuves: la course, la natation et le "pigball" (la balle du cochon).
Alors que chaque cochon entrait un par un dans l'arène, grognant anxieusement et arborant un bavoir numéroté, les Moscovites pariaient sur l'un des douze concurrents: l'ukrainien Mykola, Nelson le Sud-AfriCain ou encore la mascotte russe Kostik Russisch Schwein.
Au "pigball", qui se joue dans un enclos, les concurrents poussent avec leur groin un ballon de football odorant qu'ils doivent faire entrer dans les buts.
Parmi les supporters figuraient l'ultranationaliste Vladimir Jirinovski, qui a parié 100 roubles (3 euros) sur la victoire de Borka dans l'épreuve de vitesse. "J'ai toujours aimé les cochons. J'en avais quatre ou cinq quand j'étais petit", a-t-il confié à Reuters.
Selon Alexeï Charchkov, le vice-président de la Fédération du sport porcin - qui revendique cent membres -, les compétiteurs ont un avenir radieux, qu'ils perdent ou qu'ils gagnent.
"Ils sont destinés à concevoir la nouvelle génération de cochons sportifs. Ils ne sont pas mangés", a-t-il déclaré. "Comment pourrait-on manger un compétiteur mondialement connu?".


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