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28.2.06

Bruxelles casse le monopole de De Beers sur les diamants russes

La Commission européenne, organe exécutif supérieur de l'Union européenne, à interdit au sud-africain De Beers d'acheter à partir de 2009 des diamants à la compagnie russe ALROSA.

Cela signifie en pratique, écrit le quotidien économique russe Les nouvelles de la Finance, qu'ALROSA pourra en vendre sur le marché libre et que le monopole de De Beers sera démantelé. Les experts espèrent que la décision de la Commission européenne provoquera une baisse des cours mondiaux des pierres précieuses.

Pendant cinquante ans, De Beers a acheté presque la totalité des pierres produites en Russie et cette situation aurait fait le jeu d'ALROSA. Quant aux Européens, ils dénonçaient depuis longtemps cette alliance de monopoles, qui réduisait la quantité disponible de pierres précieuses sur le marché mondial, excluant toute concurrence. De Beers s'est vu prescrire de baisser ses achats de diamants à ALROSA qui devront ainsi être ramenées de 600 millions de dollars cette année à 400 millions en 2008.

La décision de la Commission européenne n'a pas été une surprise pour la compagnie russe.

A la veille de l'enquête anti-monopole des Européens, les managers d'ALROSA déclaraient que la compagnie russe était prête à prendre pied sur le marché libre, en dehors de toute alliance avec le sud-africain. Certes, la compagnie n'envisage encore pas de mettre en place son propre réseau de ventes et sa propre production de pierres taillées. Ses managers projettent de vendre jusqu'à deux tiers des pierres brutes en vertu de contrats à long terme et un tiers dans le cadre de ventes aux enchères.

Mais tout pourra changer dès que l'Etat arrivera à imposer son contrôle sur la compagnie. Guerman Gref, ministre russe du Développement économique et du Commerce, a promis que cela aurait lieu prochainement. Jusqu'à présent, 37% d'ALROSA appartiennent à l'Etat, représentée par l'Agence fédérale pour les Biens publics. Le gouvernement russe projette d'y augmenter sa part et d'en faire un bloc de contrôle, rachetant les participations qui lui manquent encore aux actionnaires minoritaires. L'an dernier, le gouvernement fédéral avait pour la première fois rendu publiques les données relatives à la production nationale de diamants : il s'est avéré que la Russie est le leader mondial dans ce secteur. Mais on ne peut pas en dire autant du prix de vente final de sa production : ALROSA reste une société largement orientée sur la production de matières brutes, à l'opposé de De Beers, de Rio Tinto et de BHP Billiton.

ALROSA produit presque la totalité des diamants russes et assure près de 20% de la production diamantaire mondiale. Selon des données préliminaires, ALROSA aurait vendu en 2005 des diamants pour 2,831 milliards de dollars, dont 142,6 millions de dollars de diamants taillés.

27.2.06

En matière de contrefaçon, la Russie est plus victime que leader

Le correspondant de RIA Novosti Alexeï Pesliak s'est entretenu du piratage intellectuel avec le directeur du Service fédéral de la propriété intellectuelle Rospatent, Boris Simonov.

Alexeï Pesliak: L'Alliance internationale de la propriété intellectuelle (IPPA), fondée par les Etats-Unis, a publié récemment un rapport sur le piratage intellectuel dans le monde.

Ses auteurs affirment que la Russie est leader mondial en matière de contrefaçon d'objets de propriété intellectuelle. D'après les données de l'IPPA, le taux de piratage enregistré en Russie dans les principaux secteurs a atteint 70% en 2005. Que pouvez-vous dire à ce sujet?

Boris Simonov: Je tiens à faire remarquer que les calculs de l'IPPA portent sur les seuls produits multimédia piratés tout en tirant des conclusions pour la totalité des produits. On voit mal pourquoi, du point de vue des contrôleurs, le taux de piratage enregistré dans le secteur multimédia doit servir de critère pour juger de tous les produits et services. A mon avis, on ne doit pas généraliser cet indice qui ne concerne qu'un segment peu important du marché. Il est aujourd'hui évident que lors des cinq - six dernières années la Russie a diminué son taux de piratage de 30%, ce qui est une très bonne tendance. En ce qui concerne la méthode de calcul, elle est inacceptable car elle s'applique aux unités de production importées en Russie. La Russie ne produit ni équipements, ni produits de base. Tout cela vient de l'étranger. Bien des usines sortent des produits piratés portant le label "Made in USA". Autant dire que, sur le plan du piratage intellectuel, la Russie est plutôt victime que leader.

A.P.: Quelle est aujourd'hui la situation des titulaires de droits d'auteur russes ?

B.S.: Je tiens à souligner qu'aujourd'hui les titulaires de droits d'auteur russes sont dans une situation plus vulnérable que les étrangers. Sur le marché russe, la demande de produits nationaux affiche une nette tendance à prédominer sur la demande en produits étrangers. Le plus gros préjudice concerne donc les titulaires russes de droits d'auteurs et assimilés. Je ne peux pas faire confiance aux calculs de l'IPPA tant que je n'ai pas vu les résultats de nos propres calculs. En revanche, l'intransigeance vis-à-vis des vols de propriété intellectuelle qui commence à se faire sentir dans le pays est déjà un progrès. Auparavant, seulement 3 à 4% de la population achetait des produits légaux, aujourd'hui ce pourcentage est beaucoup plus important. Les gens qui pensent soutenir le producteur national en achetant un produit légal sont beaucoup plus nombreux. Ils ne soutiennent plus les pirates juste parce que leurs produits sont moins chers. Nous avons beaucoup fait pour diminuer le prix des CD et DVD. Nous avons engagé un dialogue avec les producteurs russes. Le résultat est éloquent : certains films, notamment "La Neuvième compagnie", "Aviator", "Le Gambit turc", ont été vendus moins chers que leurs copies piratées. Il est d'ores et déjà possible d'influer sur le prix des produits légaux, il suffit d'expliquer aux gens où ils peuvent les acheter et comment les distinguer des copies piratées.

A.P.: Pourquoi les DVD légaux sont-ils subitement devenus moins chers que les piratés ? Ils ont toujours été plus chers.

B.S.: C'est pour cela que nous proposons que le prix soit raisonnable. Il faut exclure les superprofits parce que même au prix de 3 dollars pièce le bénéfice est considérable. Avec des dépenses directes à la production au niveau de 1 dollar pièce, le bénéfice atteint souvent les mille pour cent. Les pirates en profitent car chez eux les dépenses directes sont encore plus basses. Lorsque nous commençons à jouer sur la différence de prix entre les produits légaux et piratés, le facteur économique joue différemment : les gens préfèrent la production légale parce que la différence de prix devient de moins en moins perceptible. Ces mesures ne sont pas encore pratiquées dans l'ensemble du pays mais elles indiquent la direction dans laquelle il faut avancer. J'ai déjà vu des magasins où les DVD se vendaient 1,5 à 2 euros en version originale et près de 4 euros en version piratée.

A.P.: Est-ce que cela signifie que le taux de piratage diminuera petit à petit?

B.S.: Certainement. Dans le secteur des logiciels Microsoft il a déjà chuté et ne dépasse pas 40%. Chaque titulaire de droits d'auteur doit s'occuper lui-même de ses produits parce que s'il ignore ce qui se passe dans son secteur d'activité, il met en péril sa production. Il doit connaître le taux de piratage sur son marché. Pour notre part, nous sommes prêts à aider les titulaires de droit d'auteur légaux en leur accordant, entre autres, un soutien administratif...

25.2.06

Ouverture à Gatchina du XIIe festival Littérature et cinéma

Le XIIe festival Littérature et cinéma s'ouvre ce samedi à Gatchina, dans les environs de l'ancienne capitale impériale russe. C'est le seul festival de cinéma russe dont le programme affiche uniquement des adaptations d'oeuvres littéraires.

Le service de presse de l'administration de la région Leningradskaïa a annoncé que le programme de la manifestation comportait des projections en compétition ainsi que des rétrospectives. Cette année la compétition principale est celle consacrée au cinéma de fiction. Le public aura notamment l'occasion de voir les films de Valeri Lonski, Valeri Ogorodnikov, Stanislav Govoroukhine, Konstantin Odegov, Iegor Kontchalovski et Igor Maslennikov.

Dans la catégorie Débuts de jeunes réalisateurs russes et ouzbeks présenteront leurs oeuvres. Parmi les participants à cette compétition on relèvera l'actrice Anna Germ, mais cette fois en qualité de réalisatrice. Le film qu'elle présentera est une adaptation d'un poème d'Anna Akhmatova.

Des rétrospectives de films consacrés au centième anniversaire de la naissance de Sergueï Guerassimov, au centenaire de la naissance de l'écrivaine pour enfants Aghnia Barto et au 70e anniversaire de Stanislav Govoroukhine seront organisées dans le cadre du festival.

Tous les ans le festival Littérature et cinéma réunit à Gatchina de grands noms du cinéma et de la littérature russes. Evgueni Jarikov, Viktor Soukhoroukov, Inna Makarova, la femme de lettres Alexandre Marinina s'y sont donné rendez-vous cette année.

Plus de 90 adaptations d'oeuvres littéraires seront projetées au total au cours de ce festival qui se poursuivra jusqu'au 3 mars.

24.2.06

L'effondrement du toit d'un marché à Moscou jeudi a fait 57 morts

Les travaux de sauvetage sur l'emplacement du marché Basmanny à Moscou dont l'effondrement jeudi matin avait fait 56 morts sont arrêtés, a annoncé la porte-parole du ministère russe des Situations d'urgence, Irina Andrianova.

"La catastrophe a fait 57 morts, dont un enfant. Une trentaine de personnes ont été blessées, dont 23 hospitalisées", a-t-elle précisé. "Il n'y a plus personne sous les décombres, mais les sauveteurs prennent par aux travaux de déblayage", a-t-elle encore noté. Le toit du marché Basmanny situé dans un quartier central de Moscou s'est effondré à 5h 20 jeudi. La surface touchée par l'effondrement représente plus de 13 000 mètres carrés.

Le Parquet de la capitale a intenté une action en justice en vertu des articles du Code pénal traitant de la mort de deux personnes et plus sans intention et de l'incurie. Un groupe d'enquêteurs établit les causes exactes de la catastrophe.

Selon le procureur de Moscou, Anatoli Zouev, trois principales versions sont privilégiées par l'enquête : la violation des règles de l'exploitation d'un édifice, la mauvaise exécution par des titulaires de leurs fonctions dans l'examen de l'état technique d'un édifice et une erreur technique commise au niveau du projet.

23.2.06

Le président de la Douma a félicité les militaires à l'occasion de leur fête professionnelle

Le président de la Douma, chambre basse du parlement russe, a présenté ses félicitations à tous les militaires à l'occasion de leur fête professionnelle, le Jour des Défenseurs de la Patrie.

"Le 23 février est une fête professionnelle pour ceux qui ont choisi un métier difficile mais à toutes les époques indispensable, celui de défendre la Patrie", a-t-il déclaré jeudi lors d'un entretien avec les journalistes.

"La Russie a toujours su se défendre contre tout agresseur et tout ennemi, aussi puissant et redoutable qu'il soit. L'habitude de vaincre, le courage et l'héroïsme sont des traditions militaires russes qui se sont enracinées au fil des siècles", a dit le parlementaire.

Au 21e siècle la Russie comme le reste du monde civilisé se trouvent confrontés à une menace qui requièrent des approches nouvelles de la conception de la défense nationale et de la coopération internationale dans le domaine de la sécurité, a souligné le président de la Douma.

"Un pays puissant, indépendant et respecté dans le monde doit avoir une armée professionnelle, mobiles et bien équipée. C'est pourquoi la Douma accorde une attention soutenue aux problèmes de la modernisation des forces armées et à la protection sociale des militaires", a dit Boris Gryzlov.

Présentant ses félicitations à tous les défenseurs de la Patrie à l'occasion de leur fête, Boris Gryzlov a adressé des propos de remerciement particuliers à ceux qui font leur service militaire loin de leur pays, qui ont pour mission de veiller sur la paix et la sécurité dans des régions où la situation reste tendue.

"Je vous présente mes meilleurs voeux de santé, de bonheur et de prospérité, à vous et à vos familles!" a dit le président de la chambre basse du parlement.

22.2.06

Quatrième festival du film australien à Moscou

Le quatrième festival du film australien se déroulera du 1er au 5 mars 2005 dans la capitale russe.

"Cette année, nous avons choisi dix longs métrages et cinq courts métrages", a indiqué le premier secrétaire de l'ambassade d'Australie en Russie, Alex Brooking, au cours d'une conférence de presse à Moscou.

Les thèmes des films présentés au festival reflètent essentiellement les problèmes actuels de la société australienne, tels que l'adaptation des immigrés et la question des Aborigènes.

Parmi les films au programme, on trouve des comédies, des films policiers, des drames psychologiques et familiaux, a précisé le diplomate.

Deux courts métrages présentés au festival ont été nominés aux Oscars en 2005: Birthday Boy (Meilleur film d'animation) et Mother Tongue (Meilleur court métrage d'animation).

Le célèbre film Romper Stomper (1992) de Geoffrey Wright, avec Russell Crowe, qui soulève le problème du nationalisme et de l'extrémisme, sera projeté en clôture du festival, dans la mesure où son thème reste toujours actuel, selon les organisateurs.

Le festival a été organisé par l'ambassade d'Australie en Russie et la Commission Australienne du Film, qui a fourni la plupart des oeuvres pour cette manifestation moscovite.

M. Brooking a exprimé l'espoir que malgré la grande distance qui sépare les deux pays, les spectateurs russes apprécieront l'oeuvre des cinéastes australiens et pourront apprendre plus sur la culture australienne.

21.2.06

L'Allemagne prend la tête du tableau des médailles

La sélection allemande s'est hissée à la première place du classement des médailles aux Jeux Olympiques d'hiver de Turin.

Le neuvième jour des compétitions les Allemands ont remporté trois autres médailles, une d'or, une d'argent et une de bronze. Ils totalisent désormais sept médailles d'or, sept médailles d'argent et quatre de bronze.

En bobsleigh à deux les Allemands Andre Lang et Kevin Kuske sont montés sur la plus haute marche du podium. Les médailles d'argent et de bronze sont revenues aux équipages canadien Pierre Lueders-Lascelles Brown et suisse Martin Annen-Beat Hefti.

Les bobeurs russes Alexandre Zoubkov et Alexeï Voevody sont restés quatrièmes à 0,62 seconde. L'autre équipage russe Roman Orechnikov-Evgueni Popov a terminé en 18e position à 3,95 secondes des vainqueurs.

Les fondeurs allemands se sont adjugés la médaille d'argent du relais 4x10 kilomètres par équipes. L'or est revenu aux skieurs italiens arrivés 15,7 secondes avant les Allemands. L'équipe russe formée par Sergueï Novikov, Vassili Rotchev, Ivan Alypov et Evgueni Dementiev a terminé sixième.

Enfin, en patinage de vitesse dames l'Allemagne a remporté la médaille de bronze du 1000 mètres grâce à Anni Frieninger qui a franchi la distance en 1.16,11. Elle a été devancée par la Néerlandaise Marianne Timmer (1.16,05) et la Canadienne Cindy Klassen battue de 0,4 centièmes de seconde par la championne olympique.

La meilleure russe dans cette épreuve a été Svetlana Jourova, septième en 1.17,13.

Bien que n'ayant pas remporté de médailles le 19 février, la sélection russe se maintient à la troisième place du classement avec six médailles d'or, deux d'argent et cinq de bronze. Les Etats-Unis sont deuxièmes avec sept médailles d'or, quatre d'argent et deux de bronze.

20.2.06

Exposition "La Sibérie et la Flotte russe"

Une délégation du commandement en chef de la Marine de guerre russe conduite par l'amiral Mikhail Zakharenko, commandant en chef adjoint des forces navales, est arrivée lundi à Omsk pour participer à l'ouverture de l'exposition "La Sibérie et la Flotte russe".

Les festivités du 100e anniversaire des sous-marins russes et du 300e anniversaire du Musée naval central se dérouleront du 20 au 30 février 2006 au Musée historique et ethnographique d'Omsk, a fait savoir à RIA Novosti le service de presse de la Marine de guerre russe.

L'exposition "La Sibérie et la Flotte russe" se tient dans le cadre de ces festivités. Le but de l'exposition est de faire connaître l'histoire de la Flotte russe depuis l'époque de Pierre le Grand jusqu'à nos jours, d'évoquer les grandes découvertes géographiques faites par les Russes en Sibérie, en Extrême-Orient, dans le Nord du Pacifique et en Amérique du Nord, d'évoquer la participation de la flotte russe à la mise en valeur des terres découvertes et à leur protection, ainsi que la contribution des Sibériens à la création et au développement des sous-marins russes.

L'exposition présentera les objets provenant du Musée naval central, dont certains seront présentés pour la première fois au public: notamment, des tableaux et des dessins, des modèles de navires, des drapeaux et des étendards, des uniformes, des décorations, des armes et des effets personnels des marins.

19.2.06

Une lettre d'amour de Napoléon aux enchères à Moscou

Un lot unique - une lettre de Napoléon Bonaparte à sa femme Joséphine - sera mis aux enchères le 4 mars prochain par la maison russe Gelos.

La lettre, pleine de passion et de reproches, a été écrite à Milan le 20 prairial an IV de la République (8 juin 1796) et adressée à la citoyenne Bonaparte au 6, rue Chantereine à Paris.

Le prix de départ est fixé à 50.000 dollars, a indiqué lors d'une conférence de presse Oleg Stetsura, président de la maison d'enchères. Se refusant à toute prévision, il s'est contenté de rappeler qu'un document comparable mis en vente à Paris il y a quelques années était parti à 200.000 dollars.

L'expertise a eu lieu au Musée national d'histoire en présence de spécialistes de l'Institut d'histoire universelle de l'Académie des sciences et des Archives Nationales de Russie, ainsi que de l'historien français et professeur à la Sorbonne Jean Tulard.

Selon l'expertise du Musée d'histoire, le document aurait une valeur historique exceptionnelle.

D'après Andrei Yanovski, expert du musée, la lettre est vraisemblablement unique en Russie. Aucun des principaux fonds d'archives de l'Etat ne compte de lettre de Napoléon. Il y a des autographes (environ 40) mais ce sont des signatures, des ordres, ou autres documents officiels dont la plupart se trouvent au Musée national d'histoire.

Le nom de la propriétaire de la lettre n'a pas été révélé. Selon ses mots, la lettre se trouve depuis longtemps dans sa famille. Elle a appartenu à son grand-père et à son père, et lui a été offerte le jour de son mariage, lui souhaitant de connaître un amour aussi fort que celui qui ressort de la lettre de Napoléon.

On suppose que la lettre a fait deux fois office de trophée : un soldat allemand l'aurait apportée de France en Allemagne et, de là, un soldat russe l'aurait emportée à Moscou.

"Gelos" est la plus grande et la seule maison d'enchères permanente en Russie. Elle abrite chaque jour plus de 120 ventes générales et thématiques lors desquelles sont vendus plus de 50.000 objets d'antiquités de différents types. Le 4 mars, "Gelos" organise sa vente de l'année, au cours de laquelle sont présentés des objets d'arts de grande valeur.

18.2.06

Le nombre d'abonnés du cellulaire en Russie doit augmenter de 24% en 2006 (experts)

Le nombre d'abonnés du cellulaire (nombre de cartes SIM actives) en Russie doit augmenter de 24% en 2006 pour atteindre 155 millions de personnes.

Ceci dit, le taux de pénétration du cellulaire (nombre de cartes SIM pour 100 habitants) dépassera notablement la barre des 100% contre 86,5% en 2005, selon un pronostic fourni par la compagnie d'études J'son&Partnairs dans un bulletin d'information consacré au développement de la téléphonie mobile en Russie.

"Le marché russe du cellulaire affiche des signes indéniables de ralentissement", a notamment constaté la compagnie.

Une autre compagnie d'études, ACM-Consulting, avait annoncé dans son compte rendu que l'accroissement de la base des abonnés du téléphone mobile en Russie était de 60% en 2005.

En mai 2005, le ministre russe des Télécommunication et des Technologies de l'information, Leonid Reïman, prédisait que cet accroissement serait de 70% environ.

Depuis longtemps, des experts prédisent un ralentissement des taux de croissance sur le marché russe du cellulaire, l'expliquant par sa saturation graduelle dans le pays et par sa sursaturation à Moscou.

17.2.06

Des Alambics apportés de France pour l'exposition "Voyage au coeur du cognac"

Avec "Voyage au coeur du Cognac", présentée au Musée polytechnique, l'un des plus grands musées de la capitale, la Russie accueille pour la première fois une exposition dynamique sur le cognac.

Selon les organisateurs, jamais encore la Russie n'a connu d'exposition dynamique consacrée à la fabrication du cognac. L'une de leurs ambitions principales est de parler de cet alcool à travers la philosophie qui l'entoure. Il s'agit non seulement de raconter l'histoire de la "liqueur des dieux", ainsi que l'a baptisé Victor Hugo, mais aussi d'apprendre aux visiteurs à discerner les subtilités de son arôme et de son goût.

Pour cela, l'exposition s'appuie sur des objets de musée. Spécialement apportés de France, les instruments de travail authentiques des vignerons des XIXe et XXe siècles, mystérieux accessoires des maîtres de l'industrie du cognac, permettent de présenter le processus de fabrication de cet alcool unique.

L'un des objets les plus intéressants de l'exposition est un alambic du début du siècle dernier dont il ne reste que peu d'exemplaires au monde. Cette pièce de collection a été spécialement apportée de France.

"Il s'agit d'une exposition unique, a affirmé Alexandre Kouptsov, expert indépendant, auteur de nombreux livres et articles sur le cognac. Je suis particulièrement fier que l'on commence dans notre pays à apprécier les alcools de qualité. Nous occupons cette année la neuvième place mondiale pour la consommation du cognac."

A la suite de l'exposition, chaque visiteur a la possibilité de s'initier à l'art de la dégustation. Tous les volontaires peuvent apprendre comment juger un cognac par sa couleur, sa transparence, son arôme et ainsi révéler son goût comme il se doit.

L'exposition est réalisée par l'une des plus grandes maisons de cognac de Russie en collaboration avec le célèbre designer français Philippe Say.

"Mon travail était entre autres de recréer l'histoire de la région de Cognac, a affirmé le designer. La seule chose que je n'ai pas réussi à faire, c'est de recréer le climat de cet endroit étonnant."

L'exposition "Voyage au coeur du cognac" est ouverte jusqu'au 10 mars.

16.2.06

Svetlana Jourova se demande toujours si elle ne rêve pas

La patineuse russe Svetlana Jourova, médaillée d'or sur 500 mètres, se demande toujours si elle ne rêve pas. "Je n'arrive pas à croire que l'ai triomphé. Cette victoire, cela faisait quatre Olympiades que je la recherchais", a dit Svetlana Jourova au cours d'une conférence de presse.

La sportive a indiqué qu'en se reposant après le premier essai elle avait fortement ressenti le soutien de ses supporters. Elle a aussi fait remarquer que la maternité l'avait beaucoup aidée à remporter la victoire. "Après la naissance de mon enfant mon existence a changé du tout au tout. Je lui disais que je savais qu'il était mon supporter numéro un, que quand il criait il disait: "maman est la meilleure".

La championne de Turin a ajouté que pendant les stages pré-olympiques à Novogorsk on l'avait spécialement logée dans le bungalow qu'Alina Kabaeva avait habité avant les Jeux Olympiques d'été d'Athènes.

"J'avais dormi dans son lit que le directeur de la base avait tout spécialement laissé, le considérant comme porteur de chance".

La cérémonie inaugurale. Les meilleurs épisodes.

Les médailles russes à Turin.

L'entraîneur de la sportive, Vladimir Filippov, a déclaré de son côté que la victoire de Svetlana avait été préparée avec le plus grand soin. "Elle s'était entraînée à la patinoire de Krylatskoe, où la glace est plus rapide que celle de Turin. Svetlana y avait réalisé d'excellents résultats, ce qui nous avait rendus optimistes", a dit Vladimir Filippov en ajoutant que la victoire de son élève avait d'autant plus de valeur qu'elle avait été remportée en "combat régulier" face à une patineuse chinoise qui figurait parmi les favorites.

Le directeur de la délégation russe à Turin, Vladimir Vassine, a fait remarquer que "la dernière médaille d'or remportée par nos patineurs remonte à 1968". Quant à Viatcheslav Fetissov, le patron du Goskomsport (Agence fédérale pour la culture physique et le sport), il a qualifié Svetlana Jourova de véritable héroïne. "Elle a remporté là une victoire magnifique", a dit Viatcheslav Fetissov.

15.2.06

JO-2006 :la Russie brise encore une fois le rêve d'or chinois

La Chine doit encore attendre 24 heures pour voir arriver sa première médaille d'or aux jeux olympiques de Turin, puisque Wang Manli et Ren Hui ont fini derrière la Russe Svetlana Zhurova dans l'épreuve du 500m dames en patinage de vitesse, mardi.

C'est le bis repetita de la journée de lundi lors de laquelle en patinage artistique couple les Russes Totmianina/Marinin ont fait s'incliner trois paires chinoises, la vétérante Zhurova ayant cumulé un temps de 76.57 secondes sur deux manches, devançant de 0, 21 seconde Wang Manli, qui a connu 15 victoires en Coupe du monde (toutes distances confondues) depuis trois ans, dont une en décembre sur le même ovale.

Mme Zhurova est tout récemment revenue au monde sportif après avoir interrompu sa carrière pendant deux ans, entre 2003 et 2005, après la naissance de son fils.

L'autre chinoise, Ren Hui, 22 ans, a décroché le bronze pour ses premiers jeux avec un temps cumulé de 76.87 secondes.

"J'ai un enfant et une victoire, les deux choses sont merveilleuses, a déclaré une Zhurova souriante, c'est incroyable. Je remercie Dieu, mon bébé et tout le monde".

La Chine, puissante dans les épreuves sportives d'été, mais poids lèger sur neige et glace, compte maintenant sur Wang Meng, favorite pour le 500m dames en short track, pour la première médaille d'or chinoise à Turin mercredi.

Pour sa part, la Suède a gagné ses deux premières médailles d'or olympiques dans un intervalle de 12 ans aux deux épreuves du sprint par équipes messieurs et dames, avec la paire Thobias Fredriksson - Bjoern Lind pour les messieurs et celle d'Anna Dahlberg - Lina Andersson pour les dames.

L'Allemande Sylke Otto a, quant à elle, défendu son titre en luge monoplace dames et a emmené ses compatriotes à sa suite pour ravir les trois marches du podium.

Avec un temps cumulé de 3 min 07 sec 979/1000, l'Allemande, déjà championne olympique à Salt Lake City en 2002, a devancé Silke Kraushaar, championne olympique à Nagano en 1998 et lauréate de la Coupe du monde cette saison, de 136/1000, et Tatjana Hüfner, de 481/1000.

Dans l'épreuve du biathlon (10m), Sven Fischer, quintuple champion du monde, a emporté à 34 ans son premier titre olympique individuel en 26 min 11 sec 6/10 avec un sans-faute au tir, devançant les Norvégiens Halvard Hanevold de 8 sec 2/10 (0 faute) et Frode Andresen de 19 sec 7/10 (1 faute).

L'Américain Ted Ligety a triomphé dans l'épreuve du combiné messieurs. Il a profité des erreurs en slalom de son compatriote Bode Miller et de l'Autrichien Benjamin Raich pour signer à 21 ans sa première grande victoire.

Un cas de dopage a été confirmé mardi lorsqu'Armando dos Santos de l'équipe brésilienne de bobsleigh, testé positif, a été renvoyé chez lui.

14.2.06

La Russie, pays de rêve et de cauchemar

L'historien suisse Hans-Ulrich Jost fait le point sur les relations entre la Suisse et la Russie au cours des quatre derniers siècles.

Eldorado pour les émigrés, Empire du mal ou marché alléchant: ces relations ont toujours été marquées par des sentiments contradictoires.

Jusqu'en 1918, environ 60'000 Suisses ont tenté leur chance en Russie, et souvent avec succès. Mais tout a changé avec la révolution des bolchéviques, la nouvelle Union soviétique devenant l'ennemi numéro un.

Selon Hans-Ulrich Jost, l'un des historiens suisses les plus réputés, qui enseignait jusqu'en 2005 à l'Université de Lausanne, le spectre du communisme n'a pas totalement disparu. Il est toujours sous-jacent.

swissinfo: La Russie a été jusqu'au 19e siècle un pays très prisé des émigrants. Pourquoi?

Hans-Ulrich Jost: La Russie faisait pratiquement figure d'Eldorado, de Californie de l'Europe. C'était un pays où l'on pouvait gagner vite et relativement gros.

La Russie a commencé à se moderniser au 19e siècle. Des industriels, des techniciens et des agronomes venus de Suisse ont participé à ce développement économique. Quelques entrepreneurs en sont revenus millionnaires après dix ans.

swissinfo: Ces relations étaient également culturelles. Des architectes et des éducateurs suisses étaient actifs en Russie. Mais pourquoi justement des Suisses?

H.-U. J.: Au 18e siècle surtout, la Suisse a cherché à nouer des liens scientifiques et culturels avec l'Europe occidentale. C'est dans ce cadre que des enseignants suisses, par exemple des mathématiciens, mais également des précepteurs suisses ont été demandés auprès des familles nobles. On trouvait même des savants suisses à l'Académie de Saint-Pétersbourg.

swissinfo: Durant la Première Guerre mondiale, la mission soviétique à Berne a été expulsée de Suisse. Qu'est-ce qui avait provoqué cette décision énergique?

H.-U. J.: La révolution russe a eu lieu à la fin de la Première Guerre mondiale et, avec les bolchéviques au pouvoir, la Russie n'a plus été vue comme un pays ami.

Cette mission soviétique à Berne – qui n'avait pas de statut officiel – a été expulsée parce qu'elle était accusée d'avoir fomenté une révolution en Suisse avec la complicité des forces d'extrême gauche. Mais aucune preuve n'est jamais venu étayer ces accusations.

Mais l'absence de relations diplomatiques était un handicap, car malgré leur anticommunisme virulent, les milieux économiques suisses étaient intéressés à pénétrer les marchés russes.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Suisse était sur le point de conclure un accord économique avec l'URSS. Mais après l'attaque de la Russie par Hitler en 1941, toutes les relations avec le régime soviétique ont été interrompues.

Ceci a conduit à l'une des plus grandes crises de l'histoire suisse. Puis plus tard, alors que la victoire des Alliés – et donc de l'URSS – se dessinait, le ministre suisse des Affaires étrangères Pilet-Golaz a tenté de se rapprocher de la Russie. Et il l'a fait de manière assez peu délicate.

Mais Staline lui a transmis un refus très sec. Et c'est seulement au terme de négociations difficiles que les relations diplomatiques ont pu être rétablies en 1946.

swissinfo: En Suisse, la Guerre froide a surtout signifié une stigmatisation du communisme. N'était-ce pas avant tout pour des motifs de politique intérieure, pour espionner et poursuivre tous les activistes de gauche?

H.-U. J.: L'anticommunisme est l'une des principales motivations politiques des partis bourgeois du 20e siècle. Cet anticommunisme servait au renforcement de la cohésion interne.

En même temps, les forces de gauche en Suisse étaient stigmatisées sous l'accusation d'être bolchéviques. Finalement, l'anticommunisme appartenait à une sorte d'idéal supérieur de la Suisse.

Malgré tout, la Suisse souhaitait traiter économiquement avec la Russie, car elle avait déjà réussi à y décrocher de grands marchés aux 18e et 19e siècles.

Cela a débouché sur une sorte de schizophrénie dans l'attitude de la Suisse. Elle se déclarait neutre tout en étant violemment anticommuniste et souhaitait en même temps pouvoir commercer avec ce méchant ennemi !

Et même après la chute du Mur, à la fin du 20e siècle, cette situation très contradictoire n'a jamais été totalement mise à plat et mentalement réglée.

swissinfo: La Guerre froide n'est-elle donc pas terminée dans la tête des Suisses?

H.-U. J.: Je dirais que la Guerre froide n'a pas encore été intellectuellement assimilée. Malgré l'effondrement de l'Union soviétique, il existe toujours quelque part cette idée sous-jacente d'Empire du mal par rapport aux forces de gauche.

13.2.06

Les spécialistes russes espèrent prévenir tout scandale de dopage dans la sélection olympique russe

Les spécialistes russes espèrent réussir à prévenir tout scandale de dopage au sein de la sélection russe pour les Jeux Olympiques d'hiver qui débutent à Turin le 10 février.

Nikolaï Dourmanov, chef du Service antidopage de Rossport (Agence fédérale pour la culture physique et le sport), avait déclaré peu avant le commencement des Jeux Blancs que jusqu'ici il n'avait jamais été aussi confiant à l'égard des athlètes russes.

Il va de soi que ce ne sont pas là des paroles en l'air. C'est que maintenant la Russie possède un laboratoire antidopage, considéré comme l'un des trois les plus fiables au monde. "A partir du bilan de 2005, les experts étrangers ont placé le laboratoire antidopage russe parmi ce qui se fait de mieux au monde. Or, il y a quelques années il avait failli être privé de licence et d'accréditation", a déclaré à ce propos Viatcheslav Fetissov, le patron de l'Agence fédérale pour la culture physique et le sport.

Le laboratoire russe a bien des choses à faire valoir auprès de ses homologues étrangers. Il est doté de matériels modernes et d'instruments ultrasensibles. Ses spécialistes ont également beaucoup travaillé sur le plan de l'enseignement, ils ont fait paraître plusieurs brochures spécialisées, en particulier la liste des médicaments autorisés et prohibés dans le sport.

Ordinairement, l'Agence mondiale antidopage (AMAD) maintient en priorité dans son collimateur les leaders, parmi lesquels il y a évidemment des sportifs russes.

Dans leur pays les athlètes russes ont été soumis à un contrôle antidopage total, ce qui permet de dire avec une certaine assurance qu'ils seront "propres" lorsqu'ils entameront les Jeux d'hiver. Les sélectionnés dans les disciplines particulièrement touchées par des cas de dopage il y a quatre ans à Salt Lake City ont subi des contrôles réitérés.

Alors, pourquoi "une certaine assurance"? C'est que, selon Nikolaï Dourmanov, aucun laboratoire aussi moderne soit-il n'est en mesure de garantir à 100% qu'aucun sportif ne recourra au dopage. Car les médailles olympiques sont accompagnées de primes substantielles. Et il arrive parfois que des athlètes soient prêts à tout pour en obtenir une.

Quoi qu'il en soit, avant Turin les sélectionnés olympiques russes ont tous été contrôlés ... à l'exception des hockeyeurs. La plupart des joueurs de l'équipe russe évoluent en National Hockey League (HHL) et pour cette raison les spécialistes du laboratoire antidopage russe n'ont pas la possibilité de les contrôler à l'étranger. Cependant, le centre antidopage russe pense que ces joueurs ont eux aussi subi des tests antidopage car cela est prévu par le règlement de la NHL.

Plusieurs mois avant le début des Jeux Blancs 2006 on avait redouté que de nombreux sportifs ne pourraient pas se rendre à Turin en raison de la législation italienne concernant le dopage. Dans ce pays la consommation de produits dopants est passible de sanctions pénales. Le Comité olympique international (COI) et les fédérations sportives nationales appréhendaient de voir des policiers opérer au Village olympique. De l'avis du CIO, pour combattre le dopage des sanctions de caractère sportif sont suffisantes. Quarante-huit heures avant le début de l'Olympiade on a appris que cette opinion n'avait pas été prise en compte.

"A la différence de la Grèce antique, où à l'occasion des Jeux Olympiques on rangeait les armes, les Italiens, eux, ont décidé de ne pas interrompre leur guerre contre le dopage", a dit Nikolaï Dourmanov.

Pendant les Jeux Olympiques d'hiver 2006 aucun moratoire ne sera introduit sur la loi qualifiant de crime le transport, la diffusion et même la consommation de produits anabolisants. Les sportifs qui à Turin seront convaincus de dopage devront selon toute probabilité rendre des comptes à la justice.

12.2.06

La dette russe doit servir aux pays pauvres, dit Poutine

La Russie a démontré sa bonne volonté face à ses partenaires du Groupe des Huit en s'engageant à rembourser une partie de sa dette, mais elle n'a pas réussi à convaincre ses partenaires d'utiliser ces fonds pour l'effacement de la dette des pays plus pauvres.

Le président Vladimir Poutine a déclaré aux ministres des Finances du G8 que la Russie était prête à rembourser pour jusqu'à 11,9 milliards de dollars de dette héritée de l'ère soviétique qu'elle doit au Club de Paris.

Il a estimé que certains de ses partenaires du G8 pourraient utiliser cet argent pour recapitaliser la branche de la Banque mondiale chargée de l'effacement d'une dette multilatérale de 38 milliards de dollars - une initiative issue du sommet de juillet 2005 à Gleneagles, en Ecosse.

Les autres ministres du G8 - qui comprend également les Etats-Unis, le Japon, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Italie et le Canada - n'ont pas endossé la proposition russe, même si le communiqué final de la réunion salue le remboursement anticipé de la dette russe.

Devant les ministres du G8 réunis au Kremlin, Poutine a déroulé son argumentaire en s'inquiétant de l'état de l'économie mondiale.

"Malgré les bons indicateurs pour la croissance économique en 2006, il y a diverses raisons de s'inquiéter. L'architecture financière et économique mondiale montre des signes avant-coureurs d'instabilité", a-t-il déclaré dans une intervention diffusée à la télévision.

La flambée des prix du pétrole remplit les caisses de la Russie, deuxième exportateur mondial de pétrole, tout en pesant sur les finances des pays consommateurs.

"Il est clair que certains pays créanciers connaissent une pénurie de fonds et ils pourraient utiliser l'argent rendu disponible par le remboursement de la dette de la Russie pour des contributions aux organisations internationales", a-t-il argué.

Le G8 n'a pas encore trouvé de moyen de recapitaliser l'Association de développement international (ADI), branche de la Banque mondiale, qui a besoin d'une injection de fonds pour absorber le choc de l'effacement des dettes.

ACCUEIL MITIGÉ DES REMBOURSEMENTS RUSSES

Mais les autres ministres du G8 ont refusé de lier la dette des pays pauvres au remboursement de la dette russe dont les recettes pourraient plutôt à servir à améliorer les soldes budgétaires des pays créanciers.

Poutine a déclaré que la Russie était disposée à verser 587 millions de dollars pour contribuer à combler le déficit structurel de financement de l'ADI.

Mais Alexeï Koudrine, ministre russe des Finances, a dit que le G8 devait encore redoubler d'efforts pour mettre en oeuvre son initiative sur l'allègement de la dette de l'Afrique.

"Nous avons l'intention d'accélérer nos efforts sur ce dossier et de prendre les décisions nécessaires afin que cela puisse entrer en vigueur", a dit Koudrine à la presse. "Nous avons pris la décision politique à ce sujet, mais nous devons mettre au point les procédures".

Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale, qui cherche à lever les fonds nécessaires au financement du programme d'effacement de 40 années de dette, a salué la position russe.

"Du point de vue de la Banque mondiale, c'est une possibilité bienvenue", a-t-il déclaré à Moscou.

La Russie a racheté l'année dernière au Club de Paris pour 15 milliards de dollars - dont elle devait la plus grande partie à ses partenaires du G8.

Koudrine a estimé qu'il pourrait être possible de racheter une deuxième tranche de dette aux mêmes modalités d'ici six mois environ.

Mais certains pays créanciers renâclent à renoncer à une dette aux rendements élevés. L'Allemagne, en particulier, s'oppose au rachat de quelque six milliards d'euros de dette russe au Club de Paris qu'elle a utilisée pour émettre des emprunts.

"Nous sommes intéressés par une solution gagnant-gagnant", a déclaré Peer Steinbrück, ministre allemand des Finances. "Nous ne sommes pas intéressés par un remboursement de dette d'une ampleur aussi considérable que la partie russe le suggère".

2.2.06

La pauvreté, problème majeur de la Russie

Pour 59% des Russes, la pauvreté est le problème le plus grave auquel la Russie est confrontée. Tel est le chiffre issu d'un sondage réalisé par le centre d'étude de l'opinion ROMIR Monitoring pour le compte du quotidien Izvestia.

L'enquête a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de la population dans 100 localités dans la totalité des districts fédéraux.

"Quand on voit l'opulence et l'effervescence régnant à Moscou, on a du mal à croire que dans le reste de la Russie plus de la moitié de la population vit dans des conditions miséreuses. Ces gens veulent manger et s'habiller pour ne pas avoir froid", dit le directeur général de ROMIR, Andreï Milekhine.

Ce n'est pas que les gens ne veulent pas être riches et connaître la réussite, comme le leur reprochent souvent les intellectuels. Les personnes auxquelles pour être heureuses il manque la richesse et qui sont prêtes pour l'avoir à "se tuer à la tâche" sont plus nombreuses en Russie (18%) que dans le reste du monde (15%). Seulement beaucoup de gens baissent les bras devant l'écart de 1 à 14 entre les revenus des couches les plus déshéritées et ceux des Russes les plus opulents.

Parmi les autres problèmes préoccupant tout particulièrement les Russes on trouve l'alcoolisme, la toxicomanie et le terrorisme. La plupart des experts estiment qu'ils ont aussi pour origine la pauvreté, le quotidien sans issue et l'impossibilité, par conséquent, de régler ses propres problèmes. Cela étant, contrairement à ce que l'on observe dans les autres pays, la pauvreté russe contemporaine n'est pratiquement pas liée au chômage, ce phénomène ne préoccupe qu'un Russe sur cent.

Trouver un travail n'est pas difficile, le problème c'est que le montant de la rémunération n'assure pas un niveau de vie décent. "D'ailleurs, la qualité du travail fourni correspond au salaire perçu", dit Andreï Milekhine. C'est pourquoi dans ces conditions il serait vain de miser sur une amélioration de la compétitivité du pays et un doublement du PIB.

1.2.06

L'héritage de Catherine la Grande à Montréal

Un somptueux carrosse royal et plus de 200 trésors collectionnés par l'impératrice Catherine II de Russie brillent de tous leurs feux au Musée des beaux-arts.

Dernier voyage

Le spectacle est époustouflant. Digne d'un conte de fée. Présenté pour la dernière fois à l'étranger en raison de sa fragilité, un gigantesque carrosse doré ouvre l'exposition Catherine la Grande. Celui-là même utilisé lors du couronnement de la plus illustre impératrice de toutes les Russies, au 18e siècle. Mais cette fervente de modernité détestait son ornementation baroque, associée à un autre âge.

L'art au service de l'empire

Née en en Allemagne, dotée d'une grande intelligence, Catherine II (1729-1796) a fait de l'art un vecteur privilégier pour moderniser la Russie et élever son empire d'adoption au rang de puissance européenne. Peintures, meubles, objets décoratifs, bijoux, la souveraine fut l'une des grandes collectionneuses de l'Europe du 18e siècle. « Je ne suis pas amatrice, je suis gloutonne », a-t-elle dit.

Impératrice ambitieuse

Catherine la Grande, comme l'ont surnommée ses sujets, ne s'est pas contentée d'importer de France, surtout, l'esthétique et l'esprit néo-classiques qui bouleversaient alors l'Europe. Elle a aussi fait former des artisans, fondé des écoles d'art, qui ont, à leur tour, fait de son royaume un phare culturel. Un art à la gloire de sa Russie conquérante, enrichie de 500 000 nouveaux kilomètres carrés sous son règne.

200 objets de l'Ermitage

Tout autant que pour sa richesse historique, l'exposition fascine pour la diversité de ses trésors. Maquettes et robes côtoient toiles et objets décoratifs. Les amateurs d'orfèvrerie de manqueront pas la salle des diamants, où la grande Catherine allait piger ses cadeaux... Nombre des 200 objets ne sont jamais sortis du musée de l'Ermitage, le somptueux palais d'hiver qu'a fait ériger l'impératrice à Saint-Pétersbourg.