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29.4.06

Rafting: la république russe des Adyguéens accueille les Championnats d'Europe

Les Championnats d'Europe de rafting ont commencé ce vendredi dans la république autonome des Adyguéens, en Russie, a annoncé le service de presse de l'administration républicaine.

Dix-sept équipes dames et messieurs comprenant quelque 200 athlètes participeront aux compétitions qui se dérouleront sur les rivières Belaya et Kicha jusqu'au 30 avril.

La République des Adyguéens a remporté le droit d'organiser les Championnats d'Europe de rafting en devançant trois autres régions russes, l'Autriche, la Slovaquie, la République tchèque et la Norvège.

28.4.06

La navette Kliper permettra d'envoyer jusqu'à 100 personnes par an dans l'espace

L'entrée en service de la navette spatiale russe Kliper permettra d'envoyer dans l'espace 100 personnes par an, selon le président de la société de construction spatiale russe RKK Energuia Nikolaï Sevastianov.

"Outre les missions de nos propres cosmonautes, nous comptons utiliser Kliper pour le compte d'agences spatiales étrangères. Par ailleurs, il y a des touristes spatiaux", a-t-il expliqué aux journalistes.

L'entrée en service de Kliper élargira les possibilités du transport spatial de la Russie. "Le nouveau vaisseau dispose de six sièges dont deux seront réservés aux professionnels et les quatre autres aux non-professionnels", a précisé M.Sevastianov.

RKK Energuia propose de réduire de six à trois mois la durée de formation spatiale des hommes d'affaires souhaitant devenir touristes de l'espace, ce qui permettra également de réduire le coût du vol. "Les hommes d'affaires à court de temps accordent beaucoup d'attention à la durée d'entraînement et au prix. Nous envisageons également la possibilité de réduire la durée d'entraînement à trois mois et de diminuer les exigences concernant l'état de santé pour qu'un plus grand nombre de personnes puisse effectuer un vol spatial", a noté M.Sevastianov.

La NASA sera obligée d'utiliser Kliper pour ses astronautes. "Ils nous passeront commande de navettes, jusqu'à la construction du nouveau vaisseau CEV (Crew Exploration Vehicle)", a-t-il expliqué.

"Le projet amélioré de la navette Kliper a déjà été soumis à Roskosmos", a ajouté le responsable.

Trois grandes entreprises russes - RKK Energuia, le groupe de recherche et de production Molnia et le Centre de production et de recherche spatiale Khrounitchev - participent à l'appel d'offres pour la création d'une nouvelle navette russe lancé par l'Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos).

Le vaisseau Kliper conçu par RKK Energuia pourrait remplacer les vaisseaux de transport Soyouz et Progress actuellement en service en cas de victoire sur ses concurrents.

L'engin est prévu pour un équipage de six personnes, contre trois pour le Soyouz. La cabine pressurisée du Kliper est cinq fois plus spacieuse que celle de Soyouz, et par conséquent, beaucoup plus confortable.

Le projet Kliper comporte plusieurs autres innovations. Le véhicule pourrait être équipé d'un moteur orbital et d'un conteneur permettant d'acheminer sur l'ISS non plus deux tonnes de fret, mais douze, ce qui réduira sensiblement le coût du transport.

Soljenitsyne accuse l'OTAN de comploter contre la Russie

L'écrivain russe et prix Nobel Alexandre Soljenitsyne a accusé l'OTAN de comploter contre la Russie pour la soumettre à son contrôle, dans une interview publiée vendredi dans le quotidien russe Moskovskie Novosti.

Les actions de l'OTAN constituent "des préparatifs pour l'encerclement total de la Russie et la perte de sa souveraineté", affirme l'ancien dissident soviétique.

"Bien qu'il soit clair que la Russie actuelle ne constitue pas une menace pour elle, l'OTAN renforce méthodiquement et avec persistance sa machine militaire dans l'est de l'Europe et (...) mène un encerclement continental de la Russie à partir du sud", poursuit Soljenitsyne.

Les trois anciennes républiques baltes soviétiques, la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie, ainsi que quatre autres anciens pays communistes, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovaquie et la Slovénie, sont entrés dans l'OTAN en 2004, provoquant l'irritation de Moscou.

Deux autres anciennes républiques soviétiques, l'Ukraine et la Géorgie, ont manifesté leur désir d'adhérer dans un proche avenir à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, dominée par les Etats-Unis.

Auparavant, trois autres anciens pays satellites de l'URSS, la République tchèque, la Hongrie et la Pologne, ont déjà rejoint l'OTAN.

Soljenitsyne a accusé l'OTAN de soutenir des révolutions dans d'anciennes républiques soviétiques et d'accroître son influence en Asie centrale, zone d'influence traditionnelle de la Russie.

Les Etats-Unis louent actuellement une base aérienne au Kirghizstan, où la Russie a également des troupes stationnées.

Si la Russie devait un jour entrer dans l'OTAN, "ce ne serait pas un élargissement de la civilisation chrétienne, mais sa chute", déclare Soljenitsyne.

Par ailleurs, l'écrivain reproche à la Russie de tenter en vain de copier la démocratie occidentale, qui est à son avis "en crise".

"Nous avons opté pour la forme la plus irréfléchie d'imitation. Oui, la démocratie à l'occidentale est actuellement dans un état de crise, et il est toujours impossible de prévoir comment elle pourra tenter de le surmonter", estime-t-il.

Soljenitsyne a révélé au monde la réalité du système concentrationnaire soviétique dans ses ouvrages "Une journée d'Ivan Denissovitch", "Le premier cercle" et "L'Archipel du Goulag".

Prix Nobel de littérature en 1970, il a été privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d'URSS. Il a alors vécu en Allemagne, en Suisse et aux Etats-Unis, jusqu'à son retour en Russie en 1994.

Depuis, il se montre critique envers l'Occident et aussi envers l'évolution de la Russie d'après l'URSS, appelant à un retour aux valeurs morales traditionnelles.

27.4.06

Le plus grand océarium en Russie s'ouvre à Saint-Pétersbourg

Le plus grand océarium de Russie d'une superficie totale de quelque 5.000 m2 s'est ouvert mercredi à Saint-Pétersbourg, a annoncé la société chargée de la réalisation du projet.

L'aquarium géant présente la faune aquatique russe, les habitants de la jungle amazonienne et des récifs de corail. Le clou de la visite est une exposition sous-marine que les visiteurs pourront voir grâce à un tunnel transparent passant sous l'aquarium.

Les visiteurs admireront des poissons dont la longueur ne dépasse pas quelques centimètres, des arawanas (poissons-dragons), des requins de toutes sortes, des baudroies, des murènes, des étoiles de mer, des raies et d'autres animaux aquatiques.

L'aquarium propose également une salle de cours dotée d'équipements nécessaires et d'ordinateurs destinée à l'étude de l'environnement sous-marin.

La construction du centre "Planète Neptune" qui abrite l'aquarium a coûté 36 millions de dollars. Selon les spécialistes, ces dépenses seront amorties en cinq ou six ans.

26.4.06

Alexis II appelle à s'unir pour éviter un conflit des civilisations

Le chef de l'Eglise orthodoxe russe, Alexis II, a appelé lundi tous les Etats et peuples du monde à conjuguer leurs efforts pour éviter un "conflit des civilisations".

"Je suis persuadé que les pays du monde orthodoxe de même que tous les pays et tous les peuples en général doivent unir leurs efforts pour garantir la reconnaissance morale de leurs sociétés, pour éviter un conflit des civilisations et nouer un dialogue entre celles-ci", a déclaré le patriarche de Moscou et de toutes les Russies, lors d'une réception organisée à l'occasion de la Pâque orthodoxe dans les locaux du ministère russe des Affaires étrangères.

L'Eglise orthodoxe russe cherche à soutenir cette coopération, en particulier à l'occasion des présidences russes au G-8 et au comité des ministres du Conseil de l'Europe. "A cet effet, le Conseil interreligieux de Russie et nous-mêmes avons proposé d'organiser en juillet prochain un Sommet mondial des leaders religieux", a souligné le patriarche.

25.4.06

L'Orchestre de la Garde républicaine française à Moscou

Le 25 avril 2006, à 20h00, l'Orchestre de la Garde républicaine française se produira en concert à la Maison Internationale de la Musique (Kosmodamianskaïa naberejnaïa, 52/8) dans le cadre des Journées de la région Rhône-Alpes à Moscou.

L'orchestre interprétera des oeuvres de Berlioz, originaire de la région, Bizet. Verdi et autres sous la direction de son chef M. François Boulanger.

L'origine de l'Orchestre de la Garde républicaine remonte à 1848. Ses débuts officiels datent de 1852, lors de la distribution des drapeaux au Champ de Mars. C'est une telle révélation que le général Magnan, gouverneur militaire de Paris, félicite publiquement Jean Paulus, son premier chef, qui, en 1856, obtient la transformation de sa fanfare en musique d'harmonie sous le nom de " Musique de la Garde de Paris ". Celle-ci devient " Musique de la Garde républicaine " en 1871 et entreprend, l'année suivante, aux Etats-Unis, le cycle de ses voyages à l'étranger. Le succès est immédiat et considérable. L'orchestre retournera aux Etats-Unis en 1903, 1953, 1975, et 2001. Depuis, de très nombreuses tournées ont affirmé son prestige dans le monde entier (Europe, Canada, Singapour, Japon, Chine...).

L'Orchestre de la Garde républicaine est en mesure d'interpréter tout le répertoire musical classique du XVIIème siècle à nos jours. Les grands compositeurs sont régulièrement au programme des nombreux concerts qu'il donne en France et à l'étranger. Certains d'entre eux ont exécuté leurs propres oeuvres à la tête de l'Orchestre d'Harmonie. La Cantate de Saint-Saëns, le Boléro de Ravel ou l'Ascension de Messiaen dirigés par leurs auteurs, quel bel hommage pour cette formation ! Florent Schmitt a même écrit spécialement Les Dionysiaques.

Le recrutement des musiciens se fait par voie de concours, parmi l'élite des professionnels français issus des conservatoires nationaux supérieurs de musique de Paris et de Lyon.

Depuis le 1er mars 1997 l'orchestre est placé sous la direction du colonel François Boulanger, et du commandant Sébastien Billard, chef-adjoint.

Né en 1961, François Boulanger a été récompensé de cinq prix au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Pianiste et organiste, il s'est par la suite révélé lors de trois grands rendez-vous internationaux où il a été lauréat : les concours des jeunes chefs d'orchestre de Besançon, de percussion de Paris et de Genève.

Fort de ces succès, il a été invité très jeune à jouer en soliste (percussion, orgue) avec des orchestres tels que le nouvel orchestre philharmonique de Radio France, et à diriger de prestigieuses formations telles que l'orchestre de l'Opéra de Paris, l'orchestre Pasdeloup, l'orchestre national de Lyon, l'orchestre philharmonique de Montpellier, l'orchestre régional d'Auvergne, l'orchestre de la Radio Télévision Luxembourgeoise, l'orchestre Royal d'Oslo, l'orchestre national d'Ukraine, l'orchestre philharmonique de Moscou, les orchestres des conservatoires de Paris et Lyon...

Nommé en 1997, le colonel François Boulanger dirige les formations d'harmonie et symphonique lors de leurs multiples prestations, tant en France qu'à l'étranger (Europe, Japon, Canada, Etats-Unis, Chine, Singapour...) et s'attache à préserver la tradition musicale française que perpétue dans le monde l'orchestre de la Garde républicaine depuis un siècle et demi. Il est Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.

22.4.06

Le CSKA Moscou remporte sa quatrième victoire en championnat

Dans le cadre de la 6e journée du championnat de Russie de football de Première ligue le CSKA Moscou qui jouait sur son terrain a battu le Satourn Moscou 1:0 (1:0). L'unique but de la rencontre a été inscrit à la 12e minute par l'attaquant brésilien Joao.

C'est le huitième but inscrit depuis le début de la saison par ce footballeur de 19 ans qui est d'ailleurs en tête du classement des buteurs du championnat.

21.4.06

Plus de 150 crimes et délits de nature extrémiste et nationaliste enregistrés en Russie en 2005

Plus de 150 crimes et délits de nature extrémiste et nationaliste, dont 8 assassinats, ont été enregistrés en Russie en 2005, a indiqué vendredi le premier vice-ministre russe de l'Intérieur, Alexandre Tchekaline, lors d'une conférence à Moscou.

Plus de cinq mille personnes liées à des organisations extrémistes sont déjà répertoriées par les organes du ministère l'Intérieur (surtout à Moscou et Saint-Pétersbourg), a précisé le responsable.

Les forces de l'ordre doivent intensifier leur travail visant à prévenir les crimes et délits de ce genre, notamment parmi les supporters de football, estime M. Tchekaline. Dans ce milieu, les idées nationalistes et extrémistes sont particulièrement populaires, selon lui.

20.4.06

Classement FIFA: la Russie rétrograde de la 35e à la 37e place

La Russie a rétrogradé mercredi de la 35e à la 37e place du classement mondial de la FIFA totalisant 648 points, soit 9 points de moins qu'il y a un mois.

Le classement des trois premières équipes reste inchangé. Le Brésil est toujours en tête du Classement mondial avec 830 points. La République tchèque occupe la 2e position et les Pays-Bas la troisième.

Ensuite viennent les États-Unis, l'Espagne, le Mexique, la France, le Portugal, l'Argentine et l'Angleterre.

L'Ukraine, qui a accédé à la finale du championnat du monde de 2006, a gagné une place pour se retrouver au 41e rang mondial.

Quant aux équipes qui affronteront la Russie dans le groupe E pour obtenir une place à l'UEFA EURO 2008, l'Angleterre se situe au 10e rang, la Croatie est la 24e, Israël occupe la 47e place, l'Estonie la 79e, la Macédoine la 91e et l'Andorre la 128e.

19.4.06

Le chantier du premier parc technologique russe inauguré à Saint-Pétersbourg

Le chantier du premier parc technologique russe a été inauguré lundi à l'Université des télécommunications Bontch-Brouïevitch de Saint-Pétersbourg.

La cérémonie s'est déroulée en présence du ministre russe des Technologies de l'information et des télécommunications Léonid Reiman, du représentant plénipotentiaire du président russe dans la région fédérale du Nord-Ouest Ilia Klebanov, de la gouverneure de Saint-Pétersbourg Valentina Matvienko et du recteur de l'Université Alexandre Gogol.

Le programme de création des parcs technologiques est appelé à concrétiser le potentiel des chercheurs russes, a noté le ministre des Technologies de l'information avant d'espérer que le parc technologique de Saint-Pétersbourg favoriserait le développement des innovations en Russie.

Les budgets fédéral et municipal financeront à parts égales la création de l'infrastructure du parc. "Quant aux locaux commerciaux, ils seront construits par des investisseurs privés. Je considère qu'il s'agit d'un projet tout à fait rentable", a indiqué Mme Matvienko.

Dans le même temps, elle n'a pas précisé le coût du projet. L'administration municipale et le ministère des Technologies de l'information ont formé un groupe de travail chargé de définir la somme nécessaire, selon la gouverneure.

Le 10 mars dernier, le gouvernement russe a adopté un programme de construction de parcs technologiques en Russie qui prévoit la création de parcs expérimentaux dans les régions de Moscou, de Tioumen, de Nijni Novgorod, de Kalouga et de Novossibirsk, ainsi que dans la république du Tatarstan et à Saint-Pétersbourg.

Le parc technologique de Saint-Pétersbourg sera aménagé sur un terrain de quelque 45 hectares appartenant à l'Université des télécommunications sur la rive droite de la Neva.

17.4.06

Le théâtre Mariinski donne Le Tour d'écrou en première

L'opéra de Benjamin Britten Le Tour d'écrou sera donné en première lundi soir au théâtre Mariinski à Saint-Pétersbourg.

Le service de presse du théâtre Mariinski a annoncé que Le Tour d'écrou, huitième opéra de Benjamin Britten, avait été écrit par le compositeur sur commande de la Biennale de Venise. Ses coauteurs sont les époux Piper, le décorateur John Piper et son épouse Myfanwy qui avait écrit le libretto et le texte sur le sujet de la nouvelle homonyme de l'homme de lettres anglo-saxon Henry James.

Le Tour de vis est un opéra de chambre en deux actes écrit pour douze instrumentistes et six chanteurs. Il avait été monté par l'English Opera group et sa première avait été donnée à Venise au théâtre La Fenice le 14 septembre 1954.L'auteur était au pupitre. Dix ans plus tard, au cours d'une tournée en Union soviétique l'English Opera Group avait exécuté Le Tour d'écrou à Moscou et à Leningrad.

Le service de presse a également rappelé que pour le théâtre Mariinski Le Tour d'écrou n'était pas la première oeuvre de Benjamin Britten inscrite à son répertoire. En été 1965, le théâtre Kirov avait donné en première Peter Grimes qui en vertu de la tradition de l'époque avait été interprété en russe.

Le spectacle donné lundi soir aura pour directeur artistique et chef d'orchestre Valeri Guerguiev. Le metteur en scène en sera David MacVicar. Les décors et les costumes seront de Tanya McCallin.

15.4.06

En Russie, tout est bon pour le cochon, même le sport

Des centaines de Russes se sont pressés pour assister au premier jour des "Olympiades du cochon", une compétition annuelle composée de trois épreuves: la course, la natation et le "pigball" (la balle du cochon).

Alors que chaque cochon entrait un par un dans l'arène, grognant anxieusement et arborant un bavoir numéroté, les Moscovites pariaient sur l'un des douze concurrents: l'ukrainien Mykola, Nelson le Sud-AfriCain ou encore la mascotte russe Kostik Russisch Schwein.

Au "pigball", qui se joue dans un enclos, les concurrents poussent avec leur groin un ballon de football odorant qu'ils doivent faire entrer dans les buts.

Parmi les supporters figuraient l'ultranationaliste Vladimir Jirinovski, qui a parié 100 roubles (3 euros) sur la victoire de Borka dans l'épreuve de vitesse. "J'ai toujours aimé les cochons. J'en avais quatre ou cinq quand j'étais petit", a-t-il confié à Reuters.

Selon Alexeï Charchkov, le vice-président de la Fédération du sport porcin - qui revendique cent membres -, les compétiteurs ont un avenir radieux, qu'ils perdent ou qu'ils gagnent.

"Ils sont destinés à concevoir la nouvelle génération de cochons sportifs. Ils ne sont pas mangés", a-t-il déclaré. "Comment pourrait-on manger un compétiteur mondialement connu?".

14.4.06

La Russie souhaite redoubler d'activité en Antarctique

La Russie envisage de multiplier ses activités en Antarctique, a déclaré mercredi à Saint-Pétersbourg le directeur du Service fédéral pour l'hydrométéorologie et le suivi de l'environnement, Alexandre Bedritski.

"Nous continuerons d'intensifier les travaux dans cette région, non seulement au niveau national mais aussi au niveau international dans le cadre du Traité sur l'Antarctique", a-t-il souligné, lors d'une conférence organisée mercredi à Saint-Pétersbourg à l'occasion du 50e anniversaire des recherches russes en Antarctique. Il a rappelé que l'Antarctique, comme l'Arctique, faisaient partie des "orientations prioritaires" de la recherche russe.

Le financement des travaux scientifiques polaires ne cesse d'augmenter. "En 1998, on parlait de 12,5 millions de dollars. En huit ans, les dépenses annuelles ont progressé de 7 millions, et elles continueront encore d'augmenter", a précisé M. Bedritski.

"Les programmes antarctiques de pratiquement tous les pays sont financés par des fonds publics", a pour sa part précisé le chef de l'expédition antarctique russe Valeri Loukine. "Le Traité sur l'Antarctique ne permet pas d'exploiter les ressources de ce continent, et les grandes entreprises n'ont pas intérêt à y investir", a-t-il ajouté.

Conformément à son plan quinquennal jusqu'à 2010, l'expédition antarctique russe compte élargir sa présence grâce à la remise en activité des stations Leningradskaïa et Rousskaïa. En outre, l'expédition souhaite recruter davantage de chercheurs et augmenter ses possibilités de transport aérien. D'ici fin octobre, la Russie espère achever la fabrication d'un tracteur pour ses chercheurs en Antarctique qu'elle leur enverra par mer, alors que les tests de l'engin auront lieu sur place, a encore ajouté Valeri Loukine.

Le 13 février 1956, le drapeau soviétique fut hissé sur la première station antarctique soviétique Mirny et la première dépêche météo envoyée. En 50 ans, plus de 17.000 chercheurs polaires se sont succédé sur le sixième continent. Cinq stations polaires russes (Mirny, Vostok, Novolazarevskaïa, Progress et Bellingshausen) et deux bases de terrain saisonnières (Droujnaïa-4 et Molodejnaïa) fonctionnent actuellement en Antarctique.

13.4.06

L'idée du "Da Vinci Code" aurait été volée à un Russe

L'écrivain Dan Brown, auteur du thriller "Da Vinci Code" sorti en 2003, a gagné son procès pour plagiat intenté en Grande-Bretagne. Mais un autre scandale est sur le point d'éclater en Russie.

La revue "Vsemirny sledopyt" a publié une interview de Mikhaïl Anikine, collaborateur du musée russe de l'Ermitage, consacrée à son ouvrage publié en 2000 et à ses idées qui auraient été "empruntées" par l'auteur du best-seller.

Le chercheur affirme qu'il a rédigé plusieurs articles et a lu des essais portant sur Léonard de Vinci avant de publier son livre. Il affirme également avoir inventé le nom "Da Vinci Code" pour décrire ce phénomène dans ses ouvrages tout en l'appelant "mystère Da Vinci" en russe. Ses détracteurs préféraient le mot de "code" pour souligner le caractère antiscientifique de ses travaux.

En 1998, Mikhaïl Anikine a exposé ses idées à des confrères du musée de Houston au cours d'une exposition Magritte à Saint-Pétersbourg. Les Américains lui ont demandé la permission de raconter ses hypothèses à un auteur de romans policiers.

"J'ai répondu que je devais voir le texte avant d'en autoriser la publication. J'ai également souhaité que l'auteur me contacte par courrier. Ce qu'ils ont promis de faire", a indiqué le scientifique. Mikhaïl Anikine évoque le nom de William Sten, peintre et photographe, qui était chargé d'organiser l'exposition Magritte.

En 2000, Mikhaïl Anikine a publié son livre intitulé "Léonard de Vinci ou la théologie en couleurs". L'idée maîtresse de l'ouvrage est la même que celle du "Da Vinci Code" de Dan Brown. Le chercheur estime que la Joconde n'est pas un simple portrait, mais une allégorie composée de deux images. La moitié droite de la Joconde ressemble à l'image du Christ, alors que la moitié gauche rappelle la Sainte Vierge telle qu'elle est représentée sur d'autres toiles de Léonard de Vinci. Le scientifique appelle cette fusion de deux principales images chrétiennes, celle de Jésus Christ et de la Sainte Vierge, une "allégorie picturale de l'Église chrétienne".

"En tant que personne honnête, il (Dan Brown - ndlr.) aurait dû me contacter vu mon accord informel avec les Américains. Je n'aurais pas eu de griefs même s'il avait écrit "selon un historien d'art russe" au lieu de "selon certains chercheurs...".

Par ailleurs, le chercheur critique l'image de Léonard de Vinci créée par l'écrivain. "L'hypothèse avancée relève de l'ancienne hérésie cathare pour les milieux scientifiques et le monde chrétien. Cela porte ombrage non seulement à Léonard de Vinci et au christianisme, mais aussi à moi-même. Je considère avoir subi un préjudice moral..."

Dan Brown a également emprunté l'idée concernant le nom de "Mona Lisa" qui serait l'anagramme d'Amon et d'Isis (Isa), dieux égyptiens. Mais ce n'était qu'une hypothèse que l'auteur du roman a développée en oubliant une autre variante qui serait plus plausible, de l'avis de Mikhaïl Anikine. "Mona Lisa" serait peut être une abréviation de "Mona l'Église", et Léonard de Vinci apparaîtrait alors sous un nouveau jour.

Le chercheur russe n'exclut pas qu'il porte plainte contre Dan Brown. "...J'ai l'intention de contacter la Guilde américaine des avocats indépendants. S'ils s'intéressent à cette affaire, j'attaquerai en justice Dan Brown pour plagiat", a indiqué Mikhaïl Anikine.

12.4.06

Football: Hiddink vendredi à Moscou pour signer un contrat de deux ans à la tête de l'équipe nationale russe

L'entraineur néerlandais Gus Hiddink est en passe de signer vendredi à Moscou un contrat pour devenir sélectionneur de l'Equipe nationale de football de Russie, a rapporté mardi l'agence néerlandaise ANP.

"Tout est déjà prêt. J'arriverai vendredi à Moscou pour participer à la présentation officielle et la signature d'un contrat de deux ans", a déclaré Gus Hiddink, agé de 59 ans.

Selon l'agent de l'entraîneur, Cees van Nieuwenhuizen, Hiddink avait reçu quatre propositions concrètes. "Le choix de la Russie s'explique par l'énorme potentiel du football russe", a souligné l'agent.

Toujours selon l'ANP, Hiddink devrait également emmener à Moscou comme adjoint un autre entraîneur néerlandais, l'ancien joueur Johan Neeskens.

11.4.06

Un fragment de tête de mammouth découvert en Sibérie occidentale

Un fragment de tête de mammouth adulte a été découvert dans le District autonome des Khantys-Mansis (Sibérie occidentale), a annoncé la directrice du musée local, citée mardi par l'agence de presse Iougra-Inform.

Lundi, la berge du fleuve Ob s'est éboulée, mettant au jour un fragment de tête de mammouth: une défense presque entière, les sinus nasaux, les os frontaux, un fragment de la partie gauche du crâne, a précisé la responsable.

Les chercheurs locaux se sont adressés aux spécialistes de l'Institut d'écologie animale d'Ekaterinbourg, selon la directrice.

10.4.06

Le groupe t.A.T.u. pourrait se voir remettre une haute distinction nationale

La Russie examine, très sérieusement, une éventuelle remise aux membres du groupe t.A.T.u., Elena Katina et Ioulia Volkova, de l'Ordre de l'Amitié, une importante distinction nationale.

Cette idée proviendrait même du parlement russe et non pas du monde du show-biz. En automne dernier, Alexeï Mitrofanov, fervent admirateur du groupe et en outre membre du Parti libéral-démocrate (LDPR) a proposé aux députés d'attribuer aux solistes de t.A.T.u., ce "groupe mondialement connu", l'Ordre de l'Amitié "pour leur contribution au dialogue des cultures et à la promotion de l'art russe de la variété à l'étranger".

t.A.T.u., selon M. Mitrofanov, correspond mieux que personne au statut de cet ordre, "car c'est l'unique groupe russe qui est largement connu du public étranger". Le groupe a déjà vendu 8 millions de disques, a rappelé le parlementaire.

Le comité en charge de ces questions à la Douma d'Etat (chambre basse du parlement russe) s'est cependant opposé catégoriquement à cette initiative. Quoi qu'il en soit, la machine bureaucratique est en route: depuis déjà cinq mois, la Douma, le ministère de la Culture et les producteurs de t.A.T.u. entretiennent une correspondance régulière.

Le point final n'est donc pas encore mis à ce débat, et le groupe, qui propageait les valeurs de l'amour lesbien avant sa dissolution en 2004, pourrait venir compléter la liste des chevaliers de l'Ordre de l'Amitié.

L'année dernière, seulement deux personnalités du show-business, la chanteuse pop-folk Nadejda Babkina et l'animateur de télévision Leonid Iakoubovitch, se sont vu attribuer cette distinction.

Les journalistes du quotidien Troud n'ont pas réussi à recueillir les commentaires des jeunes chanteuses. Elena et Ioulia, qui sont revenues sur scène fin 2005, séjournent rarement en Russie. Elles viennent de faire une tournée en Amérique et s'apprêtent à se rendre au Japon.

Tout récemment, à Milan, les jeunes filles ont été nominées pour le prix italien TRL Awards dans la catégorie "Meilleur groupe", aux côtés de groupes tels que Backstreet Boys, Gemelli Diversi, Good Charlotte et Green Day. Et elles ont gagné, devenant le meilleur groupe en Italie.

8.4.06

En Russie, qui a peur du grand Auchan à prix doux ?

L'un dit avoir reçu un panneau publicitaire sur la tête, un deuxième affirme que sa fillette s'est pris un escabeau, d'autres prétendent avoir acheté de la vodka frelatée, des produits périmés ou recelant des OGM... Les formidables débuts d'Auchan en Russie ont aussi leurs revers, qui illustrent bien les particularités du business dans ce pays. Depuis 2002, le groupe de Croix (son siège est au sud de Roubaix) a ouvert, en un temps record, sept hypermarchés dans la région de Moscou, qui proposent des prix tellement attractifs qu'ils ne désemplissent pas.

A 9 heures le samedi matin, l'Auchan de Khimki (au nord de Moscou) est déjà tellement pris d'assaut qu'il n'y a plus ni chariot libre, ni possibilité raisonnable de se mouvoir dans ses rayons, pourtant larges comme des avenues. Mais ce succès suscite des aigreurs : une Association des victimes d'Auchan est en cours de constitution, annonçait la semaine dernière un curieux article, publié dans un supplément commercial du quotidien russe Izvestia. «La chaîne d'hypermarchés Auchan en Russie s'avère enfreindre toute une série d'actes législatifs», y affirmait le journal, énumérant une longue liste d'infractions et les articles des lois transgressées.

«Chauffer les salades». «Ces gens d'Auchan sont venus de l'étranger et se conduisent comme des mufles, assène Dmitri Sevrioukov, père de la fillette qui a reçu l'escabeau et fondateur de l'Association des victimes d'Auchan. Nous ne sommes encore que six membres fondateurs, avoue-t-il, mais, au vu des lettres reçues, nous devrions être bientôt treize ou quatorze.» Andreï Martynov, qui dit avoir enduré 23 jours d'hôpital pour traumatisme crânien et contusion vertébrale suite à la chute d'un panneau publicitaire dans un magasin Auchan, est plus virulent : «L'attitude de cette compagnie étrangère sur le territoire de la Fédération de Russie est odieuse. Ils ne pensent qu'à leur profit et considèrent les citoyens russes comme des sujets de troisième catégorie.» Un tribunal de la région de Moscou vient d'accorder à cette victime 108 000 roubles de dommages et intérêts (3 225 euros), soit près de sept mois de salaire moyen à Moscou, mais ce client traumatisé réclamait cinq fois plus et ne s'apaise pas : «En France, 15 000 ou 16 000 euros n'est pas une grosse somme. Cela s'obtient sans même avoir besoin d'un procès.»

Sachant qu'il est courant en Russie d'acheter aussi bien un article de journal qu'un verdict de tribunal, cette affaire sent le coup monté, soit par un concurrent, soit par une administration ou même des victimes réelles qui voudraient profiter des formidables cash flows générés par le groupe français.

«Je ne sais pas qui est derrière tout ça», assure Patrick Longuet, directeur général d'Auchan en Russie, qui pour l'occasion a tout de même rompu avec ses voeux de silence et accepté de rencontrer Libération. Extrêmement secret, le groupe Auchan déclinait jusqu'à présent toute interview sur son développement dans le pays. Curieusement, toutes les «victimes» n'ont pas pu présenter de témoins de leurs accidents et se sont rendues à l'hôpital par leurs propres moyens, observe-t-on à la direction d'Auchan, où l'on semble privilégier l'hypothèse d'un intérêt financier de quelques personnes.

Ces déboires ne semblent pas pour autant dissuader Auchan de poursuivre sa conquête de la Russie. Trois nouveaux hypers doivent être ouverts cette année autour de Moscou et, pour la première fois aussi, quatre autres en régions : deux à Saint-Pétersbourg, un à Nijni-Novgorod et un autre à Iekaterinbourg. Pour 2007, Patrick Longuet laisse envisager «deux ou trois autres magasins à Moscou» et la conquête d'une ou deux autres régions.

«Les gens d'Auchan sont de grands professionnels», disait de ses partenaires l'ex-patron d'Ikea en Russie, Lennart Dahlgren, qui s'est associé avec Auchan pour développer plusieurs centres commerciaux et se montrait très admiratif de la façon dont les Français ont en quelques années imposé «les prix les plus bas de tout Moscou». Malgré ces succès et ses magasins bondés, Patrick Longuet souligne plutôt les difficultés rencontrées en Russie : «Nous avons aussi des dossiers d'ouverture de magasins qui traînent depuis trois ou quatre ans sans avancer. Les démarches administratives prennent beaucoup, beaucoup de temps, et la logistique n'est pas simple dans un pays aussi grand, avec un tel climat. L'hiver, il faut des camions frigorifiques pour réchauffer les salades !»

Le pouvoir d'achat des Russes reste modeste, souligne Patrick Longuet : «Le prix moyen d'un article en Russie est encore trois fois moins cher qu'en France, et le ticket de caisse moyen environ moitié inférieur à celui d'un Français. En Russie, nous vendons nos produits par plus petits conditionnements : des yaourts à l'unité plutôt que par packs de quatre ou huit, de plus petits morceaux de viande...»

Rentabilisation. Pour arriver au même chiffre d'affaires qu'en France, ce sont trois fois plus de produits qu'il faut placer en rayons, plus de temps passé par le client pour remplir son chariot et trois fois plus de produits qui doivent biper en caisses. Du coup, la rentabilisation des investissements russes devrait encore prendre «quatre ou cinq ans», estime Patrick Longuet, qui a peut-être tendance à peindre le tableau en noir pour ne pas réveiller ses concurrents. Carrefour et Wal-Mart, que l'on dit depuis longtemps intéressés par le marché russe, n'ont toujours pas osé dépasser le stade des voyages d'étude : à ce jour, hormis Real (Allemagne) et Ramstore (Turquie), les principaux concurrents d'Auchan en Russie sont surtout des chaînes russes comme Piaterotchka, Septième Continent, Magnit ou Mosmart... qui ont elles-mêmes beaucoup appris de leurs homologues étrangers et se développent aujourd'hui à grande allure.

6.4.06

La Russie tisse sa toile gazière tous azimuts

A l'heure où l'Union européenne évoque une diversification de ses sources d'approvisionnement, Moscou renforce son contrôle sur ses partenaires.

TROIS MOIS après le choc de la crise énergétique russo-ukrainienne, la Russie poursuit activement le tissage de sa toile gazière en Europe et au-delà. Ainsi, le président Poutine vient-il de se rendre à Budapest, Prague, Pékin et Alger, en brandissant ouvertement un agenda centré sur la question de l'«or gris». A l'heure où l'Union européenne commence tout juste à parler de diversification à long terme de ses sources d'énergie et de ses routes d'approvisionnement pour échapper à une trop lourde dépendance de la Russie (50%), le Kremlin cherche à pousser au plus vite son avantage à court terme, en augmentant son contrôle sur les «tubes» et les réseaux de distribution de ses partenaires.

A Budapest et Prague par exemple, le président russe a vendu l'idée d'un partenariat qui, en donnant à ces capitales des capacités de stockage du gaz et un rôle central dans la gestion des routes gazières venant de Russie, les mettrait à l'abri d'un krach énergétique potentiel. La Chine, devenue en 2004 le second pays consommateur d'énergie après les Etats-Unis, s'est vue, elle, promettre une place de choix dans les projets à long terme de la Russie. Moscou peut ainsi tenir la dragée haute à ses partenaires européens en les menaçant implicitement d'un changement stratégique de «client». Vladimir Poutine est même allé sonder les perspectives de partenariat énergétique avec l'Algérie, l'une des sources d'approvisionnement alternatives majeures de l'UE. Le Kremlin pratiquerait-il à la fois l'entrisme et l'encerclement ?

Les grandes manoeuvres de Gazprom, géant gazier étroitement contrôlé par le Kremlin, se déploient en tout cas dans toutes les directions. Déjà présente dans les compagnies énergétiques des pays de l'ex-URSS et de plusieurs pays de l'Est, la compagnie russe semble en passe d'effectuer une percée majeure dans les réseaux de distribution d'Europe centrale, notamment en Hongrie.

La question de la dépendance

Gazprom s'intéresse aussi aux réseaux de distribution d'Europe occidentale. Actionnaire à 35% de la société allemande de distribution de gaz Wingaz, le bras énergétique du Kremlin louche maintenant sur les les gazoducs belges. Gazprom a également annoncé vouloir assurer 10% de la distribution du gaz en France et serait candidat à l'acquisition d'une partie du capital de British Gaz.

La lettre confidentielle Russia Intelligence, estime qu'il ne faut pas prendre ces signaux «à la légère». «Le statut de fournisseur incontournable de Gazprom l'incite à jouer un rôle plus grand encore, en s'impliquant directement dans la distribution d'énergie chez ses grands clients.» C'est le rêve d'une intégration verticale qui permettrait à Gazprom de tout contrôler : de la production à la distribution en passant par le transport. «Un scénario peu acceptable, note un diplomate français, car il poserait la question d'une dépendance politique dangereuse.»

Cette question de la dépendance, qui jusqu'à la crise ukrainienne n'était posée par personne, taraude désormais Bruxelles. Les principes affirmés lors du Conseil européen sur l'énergie des 23 et 24 mars – investissements dans des sources d'énergies renouvelables, réflexion sur le gaz naturel liquéfié (GNL), le nucléaire et le charbon propre... – visent à réduire cette dépendance. Mais «il s'agit de projets à long terme qui nécessiteront des investissements lourds. Penser qu'ils permettront rapidement de sortir de la dépendance russe est illusoire», note un expert. D'où l'importance, pour les Vingt-Cinq, de mettre en place un dialogue concerté sur l'énergie face à la Russie.

Mais les divergences entre Etats restent profondes sur la manière de dialoguer avec Moscou. La tentation est grande à l'intérieur de l'Union de s'entendre directement avec le Kremlin, par-dessus la tête des autres partenaires. La création du consortium russo-allemand sur le futur gazoduc de la Baltique, destiné à court-circuiter les routes passant par l'Ukraine, la Pologne et les pays Baltes pour relier directement le port russe de Vyborg à l'Allemagne, en a été un exemple éclatant. Varsovie, Vilnius et Riga ont été tenus totalement à l'écart des négociations sur ce dossier.

Un «Otan de l'énergie»

Reconnaissant qu'il y a problème, la Commission insiste pour arracher à la Russie la ratification de la Charte internationale de l'énergie, traité qui lui imposerait un cadre juridique. Mais la crise avec Kiev semble indiquer que la Russie n'est pas désireuse de se lier les mains, si elle peut diviser pour régner.

Ainsi répond-elle pour l'instant de manière ciblée aux exigences de réciprocité en matière d'investissements. Gaz de France est en piste pour devenir le troisième larron du consortium russo-allemand du Gazoduc de la Baltique, mais Gazprom laisse entendre qu'il faudra ouvrir des portes en retour. La même stratégie du donnant-donnant semble avoir cours dans les négociations avec Total sur le gigantesque champ gazier de Shtokman, en mer de Barentz.

A Kiev, Varsovie ou Riga, on lit dans cette affaire une «nouvelle version de la vieille tactique russe du rapport de force». Le gouvernement polonais de Lech Kaczynski a d'ailleurs proposé récemment l'idée d'«un Otan de l'énergie» qui réaffirmerait les solidarités énergétiques occidentales face à la Russie. Mais si l'idée d'une clause de solidarité a été retenue par les Vingt-Cinq, qui vont travailler à mettre sur pied des stocks de gaz européens, la «militarisation» du champ énergétique n'a en revanche pas convaincu le camp des colombes, qui soulignent qu'«on ne peut se mettre à dos un partenaire aussi capital que la Russie».



A l'heure où l'Union européenne évoque une diversification de ses sources d'approvisionnement, Moscou renforce son contrôle sur ses partenaires.

Le chantier du gazoduc russo-allemand de la Baltique, un des projets phares de Moscou dans sa stratégie de contrôle des routes de gaz. (Photo AP/Kommersant, Alexander Miridonov)

TROIS MOIS après le choc de la crise énergétique russo-ukrainienne, la Russie poursuit activement le tissage de sa toile gazière en Europe et au-delà. Ainsi, le président Poutine vient-il de se rendre à Budapest, Prague, Pékin et Alger, en brandissant ouvertement un agenda centré sur la question de l'«or gris». A l'heure où l'Union européenne commence tout juste à parler de diversification à long terme de ses sources d'énergie et de ses routes d'approvisionnement pour échapper à une trop lourde dépendance de la Russie (50%), le Kremlin cherche à pousser au plus vite son avantage à court terme, en augmentant son contrôle sur les «tubes» et les réseaux de distribution de ses partenaires.

A Budapest et Prague par exemple, le président russe a vendu l'idée d'un partenariat qui, en donnant à ces capitales des capacités de stockage du gaz et un rôle central dans la gestion des routes gazières venant de Russie, les mettrait à l'abri d'un krach énergétique potentiel. La Chine, devenue en 2004 le second pays consommateur d'énergie après les Etats-Unis, s'est vue, elle, promettre une place de choix dans les projets à long terme de la Russie. Moscou peut ainsi tenir la dragée haute à ses partenaires européens en les menaçant implicitement d'un changement stratégique de «client». Vladimir Poutine est même allé sonder les perspectives de partenariat énergétique avec l'Algérie, l'une des sources d'approvisionnement alternatives majeures de l'UE. Le Kremlin pratiquerait-il à la fois l'entrisme et l'encerclement ?

Les grandes manoeuvres de Gazprom, géant gazier étroitement contrôlé par le Kremlin, se déploient en tout cas dans toutes les directions. Déjà présente dans les compagnies énergétiques des pays de l'ex-URSS et de plusieurs pays de l'Est, la compagnie russe semble en passe d'effectuer une percée majeure dans les réseaux de distribution d'Europe centrale, notamment en Hongrie.

La question de la dépendance

Gazprom s'intéresse aussi aux réseaux de distribution d'Europe occidentale. Actionnaire à 35% de la société allemande de distribution de gaz Wingaz, le bras énergétique du Kremlin louche maintenant sur les gazoducs belges. Gazprom a également annoncé vouloir assurer 10% de la distribution du gaz en France et serait candidat à l'acquisition d'une partie du capital de British Gaz.

La lettre confidentielle Russia Intelligence, estime qu'il ne faut pas prendre ces signaux «à la légère». «Le statut de fournisseur incontournable de Gazprom l'incite à jouer un rôle plus grand encore, en s'impliquant directement dans la distribution d'énergie chez ses grands clients.» C'est le rêve d'une intégration verticale qui permettrait à Gazprom de tout contrôler : de la production à la distribution en passant par le transport. «Un scénario peu acceptable, note un diplomate français, car il poserait la question d'une dépendance politique dangereuse.»

Cette question de la dépendance, qui jusqu'à la crise ukrainienne n'était posée par personne, taraude désormais Bruxelles. Les principes affirmés lors du Conseil européen sur l'énergie des 23 et 24 mars – investissements dans des sources d'énergies renouvelables, réflexion sur le gaz naturel liquéfié (GNL), le nucléaire et le charbon propre... – visent à réduire cette dépendance. Mais «il s'agit de projets à long terme qui nécessiteront des investissements lourds. Penser qu'ilspermettront rapidement de sortir de la dépendance russe est illusoire», note un expert. D'où l'importance, pour les Vingt-Cinq, de mettre en place un dialogue concerté sur l'énergie face à la Russie.

Mais les divergences entre Etats restent profondes sur la manière de dialoguer avec Moscou. La tentation est grande à l'intérieur de l'Union de s'entendre directement avec le Kremlin, par-dessus la tête des autres partenaires. La création du consortium russo-allemand sur le futur gazoduc de la Baltique, destiné à court-circuiter les routes passant par l'Ukraine, la Pologne et les pays Baltes pour relier directement le port russe de Vyborg à l'Allemagne, en a été un exemple éclatant. Varsovie, Vilnius et Riga ont été tenus totalement à l'écart des négociations sur ce dossier.

Un «Otan de l'énergie»

Reconnaissant qu'il y a problème, la Commission insiste pour arracher à la Russie la ratification de la Charte internationale de l'énergie, traité qui lui imposerait un cadre juridique. Mais la crise avec Kiev semble indiquer que la Russie n'est pas désireuse de se lier les mains, si elle peut diviser pour régner.

Ainsi répond-elle pour l'instant de manière ciblée aux exigences de réciprocité en matière d'investissements. Gaz de France est en piste pour devenir le troisième larron du consortium russo-allemand du Gazoduc de la Baltique, mais Gazprom laisse entendre qu'il faudra ouvrir des portes en retour. La même stratégie du donnant-donnant semble avoir cours dans les négociations avec Total sur le gigantesque champ gazier de Shtokman, en mer de Barentz.

A Kiev, Varsovie ou Riga, on lit dans cette affaire une «nouvelle version de la vieille tactique russe du rapport de force». Le gouvernement polonais de Lech Kaczynski a d'ailleurs proposé récemment l'idée d'«un Otan de l'énergie» qui réaffirmerait les solidarités énergétiques occidentales face à la Russie. Mais si l'idée d'une clause de solidarité a été retenue par les Vingt-Cinq, qui vont travailler à mettre sur pied des stocks de gaz européens, la «militarisation» du champ énergétique n'a en revanche pas convaincu le camp des colombes, qui soulignent qu'«on ne peut se mettre à dos un partenaire aussi capital que la Russie».



A l'heure où l'Union européenne évoque une diversification de ses sources d'approvisionnement, Moscou renforce son contrôle sur ses partenaires.

Le chantier du gazoduc russo-allemand de la Baltique, un des projets phares de Moscou dans sa stratégie de contrôle des routes de gaz. (Photo AP/Kommersant, Alexander Miridonov)

TROIS MOIS après le choc de la crise énergétique russo-ukrainienne, la Russie poursuit activement le tissage de sa toile gazière en Europe et au-delà. Ainsi, le président Poutine vient-il de se rendre à Budapest, Prague, Pékin et Alger, en brandissant ouvertement un agenda centré sur la question de l'«or gris». A l'heure où l'Union européenne commence tout juste à parler de diversification à long terme de ses sources d'énergie et de ses routes d'approvisionnement pour échapper à une trop lourde dépendance de la Russie (50%), le Kremlin cherche à pousser au plus vite son avantage à court terme, en augmentant son contrôle sur les «tubes» et les réseaux de distribution de ses partenaires.

A Budapest et Prague par exemple, le président russe a vendu l'idée d'un partenariat qui, en donnant à ces capitales des capacités de stockage du gaz et un rôle central dans la gestion des routes gazières venant de Russie, les mettrait à l'abri d'un krach énergétique potentiel. La Chine, devenue en 2004 le second pays consommateur d'énergie après les Etats-Unis, s'est vue, elle, promettre une place de choix dans les projets à long terme de la Russie. Moscou peut ainsi tenir la dragée haute à ses partenaires européens en les menaçant implicitement d'un changement stratégique de «client». Vladimir Poutine est même allé sonder les perspectives de partenariat énergétique avec l'Algérie, l'une des sources d'approvisionnement alternatives majeures de l'UE. Le Kremlin pratiquerait-il à la fois l'entrisme et l'encerclement ?

Les grandes manoeuvres de Gazprom, géant gazier étroitement contrôlé par le Kremlin, se déploient en tout cas dans toutes les directions. Déjà présente dans les compagnies énergétiques des pays de l'ex-URSS et de plusieurs pays de l'Est, la compagnie russe semble en passe d'effectuer une percée majeure dans les réseaux de distribution d'Europe centrale, notamment en Hongrie.

La question de la dépendance

Gazprom s'intéresse aussi aux réseaux de distribution d'Europe occidentale. Actionnaire à 35% de la société allemande de distribution de gaz Wingaz, le bras énergétique du Kremlin louche maintenant sur les gazoducs belges. Gazprom a également annoncé vouloir assurer 10% de la distribution du gaz en France et serait candidat à l'acquisition d'une partie du capital de British Gaz.

La lettre confidentielle Russia Intelligence, estime qu'il ne faut pas prendre ces signaux «à la légère». «Le statut de fournisseur incontournable de Gazprom l'incite à jouer un rôle plus grand encore, en s'impliquant directement dans la distribution d'énergie chez ses grands clients.» C'est le rêve d'une intégration verticale qui permettrait à Gazprom de tout contrôler : de la production à la distribution en passant par le transport. «Un scénario peu acceptable, note un diplomate français, car il poserait la question d'une dépendance politique dangereuse.»

Cette question de la dépendance, qui jusqu'à la crise ukrainienne n'était posée par personne, taraude désormais Bruxelles. Les principes affirmés lors du Conseil européen sur l'énergie des 23 et 24 mars – investissements dans des sources d'énergies renouvelables, réflexion sur le gaz naturel liquéfié (GNL), le nucléaire et le charbon propre... – visent à réduire cette dépendance. Mais «il s'agit de projets à long terme qui nécessiteront des investissements lourds. Penser qu'ils permettront rapidement de sortir de la dépendance russe est illusoire», note un expert. D'où l'importance, pour les Vingt-Cinq, de mettre en place un dialogue concerté sur l'énergie face à la Russie.

Mais les divergences entre Etats restent profondes sur la manière de dialoguer avec Moscou. La tentation est grande à l'intérieur de l'Union de s'entendre directement avec le Kremlin, par-dessus la tête des autres partenaires. La création du consortium russo-allemand sur le futur gazoduc de la Baltique, destiné à court-circuiter les routes passant par l'Ukraine, la Pologne et les pays Baltes pour relier directement le port russe de Vyborg à l'Allemagne, en a été un exemple éclatant. Varsovie, Vilnius et Riga ont été tenus totalement à l'écart des négociations sur ce dossier.

Un «Otan de l'énergie»

Reconnaissant qu'il y a problème, la Commission insiste pour arracher à la Russie la ratification de la Charte internationale de l'énergie, traité qui lui imposerait un cadre juridique. Mais la crise avec Kiev semble indiquer que la Russie n'est pas désireuse de se lier les mains, si elle peut diviser pour régner.

Ainsi répond-elle pour l'instant de manière ciblée aux exigences de réciprocité en matière d'investissements. Gaz de France est en piste pour devenir le troisième larron du consortium russo-allemand du Gazoduc de la Baltique, mais Gazprom laisse entendre qu'il faudra ouvrir des portes en retour. La même stratégie du donnant-donnant semble avoir cours dans les négociations avec Total sur le gigantesque champ gazier de Shtokman, en mer de Barentz.

A Kiev, Varsovie ou Riga, on lit dans cette affaire une «nouvelle version de la vieille tactique russe du rapport de force». Le gouvernement polonais de Lech Kaczynski a d'ailleurs proposé récemment l'idée d'«un Otan de l'énergie» qui réaffirmerait les solidarités énergétiques occidentales face à la Russie. Mais si l'idée d'une clause de solidarité a été retenue par les Vingt-Cinq, qui vont travailler à mettre sur pied des stocks de gaz européens, la «militarisation» du champ énergétique n'a en revanche pas convaincu le camp des colombes, qui soulignent qu'«on ne peut se mettre à dos un partenaire aussi capital que la Russie».

5.4.06

Nouveau projet spatial conjoint Russie-Biélorussie

L'Académie nationale des sciences de Biélorussie et l'Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos) ont adopté un nouveau projet de programme spatial conjoint, a annoncé mercredi à Minsk le président du bureau de l'Académie biélorusse des sciences Mikhaïl Miasnikovitch.

La Biélorussie a remis les résultats de son travail à Roskosmos, respectant ainsi ses engagements concernant ce projet. La procédure de concertation du nouveau programme a pris fin mardi, a ajouté l'académicien au Forum sur les technologies de la société de l'information.

Toutefois, si les participants au Forum ont des idées intéressantes, on peut toujours les ajouter au programme, a-t-il poursuivi.

A l'heure actuelle, la Russie et la Biélorussie réalisent deux programmes spatiaux, à savoir "Espace. Biélorussie-Russie" et "Espace - Union russo-biélorusse".

Le deuxième programme à l'horizon 2007 prévoit la création d'une banque de données fournies par les satellites, d'un système unique de collecte et de traitement des informations, ainsi que le développement des technologies satellitaires.

4.4.06

La catastrophe de Tchernobyl était inévitable

L'accident survenu à la centrale nucléaire de Tchernobyl était inévitable, estime le sénateur Nikolai Ryjkov, qui dirigeait la commission d'Etat pour la liquidation des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.

"L'accident survenu à la centrale nucléaire de Tchernobyl n'était pas fortuit. Cet événement tragique du nucléaire civil était inévitable", a-t-il déclaré mardi à la conférence internationale "Problèmes globaux de la sécurité du secteur énergétique" consacrée au 20e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl.

Selon lui, les infractions aux normes de sécurité nucléaire ont été nombreuses à la centrale nucléaire de Tchernobyl.

Nikolai Ryjkov a cité trois causes de l'explosion: la physique du réacteur, les carences du dispositif de sécurité du réacteur et le manque de compétence du personnel. Il a mentionné également "l'irresponsabilité des dirigeants de la centrale".

"L'absence d'un seul de ces facteurs aurait permis d'éviter l'accident", estime Nikolai Ryjkov.

Les scientifiques étaient également responsables de ce qui est arrivé le 26 avril 1986, selon lui.

"Ils devaient prévoir les accidents susceptibles d'avoir des conséquences catastrophiques", a déclaré Nikolai Ryjkov.

Il a rappelé qu'un nombre immense de personnes - 116.000 habitants de 640 localités - ont souffert des conséquences de la plus grande catastrophe technologique de l'histoire mondiale.

Après la catastrophe, la communauté mondiale n'a accordé aucune aide humanitaire à l'URSS, s'est-il désolé.

"Les médicaments nécessaires manquaient terriblement. Les fournisseurs ont été trouvés et les médicaments ont été acheminés par avion. La communauté mondiale n'a accordé, à titre d'aide humanitaire, ni un comprimé, ni une seringue", a dit Nikolai Ryjkov.

"Nous n'avons entendu que des critiques ... Certes, la critique est aisée quand on est loin de l'enfer nucléaire et des gens qui s'y trouvaient", a résumé l'ancien président du gouvernement de l'URSS.

3.4.06

Lara Fabian: une nouvelle rencontre avec le public moscovite

Le public de Moscou attend avec impatience la nouvelle rencontre avec la diva franco-canadienne Lara Fabian qui doit donner deux concerts, les 8 et 9 avril, sur la scène de la salle Rossia pour présenter son nouveau programme composé de tubes en anglais, en français et en italien.

Pour la première fois, Lara Fabian est entrée en scène à l'âge de 18 ans dans le cadre du concours d'Eurovision de 1988 où elle représentait le Luxembourg. Sa chanson "Croire" (plus tard, un single du même nom sera vendu à 500.000 exemplaires) a terminé quatrième au classement. C'est à cette époque de Lara a quitté la Belgique pour s'installer à Montréal.

Au début, Lara avait beaucoup de mal à se tailler un créneau sur le marché canadien: son premier album n'a vu le jour qu'en 1991. Les critiques et les auditeurs n'ont pas manqué de constater l'extraordinaire puissance et la sensibilité de sa voix, mais aussi son incontestable talent de poète. Trois ans plus tard, elle sort son deuxième album, "Carpe Diem", qui en trois semaines a décroché le statut de "disque or". En 1995, elle a été reconnue chanteuse de l'année au Canada.

Sa première intervention devant le public français date de 1995 quand, à la demande du chanteur Serge Lama, elle a chanté lors de son concert à Paris, événement par lequel a commencé l'incroyable popularité de la chanteuse en France. En 1996, elle a doublé Esmeralda dans la version française du dessin animé "Le Bossu de Notre-Dame" de Walt Disney. En octobre 1996, elle a sorti son troisième album, "Pure", qui a obtenu, deux semaines plus tard, le statut de disque platine au Canada. Plus tard, "Pure" sera vendu à 2 millions d'exemplaires dans les pays francophones d'Europe.

En mai 1999, Lara a lancé un album de concert dont le succès a dépassé ceux de tous les albums de studio précédents. La même année, elle s'est vue décerner le prix du World Music Awards. En été 1999, elle fait enregistrer son premier album anglophone. Les compositions "I Am Who I Am" et "To Love Again" gravissent jusqu'au sommet des hit-parades internationaux. En 2000, encore un album anglophone de Lara Fabian voit le jour, "A Wonderful Life".

Depuis, la distribution internationale des albums de Lara Fabian a dépassé la barre des 10 millions d'exemplaires. La Québécoise est devenue une vrai star en Espagne, au Portugal, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Chine, en Amérique latine... et ces dernières années en Russie. Après une tournée à succès en 2004, Lara est revenue à Moscou en 2005.

En dehors des propriété vocales impressionnantes de la chanteuse, ses chansons se caractérisent par une féminité inimitable, une sincérité et une vitalité hors pair. Rien d'étonnant: Lara a écrit elle-même les textes de presque toutes ses chansons. D'ailleurs, Lara Fabien parle d'elle-même comme d'un poète qui sait chanter. Et comment elle chante...

1.4.06

Bons baisers de Russie...

Les matriochkas sont de retour. Le tennis russe réalise un flamboyant retour sur le devant de la scène avec l'accession de Maria Sharapova (WTA 4) et de Svetlana Kuznetsova (WTA 14) en finale du tournoi de Miami, doté de 3.450.000$. La Sibérienne, qui a profité de l'abandon de Tatiana Golovin (WTA 24), victime d'une entorse de la cheville, pourrait devenir la troisième joueuse de l'histoire après Steffi Graf et Kim Clijsters à effectuer le doublé Indian Wells-Miami, tandis que la native de Saint-Pétersbourg est devenue la première à battre deux fois cette saison Amélie Mauresmo (WTA 1), la meilleure joueuse du moment.

«C'est dur à dire mais honnêtement je suis contente d'avoir gagné », glissa la nouvelle diva du circuit féminin, qui n'a pas réalisé tout de suite la gravité de la blessure de la jeune Française, hospitalisée après s'être tordu la cheville gauche à 4-3 égalité dans le troisième set. «Elle a joué comme je ne l'ai jamais vue jouer. Sur le point où elle se blesse, en fait j'ai frappé la balle et je me suis retournée car j'avais fait le point. Et soudain, j'ai réalisé que le public se taisait et j'ai vu ce qu'il lui est arrivé en regardant sur l'écran géant. Au début, j'ai pensé que c'était une crampe mais quand j'ai vu qu'elle se faisait bander la cheville, j'ai compris que c'était sérieux. Elle n'a pas eu de chance. Je me sens mal pour elle...»

Souvent placée ces derniers temps mais rarement gagnante depuis son triomphe au Masters en 2004, Maria Sharapova n'est pas une invitée surprise en finale du tournoi floridien. L'an dernier, déjà, elle s'y était retrouvée, battue par Kim Clijsters (WTA 2). Le réel exploit, en revanche, est signé Svetlana Kuznetsova. Révélée par un triomphe aussi pétillant qu'inattendu à l'US Open, en 2004, la Russe, 20 ans, s'était complètement perdue en chemin par la suite, son seul résultat probant de l'année 2005 étant une finale à Varsovie perdue contre Justine Henin-Hardenne (WTA 3). Puissante et souple, capable de frapper des coups gagnants de tous les endroits du court, elle semble avoir retrouvé toute sa tête et en a fait voir de toutes les couleurs à la lauréate de l'Australian Open.

«Je savais que si je pouvais utiliser mon coup droit, j'avais ma chance », expliqua-t-elle après avoir battu sa partenaire de double. «Pour moi, cela a été parfait. J'avais confiance en moi et je sentais bien la balle. Le fait de l'avoir battue la dernière fois à Dubaï m'a également aidée. Je n'ai pas cherché à forcer et je suis restée assez calme. Je suis vraiment ravie du niveau de jeu que j'ai affiché. Je pense que je n'étais pas prête à gérer tous les paramètres liés à ma victoire à l'US Open. J'étais une gamine quand j'ai gagné. Aujourd'hui, j'ai changé.»

Que la Belgique, qui défiera la Russie fin avril en Fed Cup à Liège, se rassure toutefois: ni Maria Sharapova ni Svetlana Kuznetsova ne seront de la partie.