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31.5.06

Tabac: 300.000 morts par an en Russie

Tous les ans, le tabac tue près de 300.000 personnes en Russie où 60 à 65% des adultes et la moitié des adolescents fument, a rappelé dans une interview à RIA Novosti la parlementaire russe Tatiana Yakovleva.

Les parlementaires proposent d'adopter un programme d'Etat cohérent réglementant tous les problèmes relatifs au tabac.

"Selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé, le tabagisme est l'un des principaux fléaux qui tue tous les ans des millions de personnes dans le monde entier. Dans de nombreux pays, on a déjà pris conscience de ce fait. C'est à présent au tour de la Russie", a déclaré la parlementaire à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le tabac. Il sera difficile de contrôler la mortalité en Russie (56 ans pour les hommes et 65 ans pour les femmes) sans arrêter "l'épidémie de tabagisme qui est directement responsable des maladies cardio-vasculaires et des cancers qui prédominent parmi les causes de décès chez nos concitoyens".

Les mesures prises au niveau législatif - amendes, limitation de la publicité - sont certainement nécessaires, estime-t-elle. Mais il est très important que la Russie ratifie la Convention cadre de l'ONU sur la lutte antitabac entrée en vigueur le 27 février 2005. 178 pays y ont adhéré. La Russie figure parmi les 17 pays, pour l'essentiel africains, qui ne l'ont pas fait. Les Etats qui ont ratifié la convention doivent interdire ou limiter, dans les cinq ans, la publicité stimulant la vente et la sponsorisation du tabac.

"Malheureusement, les intérêts économiques sont placés au-dessus de l'essentiel: la santé de nos enfants et des générations futures", a observé Tatiana Yakovleva.

Inauguration à Saint-Pétersbourg d'une Académie de patinage artistique

Une Académie de patinage artistique sera inaugurée ce mercredi dans l'ancienne capitale impériale russe, a annoncé le comité des sports de la ville.

Seront présents à la cérémonie le directeur de l'Agence fédérale pour la culture physique et le sport, Viatcheslav Fetissov, la gouverneure de Saint-Pétersbourg, Valentina Matvienko, des représentants de l'Union internationale de patinage et les dirigeants de la Fédération russe de patinage artistique. Plusieurs champions olympiques et entraîneurs de renom sont également attendus. "Il y aura certainement le champion des JO d'hiver de Turin, Evgueni Pliouchenko, et son coach, Alexeï Michine, qui avaient assisté en 2002 à la pose de la première pierre de l'Académie de patinage artistique", a-t-on indiqué au comité des sports.

L'Académie est un complexe constitué de deux patinoires standard (30x60 mètres) et d'une patinoire pour enfants (20x25 mètres), de salles de mise en forme et de chorégraphie, de cabinets médicaux, de studios audio, d'un sauna avec piscine et de salles de massage.

"Cette structure permettra de régler plusieurs problèmes dont le principal est la création de nouveaux sites pour l'entraînement des jeunes patineurs et le peaufinage de la maîtrise des sportifs de haut niveau. La municipalité espère que l'Académie de patinage artistique incitera beaucoup d'entraîneurs contraints d'aller exercer à l'étranger à rentrer à Saint-Pétersbourg", a-t-on dit en conclusion au comité.

30.5.06

La Coupe du Kremlin 2006 sera dotée de 2,34 millions de dollars

La Coupe du Kremlin de tennis version 2006 sera dotée de 2,34 millions de dollars. C'est en tout cas ce chiffre qui figure au bas du contrat de partenariat conclu entre la Banque de Moscou et les organisateurs de l'épreuve.

La dotation est en hausse grâce au volet féminin de la Coupe du Kremlin: conformément au nouveau règlement de l'Association des joueuses professionnelles de tennis (WTA Tour), les participantes à la Coupe du Kremlin se partageront au total 1,34 million de dollars (au lieu de 1 million l'année passée).

La Banque de Moscou est le partenaire officiel du tournoi moscovite depuis 2000. "L'action que nous menons a un caractère social, notre partenariat permanent avec la Coupe du Kremlin vise à contribuer à la vulgarisation du tennis en Russie", a fait remarquer le président de cet établissement financier, Igor Gorbatsevitch, à l'issue de la signature du contrat.

Chamil Tarpichev, président du Conseil des directeurs du tournoi et président de la Fédération russe de tennis, a remercié le partenaire général et émis l'espoir que la coopération serait poursuivie.

Selon des informations fournies par la WTA Tour, huit des 15 meilleures joueuses mondiales ont déjà annoncé leur participation à la 17e édition de la Coupe du Kremlin. Il s'agit d'Amélie Mauresmo, de Kim Clijsters, de Nadejda Petrova, de Maria Charapova, d'Elena Dementieva, de Svetlana Kouznetsova, de Venus Williams et d'Anastassia Myskina. La Française Marie Pierce, vainqueur de la Coupe du Kremlin 2005, n'a pas encore confirmé sa présence à Moscou.

29.5.06

Volkswagen et GM en route vers la Russie

Les constructeurs automobiles Volkswagen et General Motors prévoient d'accroître leurs investissements en Russie. L'Allemand veut y investir 370 millions d'euros dans sa nouvelle usine. GM, pour sa part, doit signer un accord avec les autorités russes pour construire une usine.

Cap vers la Russie. Alors qu'Arcelor vient de lancer une opération de fusion avec le groupe russe de sidérurgie Severstal, les constructeurs automobiles s'intéressent eux aussi de plus en plus à ce marché. Ainsi, le constructeur automobile allemand Volkswagen vient d'annoncer la création d'une nouvelle usine de fabrication en Russie. Celle-ci se situera à quelque 160 kilomètres de Moscou. Le groupe annonce ainsi 370 millions d'euros d'investissements sur le territoire russe.

"Le volume global des investissements du projet est prévu à 270 millions d'euros et 100 millions d'euros supplémentaires pour l'emboutissage", selon un communiqué du ministère russe du Développement économique.

"La nouvelle usine signifie des frais de douane plus bas et des prix plus attractifs pour nos voitures", a souligné pour sa part Volkswagen dans un communiqué. Le constructeur souhaite en outre faire passer la capacité de production de 30.000 véhicules à 150.000 unités par an, d'ici à cinq ans. L'usine entrera en service en septembre 2008 et devrait employer quelque 3.500 personnes.

L'usine montera des modèles du type Passat, Polo et Touareg. Mais Volkswagen prévoit aussi de construire un nouveau modèle dédié au marché russe. Ce modèle sera commercialisé à moins de 10.000 euros, souligne Volkswagen. "Nous sommes fermement résolus à saisir les opportunités de croissance du marché russe", a commenté Volkswagen.

L'Allemand n'est par ailleurs pas le seul constructeur automobile à avancer ses pions en Russie. Le numéro un mondial de l'automobile General Motors doit signer aujourd'hui un accord avec les autorités russes pour la construction d'une nouvelle usine. "Le ministère du Développement économique et la compagnie General Motors signeront le 29 mai un accord pour la réalisation d'un projet de production automobile en Russie", a indiqué le ministère dans un communiqué.

D'autres constructeurs étrangers devraient également annoncer des projets de développement en Russie, comme notamment Nissan et Toyota.

28.5.06

Sotheby's ouvrira une représentation à Moscou

La maison de vente aux enchères Sotheby's s'apprête à ouvrir d'ici quelques mois une représentation à Moscou, a annoncé jeudi à Londres la responsable du département d'art russe de Sotheby's, Joanna Vickery.

Cette annonce intervient au moment de l'ouverture au grand public d'une exposition des oeuvres d'art russes qui seront mises aux enchères à Londres le 31 mai prochain.

Les négociations sur l'ouverture de la première représentation de Sotheby's à Moscou ont débuté l'an dernier. "Nous avons en Russie des projets à long terme qui permettront de promouvoir nos activités dans ce pays avec conséquence et sans soubresauts", a indiqué Mme Vickery.

Le marché russe des oeuvres d'art a "définitivement mûri", estime Mme Vickery, qui évalue à 75-80% la part des lots achetés par les Russes fortunés.

La maison Sotheby's organise des ventes aux enchères russes depuis 1895. Rien qu'à Londres, le chiffre d'affaires du marché des oeuvres d'art russe s'est élevé en 2005 à 38 millions de livres sterling, et il a atteint 56 millions de livres à travers le monde. En 2005, l'art russe figure en sixième position du classement des ventes de Sotheby's, après les impressionnistes, l'art moderne, les anciens maîtres, l'orfèvrerie et l'art chinois, contre la 26e position en 2003 et la 12e en 2004.

26.5.06

Poutine promet de simplifier les visas pour les Européens

Il aura fallu cinq ans de négociations pour faciliter la circulation des personnes et limiter l'immigration clandestine.

UNE «DISCUSSION franche et intense». C'est par cet euphémisme diplomatique, qui caractérise les désaccords, que Wolfgang Schüssel, le chancelier autrichien, président en exercice de l'Union européenne (UE), a qualifié le sommet Europe-Russie qui s'est déroulé hier à Sotchi, sur les bords ensoleillés de la mer Noire. Comme attendu (nos éditions d'hier), aucun accord n'a été atteint sur le sujet «crucial» de la sécurité énergétique. Selon un diplomate autrichien, «l'atmosphère n'était pas détendue» dès que l'énergie était abordée.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a affirmé que sur le dossier énergétique, les deux parties, qui se retrouvaient pour la 17e fois au sommet, partagent les grands principes de «transparence», «réciprocité» et «règles du marché». Une fois dépassées les déclarations d'intention, le dossier coince sur les mesures concrètes. «Si nos partenaires veulent une politique absolument libérale (...) avec l'accès au Saint des saints de notre économie (...), a martelé Vladimir Poutine, que recevrons-nous en échange ? Il nous faut une récompense adéquate.» En clair, un accès aux réseaux de distribution européens, comme l'a précisé au Figaro le ministre russe du Développement économique Guerman Gref. Parmi les autres sujets qui fâchent, le chancelier Schüssel a déclaré avoir abordé avec Vladimir Poutine les droits de l'homme et la démocratie.

Le «visa Schengen» à 35 euros

Dans le cadre «subtropical» du sanatorium de Sotchi, agrémenté d'un grand parc planté de cyprès et de palmiers, qui a enchanté le chancelier autrichien, les deux parties ont tout de même signé un accord aux répercussions concrètes pour leurs ressortissants. Du moins ceux qui voyagent. Il s'agit d'accords sur les visas et la «réadmission», fruits de cinq ans de négociations, destinés à faciliter la circulation des personnes et lutter contre l'immigration clandestine. Vladimir Poutine espère que ces dispositions «entreront en vigueur avant la fin de l'année». Les procédures pour les visas de courte durée, actuellement contraignantes même pour les touristes, seront facilitées : les documents nécessaires seront simplifiés et un délai maximal de 10 jours devra être respecté pour donner l'accord. Le coût du «visa Schengen» sera de 35 euros. Il sera gratuit pour les étudiants, les handicapés ou les personnes visitant des proches.

La «réadmission», partie de l'accord à laquelle tenait l'Union européenne, consiste à renvoyer en Russie des émigrés clandestins russes, ou citoyens de pays tiers ayant transité par la Russie. Les personnes en situation illégale appréhendées aux frontières de l'UE et de la Russie pourraient être renvoyées en quelques jours. En revanche, pour les ressortissants de pays tiers, en provenance d'Asie centrale par exemple, une période transitoire de trois ans s'écoulera pour des raisons techniques avant l'entrée en vigueur de ces mesures. Un comité de suivi sera en principe chargé de vérifier que ces dispositions respectent les droits de l'homme.

25.5.06

La Russie, le nouvel El Dorado des délinquants français ?

Condamné par la justice française pour viol sous hypnose sur des patientes, le psychothérapeute Jeannot Hoareau, actuellement emprisonné en Russie, espère échapper à l’extradition.

La Russie, nouvelle terre d'asile pour les repris de justice français ? C’est en bonne voie ! Après Arcadi Gaydamak, le richissime homme d'affaires (un temps sur les rangs pour reprendre le quotidien France-Soir), libre de ses mouvements à Moscou, malgré un mandat d'arrêt international délivré par la France en 2000, c’est au tour de Jeannot Hoareau de tenter sa chance.

Accusé de viol par au moins six patientes, le psychothérapeute avait fui la justice française, à la recherche d’une terre d’asile. C’est la Russie qui avait alors ouvert les bras au président de la Société Française d’Hypnose. Ce dernier avait même pu ouvrir sa propre clinique psychiatrique à Moscou ! Bien que l’homme ait été condamné par contumace, en mai 2005, à quinze ans de prison pour les viols de plusieurs de ses patientes en ayant recours à l’hypnose et au Valium, les autorités russes ont attendu près d’un an avant de le jeter en prison.

Depuis, la France a demandé son extradition afin qu’il purge sa peine dans son pays natal. En réponse, l’hypnotiseur a engagé une procédure afin d’obtenir, en Russie, le statut de…réfugié politique ! L’homme s’estime en effet persécuté par les services secrets français depuis qu’il a refusé de mettre ses « talents d’hypnotiseur » au service de la nation… On attend avec impatience qu’il envoûte Vladimir Poutine afin que l’armée quitte la Tchétchénie !

24.5.06

Pourquoi la Russie n'abolit pas la peine de mort?

Durant les six prochains mois, la Russie assumera, pour la première fois, la présidence du Conseil de l'Europe. Ce mandat peut sembler inopportun, car depuis son adhésion il y a dix ans, la Russie n'a pas rempli tous ses engagements statutaires, et surtout, elle n'a pas aboli la peine de mort.

Si tout s'était passé comme prévu, la Russie aurait dû ratifier le Protocole N6 de la Convention européenne des droits de l'homme et abolir la peine de mort à la fin du siècle dernier. Mais Moscou a préféré un compromis et décrété un moratoire sur la peine de mort qui figure toujours dans le Code pénal comme châtiment ultime. Ce qui veut dire que les tribunaux peuvent prononcer des sentences de mort pour les crimes gravissimes, mais qu'elles ne sont pas appliquées, car le président gracie les criminels en vertu de son droit constitutionnel.

Pour le Conseil de l'Europe, la peine de mort est une question de principe, donc on peut s'attendre prochainement à un accroissement du nombre des critiques adressées au pays assumant la présidence du Conseil de l'Europe. A souligner que les Européens ne souhaitent pas particulièrement attaquer la Russie, car elle n'est pas la seule à être mentionnée lorsqu'on parle de la peine de mort. Ainsi, les délégués de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe exigent que les Etats-Unis et le Japon soient déchus de leur statut d'observateur au Conseil de l'Europe s'ils n'annulent pas avant la fin de 2006 la peine de mort chez eux.

Bref, trois membres du G8 sont critiqués pour leur non-application des principes européens en matière de respect des droits de l'homme. D'ailleurs, du point de vue des principes européens, la situation en Russie est loin d'être la plus grave, car, en Russie, il s'agit de maintenir la peine de mort dans le Code pénal uniquement pour punir les terroristes. Puisque la Russie mène, aux yeux du monde entier, une lutte incessante contre le terrorisme depuis plusieurs années, le reste de l'Europe peut attendre et transiger temporairement sur les principes. En effet, si la peine de mort au Japon ou dans certains Etats américains est, pour beaucoup, le tribut payé à la tradition, une manifestation de l'inertie de l'Etat et de sa fidélité envers les préjugés vivaces dans le peuple, par contre, en Russie, elle est dictée par la nécessité impérative de garantir la sécurité de la société. L'Europe a mis longtemps à le comprendre qui a critiqué âprement la Russie pour sa politique en Tchétchénie. Maintenant que la situation dans cette république du Caucase du Nord est, pour l'essentiel, normalisée et alors que les terroristes internationaux se sont attaqués à Madrid et à Londres, les Européens font preuve d'une plus grande compréhension à l'égard de la Russie.

Le terrorisme international livre depuis longtemps une guerre à l'Etat russe. Des avions et des trains dynamités, Beslan, la Doubrovka, des centaines de passants morts figurent dans les lugubres "états de service" des terroristes. Par conséquent, lorsque les services secrets dépistent des terroristes ou lorsqu'ils essaient de les neutraliser, ils sont souvent contraints de les tuer. En ce moment, le tribunal prononce le verdict à l'encontre de Nourpachi Koulaiev, unique survivant du commando qui a pris des otages dans une école de Beslan, en Ossétie du Nord. Tous les autres terroristes ont été tués. Tous les terroristes qui ont pris des otages en 2002 au centre théâtral de la Doubrovka de Moscou, ainsi que des dizaines de terroristes armés qui ont attaqué à l'automne dernier les organes judiciaires de Naltchik ont également été éliminés.

On peut être sûr que, si ces attaques se répètent (la Russie n'est pas encore prémunie contre les attentats), les unités spéciales n'emploieront pas des grenades somnifères contre les terroristes, pour les condamner ensuite à la réclusion à vie, conformément au Protocole N6 de la Convention européenne des droits de l'homme. En tout cas, ni en Russie, ni en Europe, personne ne pose la question de cette façon. D'ailleurs, le Protocole N6 stipule que la peine de mort est inadmissible "en temps de paix". La Russie se trouve encore en guerre, une guerre insolite.

Il serait bizarre, voire hypocrite d'abolir la peine de mort sur le papier, alors que la Russie est contrainte de tuer des terroristes presque chaque jour.

On peut dire que le terrorisme international nous empêche d'annuler entièrement la peine de mort en Russie. Ces dix-quinze dernières années, la législation pénale a connu une immense libéralisation, mais, lorsqu'il s'agit du terrorisme, il ne faut pas attendre de faveurs. En tout cas, c'est l'avis de la majorité des députés de la Douma (chambre basse du parlement russe), interrogés lors d'un sondage préliminaire. Ce n'est pas par hasard que le Protocole N6 de la Convention européenne des droits de l'homme n'a jamais été soumis au vote au parlement ou examiné au comité législatif de la Douma. Certes, l'échec du vote aurait suscité un scandale à l'échelle européenne. Naturellement, la Russie ne veut pas être considérée comme un ardent partisan de la peine de mort, car ce serait faux. Constantin Kossatchev, président du Comité des affaires internationales de la Douma, fait remarquer à juste raison qu'en cas d'échec d'un vote anticipé sur la peine de mort, il aurait fallu reporter cette question d'une ou de plusieurs générations politiques.

Le sondage réalisé à la Douma a montré que les adversaires de l'abolition de la peine de mort pour les terroristes constituent la majorité, de même que dans la société russe qui est alarmée par la menace terroriste. Les communistes, la fraction Rodina (Patrie) et les représentants du Parti libéral-démocrate se prononcent fermement en faveur de la peine de mort. Ils constituent ensemble moins d'un tiers des effectifs de la chambre basse. Cependant, dans le parti pro-présidentiel Russie unie ayant la majorité constitutionnelle, le nombre des partisans et des adversaires de la peine de mort pour les terroristes est à peu près égal. Les abolitionnistes convaincus, par exemple Constantin Kossatchev, n'espèrent pas constituer la majorité d'ici peu.

Cela ne signifie nullement que la Russie méprise les principes du Conseil de l'Europe. En fin de compte, le moratoire sur la peine de mort est en vigueur et nul n'a l'intention de le lever. Mais la disparition de la peine de mort de la législation russe n'est pas pour demain. En tout cas, il faut d'abord remporter la victoire sur le terrorisme international.

23.5.06

Concert unique des Rolling Stones en Russie

Le 13 juin, les mélomanes de Saint-Pétersbourg et de toute la Russie pourront assister à un événement grandiose: un concert des Rolling Stones.

L'accident survenu au guitariste du collectif légendaire, Keith Richards (qui est tombé du haut d'un palmier pendant ses vacances début mai dans une île privée des Fidji), ne modifiera pas le calendrier des concerts dans le cadre de la tournée mondiale intitulée "A Bigger Bang" (qui dure depuis le mois d'août 2005), rassure le groupe PMI, organisateur du concert.

Cette fois, Saint-Pétersbourg a été choisi pour accueillir l'unique concert prévu en Russie: en août 1998, les Stones s'étaient déjà produits à Moscou. Maintenant, c'est le tour de la "capitale nordique". Le concert aura lieu au stade Kirov, un des plus grands stades de l'ex-URSS, pouvant accueillir cent mille spectateurs.

Bien que le stade géant ne soit pas en excellent état (sa reconstruction commencera juste après le concert), les musiciens ne semblent pas gênés. Ils apporteront avec eux tout le nécessaire, et notamment des génératrices, à bord de 80 camions.

Il est prévu de vendre quelque 60.000 billets à 50 euros minimum le billet (35.000 à Saint-Pétersbourg et le reste à Moscou et dans les pays de l'ex-URSS). Les admirateurs les plus passionnés pourront commander des billets de 390 euros pour avoir accès à la "zone des fans".

Les Rolling Stones se produiront au complet pour jouer leurs tubes anciens et des chansons de leur nouvel album. Guns N'Roses ou Motley Crue se produiront en première partie. Le concert durera trois heures et demie.

Les stars resteront cinq jours dans la "ville sur la Neva". Ils se proposent de se familiariser avec les curiosités de Saint-Pétersbourg, surtout attrayante pendant les "nuits blanches".

La partie européenne de la tournée mondiale commencera le 27 mai 2006 par un concert à Barcelone (Espagne) et s'achèvera le 29 août à Cardiff (Pays de Galles, Grande-Bretagne).

22.5.06

La signification du regain d'intérêt pour Staline en Russie

Les habitants de plusieurs régions de Russie ont entrepris de ressusciter le souvenir de Joseph Staline. Des musées sont créés dans les maisons et des bustes du guide sont installés aux frais des particuliers à Volgograd, Makhatchkala (Daghestan) et en Ossétie du Nord. Pourtant, la société considère Staline comme un tyran et les événements liés à son nom sont très diversement interprétés.

Un musée Staline: qu'est-ce que c'est? Une mode? La recherche de l'objectivité historique? Une commande politique? Selon Alexandre Strizoié, chef de la chaire de philosophie sociale de l'Université de Volgograd, le fait que le souvenir de Staline soit devenu à la mode s'explique, entre autres, par l'état transitoire de la société russe. "Les gens rêvent d'un "homme à poigne" capable de mettre de l'ordre dans le pays. Dans une société largement criminalisée où les valeurs ont été dévoyées, peu importe la façon dont cet objectif sera atteint", explique le philosophe.

L'ouverture officielle d'un musée Joseph Staline a eu lieu samedi dernier à Makhatchkala, capitale du Daghestan. L'initiative de la création de ce musée appartient à Azirkhan Pachaiev, chef de l'association locale "Staline". Sosie de Staline, il est bien connu au Daghestan. Le musée se trouve dans sa maison privée où il présente les photos et les portraits de Staline, ses livres et brochures, les avis émis à son sujet par des personnalités éminentes, par exemple, Winston Churchill qui admirait les talents du guide soviétique. Un musée Staline s'est ouvert jeudi sur la célèbre colline Mamaiev de Volgograd. Il a également été créé aux frais d'un particulier: l'entrepreneur local Vassili Boukhtienko. Certaines pièces exposées ont été offertes au musée par les habitants de Volgograd: les photos représentant les monuments à Staline qui se trouvaient jadis dans la ville, les livres sur le généralissime et les oeuvres écrites par ce dernier.

"Nous avons eu de nombreux grands combats, mais la bataille de Stalingrad est un événement sans précédent par son impact international, politique et idéologique, a déclaré Vassili Boukhtienko aux journalistes. Notre ville est connue dans le monde entier grâce à la personnalité extraordinaire et talentueuse de Staline. En ouvrant ce musée, nous rendons hommage à cet homme", a-t-il ajouté.

Deux monuments au "père des peuples" ont été inaugurés récemment en Ossétie du Nord. Le premier monument a été érigé dans la ville de Digor aux frais de la population. Quelque 200 personnes, ce qui est beaucoup selon les critères locaux, ont assisté à son inauguration. Ce jour-là, les enfants ne sont pas allés à l'école.

Le deuxième buste a été installé par les communistes à Beslan, ville où, d'après les données officielles, la prise d'otages dans une école locale (1-3 septembre 2004) et l'assaut donné au bâtiment par les troupes gouvernementales avaient fait 330 morts, dont 186 enfants. Selon les organisateurs de l'inauguration du monument, les habitants d'Ossétie du Nord veulent montrer que Staline reste pour eux un "génie".

21.5.06

Football: le CSKA Moscou remporte sa deuxième Coupe de Russie consécutive

Grâce notamment à un doublé du Brésilien Jo, le CSKA Moscou a battu le Spartak Moscou 3-0 samedi pour remporter sa deuxième Coupe de Russie consécutive.

Jo a ouvert le score à la 43e minute pour la formation victorieuse de la Coupe de l'UEFA en 2005, d'un puissant coup franc de 20 mètres.

Le Spartak a manqué plusieurs occasions d'égaliser avant que son milieu brésilien, Santos Mozart, soit exclu pour jeu dur à la 87e minute.

Vagner Love a permis au CSKA de mener 2-0 en fin de match, après une série de dribbles entamés depuis le milieu du terrain suivis d'un tir qui a battu le gardien du Spartak Wojciech Kowalewsk.

Jo a ensuite bouclé la marque à la troisième minute du temps additionnel, inscrivant son 17e but en 16 matches depuis son arrivée au CSKA la saison dernière.

20.5.06

Ricky Martin en Russie

Le chanteur d'Amérique latine Ricky Martin, actuellement en tournée mondiale, fera deux escales en Russie. Le meilleur chanteur latino pop présentera son dernier album Life le 18 mai à Saint-Pétersbourg et le 20 mai à Moscou. Publié à l'automne 2005, Life est le dixième album de Ricky Martin.

Le chanteur latin de 35 ans a commencé sa carrière à l'âge de 12 ans en devenant membre du groupe Menudo. En 1992, il sort son premier album éponyme en espagnol et revient en 1993 avec Me Amaras. En 1995, il enregistre son troisième album A Medio Vivir.

En 1996, le hit mondial Un, Dos, Tres, Maria extrait de A Medio Vivir le propulse au sommet des hits en France et atteint la 6e place des chansons populaires en Grande-Bretagne. En 1998, il sort l'album Vuelve et acquiert une renommée internationale. Ricky Martin il chante La Copa de la Vida, hymne officiel de la Coupe du monde de football, en France et produit son premier album en anglais, simplement intitulé Ricky Martin, avec son célèbre tube Livin' la Vida Loca. Ensuite il justifie sa réputation de faiseur de tubes en enregistrant Shake Your Bon-Bon, Private Emotion, She Bangs, etc.

Ces dernières années, Ricky Martin s'implique en outre beaucoup dans les activités de bienfaisance. En tant qu'ambassadeur de la Bonne Volonté d'UNICEF, il aide les orphelins et les enfants victimes de conflits armés et de catastrophes naturelles dans le monde entier. Sa fondation "Ricky Martin Foundation" a financé la construction de 225 maisons d'habitation en Thaïlande dans les régions dévastées par un tsunami en décembre 2004.

Saint-Pétersbourg et Moscou seront les dernières villes européennes à accueillir Ricky Martin.

19.5.06

La Russie cherche une "troisième voie" conduisant Poutine à un troisième mandat présidentiel

A mesure que la présidentielle approche, les politologues se montrent de plus en plus soucieux de savoir comment va s'opérer la transmission du pouvoir en Russie en 2008, selon le quotidien Moskovskie novosti.

Deux éventualités sont envisagées: l'élection d'un successeur qui relayera Poutine en continuant à appliquer sa politique et une modification de la Constitution dans l'intérêt de Poutine lui-même. Ces derniers temps, le troisième scénario d'une nouvelle intronisation de Vladimir Poutine sur l'Olympe russe est de plus en plus souvent évoqué.

En 2008, le pays élit un candidat absolument loyal envers le chef d'Etat actuel. Un an après l'élection, il jette l'éponge, n'ayant plus la force de porter le lourd fardeau du pouvoir. De nouvelles élections sont organisées et Vladimir Poutine revient au Kremlin, soutenu par le même électorat pour encore deux mandats constitutionnels.

Qui sera d'accord pour passer au Kremlin un an seulement? Un des candidats supposés n'est autre que la gouverneure de Saint-Pétersbourg, Valentina Matvienko. Des sources affirment que lors des récentes célébrations du centenaire du parlementarisme russe à Saint-Pétersbourg, le président de l'Assemblée législative de la ville, Vadim Tioulpanov, aurait carrément déclaré dans des entretiens en privé que précisément cette méthode serait employée en 2008 et que ce serait bien Matvienko qui sera choisie comme chef de l'Etat pour un an. Il est vrai qu'interrogé concrètement par Moskovskié novosti, Tioulpanov a nié sur un ton péremptoire avoir déclaré quoique ce soit de semblable et a refusé tout commentaire sur la "troisième voie" et les candidats à la "présidence provisoire".

Premièrement, il n'est pas certain que les électeurs soutiennent un figurant, objectent les sceptiques. Et l'essentiel, si, au contraire, ils appuient un tel candidat, qui garantira alors que l'équipe de Matvienko ne finira pas par persuader la présidente que le peuple éprouve depuis longtemps la nostalgie d'une "nouvelle Catherine la Grande"?

18.5.06

Moscou fête l'Europe

La troisième édition de la Journée de l'Europe à Moscou sera célébrée le 20 mai. Organisée par le gouvernement de Moscou, le Centre moscovite des étudiants en soutien des ambassades des pays de l'Union Européenne, cet évènement est devenu une tradition dans la vie culturelle de la capitale russe, attirant chaque année de plus en plus de public.

Les célébrations débuteront sur le parvis de la cathédrale Saint-Basile où sera érigé un village de toile - une tente par pays - représentant la culture, les traditions et des programmes éducatifs et culturels pour les jeunes.

Dans la soirée, un concert avec la participation des musiciens russes et européens clôturera la fête au Park Gorki.

Du 19 au 30 mai au cinéma Illusion se teindra le festival du film documentaire européen organisé par la Commission Européenne ensemble avec toutes les ambassades de l'UE. Ce festival sera une occasion unique de voir une trentaine de nouveaux films documentaires européens et rencontrer ses réalisateurs.

La France présente au festival le film de la réalisatrice Nino Kirtadze " Un dragon dans les eaux pures du Caucase ", prix du documentaire européen en 2005 (mercredi 24 mai, à 18h30) et le film " La Marche de l'Empereur ", oscar du meilleur documentaire (dimanche 28 mai, à 17h00)

17.5.06

Festival du ballet classique Rudolf Noureev à Kazan

Le XIXe festival international du ballet classique Rudolf Noureev s'ouvre mardi à Kazan.

Pour la première fois, les balletomanes de Kazan auront l'occasion de voir les danseurs du Stuttgart Ballet Maria Eichwald, Friedemann Vogel et Bridget Breiner, a indiqué à RIA Novosti le directeur artistique du Théâtre national tatar d'opéra et de ballet, Vladimir Iakovlev.

Quelque 25 danseurs des plus grands théâtres d'Allemagne, de France, d'Ukraine, de Biélorussie, de Moscou et de Saint-Pétersbourg participeront aux représentations du festival. Le programme prévoit des spectacles tels que "Le Lac des cygnes", "Le Corsaire", "Don Quichotte", "Le Sacre du printemps", "Giselle", "La Bayadère" et "La Belle au bois dormant".

Le festival s'achèvera par deux concerts de gala, les 25 et 26 mai, consacrés au centenaire de la naissance du grand compositeur russe Dimitri Chostakovitch et au 120e anniversaire de la naissance du poète tatar Gabdoulla Toukaï.

Le festival international du ballet classique Rudolf Noureev a été organisé pour la première fois en 1987. En 1992, Rudolf Noureev a participé lui-même au festival de Kazan en tant que chef d'orchestre. Avec l'assentiment du célèbre danseur, son nom a été désormais attribué au festival.

16.5.06

Chelsea et Abramovich ont fêté leur titre dans les rues de Londres

Dimanche, joueurs et staff du club anglais de Chelsea, qui a remporté le championnat pour la deuxième année consécutive, ont présenté le trophée aux supporters londoniens lors de la traditionnelle parade effectuée dans deux autobus découverts. Tous les joueurs n'ont pu participer à la fête, certains ayant déjà rejoint leurs équipes nationales respectives, mais pour ceux qui étaient présents, ce fut un spectacle inoubliable.

A partir de la mi-journée, les supporters se sont rassemblés entre Stamford Bridge et Parsons Green, pour fêter leurs héros par des traditionnelles brassées de céleri. Depuis les autobus, ils étaient nombreux à saluer le public, à commencer par l'homme d'affaires russe Roman Abramovich, propriétaire du club, le portugais José Mourinho, entraîneur de l'équipe, et les joueurs, au premier rang desquels le capitaine, John Terry. Un écran géant avait été installé dans le parc Ealbrook Common, pour retransmettre l'évènement. Arrivant sur place, les joueurs de l'équipe brandirent la coupe de la Première League, décorée de rubans bleus et blancs. "La parade, est pour nous une occasion énorme de remercier nos supporters pour leur soutien inconditionnel durant toute la saison", a fait remarquer José Mourinho.

Joueurs et supporters ont accompagné la parade en chantant le célèbre "Have you ever seen Chelsea win the league?". Auparavant, elle était chantée par les adversaires du club qui se moquaient des échecs de Chelsea qui n'avait pas remporté le plus prestigieux trophée du football anglais depuis 1955. Ce chant est à présent un signe de fierté pour tous les supporters des Blues.

En 2003, le club avait été acheté par le plus riche homme d'affaires russe, Roman Abramovich (Selon le journal Forbes, sa fortune s'élèverait à quelque 18 milliards d'euros). Après des investissements significatifs et des arrivées de joueurs, le club avait remporté en 2005 le championnat anglais après 50 ans de disette, avant de répéter cette année son exploit.

14.5.06

Vladimir Poutine annonce avoir personnellement fixé le montant des nouvelles allocations de naissance et de soins aux enfants

Vladimir Poutine a personnellement fixé le montant des nouvelles allocations de naissance et de soins aux enfants.

Au cours d'une rencontre avec les dirigeants de la Compagnie audiovisuelle publique russe (VGTRK), le président russe a évoqué le travail qui avait été fait pendant la préparation du message adressé à l'Assemblée fédérale. Il a indiqué qu'à plusieurs reprises il avait fallu convoquer les ministres concernés (économie et affaires sociales) et qu'après ces rencontres les avis divergeaient toujours quant à l'importance de l'augmentation des allocations et prestations.

"J'ai dû reconvoquer tout le monde, y compris les représentants de l'administration présidentielle", a dit Vladimir Poutine en ajoutant: "Finalement, la décision concernant les chiffres et les délais, c'est moi qui l'ai prise".

Dans son message à l'Assemblée fédérale, le chef de l'Etat avait indiqué que la démographie était le problème le plus grave auquel la Russie était confrontée et proposé plusieurs mesures en vue d'améliorer la situation. Pour relever le taux de natalité il est notamment prévu de faire passer l'allocation de naissance de 700 à 1.500 roubles pour le premier enfant et à 3.000 roubles (environ 90 euros) pour le deuxième.

13.5.06

Avtovaz s'apprête à lancer la jeep militaire "Kalashnikov"

Le nom de Mikhaïl Kalachnikov, inventeur du célèbre fusil d'assaut AK-47, le plus répandu dans le monde, peut être donné à un modèle de Lada, annonce le quotidien Vedomosti.

L'usine Avtovaz développe une jeep pour le ministère de la Défense et les structures dites de force, a indiqué le directeur général de Rosoboronexport, agence russe chargée des exportations d'armement, en offrant une Niva à l'ingénieur, âgé de 86 ans, à la veille de la fête nationale de la Victoire (dans la Grande Guerre patriotique de 1941-1945), célébrée le 9 mai en Russie.

La mise au point de ce nouveau tout-terrain nécessitera 150 à 200 millions de dollars.

Des articles de consommation courante sont déjà vendus sous le label "Kalashnikov": parapluies, couteaux, montres suisses. Saint-Pétersbourg a commencé la production de vodka "Kalashnikov" pour la Grande-Bretagne.

12.5.06

Début des exercices russo-français de transmissions et de navigation tactique

Des exercices navals russo-français de transmissions et de navigation tactique ont démarré dans le golfe Pierre-le-Grand, dans les environs de Vladivostok, a annoncé vendredi le capitaine de vaisseau Alexandre Kossolapov, chef du service de presse de la Flotte du Pacifique.

La partie française est représentée par la frégate de veille Prairial et la partie russe par le grand bâtiment anti-sous-marins Admiral Panteleev.

C'est la quatrième visite de la frégate française Prairial à la principale base de la Flotte du Pacifique. Elle se déroule dans le cadre du développement de la coopération navale avec l'armée de mer française.

A Vladivostok, l'équipage de la frégate française a pris part aux célébrations du 61e anniversaire de la Victoire dans la Seconde guerre mondiale. C'était la première participation de marins français à un défilé militaire étranger dans toute l'histoire de la Marine de guerre française.

11.5.06

Une Russie sûre d'elle-même

Les vives critiques de Dick Cheney à l'égard de la Russie ont bien servi Vladimir Poutine. Elles lui ont permis d'apparaître, hier, lors de son discours annuel à la nation, en parfait contrôle de la situation internationale, déterminé à poursuivre son action pour le redressement de son pays.

Sûr de lui, Vladimir Poutine peut l'être sans se forcer. Sa cote de popularité frôle les 70% alors que celle de George W. Bush, à 31%, n'a jamais été aussi basse. Sept ans de forte croissance, renforcée par des cours du pétrole toujours plus élevés, donnent enfin à la Russie les moyens de ses ambitions et au maître du Kremlin un certain confort face à ses détracteurs.

L'attaque du vice-président américain dénonçant le recul des libertés en Russie et son «chantage» à l'énergie n'a eu aucun effet sur le maître du Kremlin. A quatre mois du sommet du G 8, qu'il présidera à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine sait qu'une partie de la classe politique américaine fait pression sur George W. Bush pour qu'il durcisse le ton à l'égard de Moscou, certains allant jusqu'à prôner l'expulsion de la Russie du G 8.

Aux accents de guerre froide du discours de Dick Cheney, le président russe a préféré l'ironie. Reprenant une terminologiesoviétique, il a dépeint les Etats-Unis sous les traits d'un «camarade loup» qui «mange et n'écoute personne» et oublie son «pathos sur les droits de l'homme» dès qu'il s'agit de défendre ses propres intérêts.

Le propos de Vladimir Poutine était ailleurs. Il s'agissait de défendre sa vision d'une Russie renforcée, sur les plans économique et militaire, capable de s'imposer sur la scène internationale et donc ayant toute sa place parmi les nations les plus industrialisées.

Après la crise du gaz en Ukraine, après les élections truquées en Biélorussie, l'heure n'est plus à la surenchère. Vladimir Poutine a intérêt à calmer le jeu et à se montrer plus accommodant s'il veut réussir le rendez-vous de Saint-Pétersbourg.

Quelle attitude adopter à l'égard de cette Russie de plus en plus forte, mais de plus en plus éloignée de notre modèle démocratique ? Entre les Etats-Unis et l'Europe, le débat est ouvert.

Si tous partagent le même diagnostic quant à la crispation de la diplomatie russe et quant au recul des libertés, tous ne suivront pas Dick Cheney dans sa confrontation ouverte avec Moscou. A en juger par la réplique au «camarade loup», sermonner le Kremlin ne l'amènera pas à s'ouvrir aux idées et aux valeurs de l'Occident.

Dans sa défense d'un pays redevenu puissant, Vladimir Poutine s'est senti assez fort pour évoquer ce qui fait la grande fragilité de la société russe : la crise démographique qui saigne les forces vives du pays et ampute sa population de 700 000 âmes chaque année. Il reste à le convaincre qu'une Russie sûre d'elle-même ne pourrait qu'être renforcée par plus de liberté et de démocratie.




Les vives critiques de Dick Cheney à l'égard de la Russie ont bien servi Vladimir Poutine. Elles lui ont permis d'apparaître, hier, lors de son discours annuel à la nation, en parfait contrôle de la situation internationale, déterminé à poursuivre son action pour le redressement de son pays.

Sûr de lui, Vladimir Poutine peut l'être sans se forcer. Sa cote de popularité frôle les 70% alors que celle de George W. Bush, à 31%, n'a jamais été aussi basse. Sept ans de forte croissance, renforcée par des cours du pétrole toujours plus élevés, donnent enfin à la Russie les moyens de ses ambitions et au maître du Kremlin un certain confort face à ses détracteurs.

L'attaque du vice-président américain dénonçant le recul des libertés en Russie et son «chantage» à l'énergie n'a eu aucun effet sur le maître du Kremlin. A quatre mois du sommet du G 8, qu'il présidera à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine sait qu'une partie de la classe politique américaine fait pression sur George W. Bush pour qu'il durcisse le ton à l'égard de Moscou, certains allant jusqu'à prôner l'expulsion de la Russie du G 8.

Aux accents de guerre froide du discours de Dick Cheney, le président russe a préféré l'ironie. Reprenant une terminologie soviétique, il a dépeint les Etats-Unis sous les traits d'un «camarade loup» qui «mange et n'écoute personne» et oublie son «pathos sur les droits de l'homme» dès qu'il s'agit de défendre ses propres intérêts.

Le propos de Vladimir Poutine était ailleurs. Il s'agissait de défendre sa vision d'une Russie renforcée, sur les plans économique et militaire, capable de s'imposer sur la scène internationale et donc ayant toute sa place parmi les nations les plus industrialisées.

Après la crise du gaz en Ukraine, après les élections truquées en Biélorussie, l'heure n'est plus à la surenchère. Vladimir Poutine a intérêt à calmer le jeu et à se montrer plus accommodant s'il veut réussir le rendez-vous de Saint-Pétersbourg.

Quelle attitude adopter à l'égard de cette Russie de plus en plus forte, mais de plus en plus éloignée de notre modèle démocratique ? Entre les Etats-Unis et l'Europe, le débat est ouvert.

Si tous partagent le même diagnostic quant à la crispation de la diplomatie russe et quant au recul des libertés, tous ne suivront pas Dick Cheney dans sa confrontation ouverte avec Moscou. A en juger par la réplique au «camarade loup», sermonner le Kremlin ne l'amènera pas à s'ouvrir aux idées et aux valeurs de l'Occident.

Dans sa défense d'un pays redevenu puissant, Vladimir Poutine s'est senti assez fort pour évoquer ce qui fait la grande fragilité de la société russe : la crise démographique qui saigne les forces vives du pays et ampute sa population de 700 000 âmes chaque année. Il reste à le convaincre qu'une Russie sûre d'elle-même ne pourrait qu'être renforcée par plus de liberté et de démocratie.

10.5.06

Poutine doit exposer les ambitions internationales de la Russie

Le président russe Vladimir Poutine va mettre à profit son discours annuel sur l'état de la Nation mercredi pour exposer les ambitions internationales de la Russie, alors que Washington et l'Europe s'inquiètent de sa puissance énergétique croissante.
Ce discours devant les parlementaires, d'ordinaire axé sur la politique intérieure, aura cette fois une forte tonalité internationale, croit savoir le quotidien des affaires Vedomosti, citant des sources au Kremlin.

M. Poutine devrait réaffirmer que la Russie reste orientée vers l'Ouest, malgré de multiples tensions économiques et diplomatiques - notamment sur le dossier nucléaire iranien - mais qu'elle entend être traitée comme un partenaire à part entière.

Selon Vedomosti, citant un collaborateur du Kremlin, le président russe a déjà souligné à maintes reprises que la Russie est un "pays européen", orienté vers l'Ouest même si une immense partie de son territoire se trouve en Asie.

"Mais on n'est pas toujours prêt (à l'Ouest) à nous accueillir comme un partenaire égal. Cette situation ne peut nous convenir", souligne ce même collaborateur sous couvert de l'anonymat.

La question de la place de la Russie dans le monde est d'autant plus actuelle que Moscou préside cette année le G8 et redevient un acteur géostratégique clé grâce à ses immenses réserves en hydrocarbures.

Cette nouvelle puissance, quinze ans après la chute de l'URSS, est apparue au grand jour avec la guerre du gaz russo-ukrainienne au début 2006, qui a brusquement fait prendre conscience aux Européens de leur dépendance énergétique croissante à l'égard de Moscou.

La Russie avait alors brièvement suspendu ses livraisons de gaz à l'Ukraine en raison d'un différend sur les prix, donnant ainsi l'impression de vouloir régler ses comptes avec un pays qui s'est affranchi de sa tutelle après la Révolution orange de 2004.

Revenant sur cette polémique, le président américain George W. Bush s'est dit "inquiet" lundi, dans une interview au quotidien allemand Bild, "quand des groupes (énergétiques) sont utilisés visiblement à des fins politiques".

L'Europe a aussi vivement réagi lorsque le géant gazier russe Gazprom, relayé par le président Poutine, a laissé entendre en avril qu'il se tournerait vers les marchés d'Asie-Pacifique si ses projets d'expansion commerciale étaient contrariés sur le continent européen.

La Russie est de son côté irritée par les critiques récurrentes de Washington sur son recul démocratique. La presse russe parle même de nouvelle "Guerre froide" depuis que le vice-président américain Dick Cheney a reproché le 4 mai à la Russie de s'écarter du chemin démocratique et d'utiliser l'arme énergétique contre ses voisins.

"Il est temps que l'Occident reconnaisse (...) que la Russie a mûri et fait des progrès", a souligné lundi le ministre russe de l'Energie Viktor Khristenko dans le quotidien britannique Financial Times.

Le discours présidentiel, qui doit commencer à 08H00 GMT et durer environ une heure, permet aussi de tracer les grandes priorités du pays. M. Poutine devrait donc faire le point sur les quatre "projets nationaux" (logement, éducation, santé, agriculture).

Lors de sa précédente adresse à la Nation le 25 avril 2005, le chef du Kremlin avait fait du "développement de la Russie en tant qu'Etat libre et démocratique" une mission "politique et idéologique" prioritaire.

9.5.06

Première mondiale du nouveau film de Sokourov sur Rostropovitch et Vichnevskaïa à Locarno

La première mondiale du nouveau film d'Alexandre Sokourov "Elégie de la vie. Rostropovitch. Vichnevskaïa" aura lieu lors du 59e Festival international du film de Locarno (Suisse).

"Locarno a été mon premier festival étranger, et c'est donc sans doute le plus important pour moi. J'y ai présenté "La Voix solitaire de l'homme", a confié le réalisateur à RIA Novosti.

Locarno est le plus grand espace festivalier en Europe, il a déjà porté bonheur au cinéma russe, a indiqué le producteur du film, Dimitri Komkov, en espérant que son film serait couronné de succès.

Le célèbre violoncelliste, dernier "classique" de la musique, et la légende de l'opéra mondial ont pour la première fois accepté que l'histoire de leur vie et de leur oeuvre soit portée à l'écran.

Le film contient des interviews exclusives, des répétitions de l'opéra "Guerre et Paix" au Bolchoï, une première à l'Opéra de Vienne, des réceptions données dans les résidences de Saint-Pétersbourg, la célébration du cinquantenaire du mariage du couple à l'hôtel "Metropol" de Moscou en présence de monarques et de présidents rendant hommage aux maîtres et, bien entendu, beaucoup de musique.

Les prises de vues ont commencé en avril 2005 à Moscou. Mstislav Rostropovitch a donné une master classe dans la Petite Salle du Conservatoire. Cet événement a marqué le début du travail sur le documentaire consacré à Mstislav Rostropovitch et Galina Vichnevskaia.

Les prises de vues ont eu lieu dans la maison de Mstislav Rostropovitch et Galina Vichnevskaia à Saint-Pétersbourg, à Moscou et à Vienne. De nombreuses photos des archives de la famille seront également présentées dans le film.

7.5.06

Onze pays produisent des Kalachnikov sans licence

Onze pays produisent des fusils d'assaut Kalachnikov sans licence, a annoncé vendredi à Moscou l'assistant du directeur général de l'agence russe d'exportation d'armes "Rosoboronexport" Nikolaï Chvets.

"Tous les accords de production sous licence des fusils d'assaut Kalachnikov signés avec dix-huit pays à l'époque de l'URSS ont déjà expiré. Onze pays ont lancé la production de cette arme sans en avoir le droit", a indiqué M.Chvets.

La Russie mène des négociations avec plusieurs pays de l'Europe de l'Est sur l'utilisation des centaines de licences de production d'armes datant de l'époque de l'URSS. Elle a déjà signé des accords spéciaux avec la Hongrie, Israël, la Turquie, le Kazakhstan, l'Inde, la France. La Russie poursuit des négociations avec la Chine, l'Italie, la République tchèque et d'autres pays.

6.5.06

Sept médailles pour les haltérophiles féminines russes au championnat d'Europe

Le championnat d'Europe féminin d'haltérophilie s'est achevé vendredi dans la ville polonaise de Wladyslawowo.

Les haltérophiles russes y ont fourni une très belle prestation puisqu'elles ont remporté quatre médailles d'or et trois d'argent.

Dans la catégorie des 48 kg Svetlana Oulianova a terminé deuxième derrière l'Espagnole Estefania Juan.

Marina Chaïnova (58 kg) a réalisé le meilleur total et remporté le titre européen.

Svetlana Chimkova a remporté l'or dans la catégorie des 63 kg en établissant plusieurs records: le record du monde à l'épaulé-jeté et le record d'Europe du total.

Dans la catégorie des 69 kg Tatiania Matveeva a dominé toutes ses adversaires tandis que dans celle des 75 kg le titre était brigué par deux Russes. Finalement c'est Natalia Zabolotnaïa qui l'a remporté, laissant la médaille d'argent à sa camarade d'équipe Valentina Popova.

Enfin, dans la catégorie des plus de 75 kg, Natalia Gagarina a terminé deuxième, l'or allant à l'Ukrainienne Olga Korobka.

5.5.06

30.000 hectares de forêts ravagés par des incendies en Russie

Près de 30.000 hectares de forêts ont été ravagés par des incendies qui se sont multipliés ces derniers jours à travers la Russie. Les régions les plus touchées sont l'Extrême-Orient, la Sibérie, la région de la Volga et l'Oural.

Le ministère des Situations d'urgence a assuré que l'étendue des feux ne menaçait pas pour l'instant les zones habitées ni les oléoducs et gazoducs qui traversent ces régions. La télévision a cependant montré des images de maisons détruites par les flammes.

Le chef des services météorologiques russes, Roman Vilfand, a évoqué la piste d'incendies d'origine humaine.

Les Etats-Unis accusent la Russie de restreindre les droits de l'homme

"L'ennemi aux portes", selon le quotidien Kommersant, "Dick conférencier, les Etats-Unis essaient de créer une CEI alternative" d'après Vremia Novostei : les journaux russes répondaient ainsi, vendredi 5 mai, aux attaques particulièrement virulentes lancées la veille par le vice-président américain, Dick Cheney, à la tribune d'un sommet consacré, à Vilnius (Lituanie), aux relations de l'Union européenne et de l'OTAN avec les pays de l'ancien bloc soviétique.

Devant un parterre acquis à sa cause, Dick Cheney a stigmatisé le régime de Vladimir Poutine sur la question des droits de l'homme et de la démocratie. "De manière abusive et déplacée, le gouvernement russe restreint les droits. (...) Personne ne peut justifier les actions qui ébranlent l'intégrité territoriale d'un voisin ou entravent des changements démocratiques", a-t-il déclaré. Cette rencontre rassemblait plusieurs hauts responsables des pays baltes et du Caucase du sud, ainsi que le Haut-représentant pour la politique extérieure de l'Union européenne, Javier Solana. Le thème de la conférence portait sur la façon de renforcer et de réformer la démocratie sur l'ensemble du continent.

La presse moscovite s'est interrogée sur la faiblesse de la représentation russe. "Pourquoi tandis que la Moldavie, la Géorgie, l'Ukraine, la Roumanie ont envoyé leurs plus hauts représentants, nous la Russie, n'avions sur place qu'un conseiller de l'ambassade ?" s'est demandé un journaliste de Echo Moscou.

Les autorités russes ont vivement réagi aux propos américains. Le porte-parole du Kremlin, Dimitri Peskov, a rappelé qu'il "n'existe pas dans le monde une démocratie standard pour tous et les événements qui se déroulent dans les régions les plus diverses le prouvent bien". L'idée selon laquelle la Russie suit son propre chemin démocratique est régulièrement exposée face aux accusations. D'autres politiques, comme les communistes ou le parti nationaliste ont également énoncé dans la soirée leurs récriminations contre les propos de Dick Cheney.

S'exprimant depuis les pays Baltes, profondément marqués par leur intégration forcée dans le glacis soviétique jusqu'à la chute de l'URSS, le vice-président américain a piqué au vif la Russie sur son histoire. "Pendant des années, la Lituanie, le Lettonie et l'Estonie ont été illégalement occupée" par l'Union soviétique a déclare Dick Cheney à quelques jours du 9 mai, fête de la victoire, que la Russie prépare activement.

Le vice-président est revenu sur le thème de l'énergie, sujet rendu d'autant plus sensible cette année qu'il est au coeur du sommet du G8, présidé par la Russie, tandis que les cours mondiaux du pétrole et du gaz s'envolent. "Il n'y a pas de cause légitime qui puisse justifier l'utilisation du gaz et du pétrole comme instruments de manipulation et de chantage", a insisté le vice-président américain en se référant indirectement à la coupure de livraisons de gaz russe à l'Ukraine au début de l'année.

Le Kremlin qui répète ne chercher qu'à développer des relations commerciales et non d'intimidation avec ses clients a opposé que l'objectif "n'est pas le développement de la démocratie et de l'économie des pays voisins mais la hausse du niveau de vie du peuple de la Russie". Dans ce contexte, les pays comme la Géorgie et l'Ukraine ont évoqué leur retrait de la Communauté des Etats indépendants (CEI), qui les lie a Moscou, économiquement et de fait, politiquement.

Les Etats-Unis déclarent certes qu'ils continuent à voir la Russie comme un partenaire important. Même si le dossier du nucléaire iranien ou bien l'entrée de la Russie dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sont autant de points de friction.

4.5.06

La Russie lancera en 2007 la production de médicaments contre le Sida

La Russie commencera à produire des médicaments entrant dans le traitement du Sida en 2007, a affirmé jeudi le directeur du Service fédéral de surveillance de la santé publique et du développement social (Roszdravnadzor), Ramil Khabriev.

"Je pense que dès 2007 les principaux médicaments contre le Sida pourront être produits en Russie", a-t-il précisé sur les pages du quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Des négociations sont en cours sur la possibilité de lancer la production de médicaments antiviraux sur le territoire russe, a-t-il ajouté.

"De nombreux producteurs ont entrepris d'inspecter nos entreprises pharmaceutiques pour mettre en place chez nous une production sous licence", a expliqué Ramil Khabriev qui a souligné que cela permettrait de réduire le prix de ces médicaments et de les rendre ainsi plus abordables.

3.5.06

Les Russes grands favoris du championnat d'Europe de pyramide russe

Le Ve championnat d'Europe de pyramide russe se déroulera du 11 au 14 mai 2006 dans la ville lituanienne de Kaunas. Pour les spécialistes, les Russes font figure de grands favoris. Pendant quatre jours le tournoi de billard se disputera au nouveau centre sportif Arvydas Sabonis, cette figure légendaire du basket-ball lituanien.

Les organisateurs du championnat sont la compagnie ZEVS (Russie), UAB Bilijardai (Lituanie) et le Comité européen de pyramide russe). 32 hommes et 16 femmes présentés officiellement par des fédérations sportives de plus de 20 pays d'Europe sont admis aux compétitions. La Russie est actuellement l'un des rares pays au monde où le billard se développe rapidement. Les nouvelles règles du billard russe sont entrées en vigueur en 2006. Elles ont été élaborées en vue de rendre ce sport plus spectaculaire et plus dynamique. Le billard s'installe dans littéralement toutes les sphères de l'existence, y compris à la télévision. Un exemple: en 2006, la chaîne Sport consacrera six semaines au billard, six semaines au cours desquelles les téléspectateurs assisteront aux plus grandes compétitions disputées par les meilleurs joueurs.

Le Ve championnat d'Europe de pyramide russe 2006 est un tournoi phare réunissant des sportifs de très haut niveau. En Russie le billard russe est bien sûr le billard de prédilection, c'est en quelque sorte un sport national.

La sélection russe alignera à Kaunas trois hommes et quatre femmes: Youri Pachtchinski, champion du monde 2005 et vainqueur de la Coupe du monde 2006 par équipes, Edouard Galiyants, médaillé de bronze des championnats du monde et d'Europe 2005, Pavel Mekhovov, Anna Majirina, Anastassia Louppova, Natalia Trofimenko et Ksenia Kislova, qui toutes figurent parmi l'élite mondiale.

2.5.06

Les automobiles les plus en vogue en Russie

Selon le quotidien Izvestia, un actif russe sur deux possède un véhicule. Près d'un automobiliste sur deux en Russie est propriétaire d'une Lada. Pour plus de 30% d'entre eux se sont des modèles classiques 2101 et 2107. Ces dernières années les ventes de voitures étrangères sont en forte hausse, un véhicule sur quatre circulant dans le pays est de fabrication étrangère. C'est vrai que pour les experts la situation n'est pas la même dans toutes les régions: à Moscou, par exemple, on dénombre autant de voitures russes que de véhicules étrangers. En Extrême-Orient russe les marques étrangères constituent environ 95% du parc automobile.

Hyundaireste l'une des marques les plus en vogue dans le pays. Ses deux modèles les plus prisés sont assemblés dans le midi de la Russie. Viennent ensuite les véhicules assemblés en Corée du Sud, leur pays d'origine.

D'après le portail AvtoRussia, Chevrolet s'est assuré de solides arrières en sortant sous sa marque des automobiles Niva ainsi que des véhicules ukrainiens Lanos. Il est fort possible que ces derniers supplantent Niva pour le chiffre des ventes.

Ford, Daewoo, Toyota et Mitsubishi campent sur leurs positions en Russie. Kia et Renault intensifient leur production en Russie et se rapprochent des leaders.

Les marques étrangères Nissan et Mazda bouclent la liste des dix marques étrangères les plus prisées en Russie.

Pour le nombre des ventes enregistrées en Russie au cours du premier trimestre de 2006, on trouve nettement en tête Daewoo Nexia avec 10.890 véhicules, ce qui constitue une progression de 44,3% par rapport au dernier trimestre de l'année précédente. En seconde position il y a Ford Focus (entre 9 et 10.000 voitures vendues). Mitsubishi Lancer, dont les ventes sont en recul de 25% comparativement au trimestre précédent, est troisième. Viennent ensuite Hyundai Accent (8.535 exemplaires vendus) et Renault Logan.