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30.9.06

Miss Monde 2006: la Moscovite Alexandra Mazur représentera la Russie

La Moscovite Alexandra Mazur, 19 ans, représentera la Russie à l'élection de Miss Monde 2006 qui se déroulera le 30 septembre à Wroclaw, en Pologne.

En juillet dernier, Alexandra Mazur (89-65-92, 176 cm), jeune fille aux longs cheveux châtains, a été élue "Beauté de la Russie" parmi les 45 gagnantes des concours de beauté régionaux âgées de 14 à 25 ans.

Cette étudiante en troisième année de droit aime cultiver les fleurs, collectionne les jouets et rêve de fonder une belle famille. Sa mère, qui a élevé dix enfants, est pour elle la femme idéale.

Elle s'est retrouvée par hasard au concours "Beauté de la Russie" après avoir entendu une annonce à la radio. Timide, elle a failli échouer au premier casting. Le titre n'a pas changé sa vision d'elle-même. "Tout le monde était sûr que je deviendrais plus arrogante, que je commencerais à fréquenter des restaurants et des boîtes à la mode. Mais j'aime toujours être avec des gens qui sont comme moi. J'ai grandi dans une famille simple. Je suis le cinquième enfant et je peux dire que naître dans une famille nombreuse est un grand bonheur. Je ne veux offenser personne, mais je crois que des personnes d'une grande âme sortent des familles nombreuses", a expliqué Alexandra Mazur.

A la question de savoir si elle souhaitait toujours devenir juriste où si elle préférait une carrière de mannequin, la jeune fille a répondu qu'elle avait compris depuis longtemps que le métier de mannequin n'était pas fait pour elle. "L'essentiel pour moi est d'obtenir un diplôme, de trouver un emploi et d'aider ma mère", a-t-elle ajouté.

Questionnée sur son régime, Alexandra Mazur a avoué qu'elle n'était pas capable de faire un régime. "J'ai compris que la meilleure solution était de rentrer chez moi le plus rarement possible, sinon je ne pourrais pas résister aux gâteaux de ma mère!", a répondu la jeune fille.

Alexandra Mazur a fait du kayak quand elle était plus jeune, mais à présent sa seule activité sportive est de "promener son chien le matin".

Une autre jeune fille d'origine russe participera à l'élection de Miss Monde 2006. Née dans la région de la Volga, Elizaveta Migacheva a émigré en Italie avec sa mère quand elle était très jeune. A l'heure actuelle, elle fait ses études dans un lycée de Rome.

En 2005, le titre "Beauté de la Russie" avait été attribué à Ioulia Ivanova de Novossibirsk. Elle avait été retenue parmi les 15 finalistes et élue Miss Monde Bikini.

29.9.06

Mausolée: le corps de Lénine tiendra jusqu'à la fin du siècle

Le mausolée de Lénine sur la Place rouge sera fermé du 10 novembre au 26 décembre prochains en vertu d'une ordonnance du Bureau de la place du Kremlin.

Le mausolée, où repose la dépouille de Vladimir Lénine, fondateur du Parti communiste et de l'Etat soviétique, est régulièrement fermé pour cause de travaux "d'entretien", le plus souvent pour un mois ou un mois et demi, parfois pour quelques jours seulement. Cela est lié à la nécessité de réaliser des travaux biochimiques visant à préserver la dépouille embaumée de Lénine. Cette pratique se perpétue depuis l'ouverture du mausolée en 1924 et de sa version actuelle en 1930.

Les travaux d'embaumement ont été menés pour la dernière fois au printemps 2005.

Iouri Denissov-Nikolski, vice-directeur du Centre des technologies biomédicales de l'Institut national russe des plantes aromatiques et médicinales (VILAR), a annoncé à RIA Novosti que ces travaux n'avaient pas alors apporté de "surprises".

Les travaux au mausolée sont toujours confiés aux experts de cet institut. Le chercheur a indiqué qu'il avait été décidé cette fois de ne pas remplacer le costume de Lénine (il a été remplacé pour la dernière fois en 2003).

Le chercheur estime que les soins nécessaires et les travaux d'embaumement réguliers permettront de préserver le corps de Lénine au mausolée pour encore cent ans.

Jusqu'ici, les travaux d'embaumement étaient financés par l'Etat. Cette année, les ressources nécessaires sont accordées par une fondation de recherche.

28.9.06

Exposition "Peintres russes en Bretagne" à Paris

L'exposition "Peintres russes en Bretagne" qui s'ouvre jeudi à la Maison de la Bretagne à Paris s'annonce comme un événement significatif dans la vie culturelle de la capitale.

Comme l'expliquent les organisateurs, l'exposition réunit quelque 80 oeuvres de sept peintres russes contemporains - Nadezhda Krestinina, Igor Kamyanov, Svetlana et Konstantin Soutyagin, Olga Orlova, Janna Yakovleva et Alexandre Shevchenko.

La nature unique de la Bretagne, les us et coutumes des habitants de cette région y ont attiré depuis longtemps des peintres. Dans de nombreuses localités bretonnes, des colonies entières de peintres sont apparues et à la fin du XIXe siècle plusieurs artistes russes y sont venus pour travailler (Alexeï Bogoliubov, Zinaïda et Sergueï Serebriakov, Constantin Kuznetsov, Maria Vassilieva et autres).

Après plus d'un siècle, l'Association des petites villes de Bretagne et le comité local pour le tourisme ont fait renaître la tradition des liens créateurs entre la Russie et la France et ont invité, en été 2005, sept peintres russes à venir peindre des études. Chacun des invités a plongé dans une atmosphère inhabituelle afin de trouver "sa Bretagne".

L'exposition inaugurée à Paris est le bilan du voyage des peintres russes.

27.9.06

Espace: avenir sombre pour la coopération russo-américaine

Les Etats-Unis ont enfin choisi la variante définitive de leur vaisseau spatial : le CEV (Crew Exploration Vehicle) remplacera les navettes (le dernier vol d'une navette est prévu pour 2010). La création du CEV assombrit la perspective du partenariat russo-américain en dehors de l'atmosphère terrestre.

Michael Griffin, administrateur de la NASA, a laissé entendre clairement que toute coopération internationale dans le cadre du programme lunaire de l'Amérique ne concernera que la surface de la Lune. Cette coopération ne prévoit que la participation à la construction de l'infrastructure d'une base lunaire américaine. Tous les éléments principaux du vol vers la Lune seront créés aux Etats-Unis.

Ce qui signifie la disparition de la base technologique de la coopération spatiale d'envergure entre la Russie et les Etats-Unis qui reposait sur deux composantes : le complexe orbital circumterrestre et le vaisseau de transport Soyouz. Les Etats-Unis ont l'intention de quitter l'ISS vers 2015-2017 et, après l'apparition du CEV, les Soyouz ne seront plus nécessaires.

Dans ce contexte, la récente déclaration d'Anatoli Perminov, directeur de Roskosmos (Agence fédérale spatiale russe), ne manque pas d'étonner : "Si nous prenons à l'avenir la décision d'explorer d'autres planètes ... nous ne le ferons que dans le cadre d'une coopération d'égal à égal et d'un partenariat international global".

De deux choses l'une. Soit le directeur de Roskosmos prévoit que le secteur national des fusées cosmiques se réduira jusqu'au niveau où sa participation à la création d'éléments secondaires de la base lunaire des Etats-Unis sera considérée comme une coopération "sur un pied d'égalité" avec l'Amérique. Soit le directeur de l'agence met d'avance une croix sur l'avenir de la cosmonautique russe, estimant que son développement est subordonné à des conditions notoirement irréalisables.

L'avenir du secteur spatial russe dépend de la mise oeuvre de grands projets nationaux d'innovation prévoyant des vols habités en vue d'explorer l'espace au-delà de l'orbite lunaire. Quant à la coopération internationale dans le cadre de ces projets, elle ne doit être envisagée que dans la mesure où elle est la condition sine qua non de leur réalisation.

26.9.06

La cérémonie de transfert de la dépouille de l'impératrice Marie Feodorovna unira la nation tout entière

La gouverneure de Saint-Pétersbourg Valentina Matvienko estime que la cérémonie de transfert de la dépouille de l'impératrice Marie Feodorovna unira la nation tout entière.

"C'est une attitude chrétienne, un acte très important de restauration de notre mémoire historique qui doit réunir la nation et rappeler notre grande histoire. C'est aussi un signe témoignant que nous vivons dans la Russie nouvelle", a-t-elle déclaré aux journalistes après l'office funèbre célébré à l'église Saint-Alexandre Nevski de Peterhof pour commémorer Marie Feodorovna.

Après l'office funèbre, tous ceux qui le désirent peuvent entrer à l'église pour rendre hommage l'impératrice. Le 28 septembre, son sarcophage sera transporté à la forteresse Pierre-et-Paul où il sera installé à côté de celui d'Alexandre III, époux de Marie Feodorovna.

Aujourd'hui, exactement 140 ans se sont écoulés depuis que Marie Feodorovna, née princesse Dagmar du Danemark, posa pour la première fois ses pieds sur le sol russe.

25.9.06

Revoir la politique russe des nationalités

Il est nécessaire d'élaborer une nouvelle conception de la politique russe des nationalités, a déclaré lundi Sergueï Mironov, président du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), en ouvrant la première réunion plénière du Conseil dans le cadre de la session d'automne.

"Une nouvelle conception s'impose, car la conception actuelle de la politique des nationalités est caduque", a-t-il dit.

Commentant les événements de Kondopoga, ville de Carélie, Sergueï Mironov a déclaré : "Ces événements ont reflété l'ensemble des problèmes qui existent dans notre pays : la corruption, l'inertie des autorités".

Selon lui, ceux qui essaient d'expliquer ces événements par les "règlements de compte sur le marché" suscitent une indignation particulière".

"Il est parfaitement évident, que ces événements découlent des rapports interethniques", a affirmé le président du Conseil de la Fédération.

La liste des villes où les rapports interethniques sont réglés de la même façon qu'à Kondopoga s'allonge", a-t-il ajouté.

"Ce sont Salsk, Saint-Pétersbourg et Saratov", a-t-il dit.

Le Conseil de la Fédération doit non seulement élaborer de nouvelle loi en vue d'améliorer la situation dans ce domaine, mais aussi préparer un rapport sur l'état des rapports ethno-politiques en Fédération de Russie.

"Dans ce rapport, nous devons analyser les problèmes existants et proposer au gouvernement les mesures destinées à les régler", estime Sergueï Mironov.

Le 30 août, une bagarre a eu lieu à Kondopoga entre des Russes et des Tchétchènes. Deux hommes ont été tués, six autres blessés. Ce crime a provoqué des pogromes anticaucasiens dans la ville.

24.9.06

Présidentielle russe: quatre hommes en tête à 18 mois du scrutin

L'automne, début traditionnel des saisons politiques en Russie, commence cette année sous le signe des législatives qui auront lieu dans un an et seront suivies d'une présidentielle quelques mois plus tard. En fait, il marque le début de la campagne présidentielle qui risque d'être rapidement avortée pour les candidats qui ne sauront jauger les possibilités de l'un ou l'autre concurrent, apparemment favori ou outsider. Il est donc temps de comparer les cotes de popularité des principaux hommes politiques et les degrés de confiance dont ils jouissent auprès de la population.

A l'heure actuelle, il est déjà plus ou moins évident que le chef de l'Etat n'acceptera pas de modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat. Cette situation est étrangement gênante pour une partie considérable des élus russes qui seront obligés de miser sur d'autres leaders en tâchant de ne pas se tromper, car le successeur "officiel" n'a pas encore été annoncé nommément. En renonçant à négliger la Constitution, Vladimir Poutine brise l'habituel tableau électoral: car si les élections se déroulaient aujourd'hui et que le président en exercice était parmi les candidats, il serait soutenu par 50% des électeurs, selon la fondation "Opinion publique" (FOM). Ses concurrents les plus proches - le populiste Vladimir Jirinovski et le communiste Guennadi Ziouganov - pourraient recueillir 5% des suffrages chacun et le premier vice-premier ministre Dmitri Medvedev, qui passe pour un des candidats à la succession de Poutine, n'en obtiendrait que 2%.

La situation change quand les sociologues excluent Poutine de leur questionnaire. Là, à en juger par les résultats du Centre Levada, il y a quatre leaders évidents: toujours Vladimir Jirinovski et Guennadi Ziouganov, habitués des campagnes électorales depuis les années 1990, et deux candidats à la succession: Dmitri Medvedev et le ministre de la Défense, Sergueï Ivanov. Les leaders de la course à la présidentielle sont Dmitri Medvedev et Vladimir Jirinovski (10% du nombre total des personnes interrogés chacun). En ce qui concerne les sondés qui se rendront sans faute aux urnes et se sont déjà déterminés, ils mettent Dmitri Medvedev en tête de la course avec 22%, suivi de Vladimir Jirinovski (20%), Guennadi Ziouganov (17%) et Sergueï Ivanov (16%).

Il se trouve que les électeurs qui ne sont pas très actifs actuellement et ne suivent pas l'évolution des événements ont très bien compris le message du président: le successeur éventuel est Dmitri Medvedev.

La cote de popularité du premier vice-premier ministre responsable des Projets nationaux, autrement dit du niveau de vie de la population, n'a cessé de monter tout au long de l'année. Au début, le rythme élevé de cette croissance lui a été communiqué par le soutien présidentiel et un puissant appui médiatique: Dmitri Medvedev s'occupe des problèmes civils quotidiens auxquels est confronté l'homme de la rue et reste présent en permanence sur le petit écran, tandis que son concurrent Sergueï Ivanov, qui a la charge des questions militaires, apparaît un peu moins dans les médias. Mais il reste beaucoup de temps avant le scrutin et un échec dans la réalisation de sa mission risque de détruire sa popularité élevée. Il est pourtant évident que Dmitri Medvedev a de bonnes chances de rester en tête du classement préélectoral.

Fait surprenant: la volonté de voter pour un candidat n'est pas synonyme de la confiance qu'on lui porte. C'est un des paradoxes strictement russes de la psychologie politique des masses. Certes, coté confiance, les leaders sont les mêmes que pour la popularité, d'après les sondages réalisés par la FOM, le Centre Levada et le Vtsiom (Centre national d'étude de l'opinion publique). Mais parmi les hommes politiques occupant les premières lignes sur cette liste on trouve, outre le président en exercice, Vladimir Jirinovski qui se positionne surtout comme un showman politique et l'éternel ministre des Situations d'urgence, Sergueï Choïgou, qui exploite avec habileté son image de "sauveteur qui accourt à la rescousse". Comme par le passé, mais pas autant qu'avant, les électeurs font confiance au leader des communistes Guennadi Ziouganov. Les deux successeurs ont atteint à peu près le même niveau de confiance. D'après les sondages du Centre Levada, Sergueï Ivanov a devancé Dmitri Medvedev. D'après la FOM, la situation est contraire. Le Vtsiom affirme, lui, qu'ils sont ex aequo: 8% chacun.

La confiance suscitée par la situation en Russie est un critère très spécifique. Les Russes comptent sur Vladimir Poutine parce qu'ils ne voient pas d'autre figure et sont fatigués par la politique. 39% personnes interrogées par le Centre Levada pensent que l'objectif principal de l'élite politique fédérale est de rester au pouvoir et non pas d'améliorer la situation dans le pays. Seulement 1% des sondés croient influer sur la politique et l'économie et un quart d'entre eux n'ont même pas envie d'exercer la moindre action sur la vie du pays. Autant dire que la confiance au sens propre du terme n'est applicable aux hommes politiques que de façon purement conventionnelle.

Les sondages montrent que l'électeur votera et fera confiance au candidat indiqué par le président en exercice. Il faut seulement que cette "indication" lui soit donnée d'une façon claire et nette. Car l'électeur n'aime pas les allusions.

23.9.06

Les Russes ont de la sympathie pour les Français et estiment que c'est réciproque

La majorité des Russes ont une bonne attitude envers les Français et estiment que cette bienveillance est réciproque, selon les résultats d'un sondage d'opinion effectué par la Fondation Opinion publique (FOM).

Ainsi, 63% des sondés ont répondu qu'ils avaient de la sympathie pour les Français et seulement 9% ont parlé d'antipathie à leur égard. 50% des interrogés estiment que les Français ont une bonne opinion des Russes, et seuls 10% ont un avis contraire. 54% des sondés pensent que les Français sont bien disposés envers la Russie dans son ensemble, et 11% les soupçonnent de la voir d'un mauvais oeil.

Une question sur les traits communs et distinctifs entre Français et Russes a également été posée dans le cadre du sondage. Les sondés ont eu plus de mal à évoquer les ressemblances que les différences entre les deux peuples: ils n'ont été que 32% à pouvoir répondre à la première question, contre 51% pour la deuxième.

Pour ce qui est des ressemblances, ont été mentionnés le plus souvent les traits nationaux de caractère comme la franchise, l'hospitalité, la sociabilité (7%), la gaieté et l'optimisme (2%), l'amour du travail et le sens des responsabilités (1%), la bienveillance et l'esprit pacifique (1%). Parmi les traits communs ont également été mentionnées des qualités peu louables comme l'incohérence, l'imprévisibilité, etc. (1% des réponses). 5% ont mentionné une communauté de culture, de traditions et de mentalités entre les Français et les Russes. 4% ont cité des liens historiques, points de convergence, analogies dans les destins des deux pays ("ils ont combattu ensemble lors des guerres mondiales", "ils ont eu beaucoup d'épisodes communs dans l'histoire, beaucoup de Russes sont allés vivre en France", "des révolutions ont eu lieu dans les deux pays").

De l'avis de nombreux sondés, aussi bien les Français que les Russes sont attentifs à leur image et à la mode (2%), aiment boire et bien manger, se distinguent par une âme aimante et savent apprécier le beau (1% des réponses).

En ce qui concerne les différences, les sondés ont mentionné la culture, les traditions et la mentalité (13% des réponses), le mode de vie, les manières et le comportement (5%). Certains ont évoqué des traits de caractère différents, tout en soulignant les qualités positives des Français: la politesse, la bonne éducation, le goût (5%), la joie de vivre, le tempérament (3%), la bienveillance et la franchise (2%), une bonne culture (1%), l'esprit de liberté et la capacité à défendre leurs droits (1%).

Les comparaisons au détriment des Français sont moins nombreuses: selon certains, ils se distinguent des Russes par leur avidité, leurs ambitions (1% dans les deux cas), etc. Une partie des sondés estime que les Français suivent mieux la mode (3%), qu'ils sont pleins d'amour (1%) et qu'à la différence des Russes, ils savent vivre confortablement (1%).

Seuls 23% des interrogés pensent qu'il y a plus de traits communs que de distinctions entre les Français et les Russes, alors qu'ils sont 45% à exprimer l'avis contraire.

A la question de savoir qui sont les plus proches des Russes par le mode de vie, la culture et les valeurs - les Britanniques, les Allemands, les Espagnols, les Italiens ou les Français - les sondés ont placé les Français à la deuxième place après les Allemands (13% et 18% respectivement). Quant à savoir dans lequel des cinq pays ouest-européens ils voudraient se rendre (une seule réponse était autorisée), c'est la France que les sondés ont cité le plus souvent (24%). Ensuite venaient l'Allemagne (18%), l'Italie (16%), la Grande-Bretagne (9%) et l'Espagne (7%).

Seuls 11% des sondés ont déjà eu des contacts avec les Français.

Le sondage a été effectué les 16 et 17 septembre dans 100 localités de 44 régions de Russie. 1.500 personnes ont été interrogées. La marge d'erreur statistique ne dépasse pas 3,6 %.

22.9.06

Espace: l'ESA considère la Russie comme un partenaire stratégique

La coopération entre Roskosmos (Agence fédérale spatiale russe) et l'Agence spatiale européenne (ESA) a une histoire de plus de 15 ans et peut être considérée comme un "partenariat stratégique", a déclaré Alain Fournier-Sicre, chef de la représentation permanente de l'ESA à Moscou.

Les présidents russe et français, Vladimir Poutine et Jacques Chirac, examineront vendredi au cours d'une rencontre à Paris l'avancement et les perspectives d'une série de projets communs, notamment dans le domaine spatial.

L'examen de ces questions continuera samedi, lors d'une rencontre franco-russo-allemande au sommet qui se tiendra à Compiègne, dans les environs de Paris.

L'Agence spatiale européenne approuve les projets de la compagnie RKK Energuia dans le domaine de l'exploration de la Lune avec l'emploi de fusées porteuses modernisées Soyouz à commande numérique, ainsi que les projets de création de ce qu'on appelle les "remorqueurs spatiaux" du type du "Bac", a déclaré à RIA Novosti M. Fournier-Sicre avant les pourparlers.

Nikolaï Sevastianov, directeur de la société Energuia, a fait savoir que l'ESA avait déjà appuyé la proposition concernant la première étape de création par la corporation d'un système de transport spatial sur la base du vaisseau Soyouz modernisé et sur le passage à de nouvelles technologies numériques avec la participation de compagnies européennes.

Selon lui, la création d'un nouveau vaisseau spatial européen Jules Verne (Automated Transfer Vehicle, ATV) destiné à transférer des cargaisons à l'ISS est une autre orientation importante de la coopération entre Energuia et l'ESA. Le premier lancement du Jules Verne vers l'ISS est prévu pour fin 2007 - début 2008.

Le projet de lancements de fusées porteuses Soyouz ST modernisées depuis le cosmodrome équatorial de Kourou (Guyane française) est également un des aspects importants de la coopération entre Roskosmos et l'ESA. La Russie y construira une nouvelle rampe de lancement et y effectuera des lancements commerciaux.

Anatoli Perminov, directeur de Roskosmos, a fait savoir que le premier lancement du vaisseau russe Soyouz depuis le cosmodrome français était prévu pour le début de 2009.

21.9.06

Marat Safin: la victoire en Coupe Davis "mieux que le sexe" pour le tsar du tennis

On ne présente plus Marat Safin, l'une des stars incontestées du tennis mondial, qui se distingue autant par son génie du jeu que par son irrégularité chronique de ces dernières années.

Capable du meilleur comme du pire sur un terrain, d'aucuns considèrent le géant russe comme le joueur le plus talentueux de sa génération, capable de battre n'importe qui, de sa bête noire, le Français Fabrice Santoro, au maître lui-même, le Suisse Roger Federer.

Né en 1980 à Moscou, et après une expatriation américaine avortée en 1990 à Cincinnati, il rentre au pays pour en repartir en 1994 en direction de l'Espagne, pour s'entraîner à l'académie de Pancho Alvarina à Valence.

Ascension fulgurante

Passé professionnel en 1997, Marat Safin se révèle au grand public l'année suivante à Roland Garros. Parfait inconnu à l'orée du tournoi, il se débarrasse successivement lors des deux premiers tours et en cinq sets de deux mythes vivants du tennis, l'Américain André Agassi et le Brésilien Gustavo Kuerten. Pris de passion pour ce jeune joueur au physique encore tendre et aux frappes incroyablement puissantes, le public de la Porte d'Auteuil se retrouve tiraillé entre admiration et patriotisme lors d'un mémorable huitième de finale Safin-Pioline qui se solde par la victoire au cinquième set du Français, un peu moins émoussé que son adversaire. Poursuivant son apprentissage sur le circuit ATP, le Russe termine la saison 1998 dans les cinquante meilleurs joueurs du monde.

La saison suivante, attendu sur terre battue à Paris pour un nouvel exploit, il s'incline à nouveau en huitièmes face au Slovaque Dominik Hrbaty, et remporte au mois d'août son premier tournoi, à Boston, lors de la tournée américaine, s'approchant du Top 20 au classement technique. Marat Safin n'aura besoin que de quelques mois de plus pour s'installer au sommet de la hiérarchie du tennis mondial, en novembre 2000, à la fin d'une saison marquée par pas moins de sept victoires en tournois, dont l'US Open et les Masters Series de Montréal/Toronto et de Paris.

Blessures en cascade

Depuis cette année exceptionnelle, les sorties du Russe sur le circuit ATP sont régulièrement perturbées par de sérieuses blessures qui le tiennent éloigné des courts durant de longues périodes, l'obligeant à lutter à chaque fois pour retrouver sa place parmi les meilleurs joueurs du monde. A noter tout de même sur cette période plusieurs victoires en Masters Series, deux finales en 2002 et 2004 à l'Australian Open et un triomphe dans ce même tournoi en 2005 avec un match d'anthologie contre Roger Federer en demi-finale (5-7, 6-4, 5-7, 7-6(6), 9-7).

La Coupe Davis? "C'est mieux que le sexe!"

C'est ainsi que Marat Safin a décrit en décembre 2002 son état d'esprit après la victoire de l'équipe de Russie en Coupe Davis contre la France au Palais omnisports de Paris-Bercy, au cours d'un match décisif remporté au bout du suspense par son compère Mikhail Youzhny contre le malheureux Paul-Henri Mathieu. Après avoir atteint les sommets sur le circuit ATP, cette première victoire historique de la Russie dans la prestigieuse compétition par pays a été pour lui une forme de consécration.

Safin tentera de faire un pas de plus vers un nouveau titre russe en Coupe Davis à Moscou du 22 au 24 septembre lors de la demi-finale Russie/Etats-Unis, à laquelle participeront également ses compatriotes Nikolay Davydenko, Mikhail Youzhny, Dmitry Tursunov et Evgeny Korolev.

20.9.06

Prodigy de retour en Russie

Le groupe britannique Prodigy entame le 21 septembre prochain une tournée en Russie par un concert à Ekatérinbourg (Oural).

Ensuite, les "rois de la musique électronique" se produiront à Saint-Pétersbourg (le 23 septembre) et à Moscou (le 24 septembre). Un concert à Kiev (Ukraine) le 26 septembre achèvera la tournée.

A l'heure actuelle, le groupe donne des concerts à travers le monde, travaillant parallèlement à son nouvel album. Le compositeur Liam Howlett rode d'habitude ses nouvelles oeuvres pendant les tournées. Il n'est pas donc exclu que des surprises attendent le public russe.

Les deux concerts donnés par les musiciens britanniques en juin 2005 à Moscou et à Saint-Pétersbourg ont été un succès, poussant le groupe à promettre de retourner en Russie. Prodigy a tenu sa promesse.

L'histoire du groupe commence en 1990, avec la sortie de leur single "What Evil Lurks", édité à 7000 exemplaires. Chaque single suivant entre dans le Top des hit-parades britanniques. Le premier album de Prodigy, "The Prodigy Experience" vaut au groupe l'attribution d'un "disque d'or".

Leur deuxième album, "Music For The Jilted Generation", sorti en juillet 1994, grimpe vers les sommets et se vend à plus d'un million d'exemplaires, apprécié par les critiques les plus exigeants du monde et récompensé par de nombreux prix. Prodigy enchaîne des tournées non-stop.

En 1995, Poison devient le neuvième single du groupe à atteindre le top des hit-parades.

L'opus suivant, "The Fat Of The Land" (1997) assied définitivement leur renommée, celle-ci explosant avec encore plus de retentissement grâce aux hits Firestarter et Breathe. Les concerts de Prodigy sont reconnus comme les meilleurs shows du monde.

Après sept ans de silence, le groupe sort un nouvel album, "Always Outnumbered Never Outgunned" en été 2004. Les "guests" qui ont accepté de participer à ce projet sont: Juliette Lewis, Princess Superstar, Ping Pong Bitches, Twista, Shahin Badar, Kool Keith, Liam Gallagher et Paul Jackson.

19.9.06

Madonna prochaine femme touriste de l'espace?

Madonna pourrait être envoyée sur la Station spatiale internationale (ISS) en 2009, a déclaré à RIA Novosti lundi Igor Panarine, porte-parole de l'Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos).

Les représentants de la chanteuse américaine peuvent déjà s'adresser à Roskosmos pour examiner les détails de ce projet, selon lui.

Bien que le calendrier d'envoi de "touristes de l'espace" ait été établi jusqu'à la fin de 2008, le cas de Madonna ne pose pas de problème, a indiqué le responsable. Compte tenu de sa bonne forme physique et de ses capacités financières, le rêve de Louise Veronica Ciccone de voler dans l'espace pourrait se réaliser en 2009.

La chanteuse serait la prochaine femme touriste à bord de l'ISS après l'Américaine d'origine iranienne Anoushe Ansari, partie pour la station lundi.

Le député russe Alexeï Mitrofanov a proposé mercredi dernier, lors d'une séance plénière de la Douma d'Etat (chambre basse du parlement), d'envoyer la chanteuse Madonna dans l'espace.

"Pendant son séjour à Moscou, Madonna a exprimé le désir de partir dans l'espace, à bord de l'ISS", a affirmé M. Mitrofanov, membre du parti libéral-démocrate de Russie (LDPR).

Le parlementaire avait proposé au comité pour l'industrie, le bâtiment et les technologies scientifiques, de demander à l'Agence spatiale russe d'examiner la possibilité d'organiser un vol pour Madonna en 2008. Cependant, sa proposition avait été déclinée.

18.9.06

L'amour des chiens: 70% des Russes sont cynophiles

70% des Russes aiment les chiens, contre seulement 8% qui les détestent et 20% qui se sont déclarés indifférents envers ces animaux, selon un sondage réalisé par la fondation Obchtchestvennoïé mnienié.

Malgré leur affection pour les chiens, de nombreux habitants de la Russie sont mécontents du comportement de ces quadrupèdes et de leurs propriétaires. Les chiens des autres causent des désagréments à presque la moitié des personnes interrogées (48%).

Le plus souvent, les gens craignent les manifestations réelles ou potentielles de l'agressivité canine. Certains ont tout simplement peur des chiens, surtout des chiens de combat (5%), d'autres citent des accidents concrets ou évoquent la menace d'une éventuelle attaque (11%).

41% des Russes ont un chien à la maison où dans la cour: le moins fréquemment dans les mégalopoles (11%), le plus souvent dans les régions rurales (70%). 44% des habitants des petites villes et 31% des habitants des grandes villes ont des chiens (16% à Moscou).

La raison la plus répandue de l'achat d'un chien est la volonté d'assurer sa sécurité personnelle et celle de ses biens (51% des sondés: 37% dans les grandes villes et les mégalopoles, 51% dans les petites villes et 57% dans les régions rurales).

L'amour "désintéressé" pour ces animaux et le besoin de communiquer avec eux constituent un motif assez courant, cité par environ un tiers des cynophiles.

La plupart des Russes ont des chiens bâtards (58% des propriétaires). 16% des sondés ont des chiens de garde, 9%, des chiens de service, 6%, des chiens de chasse et de compagnie, 2%, des chiens de combat et 1%, des chiens de berger.

Les chiens de race se rencontrent le plus souvent dans les grandes villes (62% des propriétaires citadins ont des chiens de race, à Moscou, le chiffre approche les 70%), le plus rarement, dans les villages, où la part des chiens bâtards s'élève à 73%.

La plupart des propriétaires de chiens (74%) estime que l'entretien de ces animaux domestiques n'est pas onéreux (17% ont considéré que c'était cher et 9% étaient sans opinion).

Les chiens sont les animaux domestiques les plus populaires en Russie après les chats. Plus de la moitié des Russes (54%) ont des chats à la maison: 39% à Moscou et 75% à la campagne.

Le sondage a été réalisé les 9 et 10 septembre dernier auprès de 1.500 personnes dans cent localités de 44 régions de Russie.

16.9.06

Un Palais de la Souris érigé dans une ville russe sur la Volga

Un Palais de la Souris sera érigé à Mychkine, ville russe de la région de Iaroslavl, sur la Volga, dont le nom signifie littéralement "la ville de la souris" et dont les armoiries comportent un rongeur, rapporte l'édition en ligne Lenta.ru.

Un zoo de rongeurs sera aménagé au rez-de-chaussée du nouveau palais. Il présentera des souris, des hamsters, des cochons d'Inde et des rats. Des spécialistes de l'Académie des sciences de Russie participeront à la création du zoo et de l'exposition "La souris, héros de la science".

"L'exposition sera consacrée aux expériences scientifiques sur les rongeurs effectuées pour sauver des vies humaines", a noté le chef de l'administration municipale de Mychkine, Anatoli Kouritsyne.

Des cérémonies de remise de l'Ordre de la souris se dérouleront à la salle du trône, au premier étage du palais. L'Ordre de la souris a été institué en 2005 sur l'initiative de l'académicien Dmitri Likhatchev.

Une exposition intitulée "La souris dans l'art", une salle de cinéma et une salle de conférence seront installées au deuxième étage. Les visiteurs pourront admirer des tableaux et affiches représentant le symbole de la ville.

Le coût du projet dépasse 50 millions de roubles (quelque 1,87 million dollars). Il sera financé par le budget régional et des sponsors privés. Le palais sera inauguré à la fin de 2007. En 2008, Mychkine accueillera une Conférence internationale sur les rongeurs et le 2e Festival international de la Souris.

Les historiens affirment que le nom de la ville vient du surnom Mychka (souris). Selon la légende, un prince s'endormit au bord de la Volga. Il fut réveillé par une petite souris qui lui passa sur le visage. Il se fâcha, mais ensuite il remarqua un serpent et compris que la souris lui avait sauvé la vie.

15.9.06

La tolérance est une condition de la survie de la Russie

La tolérance est une condition de la survie du pays, a annoncé, au cours du Deuxième forum médiatique du parti Russie unie, le politologue Viatcheslav Nikonov.

"Ceci revêt une importance particulière car la Russie est faiblement peuplée", a-t-il ajouté.

Le politologue estime que la détérioration des rapports interethniques est un phénomène naturel pour la période historique traversée actuellement par la Russie.

"A l'époque où s'écroulent les vieux idéaux, d'autres, plus simples, viennent les remplacer. Et l'idéal le plus simple est la division en "nous" et les "autres", a noté le politologue.

A son avis, le problème de la Russie consiste en l'absence d'idée nationale dans le pays. "Le problème de la Russie consiste en l'absence d'idée nationale. Car aucun pays du monde ne saurait exister sans idée nationale", a-t-il ajouté.

Le politologue a expliqué la détérioration des rapports interethniques par la jeunesse du pays. "La Russie est un pays jeune, et le nationalisme est toujours très présent dans tous les pays jeunes".

"Mais l'absence de tolérance conduit à la désagrégation d'un Etat", a prévenu M. Nikonov.

14.9.06

Un Russe découvre sur son compte bancaire un "cadeau" de 20 milliards de roubles

Une défaillance technique dans un distributeur de billets de banque a provoqué l'apparition sur le compte d'un habitant de Novossibirsk, en Sibérie occidentale, de 20 milliards de roubles (580 millions d'euros).

Evgueni Borodine, ancien agent de police, a voulu retirer une somme modeste dans une billetterie automatique du centre-ville. Après l'opération, il a découvert que son compte était crédité de 20 millions de roubles. Le Sibérien n'en a pas cru ses yeux et a contacté sa banque. Les employés de la banque, dont le nom est tenu secret, à qui il a montré sa quittance n'ont pas cru son histoire. Le lendemain, l'intéressé a effectué plusieurs autres opérations qui lui ont permis de porter le reliquat de son compte à 20 milliards et de retirer 690.000 roubles, après quoi il a recontacté sa banque. Choquée, l'administration de l'établissement a alors ordonné de débrancher le réseau de distributeurs et promis de récompenser le client honnête.

En Russie, les anomalies de logiciel dans les distributeurs de billets de banque n'ont rien de rare. En octobre 2003, une défaillance dans le réseau informatique de la Sberbank a fait que les guichets moscovites de cette banque publique n'ont pas délivré d'argent pendant une journée entière, tout en continuant à débiter les comptes des clients.

13.9.06

Concert de Madonna: les policiers aussi feront leur show

La diva pop Madonna présente mardi soir un grandiose spectacle au stade Loujniki de Moscou: 18 chansons, 200 tonnes d'équipements de scène, 30 costumes créés par Jean-Paul Gauthier pour la chanteuse et ses danseurs, ainsi que la fameuse boule de cristal et la croix couverte de diamants et de cristaux de chez Swarovski.

La police moscovite promet de présenter aux fans de la chanteuse un show non moins impressionnant: pour accéder aux tribunes, il faudra franchir plusieurs cordons d'agents de police qui contrôleront tous les spectateurs à l'aide de détecteurs de métaux et de scanners spéciaux.

3.500 agents de police et militaires du ministère de l'Intérieur assureront la sécurité lors du concert.

Il sera interdit d'apporter des armes, des drogues, des boissons (y compris dans des bouteilles en plastique), ainsi que des fleurs.

Quelque 50.000 spectateurs sont attendus au concert de Madonna, selon les estimations préliminaires.

L'arrivée de la diva a provoqué une agitation inédite dans la capitale russe.

Louise Veronica Ciccone était attendue en Russie dimanche et devait être accompagnée de son époux, Guy Ritchie, et de ses deux enfants, Lourdes et Rocco. Cependant elle est arrivée seule, lundi.

Un cortège de six limousines (dont un tout-terrain Audi, marque préférée de la chanteuse) a accompagné Madonna de l'aéroport jusqu'à son hôtel, l'Ararat Park Hyatt, puis à l'exposition de son ami photographe Steven Klein.

A l'hôtel, Madonna vivra sous le nom de Louis Gordon. La chanteuse avance des exigences bien inventives quant aux conditions de logement, pour elle-même comme pour son équipe. La chambre de la superstar doit se trouver dans une parte calme de l'hôtel loin des ascenseurs.

Le bar de l'hôtel doit être ouvert 24 heures sur 24. Ses musiciens jouissent du statut d'hôtes VIP et ont le droit de porter les vêtements qui leur plaisent à l'hôtel. Les lits dans toutes les chambres doivent avoir des dimensions "royales".

Au cours des préparatifs difficiles du concert si longuement attendu, il a fallu changer plusieurs fois de scène, et les rumeurs accompagnant l'événement devenaient de plus en plus scandaleuses. Le bruit le plus incroyable est celui selon lequel une prophétesse aurait défendu à Madonna de se rendre à Moscou, prédisant un danger pour la chanteuse.

Quoi qu'il en soit et malgré toutes les péripéties qui ont entouré l'organisation du concert, les fans de Madonna auront finalement l'occasion d'admirer mardi soir leur idole à Moscou.

12.9.06

7.000 policiers mobilisés pour le concert moscovite de Madonna

Quelque 6.000 policiers assureront la sécurité pendant le concert que Madonna, la star pop américaine universellement connue, donnera mardi dans la capitale, a annoncé le département des relations publiques de la police de Moscou.

"Trois mille cinq cents d'entre eux se trouveront à l'intérieur du stade de Loujniki et dans les territoires limitrophes", a indiqué l'interlocuteur de l'agence. Les autres assureront la sécurité le long de l'itinéraire que la chanteuse empruntera pour se rendre de son hôtel au stade.

La police a également mobilisé 45 équipes cynophiles employant des chiens dressés pour la recherche d'explosifs et autant de policiers montés. Près de 600 policiers anti-émeute et quelque 300 agents d'intervention se tiendront en réserve.

Selon la police moscovite, l'endroit le mieux approprié pour la tenue du concert de Madonna était l'aérodrome de Touchino pouvant accueillir des manifestations réunissant une foule de plus de 100.000 personnes. Mais finalement le choix s'est porté sur le stade de Loujniki, dans les quartiers ouest de la capitale russe.

11.9.06

La Russie en quête d'une Ségolène Royal

En France, selon les derniers sondages, la socialiste Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, se retrouve en tête des candidats à la présidentielle de 2007. La lutte qui l'opposera à Nicolas Sarkozy, candidat de la droite, promet d'être rude, mais ses chances sont assez élevées. La presse parle désormais du "phénomène Ségolène". Tout porte à croire, néanmoins, que la popularité de Ségolène Royal s'explique moins par ses convictions socialistes ou son charisme - plus évident que celui de ses collègues du parti, dont son compagnon François Hollande, - que par son appartenance au sexe faible.

En effet, Ségolène Royal n'a rien à voir avec tous ces hommes dont on a par-dessus la tête, quelles que soient leurs convictions. Faut-il donc s'étonner que cette quinquagénaire appartenant à la bourgeoisie de gauche, mère de quatre enfants et ancienne ministre, se soit hissée au Top-10 des femmes les plus sexy du monde dressé par le magazine FHM?

Les différences de sexe deviennent un important avantage concurrentiel électoral. Pour reprendre la formule de Simone de Beauvoir, le "deuxième sexe" se substitue au premier dans tout ce qu'il y a de plus masculin, la politique. En France, c'est le "phénomène Ségolène"; aux Etats-Unis, on voit grandir la popularité de Hillary Clinton et de Condoleezza Rice. Que dire alors d'Angela Merkel, l'une des personnalités politiques les plus influentes du monde? En Russie, les interrogations se multiplient également sur l'éventualité de voir une Ségolène Royal russe intervenir dans la politique, encore considérée comme une affaire d'hommes sans scrupules.

Selon un sondage réalisé par FOM, 54% des Russes n'excluent pas qu'une femme soit élue à la tête de l'Etat. Dans le paysage politique russe, il n'y a, à proprement parler, que deux femmes: Valentina Matvienko, gouverneure de Saint-Pétersbourg et ancienne vice-première ministre chargée des questions sociales, et Irina Khakamada, ténor de la droite et ancienne ministre des PME. Les autres personnalités, telle Lioubov Sliska, première vice-présidente de la Douma (chambre basse du parlement russe), ou Ella Pamfilova, chef de la commission pour les droits de l'homme auprès du président, semblent moins attrayantes sur le plan électoral. La première incarne la militante soviétique type, au ton ferme, les cheveux rassemblés en un chignon ringard; la seconde a atteint le sommet de sa popularité à la fin des années 1980, à l'époque de la "perestroïka". Il y a encore un type absolument nouveau, celui de leader des jeunes, auquel correspond plus au moins Maria Gaïdar, fille de l'architecte des réformes de marché Egor Gaïdar. Mais on voit mal jusqu'où peut monter la popularité d'un tel leader, plus présent sur le web ou dans les manifestations de rue.

Avec Valentina Matvienko, tout est sérieux. Elle dispose d'un réseau de relations qui lui a permis de se mettre à la tête de la deuxième ville de Russie. Difficile de juger si les efforts qu'elle déploie au poste de gouverneur sont efficaces. Typologiquement, elle appartient plutôt à cette catégorie de femmes soviétiques engagées dans la lutte pour la paix, les droits de la mère et de l'enfant, mais on ne trouve pas d'autres personnalités politiques du "deuxième sexe" qui soient aussi visibles et promues par les autorités.

Irina Khakamada dispose d'une cote de popularité moins élevée que celle de Valentina Matvienko: 1% contre 4%, selon les données du centre Vtsiom, du centre Levada et de FOM. Son image de marque est tissée de plusieurs éléments: "self-made woman" qui n'a rien de soviétique, libérale affirmée, entrepreneuse, fonctionnaire et femme du monde. C'est le seul leader de l'opposition libérale issue des années 1990 à bénéficier d'une quelconque cote de confiance ou électorale (1%). A la dernière élection présidentielle, sa candidature a recueilli 3,8% des voix. Si Irina Khakamada avait à sa disposition des leviers administratifs, si elle pouvait s'offrir une bonne campagne médiatique et si son image de marque était associée moins à la chronique mondaine qu'à la politique réelle, elle aurait de bonnes chances dans la lutte pour la magistrature suprême.

Bien entendu, Irina Khakamada ne sera jamais soutenue d'en haut. Par contre, on évoque de plus en plus souvent Valentina Matvienko comme candidate "de rechange", voire principale candidate du Kremlin à la succession de Vladimir Poutine.

On le murmurait encore en 2003, quand sa campagne électorale de Saint-Pétersbourg était perçue par beaucoup comme la répétition d'une campagne présidentielle. Mais on l'a vite oublié, et ce n'est qu'aujourd'hui que cette hypothèse ressurgit. Même si le facteur sexe n'est pas un avantage électoral en Russie, en raison de la culture et des traditions politiques russes, l'appartenance au beau sexe, avec en renfort des leviers administratifs efficaces, pourrait s'avérer d'un grand secours. L'électeur moyen russe s'intéresse moins au contenu des programmes des candidats qu'à leur image et à leur charisme. Une gestionnaire agressive, mi-soviétique mi-moderne, a peut-être des chances de trouver un accueil chaleureux auprès de l'électorat, quoi qu'elle dise de la politique ou de l'économie.

Ainsi, la Ségolène Royal russe ressemble peu à son prototype français. En effet, le leader de la course politique féminine pourrait à peine se hisser au Top-10 des femmes les plus sexy du monde. Mais cela n'a pas beaucoup d'importance pour la Russie où d'autres qualités sont appréciées. La femme russe, disait le poète, ne craint pas d'arrêter un cheval au galop ni de se jeter dans une maison en feu. Les autres caractéristiques féminines semblent moins demandées. En tout cas, pour l'instant.

10.9.06

Une pizza gigantesque avec le plan de Moscou à l'occasion de la fête de la capitale

Le 7 septembre, une gigantesque pizza a été réalisée à l'occasion du 859e anniversaire de la capitale russe.

3 mètres de rayon et 22 mètres carrés, soit un cinquante millionième de la superficie réelle de Moscou, telles sont les dimensions de la pizza représentant dans les moindres détails la capitale de la Russie, avec la Moskova, les Monts des Moineaux, le parc national de Lossiny-Ostrov et aussi le Kremlin, ainsi que sa proche banlieue, dont Joulebino, Khimki, Boutovo-Sud, et autres quartiers situés au-delà de l'autoroute périphérique qui sert de limite à la mégalopole.

De nombreuses stars de la télé et du cinéma ont pris part à sa confection.

9.9.06

Elena Kramarenko remporte la Coupe de Russie de gymnastique

La Pétersbourgeoise Elena Kramarenko a remporté la Coupe de Russie de gymnastique disputée dans la salle omnisports Olimpiiski" à Moscou.

Le centre de presse de l'épreuve a annoncé qu'Elena Kramarenko avait remporté le concours général en totalisant 59,268 points.

Les deuxième et troisième places ont été prises respectivement par Irina Issaïeva (57,899 points), de Tcheboksar, et la Moscovite Elena Zamolodtchikova (57,766 points ).

Le championnat de Russie de gymnastique hommes et femmes se déroulera dimanche dans la salle omnisports Olimpiiski.

8.9.06

Le 65e anniversaire du début du siège de Leningrad commémoré à Saint-Pétersbourg

Des cérémonies se dérouleront vendredi dans la région Leningradskaïa pour commémorer le 65e anniversaire du début du siège de Leningrad.

Le service de presse de l'administration régionale a annoncé que des responsables locaux, des anciens combattants et des militants d'associations effectueront un voyage en bateau sur la Neva qui les conduira de la ville d'Otradnoe jusqu'à Chlisselbourg.

Pendant le trajet des gerbes seront mise à l'eau aux endroits où le sort de Leningrad assiégé s'était joué. Un hommage sera ainsi rendu aux militaires soviétiques ayant sacrifié leur vie en défendant Leningrad.

Le programme des manifestations commémoratives comporte aussi un concert de chants patriotiques, des interventions du vice-gouverneur de la région Leningradskaïa, Nikolaï Poustotine, et d'autres responsables locaux.

Le 8 septembre 1941, les troupes du groupe d'armées allemand "Nord" s'étaient emparées de la station ferroviaire Mga et de la ville de Petrokrepost (région de Leningrad), coupant ainsi toute communication terrestre avec Leningrad. Les hitlériens avaient tenté ensuite de prendre la ville d'assaut, mais les troupes soviétiques du Front de Leningrad commandées par Gueorgui Joukov les avaient arrêtées dans le secteur de Poulkovo. Un long siège devait alors commencer.

Le siège de Leningrad a été entièrement levé le 27 janvier 1944.

7.9.06

Chemins de fer: la Russie veut se doter de trains à grande vitesse

Des trains à grande vitesse pourraient être lancés sur les lignes Moscou-Rostov-Sotchi et Moscou-Minsk, a annoncé jeudi la directrice du département de l'infrastructure du ministère russe des Transports, Ioulia Zvorykina.

"La Russie ne possède malheureusement qu'une ligne à grande vitesse, celle qui relie Moscou à Saint-Pétersbourg, mais de nouvelles pourraient être posées entre Moscou et Minsk, avec un prolongement jusqu'à Berlin, ainsi qu'entre Moscou, Rostov et Sotchi (vers le sud, ndlr)", a expliqué la responsable ministérielle lors du premier Forum d'investissement russo-japonais.

Mme Zvorykina a estimé que la réalisation du projet de ligne à grande vitesse Moscou-Sotchi pourrait être encouragée par un éventuel choix de la station balnéaire sur la mer Noire pour l'organisation des JO d'hiver de 2014.

Selon elle, les autorités de la Région fédérale du Sud (Caucase du Nord), qui s'occuperont du traçage de la voie et de l'attribution de terrains, sont intéressées par ce projet. En effet, cette voie ferrée, une fois lancée, permettra de couvrir la distance entre Rostov et Sotchi en une heure et entre Moscou et Sotchi en quatre ou cinq heures.

S'agissant de la future ligne Moscou-Minsk, Mme Zvorykina a rappelé que celle-ci faisait partie des projets élaborés dans le cadre de l'Union russo-biélorusse.

La représentante du ministère russe des Transports a proposé aux Japonais qui ont une grande expérience en matière de lignes à grande vitesse de réaliser des projets similaires en Sibérie et en Extrême-Orient. La Russie, a-t-elle noté, attache une grande importance au développement de son infrastructure de transport. Les projets de voies ferrées et d'autoroutes y sont mis en oeuvre sur la base d'un partenariat entre les secteurs public et privé.

6.9.06

Les meilleurs jeunes peintres russes et ukrainiens exposent leurs tableaux à Vienne

"L'harmonie du son, de la couleur et de l'âme", tel est le nom d'une exposition de jeunes peintres russes et ukrainiens qui s'est ouverte mercredi au Centre russe de la science et de la culture, à Vienne.

Organisée à l'occasion du 250e anniversaire de la naissance du compositeur autrichien Wolfgang Amadeus Mozart et du 100e anniversaire de la naissance du compositeur russe Dmitri Chostakovitch, l'exposition réunit une soixantaine de tableaux venant de 20 villes russes et ukrainiennes.

"Tous les auteurs des tableaux sont des lauréats du Concours international des arts pour enfants et jeunes Open Europe-2006, dans la catégorie Arts plastiques", a expliqué un organisateur.

Les jeunes talents ont été confrontés à "une mission compliquée, celle de transmettre l'harmonie des sons au moyen d'un pinceau et d'un crayon", dont ils se sont acquittés "à merveille", a-t-il dit.

5.9.06

Les autorités doivent cesser d'exploiter le patriotisme et le chauvinisme à des fins politiques

La police de la ville carélienne de Kondopoga continue à opérer des arrestations parmi les personnes impliquées dans les troubles massifs qui ont éclaté à l'issue d'un meeting spontané au cours duquel les habitants autochtones ont exigé que les autorités expulsent de la ville les ressortissants caucasiens.

Les experts estiment que cet événement est un signal sérieux donné aux autorités qui perdent de vue l'état réel de la situation dans la société.

Guéorgui Satarov, président de la fondation INDEM : La première chose que doit faire le pouvoir, c'est cesser d'exploiter l'idée du patriotisme et du chauvinisme à des fins politiques. Arrêter de diviser les citoyens de Russie en deux catégories: les "nôtres" et les "autres". Car le pouvoir lui-même crée l'atmosphère favorisant l'escalade du conflit.

Dmitri Orechkine, directeur du groupe analytique Merkator: Ce qui s'est passé est un premier signe annonçant la réédition d'événements du même type. C'est que la société russe n'est pas prête à assimiler des communautés organisées de façon plus primitive, les diasporas tchétchènes ou autres. Elles ont l'habitude de vivre en communautés nationales, elles ont leurs valeurs et leurs idées de la vie. Tant que ces communautés indissolubles ne seront pas assimilées, de tels conflits continueront de se produire.

Sergueï Ivanenko, premier vice-président du parti Iabloko: Les tendances nationalistes sont tenaces en Russie. Dans ce contexte, la responsabilité du pouvoir est grande. La stratification brutale de la société dont une partie est devenue subitement très pauvre et l'autre très riche n'est pas étrangère à ce phénomène. Dans ces conditions, la moindre étincelle risque de provoquer un incendie. Je pense que les médias doivent en partager la responsabilité. Si l'on ne cesse de répéter chaque jour que tout va très bien chez nous et passer sous silence les problèmes réels, cela désoriente les gens.

Mikhaïl Leontiev, politologue et animateur de télévision: Dans les petites villes la population est soumise, pratiquement partout, aux humiliations sociales d'où la xénophobie et l'agressivité. Le niveau de vie y est certainement meilleur qu'il y a dix ans mais il reste toujours très bas, les autochtones vivent pratiquement dans la misère, à la différence des immigrés. Et voilà qu'à l'offense sociale s'est ajouté le problème racial. Une bombe d'une puissance monstrueuse est posée sous la Russie.

4.9.06

Sergueï Dovlatov, "nouvel Américain" lu et récité en Russie

Son fils américain ne lit pas le russe mais à Moscou le recueil de ses articles inédits écrits à New York et publiés à la veille de son 65ème anniversaire est en tête des ventes: Sergueï Dovlatov, mort en exil en 1990, reste un des auteurs les plus actuels et populaires en Russie.
Dimanche 3 septembre, jour de la naissance de l'écrivain, des acteurs moscovites ont consacré un spectacle à leur auteur préféré, récitant à guichets fermés des extraits de ses romans pour la plupart autobiographiques.

"Le théâtre-documentaire qui est très à la mode aujourd'hui est inspiré par ce qu'avait fait Dovlatov", estime Edouard Boïarkov, metteur en scène de cette soirée.

L'épouse et la fille de l'écrivain, Elena et Katia Dovlatov, qui vivent aux Etats-Unis, sont venues pour l'occasion à Moscou, afin de présenter son dernier ouvrage, "Discours sans prétexte ou colonnes du rédacteur".

Cet ouvrage, qui comprend les tribunes écrites par Dovlatov pour le journal russophone Novy Americanets ("Le Nouvel Américain"), qu'il avait dirigé à New York entre 1980 et 1982, est "en tête des ventes dans certaines librairies de Moscou", se félicite Arkadi Vitrouk, directeur de la maison d'édition Machaon.

"Sur un premier tirage de 27.000 exemplaires qui vient de paraître, 20.000 ont été déjà vendus", assure-t-il, soulignant que le livre allait être réédité.

Paradoxalement, le fils de Dovlatov, Nick, né à New York à l'époque de la revue Le Nouvel Américain "ne lit pas le russe", de l'aveu de sa soeur Katia, qui dirige la fondation Dovlatov et reconnaît avoir dû réapprendre elle-même le russe.

Dans ses tribunes, consacrées principalement aux grands évènements de l'époque, l'écrivain critique aussi les réflexes soviétiques des émigrés, un manque de tolérance inculqué en URSS et leur suggère de se remettre en cause plutôt que de se contenter de critiquer le système totalitaire.

"Les leaders soviétiques ne sont pas des extraterrestres. Le pouvoir soviétique est dans nos habitudes... Il est essentiel de surmonter cela en nous", écrivait-il.

Dans ces colonnes sont apparus pour la première fois les prototypes de ses principaux personnages et des chapitres de ses romans, dont "la Zone" et "la Filiale" que le lecteur russe n'a découvert que dans les années 1990, après la mort de Dovlatov.

Il a émigré aux Etats-Unis en 1978 et n'a jamais été publié en URSS. Ses nouvelles traduites dans plusieurs langues européennes et en japonais décrivent à travers ses expériences de gardien en prison, de guide ou de journaliste l'absurdité de la vie soviétique.

"De nombreuses idoles ont été déboulonnées ces dernières années, mais le succès de Dovlatov est stable", souligne Piotr Vaïl, critique littéraire qui a travaillé avec Dovlatov au Nouvel Américain.

"Il n'a jamais utilisé de procédés violents: il n'y a ni suspense ni grotesque dans ses oeuvres. Il a misé sur une langue simple et claire, ce qui a eu un effet à long terme", estime-t-il.

Ses phrases concises et qui sonnent comme des aphorismes cachent un travail minutieux sur le style, ses mots à l'intérieur d'une même phrase ne commencent par exemple jamais part la même lettre.

Le poète Iossif Brodski, prix Nobel de littérature 1987, qui aimait beaucoup Dovlatov, "disait que c'est le seul écrivain russe dont les textes sont lus jusqu'à la fin", rappelle Piotr Vaïl.

Brodski avait jugé "naturelle" la popularité de Dovlatov aux Etats-Unis et prédit qu'il connaîtrait un jour un grand succès dans son pays.

"C'est la tonalité reconnaissable par tout membre d'une société démocratique qui joue un rôle décisif: celle d'un homme qui ne permet pas qu'on lui impose le statut de victime et qui n'a pas de complexe d'exclusivité", écrivait Brodski dans un article consacré à Dovlatov.

3.9.06

La touriste spatiale Anoushe Ansari fera des expériences médicales et biologiques

La touriste spatiale américaine d'origine iranienne, Anoushe Ansari, qui part prochainement avec la 14e mission ISS, a déclaré mercredi qu'elle mènerait sur l'orbite des recherches médicales et biologiques.

"Dans le cadre de mon vol sur l'ISS, j'effectuerai de nombreuses expériences. J'étudierai notamment les particularités individuelles de la régulation de l'état psychophysiologique des astronautes, je mènerai, entre autres expérimentations, des recherches sur la vie des micro-organismes", a-t-elle indiqué lors d'une conférence de presse à la Cité des étoiles, dans la banlieue de Moscou, où se trouve le Centre d'entraînement des astronautes Iouri Gagarine.

Une commission interministérielle avait antérieurement approuvé la composition de la 14e mission ISS. L'Américaine Anoushe Ansari, qui remplacera le touriste spatial japonais Daisuke Enomoto, jugé inapte pour des raisons médicales, doit séjourner pendant dix jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

"Je n'ai jamais imaginé pouvoir un jour voler dans l'espace, mais j'en ai toujours rêvé, je réfléchissais aux mystères de l'Univers et je voulais approfondir mes connaissances", a-t-elle dit.

L'Américaine a indiqué qu'elle attendait avec impatience de voir la Terre depuis l'espace. Son objectif, d'après elle, est de sensibiliser les gens aux problèmes de l'espace.

Anoushe Ansari a regretté que Daisuke Enomoto ne puisse pas s'envoler dans l'espace. "Je sais comment il s'est entraîné pour ce vol, et je suis convaincue qu'un jour il ira dans l'espace", a-t-elle ajouté.

La touriste a également annoncé que 14-15 membres de sa famille devaient se rendre au centre de lancement russe de Baïkonour (Kazakhstan) pour assister au décollage.

Le départ de la 14e mission ISS depuis Baïkonour est programmé pour le 14 septembre 2006. L'équipage décollera à bord du vaisseau Soyouz TMA-9 orbitalisé par le lanceur Soyouz FG. La durée de la 14e mission ISS sera de 187 jours. L'astronaute européen Thomas Reiter, de la 13e mission ISS, continuera de travailler avec la 14e mission.

2.9.06

La France invité d'honneur de la Foire du livre de Moscou

La 19e Foire-Exposition internationale du livre de Moscou s'ouvrira au Centre national des expositions le 6 septembre.

La France y participera en qualité d'invité d'honneur en réponse à la participation au même titre de la Russie au 25e Salon du livre en 2005 à Paris. Une dizaine d'auteurs français ont été invités en Russie avec le soutien des maisons d'édition russes et de l'Agence fédérale de l'Edition et des communications de masse.

Parmi les auteurs invités se trouvent Bernard Werber (Le Jour des Fourmis, Les Thanatonautes, Nous Les Dieux, Le Souffle Des Dieux, Le Mystère des Dieux), trois jeunes auteurs: Shan Sa (La Joueuse de Go), David Foenkinos (Le potentiel érotique de ma femme, En cas de bonheur), Thomas Gunzig (Le plus petit zoo du monde), deux auteurs de livres pour enfants et adolescents: Susie Morgenstern (Lettres d'amour de 0 à 10) et Marie-Aude Murail (Oh, boy!), deux auteurs spécialisés dans les sciences humaines: Guy Sorman (sociologie) et Caroline Eliacheff (psychanalyse, journalisme, scénarios des films de Claude Chabrol).

Des rencontres avec les lecteurs et des tables rondes qui présenteront toute la diversité de la littérature française auront lieu dans le cadre de la Foire du livre. Ainsi, la présentation de la version française de la revue Inostrannaïa literatoura qui contribue beaucoup à la connaissance des oeuvres littéraires françaises en Russie aura lieu le premier jour de la Foire internationale du livre de Moscou. Deux séminaires se tiendront le 7 septembre: "Le marché du livre et l'Etat: le modèle français" (le rapport sera présenté par Benoit Yvert, président du Centre national du livre en France) et "Tendances et perspectives du développement des marchés du livre français et russe" (le rapport sera présenté par Jean-Guy Bouin, Directeur général du Bureau international des éditions françaises).

Au cours de la cérémonie de remise du prix "Livre de l'année" qui aura lieu sur la Nouvelle scène du Bolchoï, un prix spécial sera remis pour la meilleure traduction du français.

1.9.06

La Russie invitée d'honneur à la Foire européenne de Strasbourg

La Russie sera l'invitée d'honneur de la Foire européenne qui s'ouvre vendredi à Strasbourg.

Le comité d'organisation de la foire a annoncé à RIA Novosti que la Russie y aurait le plus grand pavillon.

Sept régions représenteront la Russie: la république de Kabardino-Balkarie, l'arrondissement autonome des Khanty-Mansis, les républiques d'Ossétie du Nord-Alania, du Daghestan, du Tatarstan, le territoire de Krasnodar et la région d'Irkoutsk.

Selon les organisateurs de l'exposition russe, placée sous l'égide de Rostourizm (Agence fédérale du tourisme), ce choix devrait lui conférer un coloris particulier et révéler pleinement les potentialités de la petite entreprise et du secteur touristique de la Russie.

Des représentants de régions russes prendront part aux tables rondes, colloques et autres manifestations organisées dans le cadre de la foire.

Le 1er septembre le Choeur cosaque de Krasnodar se produira au Palais de la musique et des congrès de Strasbourg. Le 10 septembre, dernier jour de la foire, ce sera au tour de l'orchestre symphonique de jeunes du Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg et du Choeur folklorique ossète, dans le cadre d'un concert de charité donné au profit de la Croix-Rouge du département du Bas-Rhin.

Le public de la foire de Strasbourg pourra également voir une exposition de photos mise sur pied par RIA Novosti et traitant de la nature exceptionnelle de la Russie, de ses riches traditions culturelles, de ses monuments historiques et d'architecture.

Cette année 26 pays seront représentés à la Foire européenne de Strasbourg. Les organisateurs attendent la venue de pas moins de 200.000 personnes sur dix jours.