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31.10.06

La coopération énergétique russo-chinoise pourrait ébranler le leadership américain (experte chinoise)

La coopération énergétique russo-chinoise pourrait ébranler le leadership américain dans ce domaine, a estimé mardi Han Li Hua, secrétaire général du Centre d'études de la Russie et de la CEI auprès de l'Université chinoise du commerce extérieur.

"La Russie et la République populaire de Chine possèdent d'immenses possibilités dans le domaine énergétique, et cela concerne le pétrole et le gaz comme d'autres produits énergétiques", a rappelé l'experte chinoise lors d'un duplex consacré à la coopération économique et commerciale entre les deux pays. Selon elle, la coopération russo-chinoise dans ce domaine représente un des grands axes des rapports bilatéraux.

En cas de coopération plus étroite entre les deux pays, les Etats-Unis se verront privés des mécanismes au moyen desquels ils monopolisent (jusqu'à présent) le marché énergétique international, a-t-elle souligné.

D'autre part, grâce au voisinage géographique de la Russie et de la Chine, les frais inhérents au transport de produits énergétiques seront réduits au minimum, a-t-elle rappelé.

Pourtant, malgré tous les aspects positifs de la coopération énergétique russo-chinoise, l'experte chinoise a regretté l'insuffisance d'actes réels, "même si le thème de la coopération énergétique entre les deux pays est très activement débattu".

Selon elle, la coopération bilatérale doit "s'accroître de plusieurs fois". "Il est temps d'écrire les nouvelles pages de cette coopération", a conclu Han Li Hua.

30.10.06

La Russie et le Kazakhstan étudient le projet de route automobile Europe - Chine

La Russie et le Kazakhstan étudient la possibilité de construire une route automobile qui doit relier la Chine à l'Europe, a annoncé mercredi le ministre russe du Développement économique et du Commerce Guerman Gref.

"Nous avons débattu du projet de route automobile Chine-Europe", a indiqué le ministre aux journalistes, à l'issue de la rencontre avec une délégation de ministres kazakh avec à sa tête le premier ministre Danial Akhmetov.

Selon M. Gref, les ministres des Transports des deux pays ont eu l'instruction de "mettre au point, en l'espace d'un mois, les approches communes envers la réalisation de ce projet", dont les questions relatives à la logistique, le traitement et le dédouanement des cargaisons transportées.

"Ce projet pourrait être réalisé en cinq ou six ans", a estimé le ministre. Selon M. Gref, pour pouvoir réaliser ce projet, les gouvernements des deux pays devront passer un accord spécial.

Selon lui, les parties ont aussi débattu de la coordination de leurs transports aériens. "Les vols d'Asie en Europe passent par l'espace aérien russe et kazakh. Si nous coordonnons notre politique fiscale et technique, la possibilité apparaîtra de développer de gros aéroports internationaux de transit (hubs)", a indiqué le ministre russe.

M. Gref a insisté sur la nécessité de coordonner le développement de l'infrastructure portuaire. Sur la Caspienne, la Russie possède deux ports, mais il y a aussi des ports kazakhs et de pays tiers, a rappelé le ministre. "Il nous faut coordonner nos efforts pour éviter les dépenses superflues en créant des infrastructures et des capacités de transport excédentaires", a encore expliqué le ministre russe.

29.10.06

Il faut réprimer durement les fabricants d'alcool frelaté

Les organes judiciaires et de sécurité sont tenus de prendre des mesures résolues pour arrêter la diffusion de produits falsifiés à base d'alcool, a estimé vendredi le docteur Leonid Rochal, membre de la Chambre publique.

"Cette question exige des actions résolues de la part de la police. Il faut aller jusqu'au bout et réprimer durement ceux qui vendent de l'alcool frelaté, pour créer les conditions empêchant à jamais la répétition des cas d'intoxication en Russie", a indiqué le médecin à RIA Novosti vendredi à l'issue d'une réunion de la Chambre à Moscou.

Selon un communiqué du Parquet général, face aux nombreux cas d'intoxication à l'alcool frelaté dans différentes régions de la Fédération des actions en justice sont en cours.

Ces actions ont été intentées aux termes de l'article du Code pénal russe traitant de la fabrication, du stockage, du transport ou de la vente d'articles et de services non conformes aux exigences de sécurité.

Des cas d'intoxication à l'alcool frelaté ont été enregistrés ces derniers temps dans les régions de Belgorod, de Vladimir, d'Irkoutsk, de Pskov et de Tver.

26.10.06

PSA Peugeot Citroën annoncera ses projets en Russie avant la fin de l'année

Le groupe PSA Peugeot Citroën annoncera ses projets en Russie avant la fin de l'année, a annoncé mercredi aux journalistes le directeur commercial de Peugeot Rus Avto, Robert Proussinski.

"La décision définitive sera prise avant la fin de l'année", a-t-il affirmé.

A l'heure actuelle, deux éventualités sont à l'étude: l'implantation en Russie d'une nouvelle usine du groupe dans le cadre d'un accord sur l'assemblage industriel ou l'ouverture d'une unité de production sur la base d'entreprises russes, a-t-il expliqué.

En octobre 2006, le président du holding avait annoncé l'intention du groupe de lancer la fabrication de voitures en Russie, a-t-il rappelé.

Le groupe projette de vendre en Russie 16.000 voitures en 2006 et de porter ses ventes à 25.000 en 2007, a annoncé le directeur commercial.

Fin septembre 2006, les ventes du groupe en Russie étaient en hausse de 76% par rapport à la période analogue de 2005.

Selon une information antérieure, le ministère russe du Développement économique et du Commerce avait soumis pour approbation aux administrations concernées un projet d'accord avec le groupe français portant sur la construction d'une usine d'assemblage en Russie.

Le directeur adjoint du département des investissements, Dmitri Levtchenkov, a annoncé dernièrement que le groupe PSA considérait Nijni-Novgorod comme la principale possibilité pour l'assemblage de ses voitures.

Le groupe français n'a pas encore décidé s'il allait utiliser certaines unités de production de l'Usine GAZ ou construire une nouvelle usine, a-t-il indiqué avant d'expliquer que les modèles Peugeot, à la différence de ceux d'autres marques, se prêtaient bien à l'assemblage sur les chaînes d'autres constructeurs, ce qui permet d'éviter des investissements considérables dans la construction de nouvelles unités.

25.10.06

Le PIB russe progressera de 6,8% en 2006 (vice-premier ministre)

Le gouvernement russe prévoit une progression du PIB de 6,7 à 6,8% cette année, a annoncé aux journalistes mardi le vice-premier ministre Alexandre Joukov.

"Après une petite accalmie, la croissance s'est de nouveau accélérée et nous espérons qu'elle se situera cette année entre 6,7% et 6,8%, a-t-il précisé.

Durant les neuf premiers mois de l'année, les données relatives à l'accroissement du produit intérieur brut ont dépassé prévisions. "Le PIB a augmenté de 6,6%, alors nous misions au début de l'année (pour septembre) sur une croissance de 6%, a expliqué le vice-premier ministre.

Dans le même temps, la part des produits énergétiques dans le PIB est en baisse par rapport aux années précédentes, selon le responsable gouvernemental.

"Il est de mise d'estimer que l'économie russe progresse rapidement exclusivement grâce aux hauts cours de l'énergie. Cette année, ces cours sont en effet élevés mais, aussi étrange que cela puisse paraître, la part de ces produits dans les taux de croissance est substantiellement moins élevée que lors des années précédentes", a indiqué le vice-premier ministre russe.

"Cela veut dire que la croissance actuelle est surtout fondée sur l'augmentation de la demande intérieure en Russie", a ajouté Alexandre Joukov.

Dans l'ensemble, les indices économiques russes sont, selon lui, "très positifs" cette année. "J'espère que cette dynamique se maintiendra l'an prochain", a-t-il ajouté.

Selon le vice-premier ministre, la production industrielle russe augmente plus lentement que le PIB. "La production industrielle a progressé de 4,2%. Cet accroissement a été obtenu surtout grâce aux constructions mécaniques et non pas grâce au secteur de l'énergie et des combustibles", a-t-il noté.

Les constructions mécaniques progressent de plus de 20%, alors que la production de minerais utiles a augmenté de moins de 1% et, pour la première fois, l'électricité a montré elle aussi des taux de production élevés, a ajouté le vice-premier ministre russe.

24.10.06

En Russie la mortalité est 1,5 fois plus importante que la natalité

En Russie la mortalité est 1,5 fois plus importante que la natalité, a annoncé le Service fédéral des statistiques (Rosstat).

Au cours des 9 premiers mois de l'année on a enregistré 1.475.000 décès contre seulement 981.600 naissances (actuellement la population russe se chiffre à 142, 3 millions de personnes). Dans 19 entités de la Fédération les décès sont 2-2,7 fois plus nombreux que les naissances.

Dans leur majorité les Russes meurent de maladies du système circulatoire (56,9%). Pour 12,9% des gens les néoplasmes sont fatals. Pour 12,5% la mort est provoquée par ce que l'on appelle des causes extérieures. En 2006, 29.000 personnes se sont suicidées, 22.400 ont perdu la vie dans des accidents de la route, 19.900 ont été mortellement empoisonnées par de l'alcool frelaté, 19.600 autres ont été assassinées.

Les pertes humaines auraient été bien plus importantes si la venue en Russie d'immigrés ne s'était pas poursuivie. En 9 mois leur nombre a augmenté de 7.900 personnes, soit 0,7% de plus que l'année dernière. Grâce à l'immigration la population russe s'est accrue de 20.100 personnes. Rosstat constate que cette progression est due à un plus grand nombre d'enregistrements sur le lieu de résidence. Pour des raisons bien compréhensibles Rosstat ne publie pas de données sur le nombre d'immigrés clandestins se trouvant en territoire russe.

Les mêmes statistiques indiquent que si les gens sont moins nombreux, leur existence devient meilleure. Les revenus réels en espèces de la population russe (déduction faite des paiements corrigés en fonction de l'indice des prix à la consommation) s'étaient accrus de 10,1% en septembre (de 11,8% en 9 mois). En valeur nominale les revenus avaient progressé de 22,7% en septembre par rapport à septembre de l'année dernière pour se chiffrer à 10.077 roubles (374 dollars) par personne. Quant au salaire nominal il avait augmenté de 24,3% en septembre par rapport à septembre de l'année dernière et se montait à 11.070 roubles (411 dollars).

Les salaires les plus élevés sont versés dans l'extraction des matières premières minérales (plus de 33.000 roubles - 1.225 dollars), la fabrication des produits pétroliers (plus de 23.000 roubles - 854 dollars) et le secteur énergétique (plus de 17.000 roubles - 631 dollars). Dans le secteur financier aussi le salaire est élevé (plus de 25.000 roubles - 928 dollars). Les salaires les plus bas sont versés dans l'éducation et la santé publique (respectivement 6 et 8.000 roubles - 223 et 297 dollars). Si les salaires augmentent, c'est aussi le cas des prix. En septembre l'inflation a été de 0,1% et de 0,2% du 1er au 16 octobre. Du 1er janvier au 16 octobre 2006, l'inflation s'est chiffrée à 7,4% (le gouvernement prévoit 9% pour l'année alors qu'en 2005 elle avait été de 11%). En ce qui concerne ce que l'on appelle le panier de la ménagère, il a augmenté de 9% depuis le début de l'année.

23.10.06

Décès d'Irina Golitsyna, princesse de la mode d'origine russe

La princesse Irina Golitsyna, issue d'une vieille lignée de la noblesse russe et créatrice de la célèbre marque de mode Irène Galitzine, s'est éteinte vendredi à Rome à l'âge de 90 ans.

Née à Tiflis (aujourd'hui Tbilissi) en 1916, elle a dû s'exiler en Italie avec sa famille après la révolution d'octobre 1917.

Dans sa jeunesse, elle s'est fait embaucher par les soeurs Fontana, célèbres stylistes de Rome, puis s'est rendue à Paris pour apprendre la mode. De retour à Rome, elle a ouvert un atelier dans le centre-ville, rue Veneto.

Dans les années 1960, le centre de la mode italienne se trouvait à Florence, et non à Milan comme aujourd'hui. C'est là, lors d'un défilé au palais Pitti, que la princesse Golitsyna a débuté avec son célèbre pyjama en soie transformé en robe du soir. Cette oeuvre est entrée dans l'histoire de la mode sous le nom de "Palazzo Pyjama".

Irina Golitsyna était l'une des vedettes de la vie mondaine de Rome, l'incarnation même de la "dolce vita". Sa marque Irène Galitzine regroupant robes du soir, robes de mariée, mais aussi bonneterie, sacs, gants, parapluies, maillots de bain, lunettes, écharpes, accessoires et linge de lit a conquis le succès dans le monde entier. En 1996, la princesse russe a ouvert une boutique à Moscou.

21.10.06

Le président Poutine en visite dans une usine de microcircuits

Le président Poutine s'est déclaré satisfait mardi de sa visite à l'usine Mikron de Zelenograd, à 40 km au nord-ouest de Moscou.

Devant le Conseil pour la recherche, les technologies et l'éducation qui s'est réuni pour l'occasion, le président russe a salué le fonctionnement dans cette usine d'une production innovatrice moderne.

"C'était un grand plaisir de voir tout cela", a-t-il noté.

Lors de sa visite, le président s'est initié à la production de microcircuits. Mikron se prépare à lancer la production de microcircuits de 0,18 micromètre (ceux qui sont produits actuellement mesurent 0,8 micromètre). Cela permettra à la Russie de rattraper un retard de huit ans sur la microélectronique mondiale. Grâce à la réalisation de ce projet, la Russie possèdera des microcircuits pour couvrir avant tout ses besoins de défense et pour son système de navigation spatiale GLONASS.

"Dès qu'on a entendu que nous embauchions des spécialistes, ceux-ci se sont mis à revenir de l'étranger. Leur première question n'était pas de savoir combien ils toucheraient mais qu'allait-on faire au juste", a expliqué Evgueni Outkine, président du groupe russe Sitronics, propriétaire de l'usine Mikron.

La visite du chef de l'Etat prévoyait l'examen des lignes d'assemblage de microcircuits pour les cartes intellectuelles (cartes smart). Le montant des investissements dans cette production a dépassé l'équivalent de 10 millions de dollars.

Mikron projette de lancer la production de cartes smart bancaires conformes aux plus grands systèmes mondiaux de paiement.

20.10.06

Les ministres des Sports du Conseil de l'Europe se réunissent à Moscou

La 17e rencontre informelle des ministres des Sports du Conseil de l'Europe se tiendra les 20 et 21 octobre à Moscou. 46 pays seront représentés.

Les participants au forum examineront les nouvelles orientations politiques de la coopération sportive européenne et définiront les modalités de l'adoption de l'Accord partiel sur le sport, un document ouvert à la signature des Etats membres du Conseil de l'Europe, des autres pays et des organisations non gouvernementales travaillant dans ce domaine.

Parmi les participants à la conférence on relèvera le directeur de l'Agence fédérale pour la culture et le sport, Viatcheslav Fétissov, le conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU pour le sport, au service du développement et de la paix, Adolf Ogi, la secrétaire générale du Conseil de l'Europe, Maud de Boer Buquicchio, les ministres des Sports de pays européens.

La candidature présentée par l'Europe pour le poste de directeur de l'Agence mondiale antidopage (AMA) sera également examinée au cours de la rencontre.

Pour Dmitri Touraguine, conseiller du patron de l'Agence fédérale pour le sport et la culture physique, à l'issue de leurs débats les ministres européens des sports ne parviendront probablement pas à désigner une candidature unique. "La situation est très complexe. Viatcheslav Fétissov et Jean-François Lamour (ministre français de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative) sont soutenus par un nombre à peu près identique de pays. Les divergences sont profondes sur cette question", a-t-il déclaré à RIA Novosti.

Le candidat de l'Europe deviendra vice-président de l'AMA et en 2008, après le départ du président en exercice, le Canadien Dick Pound, il le remplacera à ce poste.

19.10.06

Première à Moscou de la version russe de "Mamma Mia!"

Une version russe de "Mamma Mia!", comédie musicale déjà regardée par 27 millions de spectateurs dans 130 villes du monde, a été présentée samedi dans le Palais de la jeunesse de Moscou.

Le show inclut 22 tubes du groupe suédois ABBA, légende de la musique pop des années 1970.

Les deux fondateurs du groupe, Benny Andersson et Björn Ulvaeus, sont venus assister à la première. On notait la présence de plusieurs personnalités russe du monde des arts, de la politique et des sports qui ont sûrement apprécié la maîtrise des protagonistes Natalia Bystrova et Elena Tcharkviani.

Les producteurs de la version russe de "Mamma Mia!", les mêmes que pour la version russe de "Cats", espèrent que la nouvelle comédie musicale ne quittera les planches pendant au moins deux ans. A titre de comparaison, "Cats" a récolté 9 millions de dollars en une saison, soit bien au-delà de son budget. Les mises en scène russes de "Notre-Dame de Paris" et de "Roméo et Juliette" ont vécu pendant quelques années. Quant au budget de la version russe de "Mamma Mia!", il s'élève à près de 7 millions d'euros.

Si ABBA ne se produit pas depuis plus de 20 ans, ses tubes restent très populaires en Russie et dans le monde entier. Le chanteur Alexeï Kortnev, auteur du texte russe, fait part d'une observation pertinente: depuis qu'il a commencé sa traduction, il a remarqué que les radios et les chaînes de télévision russes diffusaient au moins une chanson d'ABBA toutes les deux heures.

Nombre d'acteurs russes engagés dans "Mamma Mia!" se sont fait un nom dans les comédies musicales "Nord-Ost" et "Cats", mais il s'agit surtout, cette fois-ci, de comédiens inconnus. 35 personnes ont été sélectionnées à l'issue d'un casting de 800 candidats organisé à travers tout le pays.

Enfin, les organisateurs ont fabriqué pour le show une énorme affiche, la plus grande d'Europe, s'étendant sur 1.500 mètres carrés.

Un critique d'art étranger a remarqué que cette mise en scène rendait inutiles tous les antidépresseurs qu'on pouvait désormais jeter dans la poubelle.

18.10.06

Ligue des champions: le CSKA s'offre Arsenal

Le CSKA Moscou, vainqueur hier soir des Gunners d'Arsenal sur le score de 1-0 pour le compte de la Ligue des champions, a bien mérité sa victoire, a déclaré à l'issue du match l'entraîneur de l'équipe russe Valeri Gazzaev.

"La victoire est digne et méritée. Mes joueurs ont rempli leur contrat", a indiqué le technicien du CSKA.

"Nous avons joué aujourd'hui contre l'une des plus grandes équipes d'Europe, et même du monde. Et nous l'avons emporté grâce à un bon choix tactique", a-t-il ajouté, expliquant que "contre des footballeurs comme Henry, Rosicky ou encore Fabregas, il fallait exercer un gros pressing et les empêcher de toucher le ballon".

L'entraîneur des Armeïtsy a également remercié les supporters qui se sont déplacés en nombre et malgré le froid au stade du Lokomotiv où s'est déroulée la rencontre: "Je tiens à remercier chaleureusement les supporters, sans qui nous n'aurions probablement pas obtenu ce résultat".

La stratégie pour le prochain match à Londres, contre cette même équipe d'Arsenal, ne changera pas, le but étant toujours de sortir de la phase de poule. "Nous essaierons de prendre autant de points qu'il en faut pour aller en huitièmes", a souligné M. Gazzaev.

De son côté, l'entraîneur des Gunners Arsène Wenger a évoqué la mauvaise qualité de la pelouse et la météo défavorable, tout en félicitant le CSKA pour cette victoire: "Je dois féliciter le CSKA. Ils ont très bien joué, très bien défendu, d'une façon très intelligente. Ils ont eu un peu de chance mais ils ont fait preuve d'un excellent état d'esprit et de beaucoup de qualité".

17.10.06

La Banque mondiale indique le moyen de vaincre la corruption en Russie

La principale source alimentant la corruption en Russie est le flou de la législation, et les secteurs où elle prospère le plus sont les commandes publiques, les licences, le BTP et la perception des impôts, selon une étude de la Banque mondiale (BM).

D'après les éléments recueillis par la Banque mondiale, la corruption s'accroît lors de l'obtention d'une licence ou d'une autorisation (surtout dans le BTP), de la gestion des impôts et de la distribution des commandes publiques (le nombre des sociétés ayant informé la BM des pots-de-vin fréquents s'est accru en passant de 13% en 2002 à 21% en 2005). D'après les 599 sociétés interrogées par la BM, la qualité de régulation publique est en baisse: 60% des sociétés considèrent l'imprécision de la régulation comme un des principaux problèmes entravant la conduite des affaires. Il en résulte le faible niveau de la confiance accordée à l'Etat, constate John Litvak, économiste en chef du bureau de la BM en Russie.

La BM en a découvert les causes dans la faiblesse de la régulation juridique et normative. Les nombreuses réformes seront efficaces lorsque la qualité des actes législatifs sera améliorée et que leur élaboration s'appuiera sur de larges consultations et sur une expertise indépendante.

La BM a proposé à la Russie d'analyser l'expérience de lutte contre la corruption acquise par d'autres pays. Ainsi, la Finlande a offert en 1999 à ses citoyens le libre accès aux normes et règles en cours d'élaboration. Le Mexique a créé en 1989 une commission pour le perfectionnement de la régulation qui a introduit des règles uniques pour les bureaucrates désireux d'adopter une nouvelle licence ou procédure d'autorisation et a commencé à publier toutes les initiatives régulatrices des administrations concernées. En Corée du Sud, les fonctionnaires ont simplifié l'obtention des autorisations: leur système OPEN embrasse 54 services et permet de suivre le cheminement de la demande à l'autorisation en régime on-line. La Lettonie a encouragé ses fonctionnaires à mettre à contribution des organisations sans but lucratif dans leur activité législative. Cette mesure permettra de diminuer le pouvoir corruptif des projets de loi, espère Elena Panfilova, directrice du bureau de Transparency International en Russie.

16.10.06

Les mauvaises routes font perdre au pays 6% de son PIB tous les ans

Vladimir Poutine juge nécessaire d'accroître notablement la construction et la modernisation de routes en Fédération de Russie car leur état fait perdre annuellement au pays jusqu'à 6% de son PIB.

"Il nous faut intensifier notablement la construction et la modernisation de routes", a estimé le président russe prenant la parole à la réunion du Conseil d'Etat qui s'est réuni à Iaroslavl, un chef-lieu à 280 km au nord-est de Moscou.

"Les mauvaises routes font perdre au pays et à l'économie nationale jusqu'à 6% du PIB", a indiqué le chef de l'Etat.

Le réseau routier russe est un des plus prolongés du monde et les routes assurent dans le pays 77% des transports de frets et 60% des transports de passagers, a précisé le président, rappelant que le chiffre d'affaires des transports automobiles internationaux est également en hausse constante.

Pourtant, quant au taux de densité du réseau routier et à sa qualité, la Russie accuse encore du retard sur les pays leaders. "Un tiers des grandes routes fédérales sont surchargées, seulement 20% des routes régionales répondent aux normes techniques", a indiqué le chef de l'Etat.

"L'expérience négative de nombreux pays montre qu'un essor économique pourrait être planifié, que beaucoup de choses pourraient être accomplies pour cela, mais que tout s'arrête vite en raison de restrictions d'infrastructure : l'insuffisance de bonnes routes, le débit insuffisant des ponts et des ports, - à condition de ne pas y réfléchir à temps", a expliqué le président russe.

Mais, à son avis, l'accroissement des dépenses budgétaires et la répartition de ressources ne permettront pas à eux seuls de régler le problème. "Le secteur routier doit devenir une sphère d'une coopération efficace entre le public et le privé qui serait attrayante pour les investisseurs", a souligné le président russe.

15.10.06

Miss Cinéma: un concours de beauté pour les futures stars

La finale du concours de beauté Miss Cinéma, qui se tient pour la deuxième fois en Russie, aura lieu le 25 octobre à Moscou, selon les organisateurs.

L'objectif essentiel du concours consiste à augmenter l'intérêt pour le cinéma russe.

Chaque tour de qualification constitue un spectacle dans le cadre duquel les jeunes filles (de 18 à 25 ans) doivent faire preuve de charme, d'érudition, de qualités artistiques et chorégraphiques, de goût esthétique et de sens de l'humour. Le show est censé imiter le processus de tournage, qui comprend le casting, une session photo, des bouts d'essai, un doublage de film et une remise d'Oscars.

Des tours de qualification ont eu lieu à Samara, à Sotchi, à Saint-Pétersbourg, à Svetlogorsk (région de Kaliningrad), à Kazan, à Nijni Novgorod et à Moscou.

Comme récompense, les participantes recevront la possibilité de prendre part à des bouts d'essai et, éventuellement, de jouer un rôle au cinéma. Parmi d'autres récompenses, une voiture, des bijoux, un voyage dans les pays chauds, des cosmétiques de luxe et des appareils électroménagers.

En 2005, le concours Miss Cinéma a été remporté par Daria Krivilina de Rostov-sur-le-Don. La Moscovite Alissa Makievskaïa est devenue la première dauphine, Miss Artistisme, et sa compatriote Evguenia Bouchouïeva, deuxième dauphine, a été nommée Miss Charme. La troisième dauphine, Ekaterina Kovaleva de Saint-Pétersbourg, est devenue Miss Fascination.

14.10.06

Kramnik a comparé sa victoire actuelle à celle qu'il avait autrefois remportée sur Kasparov

Intervenant hier devant les journalistes, le Russe Vladimir Kramnik a comparé sa victoire actuelle qui a fait de lui le champion du monde incontesté des échecs à celle qu'il avait autrefois remportée sur Kasparov.

Après sa victoire vendredi sur le Bulgare Veselin Topalov, à Elista (sud de la Russie) au cours d'un duel qui visait à réunir les deux fédérations d'échecs longtemps divisées, Vladimir Kramnik été sacré champion du monde des échecs. Le Bulgare Veselin Topalov a abandonné dans la 4e et dernière partie de la rencontre décisive qui l'opposait à Vladimir Kramnik. Les deux champions avaient auparavant fait match nul (6-6) au terme des douze parties organisées sur deux semaines. Ce championnat du monde réunit les deux titres de champions du monde décernés par des fédérations jusque là concurrentes.

"Je suis très heureux que la couronne reste en Russie, a dit le champion. Pour moi, personnellement, cette victoire est pareille à celle que j'avais autrefois remporté sur Kasparov. Peu nombreux, effectivement, sont ceux dans l'histoire qui devenu triples champions du monde. J'espère que je ne m'arrêterai pas là".

13.10.06

La Terre s'achemine vers une mini-période glaciaire

Malgré la publication de photographies sensationnelles qui témoignent de la fonte considérable des glaces de l'Océan Glacial Arctique, les astronomes de Saint-Pétersbourg prouvent que la Terre subira, au cours des décennies prochaines, non pas un réchauffement climatique global, mais un refroidissement global.

Khabiboulla Abdoussamatov, chef du secteur d'études spatiales de l'Observatoire astronomique de Poulkovo de l'Académie des sciences de Russie, a confirmé que la mini-période glaciaire déjà observée au 17e siècle allait se répéter. A cette époque, une baisse globale de la température fut observée en Europe, en Amérique du Nord et au Groenland. La Tamise et les canaux de Hollande s'étaient recouverts de glace et les habitants de certaines agglomérations du Groenland furent contraints d'abandonner leurs foyers à cause du froid.

Khabiboulla Abdoussamatov et ses collègues se sont fondés, dans leurs pronostics pessimistes, sur les variations de l'activité solaire observées tous les 11 ans et chaque siècle. Selon les scientifiques, au 20e siècle, le Soleil a accru son émission d'énergie qui a déjà atteint son maximum, après quoi l'activité solaire commencera à baisser. En 2012, il faut s'attendre à une baisse de la température annuelle moyenne de la surface de la Terre. Un refroidissement global aura lieu entre 2055 et 2060.

Les estimations des astronomes de l'Observatoire de Poulkovo seront vérifiées à l'aide des nouveaux appareils qui seront installés à bord de l'ISS en 2007. Mais les scientifiques sont certains, dès aujourd'hui, que, par exemple, le protocole de Kyoto n'est plus nécessaire, car la baisse de la température globale se produira sans la réduction des émissions des gaz à effet de serre par les pays industrialisés. Bien entendu, les glaces de l'Arctique ne fondront pas.

12.10.06

Le premier ministre russe met l'accent sur la qualité et la pureté de l'eau

Le premier ministre russe Mikhaïl Fradkov estime que la qualité et la pureté de l'eau posent un problème urgent.

Ouvrant jeudi la réunion du gouvernement, le premier ministre a déclaré que le cabinet devait examiner la question du perfectionnement de la gestion du secteur des Eaux.

La Russie est le deuxième pays du monde, après le Brésil, pour les ressources hydriques, et le troisième, après le Brésil et le Canada, pour l'approvisionnement des habitants en eau. Chaque Russe dispose, en moyenne, de 29000 m3 d'eau par an.

"C'est une ressource immense, notre devoir est de l'utiliser efficacement", a souligné le premier ministre.

Malgré ses immenses ressources hydriques, la Russie se heurte aux problèmes de l'approvisionnement en eau des citoyens et de l'économie, les ressources d'eau sont distribuées de façon inégale.

Les ressources hydriques sont un avantage stratégique pour la Russie, c'est pourquoi "nous devons les utiliser de façon à élever la qualité de la vie".

Le gouvernement examinera également le projet de loi sur l'assistance complémentaire de l'Etat aux familles avec des enfants et prévoyant la formation d'un capital de base (250000 roubles) pour les mères à la naissance (ou à l'adoption) du deuxième enfant (troisième, etc.).

"Le projet de loi vise à mettre en oeuvre les consignes du président concernant l'augmentation de la démographie. Ce problème a déjà été maintes fois examiné", a rappelé Mikhaïl Fradkov.

11.10.06

Poutine et Merkel inaugurent à Dresde un monument à Fiodor Dostoïevski

Le président russe Vladimir Poutine et la chancelière fédérale allemande Angela Merkel ont inauguré mardi à Dresde, en Saxe, un monument à l'écrivain Fiodor Dostoïevski.

Prenant la parole lors de la cérémonie d'ouverture du monument, M. Poutine a exprimé sa reconnaissance aux autorités de la ville et du Land fédéral de Saxe, ainsi qu'au gouvernement de la RFA. "Il est tout particulièrement réjouissant que l'année du 800e anniversaire de Dresde aient été proclamée par les autorités de la ville année de la Russie", a indiqué le président russe.

"L'un des slogans de Dostoïevski était "la Beauté sauvera le monde" et cela a trait surtout aux rapports humains", a dit M. Poutine.

Selon lui, l'ouverture d'un monument au célèbre écrivain à Dresde montre que "nous vivons dans un espace culturel européen uni". "Nous ferons tout pour le développer par tous les moyens, en nous fondant sur les traditions européennes", a encore souligné le président russe.

Pour sa part, Mme Merkel a noté que "l'ouverture du monument à Dostoïevski est une bonne preuve des rapports d'amitié étroits entre l'Allemagne et la Russie". La chancelière fédérale a exprimé la certitude que ceux qui verront le monument pourraient vouloir lire les oeuvres de l'écrivain, " mais s'ils les lisent dans le texte, cela contribuera encore plus au développement des rapports bilatéraux".

Le monument est dû au sculpteur Alexandre Roukavichnikov, artiste du peuple de la Russie et membre correspondant de l'Académie russe des Beaux Arts.

10.10.06

De Staline à Chevardnadze : les "Géorgiens russes" les plus connus

La migration géorgienne a donné à l'histoire russe beaucoup de noms célèbres, dont des criminels et des saints, des génies de l'art et du sport, des hommes qui ont servi honnêtement leur pays d'accueil, rappelle le quotidien Vremia Novosteï.

Joseph Staline : le "Géorgien russe" le plus connu.

Petr Bagration : ce représentant de la brillante génération de généraux russes à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle fut mortellement blessé à la bataille de la Moskova (Borodino) contre la Grande Armée de Napoléon, en septembre 1812.

Lavrenti Beria : chef odieux du Commissariat du peuple, puis du ministère soviétique de l'Intérieur. Considéré comme l'une des personnalités les plus cruelles de l'époque soviétique, il est responsable des répressions de masse à la fin des années 30 et dans les années 40. C'est aussi l'un des dirigeants les plus efficaces de la science soviétique, "coiffant" les deux grands axes de la recherche nationale : le projet nucléaire d'Igor Kourtchatov et le Bureau d'études de Sergueï Korolev, à la base du bouclier balistique de l'URSS et de son leadership dans l'Espace.

Meliton Kantaria : sous-sergent du 756e régiment d'infanterie de l'Armée rouge et symbole de la Victoire. Avec le sergent Mikhaïl Egorov, il hissa, le 30 avril 1945, le Drapeau rouge sur le Reichstag.

George Balanchine (Balantchivadze) : un des chorégraphes les plus célèbres. Il naquît et fit ses études à Saint-Pétersbourg mais émigra d'URSS en 1924. Créa aux Etats-Unis sa célèbre troupe.

Slava Metreveli : un des meilleurs footballeurs soviétiques. Joua au sein de la sélection soviétique qui remporta l'unique médaille d'or de l'histoire du football soviétique et russe, lors des championnats d'Europe de 1960.

Edouard Chevardnadze : version "exportation" de la pérestroïka soviétique. A été ministre des Affaires étrangères sous le dernier leader de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev (son efficacité à cette époque est contestée). Deuxième, après Zviad Gamsakhourdia, président de la Géorgie après la dislocation de l'URSS en 1991, il a cédé ce poste, suite à la "révolution des roses" à Tbilissi en 2003 à Mikhaïl Saakachvili.

Une petite diaspora géorgienne existe à Moscou depuis la fin du XVIIe siècle. Sa présence laisse des traces dans la toponymie de la capitale, dont deux rues s'appellent toujours Grouzinskaïa ("de la Géorgie"). L'immigration de Géorgie devient notable à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, lorsque la Géorgie fut finalement intégrée à l'Empire russe. Ce rattachement, consécutif aux nombreuses demandes des souverains géorgiens, sauve le pays du génocide et de l'assimilation de la part des pays islamiques voisins, la Perse et la Turquie.

Les flux migratoires géorgiens se renforcent après la Révolution d'octobre de 1917. La plus grande mobilité des gens dans la société soviétique y contribue. Pour l'essentiel, de jeunes Géorgiens partent pour le Nord en quête de succès : faire ses études universitaires, servir comme officiers dans l'armée et la flotte, se marier à des Russes. Voici l'image type du Géorgien vivant dans la métropole : médecin, officier ou artiste.

L'effondrement de l'URSS entraîne de brusques changements dans le caractère de la migration. Troquant leur prospérité économique contre l'indépendance, les républiques du Caucase du Sud s'avèrent incapables de nourrir leur population. Selon certaines données, on dénombre en Russie près de 1 million de Géorgiens. La population de la Géorgie, même avec l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, qui refusent de reconnaître la souveraineté de Tbilissi, est estimée à 4,6 millions d'habitants.

9.10.06

La Lituanie expulse un diplomate russe

Le ministère lituanien des affaires étrangères a ordonné cette semaine l'expulsion de Lituanie d'un diplomate russe de haut rang et s'attend à une mesure de rétorsion de la part de Moscou à l'égard d'un des ses diplomates en Russie, a annoncé dimanche l'agence de presse balte BNS.

Le diplomate russe qui a reçu l'ordre de quitter la Lituanie est soupçonné "d'activité illégale d'espionnage" ainsi que d'influencer la position de Vilnius dans le conflit entre la Russie et la Géorgie, a précisé l'agence, citant des sources bien informées au ministère lituanien des Affaires étrangères.

Selon BNS, Moscou devrait de son côté expulser de Russie un diplomate lituanien par mesure de rétorsion.

Jeudi, les présidents d'Ukraine, de Pologne et de Lituanie ont exprimé leur "inquiétude" à propos de la crise entre la Russie et la Géorgie et ont appelé à une solution diplomatique pour résoudre le conflit.

Les présidents des trois pays, dont deux - la Lituanie et l'Ukraine - sont comme la Géorgie d'anciennes républiques soviétiques, ont proposé leur aide dans la crise en tant que médiateurs.

Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Petras Vaitiekunas, interrogé par l'AFP, s'est refusé à tout commentaire sur l'annonce de l'expulsion d'un diplomate russe.

"Je ne peux ni confirmer, ni démentir les informations" de BNS, a déclaré M. Vaitiekunas, ajoutant qu'il n'y aurait aucun communiqué officiel du ministère à ce sujet.

8.10.06

L'Ermitage expose quatre collections de peinture à Amsterdam

Plus de 40 peintures rassemblées par quatre riches collectionneurs russes du XIXe siècle ont été exposées samedi à Amsterdam, dans la filiale locale du musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg.

Cette exposition séduit par sa variété, tant les collectionneurs - Nikolaï Ioussoupov, Dmitri Tatichtchev, Alexandre Gortchakov et Nikolaï Kochelev-Bezborodko - avaient des goûts différents.

Ioussoupov collectionnait la peinture française du XVIIIe siècle, et l'on retrouve à Amsterdam des toiles des peintres connus comme Joseph Vernet, Jean-Baptiste Greuze, Hubert Robert et François Boucher.

La collection de Tatichtchev traduit sa passion pour l'art espagnol et italien: Luis de Morales, Juan del Castillo, Bartolomé Esteban Murillo et ses élèves, Francesco Francia, Giuliano Bugiardini, Bernardino Luini, mais aussi une copie de "La Cène" de Léonard de Vinci.

Gortchakov avait une prédilection pour les peintures néerlandais et belges du XIXe siècle, tels Eugène de Block, Nicaise de Keyser, Joseph Stevens, Louis Gallait ou Florent Willems.

Le romantisme français du XIXe siècle adoré par Kochelev-Bezborodko est représentée par Eugène Delacroix, Gustave Boulanger, William Bouguereau, Gustave Brion et Théodore Rousseau.

Il s'agit de la sixième exposition de l'Ermitage organisée dans la filiale d'Amsterdam depuis son ouverture en février 2004. Cette exposition "fait découvrir un aspect important et très intéressant de la culture russe, celui des collections privées", a estimé le directeur de l'Ermitage, Mikhaïl Piotrovski.

"Les collections des empereurs russes dépassaient largement celles des autres monarques européens, que ce soit sur le plan qualitatif ou quantitatif. Des nobles et des bourgeois suivaient l'exemple des tsars, et les tableaux exposés à Amsterdam appartenaient à des personnalités éminentes de la vie culturelle et politique de la Russie. Cette exposition raconte donc l'histoire des riches traditions culturelles de la société russe", a-t-il expliqué.

L'exposition sera ouverte jusqu'au 7 mars prochain et sera suivie d'une autre rassemblant une série d'oeuvres d'art iraniennes.

6.10.06

Madonna à Moscou: un nouveau scandale

Le concert de Madonna à Moscou, le 13 septembre dernier, a provoqué un nouveau scandale: la parution d'un DVD piraté avec l'enregistrement vidéo de cet événement, indique le quotidien Kommersant.

Cette version non-officielle du show, intitulée "Madonna Moscow Live", est proposée au prix de 20 dollars sur un site internet. L'enregistrement officiel du concert n'a jamais été prévu, indique ce site. L'enregistrement proposé a été réalisé par une caméra et reproduit l'écran installé sur le stade et une partie de la scène.

Le site promet de livrer le disque commandé dans n'importe quel pays, excepté l'Inde, l'Indonésie et les pays africains. Exclusivemusicstore.com a été enregistré dans l'Etat américain d'Arizona en mars 2006 avec l'utilisation de sites d'enregistrement qui ne permettent pas d'établir le nom et les coordonnées du propriétaire.

Les organisateurs du concert de Madonna à Moscou ont appris cette nouvelle de la bouche du correspondant du Kommersant. "Nous ne pouvions quand même pas fouiller les spectateurs comme cela se fait dans les aéroports, et en plus les caméras sont aujourd'hui miniaturisées", a déclaré Anton Atrachkine, responsable des relations publiques du concert.

"Ces produits sont illégaux, leur qualité doit être catastrophique, c'est pourquoi nous prions les gens de ne pas jeter l'argent par la fenêtre", a ajouté Mikhaïl Chouryguine, chef de la compagnie NCA, co-organisateur du show de Madonna. Il n'a pas exclu la possibilité que la compagnie s'adresse à la police.

La représentation russe de Warner/Chappell Music, qui protège les intérêts de la chanteuse, était déjà au courant de la parution du DVD piraté. "Il est difficile de calculer le préjudice causé à Madonna par ce disque, mais il s'agit de sommes non négligeables, a déclaré le directeur général adjoint de la représentation, Dimitri Maïko. En attendant, nous vérifions les informations, mais nous nous adresserons certainement à la police". M. Maïko s'est dit certain qu'il est possible de dépister les vendeurs de ces DVD en Arizona. La filiale américaine de Warner/Chappell pourrait bien s'en occuper, et avec les lois américaines, il sera facile de mettre les pirates sous les verrous, a-t-il ajouté.

Les organes judiciaires russes ne manifestent pas de grand intérêt pour cette affaire. Il faut que les représentants de Madonna portent plainte pour que la partie russe puisse prendre des mesures, a expliqué au quotidien le chef du service de presse du département de la sécurité économique du ministère russe de l'Intérieur, Alexandre Vorobiev. Mais pour le moment, fasse le ciel que la Russie arrive à défendre les droits d'auteur dans le pays, d'autant plus que l'OMC ne se hâte pas de l'accueillir, a-t-il renchéri.

Selon le quotidien, il y a déjà eu des précédents de ce genre avec les concerts de stars occidentales en Russie. Le même site vend des enregistrements vidéo des concerts du groupe Depeche Mode à Moscou et à Saint-Pétersbourg. En mai 2003, après le concert de Paul McCartney à Moscou sur la place Rouge, on pouvait acheter un disque enregistré directement depuis la table de mixage installée sur la scène. Les organisateurs du concert déclarent qu'ils n'ont jamais réussi à débusquer les pirates.

5.10.06

L'alcool à l'origine de 94% des décès cardio-vasculaires en Russie

L'infarctus du myocarde est à l'origine de seulement 6% des décès cardio-vasculaires, l'alcool étant responsable dans le reste des cas, a indiqué le président de l'Académie russe de médecine, Mikhaïl Davydov, lors d'une conférence de presse jeudi à Moscou.

"Nos chercheurs ont récemment étudié la mortalité de la population due aux maladies cardio-vasculaires. Ils ont découvert que l'infarctus du myocarde est à l'origine de seulement 6% des décès, même si les chercheurs européens parlent de 60%, alors que les autres sont morts d'une dose létale d'alcool dans le sang", a-t-il indiqué.

D'après l'académicien, le taux de mortalité reste très élevé en Russie. "Près de 1,5 million de personnes meurent chaque année de maladies qui sont en principe curables. Il est à noter que 80% des enfants cancéreux se rétablissent après traitement, car nous disposons de très bons équipements", a rassuré M. Davydov.

Selon le vice-président de l'Académie russe des sciences, Nikolaï Platé, en Russie l'espérance moyenne de vie pour les hommes est de 58 ans. "C'est une honte pour le pays", s'est-il insurgé, avant d'appeler toute la communauté scientifique à conjuguer les efforts pour résoudre les problèmes démographiques et de santé.

4.10.06

Le laboratoire spatial russe Radioastron à la recherche de la vie extraterrestre

La recherche de la vie extraterrestre sera la mission principale du laboratoire astrophysique russe Radioastron qui sera lancé au milieu de 2007 depuis le cosmodrome de Baïkonour, a annoncé mardi à Moscou Nikolaï Kardachev, expert du centre d'astronomie de l'Institut de physique Lebedev.

"Le laboratoire astrophysique russe Radioastron doté d'équipements scientifiques puissants et d'une antenne parabolique de 12 m de diamètre se dépliant dans l'espace sera lancé au milieu de 2007. Radioastron sera mis en orbite par le lanceur ukrainien Zenith tiré depuis le cosmodrome de Baïkonour", a annoncé le professeur Kardachev.

La Russie a dépensé quelque 3 millions de roubles (plus de 88.000 euros) pour créer le laboratoire.

"Il s'agit d'un radio-interféromètre - équivalent d'un radiotélescope - qui évoluera à une altitude de 350.000 km. La résolution de l'observatoire constituera plusieurs 100 millièmes de seconde d'arc", a précisé le chercheur.

L'orbite très excentrique de Radioastron sera idéale pour surveiller en continu les paramètres du plasma interplanétaire à une grande distance de la Terre. "Cela permettra d'étudier en détail le plasma du vent solaire, les noyaux actifs des galaxies, les milieux interstellaires autour des trous noirs, ainsi que les quasars. Ces astres se trouvent si loin de la Terre qu'il est impossible de détecter leur structure au moyen des instruments actuels", a ajouté l'expert.

3.10.06

Vols d'objets d'art: disparition de pièces de joaillerie au musée de l'Ermitage

La disparition de cinq pièces de joaillerie du XIXe siècle a été découverte vendredi dernier au musée de l'Ermitage au cours d'une inspection des collections du département de la Culture russe, a rapporté le service de presse de l'Ermitage.

Il s'agit d'un flacon à goulot de cristal avec un couvercle orné d'une couronne incrustée de 300 rubis et de 24 perles, d'une montre en or Breguet, d'une figurine de lapin en argent, d'un cachet de cuivre et d'un cadre d'argent doré.

"Ces informations sont préliminaires. Une erreur technique n'est pas à exclure", a souligné le service de presse avant d'annoncer que le bilan de l'inspection serait dressé avant le 1er novembre.

La disparition de cinq pièces de collection a été jointe au dossier sur le vol de 221 pièces de joaillerie ouvert en été, a annoncé lundi Vladislav Kirillov, chef du département pour les vols des biens culturels et historiques de la police de Saint-Pétersbourg.

Fin juillet, le musée de l'Ermitage avait annoncé la disparition de 221 pièces de joaillerie, principalement des émaux, d'une valeur de quelque 130 millions de roubles (environ 3,7 millions d'euros). Selon le dernier bilan, 27 objets ont déjà été retrouvés. Cette disparition avait été constatée au cours d'une vérification interne réglementaire. Une conservatrice de la collection est décédée au début de la vérification. Des poursuites pénales ont été intentées contre deux personnes, notamment le mari de la conservatrice, pour vol à grande échelle.

2.10.06

Nouvelle rivalité entre Moscou et Washington

Le "non" américain sur lequel a buté la détermination de la Russie d'utiliser le mécanisme du Conseil de sécurité de l'ONU contre les autorités géorgiennes n'a pas été une surprise. C'en aurait vraiment été une, si les Etats-Unis avaient soutenu le projet de résolution sur la Géorgie proposé par Moscou.

Certes, le président Saakachvili peut se réjouir que Washington ait réagi en reconnaissant le rôle, accru aux yeux des Etats-Unis, de la "petite Géorgie" dans la promotion des idéaux de la liberté et la démocratie dans la région. Mais il se fait des illusions: la contribution du leader géorgien à ce que l'on appelle à Washington "la voie de la liberté" et à Moscou "le retour à 1937" n'y est pour rien. L'affaire n'est pas là, ce qui ne signifie d'ailleurs pas que le soutien apporté par les Etats-Unis à la Géorgie sera momentané. Une aide américaine massive sera garantie à la Géorgie, et pas à elle seule, dans un avenir prévisible.

La nouvelle rivalité entre Moscou et Washington en est le gage. Et là peu importe de quoi il s'agit, de la Géorgie ou de l'Ukraine, de la Syrie ou de l'Iran, de la Chine ou du Venezuela. Les relations russo-américaines qui reviennent aux principes "oeil pour oeil" sont la clé pour comprendre une grande partie de la politique internationale.

Certes, une réédition de la "guerre froide" dans sa forme ancienne ou de la crise des Caraïbes est impossible. Tout n'est pas aussi dramatique. Aujourd'hui le principe "oeil pour oeil" doit être interprété comme un échange de "piques" acérées. En se préparant à une confrontation non affichée, les Etats-Unis et la Russie en ont accumulé tout un stock.

L'une des conséquences de cette situation est le retour du fameux principe "patron-client" qui a dominé dans la politique mondiale à l'époque du face-à-face entre l'URSS et les Etats-Unis mais qui a reculé ensuite à l'arrière-plan. Comme à un certain moment le rôle des clients a diminué, de même que la nécessité d'en avoir, et un groupe important d'Etats du monde en développement se sont retirés des blocs, se privant d'un "frère aîné", soviétique ou américain. Mais les clients avec l'aide desquels Moscou et Washington peuvent amener le "partenaire-rival" à se faire du mauvais sang sont de nouveau à l'honneur.

Les clients sont les plus gros gagnants dans cette situation car ils obtiennent la possibilité de résoudre avec une aide extérieure les problèmes qu'ils n'auraient jamais résolus en navigation libre. Au prix, il est vrai, de leur politique indépendante qu'il est possible de vendre cher. Mais leurs patrons perdent doublement. Ils se dépensent en vain pour soutenir leurs frères cadets et laissent passer les chances sérieuses que leur procurait la coopération avec le partenaire stratégique d'hier.

1.10.06

Comment le Pentagone a financé la conception d'une arme russe

Veniamin Efremov a bien réussi à duper le Pentagone. Avec des dollars provenant tout droit des Etats-Unis, il a conçu une arme que nul ne possède encore dans le monde. Ni les Yankees, ni les Britanniques, ni les Français.

Mais parlons d'abord de cet Efremov et de l'arme unique qu'il a créée.

Le "truc" d'Efremov

Le Who's Who russe nous informe que Veniamin Efremov, constructeur général de l'Association science-production NPO Anteï, a terminé l'Institut électrotechnique des télécommunications de Moscou en 1951, qu'il est membre de l'Académie des sciences de Russie, lauréat des Prix Lénine et d'Etat, et que ses activités portent sur des radars et des systèmes de direction.

Tout cela est vrai. Mais, à y réfléchir de plus près, vous ne trouverez, dans cette courte note biographique, rien de plus précis. Car telle était la tradition, dans notre pays, dès lors qu'il s'agissait des secteurs des plus sensibles qu'étaient les industries de défense. Mais on sait que Veniamin Efremov, constructeur général à NPO Anteï, est l'auteur de plusieurs versions de systèmes mobiles de missiles sol-air pour la DCA de l'armée de terre.

A leur nombre, des systèmes aussi célèbres que les Osa-AKM (portée en distance de 1,5 à 10 km et portée verticale jusqu'à 6 km - ces batteries ont été vendues à 25 pays du monde) et les Tor-M1 (portée en distance de 1 à 12 km et portée verticale de 100 m à 6 km: ils sont aussi appelés "systèmes de missiles sol-air tactiques"). Outre la Russie, des Tor équipent les armées grecque et chinoise. En font partie aussi les systèmes Krug et ses différentes versions (portée en distance de 4 à 50 km et portée verticale de 150 m à 25 km) et les batteries à grand rayon d'action S-300V (portée en distance de 7 à 100 km et portée verticale de 250 m à 25 km). Et, tout récemment encore, naissait le système de défense antimissile de théâtre Anteï-2500 (portée en distance de 200 km pour les avions et de 40 km pour les missiles balistiques, portée verticale de 250 m à 30 km). On en ignore pratiquement tout jusqu'à présent.

Une énigme pour le Patriot

A première vue, l'Anteï-2500 ressemble bien au S-300V, que d'aucuns appellent parfois le "Patriot russe". Six tracteurs sur chenilles composent le système, ainsi que des tubes, comme ceux d'un orgue dans une cathédrale, et des rampes de lancement identiques pour les missiles Gigant et Gladiator.

Mais l'essentiel est ailleurs. Aujourd'hui, l'Anteï tire bien plus loin que son prédécesseur. C'est actuellement l'unique système défensif dans le monde en mesure d'abattre, outre avions et hélicoptères (dont les systèmes aéroportés de détection et de contrôle AWACS et les avions invisibles aux radars Stealth), des missiles balistiques tactiques de théâtre, à des distances allant jusqu'à 200 km et à des altitudes jusqu'à 30 km (les batteries S-300V les "atteignaient" à 100 et 25 km "seulement"). Enfin, ce système est en mesure de détruire des missiles d'une portée de 2.500 km (d'où le "2500" inséré dans le nom de la batterie) et volant à une vitesse de 4.500 m/sec.

Il s'agit des systèmes chinois Dongfeng (3, 15 et 25), des batteries américaine ATACMS et française Adès, des Scud S irakiens et des Jericho-2 israéliens, des Pershing américains, lesquels, comme les vieux Scud de fabrication soviétique, équipent toujours de nombreuses armées dans le monde...

Le S-300V "rattrapait" ces missiles d'une portée de 1.000 km et volant à une vitesse de 3.000 m/sec. Même le Patriot Pack 2, objet d'une publicité tapageuse lors de la guerre du Golfe, n'arrive même pas à ces indices (sa portée de destruction maximale est de 40 km seulement, avec une portée verticale de 24 km).

Modernisé, le Pack 3 en serait arrivé, vers 2005, aux distances de 150 km et de 25 km, alors que la distance maximale de départ des missiles détruits par le système aurait atteint 1.000 km.

Mais ce n'est pas tout. On ignore encore si les ingénieurs américains ont réussi à supprimer le principal défaut du Patriot: son missile détruit non pas la tête de fusée mais, le plus souvent, son corps ou son moteur de croisière. Voilà pourquoi le Patriot rate parfois les ogives qui atteignent leur cible (pendant la première guerre du Golfe, il en a été ainsi dans 90% des cas, sur les 65 lancements de Scud. Lors de la deuxième guerre contre l'Irak, on s'en souvient, le Patriot ratait aussi les missiles qui n'arrivaient pas de la "bonne direction", par exemple, depuis la mer).

Le système américain a un autre défaut: ses missiles, qui sont tirés selon un angle par rapport à l'horizon, ne peuvent pas se tourner vers la cible si celle-ci arrive du côté opposé. De ce fait, pour "boucler le circuit", il faut disposer de quatre rampes de lancement au moins. Quant à l'Anteï, une seule lui suffit. Ses missiles partent verticalement pour, à une altitude de 60 à 100 m, se tourner vers la cible.

Autre chose, peut-être la plus importante... L'Anteï-2500, comme, d'ailleurs, le S-300V, frappe précisément la tête de fusée. A 100%, dans tous les cas. Ce système a une charge unique d'action orientée (aucun autre système dans le monde ne possède rien de pareil). Et en plus, il peut tirer simultanément sur 16 missiles balistiques, même invisibles aux radars. Tout autre système est impuissant face aux technologies Stealth...

Voilà. Mais comment donc l'académicien russe a-t-il réussi à concevoir ce système avec de l'argent américain?