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30.11.06

Pourquoi les médias occidentaux s'en prennent à la Russie

Les médias occidentaux brossent un tableau de plus en plus sombre de la Russie. Voici quelques titres des publications parues cette semaine: "L'ennemi, c'est la Russie" (The Wall Street Journal), "Corruption, violence et vices triomphent dans la Russie de Poutine" (The Guardian), "Méfiez-vous de la Russie" (Financial Times Deutschland). Pourquoi l'image du pays s'est-elle dégradée?

Fedor Loukianov, rédacteur de la revue "La Russie dans la politique globale": Le tableau négatif général vient du fait que la Russie a dépassé les limites d'une pression raisonnable, avant tout en matière énergétique. Tous les pays usent du chantage, du bluff et des pressions dans la résolution des problèmes importants. Mais la Russie est allée trop loin dans la démonstration de force et le mépris de la réaction des autres. A un certain moment, il était clair que l'UE craignait tellement de rester sans chauffage et sans électricité qu'elle était prête à céder beaucoup. Mais à présent, la Russie oblige Européens et Américains à s'unir dans tous les domaines contre un "ennemi" commun.

L'assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa, le blocus imposé à la Géorgie et la mort de l'ex-agent du FSB Alexandre Litvinenko se sont répercutés très négativement sur l'image du pays. L'incapacité du système judiciaire russe à présenter rapidement les résultats de l'enquête sur le meurtre d'Anna Politkovskaïa et l'absence d'intérêt évident pour la Russie à enquêter sur la mort d'Alexandre Litvinenko ont aggravé la situation. Dans de telles circonstances, il faut faire du bruit et aller jusqu'à imposer son aide aux enquêteurs britanniques.

Sergueï Kolouchev, fondateur du Forum économique russe à Londres, directeur exécutif d'Eventica (Londres): La dégradation de l'image (de la Russie) a été observée depuis longtemps. L'affaire Litvinenko n'a fait que crever un nouvel abcès.

En fait, l'insuffisance d'informations sur les processus qui se déroulent dans l'économie et la politique russes gâte l'image du pays. Nous avons laissé à tout le monde la possibilité de disserter sur ce sujet, et nous avons nous-mêmes gardé le silence. Ces dernières années, je ne me souviens pas d'un seul cas où la presse britannique ait évoqué la visite d'un haut fonctionnaire russe et cité ses propos sur la Russie. La seule exception a été faite l'année dernière pour Vladimir Poutine à l'occasion du sommet Russie-UE. Il serait utile que les représentants du pouvoir communiquent beaucoup plus en dehors du pays.

Toutes les dernières diatribes des médias sont destinées plutôt aux philistins. De mauvaises histoires se vendent bien mieux que les articles intitulés "La Russie, notre amie". Le monde des affaires, en revanche, est bien plus clairvoyant et comprend que tout n'est pas si simple.

Ioulia Kotchetygova, directrice du service des cotations de Standard & Poor's: Il y a divers facteurs que nous appelons les risques pays, notamment l'imprévisibilité et l'opacité de l'administration de l'Etat, l'inconséquence de la politique de l'Etat et l'absence d'objectifs nets poursuivis par cette politique. Lorsque tout n'est pas clair, cela entraîne une perception négative, des appréhensions s'accumulent peu à peu et, ayant atteint une masse critique, elles se répandent brusquement.

29.11.06

Une soixantaine de migrants clandestins interpellés sur un marché de Moscou

Une soixantaine de migrants clandestins ont été interpellés lors d'un contrôle spécial d'identité opéré sur un marché de Moscou, a annoncé un porte-parole du Service fédéral des migrations (FMS) pour la capitale mardi.

"Tous les interpellés sont des ressortissants des pays de la CEI, dont l'Ukraine, la Moldavie, le Tadjikistan et l'Azerbaïdjan", a-t-il précisé.

Selon le FMS, ces personnes ont grossièrement enfreint la législation sur l'immigration, beaucoup n'avaient sur eux aucun papier alors que d'autres n'avaient pas de permis de travail ni de permis de résidence.

En vertu d'un jugement judiciaire, ces personnes pourraient être frappées d'une forte amende avant d'être reconduites à la frontière, a-t-on ajouté au FMS.

Au cours de l'opération, plusieurs infractions ont été constatées par le FMS et les officiers du Service ont voulu en informer l'administration du marché, a-t-on rappelé au service de presse du Service fédéral.

"Les gardiens du marché se sont opposés à leur tentative, sans expliquer leur refus de laisser pénétrer les officiers du FMS dans les locaux de l'administration. Qui plus est, ils ont utilisé la force physique à l'encontre des représentants de l'ordre public, après quoi le Parquet de Moscou a intenté une action en justice", a-t-on précisé au FMS.

"Le capitaine Viktor Makarov, chef de département d'une filiale du Service fédéral des migrations a été roué de coups. Il reçoit actuellement des soins", a ajouté le porte-parole du Service fédéral des migrations.

28.11.06

Un député russe de la Douma grièvement brûlé dans un accident de la route à Nice

Un député de la Douma russe, Suleïmane Kerimov, 40 ans, a été grièvement brûlé samedi après-midi à Nice (Alpes-Maritimes) quand sa puissante Ferrari a percuté un arbre avant de s'enflammer, a-t-on appris lundi de source policière.

Le député russe se trouvait toujours lundi dans un état jugé critique à l'hôpital de la Timone à Marseille (Bouches-du-Rhône) où il a été transporté en hélicoptère juste après l'accident. Selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille, il faudra "48 heures pour savoir si son état est stabilisé".

Sa passagère, une Russe de 31 ans, a été plus légèrement brûlée au niveau des cuisses et des mains, précise-t-on de source policière. Elle a quitté l'hôpital Saint-Roch de Nice samedi soir et a pu repartir, en avion, vers son pays.

Proche de Vladimir Poutine, Suleïmane Kerimov est arrivé samedi vers 15h à l'aéroport de Nice-Côte d'Azur où l'attendait une Ferrari Enzo prêtée par un ami. Au volant de son bolide de 660 chevaux, immatriculé en Suisse, le député a quitté la chaussée sud de la Promenade des Anglais avant d'aller percuter un arbre sur le bas-côté. Le véhicule a aussitôt pris feu.

Selon des témoins cités de source policière, Suleïmane Kerimov est parvenu à s'extraire de l'habitacle et à se rouler sur l'herbe, le corps en proie aux flammes. Des automobilistes se sont arrêtés pour lui porter secours ainsi qu'à sa passagère. Atteint au niveau du visage, du torse, des membres inférieurs et des mains, brûlé sur 70% du corps, il a été évacué par un hélicoptère de la Sécurité civile vers le service des grands brûlés de l'hôpital de la Timone à Marseille.

L'accident a engendré de fortes perturbations à l'entrée de Nice. La circulation sur la Promenade des Anglais, sur la chaussée sud, a dû être interrompue pendant 90 minutes. Selon le parquet qui a saisi de l'enquête l'antenne de police judiciaire de Nice, la piste de l'attentat a éte écartée. Il s'agit apparemment d'un "banal accident de voiture".

Selon des témoins, la Ferrari s'est engagée à vive allure sur la Promenade des Anglais où la vitesse est limitée à 50km/h, a zigzagué au milieu des autres usagers avant de partir en tête-à-queue après une violente accélération. La chaussée était très glissante en raison de la pluie.

27.11.06

OM: un investisseur russe intéressé par le club marseillais

La presse française s'est faite l'écho ce week-end d'une information publiée dans le Journal du Dimanche selon laquelle Robert Louis-Dreyfus, actionnaire principal de l'Olympique de Marseille, serait prêt à vendre le club à un investisseur "russe ou quatari".

Se fondant sur des sources proches de l'homme d'affaires français, le JDD affirme que RLD serait prêt à céder l'OM, et à "dire oui à un investisseur russe ou quatari [...] quitte à embarrasser le maire de Marseille".

Aucune précision n'a été donnée quant à l'identité du potentiel "investisseur russe". On connaît cependant les liens privilégiés qu'entretient Robert Louis-Dreyfus avec le magnat du pétrole russo-américain Leonard Blavatnik, actionnaire de TNK-BP, au même titre que les autres milliardaires russes Mikhaïl Fridman et Viktor Vekselberg. Outre ces trois noms, on ne peut s'empêcher d'évoquer également Roman Abramovitch, propriétaire du Chelsea FC, qui a déjà investi dans beaucoup d'autres clubs européens, en Russie bien sûr (CSKA), mais aussi au Portugal, aux Pays-Bas, et même au Brésil.

Peut-être le patron des Blues souhaiterait-il donc mettre un pied dans le football français. Mais l'éventuelle arrivée à l'OM d'investisseurs étrangers, russes ou autres, pourrait ne pas être du goût de la mairie de Marseille, qui garde son mot à dire dans cette affaire, puisque c'est elle, propriétaire du Stade Vélodrome, qui loue au club olympien son enceinte mythique.

A noter que le président de l'OM, Pape Diouf, a déclaré hier à l'AFP ne pas être au courant d'éventuels projets de vente du club, rappelant que ce thème était un "serpent de mer périodiquement agité".

26.11.06

L'Union européenne est l'un des principaux partenaires économiques et politiques de la Russie

Les relations officielles au niveau de l'URSS-CEE avaient été établies le 2 mars 1989, après l'échange de lettres de créance et l'ouverture d'une représentation permanente de l'URSS près la Communauté économique (CEE) à Bruxelles.

Le 23 décembre 1991, l'Union européenne (UE) a reconnu la Russie en tant que successeur de l'ancienne Union soviétique. En novembre 1993, afin de faciliter l'accession de la Russie au marché européen, l'UE lui a accordé le statut de "pays en transition vers l'économie de marché". La Russie a alors cessé d'être considérée comme un pays à système de gestion socialiste.

Le 24 juin 1994, dans l'île grecque de Corfou, le président russe, Boris Eltsine, et les leaders de l'UE ont signé l'Accord de partenariat et de coopération (APC). Ce document (entré en vigueur le 1er décembre 1997), comporte un vaste programme de coopération économique, englobant tous les secteurs de l'économie et prévoyant le dialogue politique permanent des partenaires. Il est d'une durée de validité de dix ans et peut faire l'objet de prorogation.

Les rencontres au sommet sont au coeur du système des rapports Russie-UE. Au cours de la session de l'UE tenue à Copenhague les 21 et 22 juin 1993, il a été proposé que les présidents du Conseil de l'Europe et de la Commission européenne rencontrent de manière régulière le président de la Russie (format 1+2). La première rencontre selon cette formule s'est tenue le 11 novembre 1993 à Moscou. La Russie et l'UE mènent également un dialogue dans le format premier ministre russe-président de la Commission de l'Union européenne (CUE).

L'organe principal de la coopération Russie-UE est le Conseil permanent de partenariat (CPP), qui en 2003 a remplacé le Conseil de coopération. Le CPP se réunit au niveau des ministres des Affaires étrangères et de ministres sectoriels (Intérieur, Energie), la tenue de rencontres dans un autre format est envisagée.

Des rencontres ont lieu deux fois par an entre les ministres des Affaires étrangères de la Russie et de la "troïka" de l'UE: les ministres des Affaires étrangères des pays du président en exercice et du futur président de l'UE (l'Autriche durant le premier semestre de 2006, la Finlande actuellement); le membre de la CUE pour les relations extérieures et secrétaire général du Conseil de l'UE/haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité (en réalité ce sont quatre personnes mais elles sont désignées par le terme "troïka" - NDLR). Chaque année les ministres des Affaires étrangères de la Russie et des pays membres de l'UE se rencontrent dans le format "1+25" dans le cadre de l'Assemblée générale de l'ONU. Des consultations des directeurs politiques ont lieu deux fois par an. L'ordre du jour du dialogue politique comporte un grand nombre de consultations d'experts, notamment sur les droits de l'homme.

Le Comité de coopération parlementaire tient des rencontres régulières. Des échanges d'opinions fréquents ont lieu aussi dans le cadre de la formation au sein de l'UE de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD). La déclaration "Sur le développement du dialogue politique et de la coopération dans le règlement des crises et les problèmes de sécurité" adoptée au sommet Russie-UE tenu à Moscou le 29 mai 2002 recèle un programme d'actions conjointes dans le domaine de la PESD.

Le 27 avril 2004, à Luxembourg, le Protocole sur l'extension de l'APC aux nouveaux membres de l'UE et la Déclaration conjointe sur l'élargissement de l'UE et les relations Russie-UE ont été signés lors de la première réunion du Comité permanent de partenariat Russie-UE au niveau des ministres étrangères.

Les feuilles de routes sur la formation des quatre espaces communs de la coopération - économie, libertés, sécurité et justice, sécurité extérieure, recherche et éducation, y compris les aspects culturels - ont été signées le 10 mai 2005 au sommet Russie-UE de Moscou. La réalisation de ces feuilles de route est au coeur de la coopération de la Russie et de l'UE à l'étape actuelle.

Des ententes sur les principes de la coopération "à la carte" sont intervenues au cours du 16e sommet Russie-UE tenu à Londres le 4 octobre 2005. Les dialogues sectoriels, supposant la création de groupes de travail sur des thèmes intéressant les parties, tendent à devenir la principale forme de coopération. Des règles de procédure ont été signées pour les dialogues suivants: transports, réglementation technique, information, politique industrielle. Des pourparlers concernant six autres dialogues sont en cours. Des avancées importantes ont été enregistrées en ce qui concerne la simplification de la délivrance des visas et la réadmission entre la Russie et l'UE. Des accords appropriés ont été visés au cours des rencontres tenues par les ministres de la Justice et de l'Intérieur les 12 et 13 octobre 2005 à Luxembourg. Le 7 mars 2006, des projets d'accords ont été approuvés par le gouvernement russe. Le 27 du même mois le président de la Fédération de Russie a signé des ordonnances sur la tenue de pourparlers avec la Commission de l'Union européenne et la conclusion des accords. Des accords sur la simplification de la délivrance des visas aux citoyens de la Russie et de l'UE et la réadmission ont été signés lors du 17e sommet Russie-Union européenne tenu à Sotchi le 25 mai 2006. Une fois qu'ils seront signés et ratifiés, ces documents constitueront l'étape intermédiaire avant la suppression de l'obligation de visa entre la Russie et l'UE.

Ce que l'on appelle le "facteur 2007", à savoir le problème du renouvellement de la base juridique des rapports de Moscou et de Bruxelles, est un nouvel élément exerçant un impact sur les relations Russie-UE. Cette année-là sera marquée par des événements clés pour la coopération Russie-UE: expiration, le 1er décembre 2007, de l'Accord décennal de partenariat et de coopération, adhésion de la Croatie à l'UE, le 1er janvier 2007, et peut-être aussi celle de la Roumanie et de la Bulgarie, entrée de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), restructuration de l'UE découlant du texte de la future constitution de l'Union européenne. Tous ces aspects pourraient entraîner des changements substantiels dans les rapports Russie-UE. A cet égard, cette thématique fait déjà l'objet d'un dialogue avec l'UE en vue d'élaborer des mécanismes de coopération et une base juridique adaptés aux conditions nouvelles.

Les relations commerciales connaissent un développement dynamique. L'UE entre pour plus de 50% dans le commerce extérieur de la Russie. Sa part dans le capital étranger investi dans l'économie russe est d'environ 70%. La Russie occupe la 3e place (derrière les Etats-Unis et la Chine) sur la liste des pays exportant dans les pays de l'UE (133 milliards de dollars en 2005) et la 4e sur celle des importateurs de produits européens (en 2005 la Russie a importé pour 44 milliards de marchandises en provenance de l'UE). L'année dernière les échanges entre la Russie et l'UE se sont chiffrés à 177 milliards de dollars (125 milliards en 2004). La Russie est le premier fournisseur de gaz naturel à l'UE et le deuxième en ce qui concerne le pétrole et les produits pétroliers. Dans le cadre du dialogue énergétique, un travail est effectué en vue de créer des conditions propices à une extension des livraisons de produits énergétiques russes, dont l'électricité, dans les pays de l'UE, et des investissements européens dans le secteur énergétique russe.

24.11.06

La Russie occupe le deuxième rang mondial pour le nombre des suicides

La Russie occupe le deuxième rang mondial, après la Lituanie, pour le nombre des suicides, a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse la directrice du Centre Serbski de psychiatrie judiciaire et sociale, Tatiana Dmitrieva.

De 57.000 à 60.000 personnes se donnent la mort tous les ans en Russie, a-t-elle souligné.

Ensemble avec les accidents de la route, les suicides sont actuellement la deuxième principale cause de décès après les maladies cardio-vasculaires, ayant dépassé les maladies cancéreuses, selon Mme Dmitrieva, membre de l'Académie de médecine de Russie.

90% des personnes commettant un suicide souffrent de troubles mentaux, a précisé la spécialiste.

De 60% à 70% des patients faisant l'objet d'une expertise au Centre Serbski sont des assassins, les autres, des alcooliques, des toxicomanes et d'autres personnes souffrant de troubles mentaux, a ajouté Mme Dmitrieva.

23.11.06

Ouverture du 14e Festival du cinéma russe à Honfleur

L'ouverture du 14e Festival du cinéma russe, organisé annuellement par l'association des Amis du festival, et qui se tiendra du 22 au 26 novembre, aura lieu jeudi à Honfleur.

Le réalisateur Claude Pinoteau préside cette année le festival, lors duquel il présentera son livre "Merci la vie!", ouvrage de réflexion sur le cinéma.

"Musique et cinéma", tel est le thème de la Rétrospective 2006 du festival. Un concert surprise et des rencontres avec des professionnels sont prévus. Des comédies musicales russes, telles que "Le Printemps" de Grigori Alexandrov (1947), "La Ballade du Hussard" d'Eldar Riazanov (1962), "Nous sommes du jazz" ("Jazzband") de Karen Chakhnazarov (1983) et d'autres sont au programme.

A l'occasion du centenaire de la naissance du grand compositeur russe Dimitri Chostakovitch, le festival consacrera une séance spéciale à la projection du film "La Symphonie de Léningrad" de Zakhar Agranenko (1957).

Sept films sont en compétition: "Jouer les victimes" de Kirill Serebrennikov, "Paysage de Nankin" de Valery Roubintchik, "L'Ile" de Pavel Lounguine, "Le Coin des filles" de Iouri Moroz, "Loin de Sunset Boulevard" d'Igor Minaïev, "Vivant" d'Alexandre Veledinski et "Ellipses" d'Andreï Echpaï.

Le jury décernera plusieurs prix, dont un Grand prix du meilleur film, un Prix du public, un Prix du meilleur premier film.

Le festival rencontre un succès grandissant en Normandie, a indiqué à RIA Novosti Françoise Schnerb, Présidente de l'association des Amis du Festival du cinéma russe. Il disposera cette année d'une troisième salle où seront projetés les documentaires. Pour la première fois, les films d'animation seront présentés dans le cadre d'un programme spécial. Des séances jeune public sont également programmées.

"Notre association a pour but de faire découvrir au public français le cinéma russe, que l'Occident sous-estime manifestement, et de contribuer par là même au renforcement des liens culturels entre la France et la Russie", a confié à RIA Novosti Françoise Schnerb.

L'Agence RIA Novosti est l'un des partenaires officiels du Festival d'Honfleur. Elle y organise cette année deux expositions de photographies. L'une, intitulée "Musique et cinéma", est consacrée au thème du festival et au centième anniversaire de la naissance de Dmitri Chostakovitch. La deuxième, intitulée "Les icônes du Kremlin", est dédiée au bicentenaire des musées du Kremlin de Moscou.

22.11.06

Dee Dee Bridgewater donne un concert à Moscou

Dee Dee Bridgewater, l'une des plus belles voix du jazz contemporain, donnera un concert au bénéfice des enfants des rues, le 29 novembre prochain à Moscou, annonce l'ambassade France en Russie.

Le concert a été organisé par la Maison de la Musique de Moscou et le Centre culturel français, avec le soutien de la ville de Moscou et de l'ambassade de France en Russie, et sous le patronage de l'UNICEF.

Dee Dee Bridgewater a su conquérir le public le plus exigeant à chacune de ses apparitions sur scène. Elle s'est produite et a enregistré avec les plus grands musiciens de jazz, tels que Sonny Rollins, Dizzy Gillepsy, Dexter Gordon, Max Roach. Née aux Etats-Unis, où elle a commencé sa carrière, elle s'est véritablement accomplie en France, où elle vit depuis trente ans. Son engagement en faveur de différentes causes sociales lui ont permis de devenir la première Américaine à entrer au Haut Conseil de la Francophonie.

Son nouveau concert "J'ai deux amours" est un hommage aux artistes de légende de la chanson française : Jacques Brel, Edith Piaf, Léo Ferré et Joséphine Baker. Pour l'accompagner sur scène, des musiciens de talent : Marc Berthoumieux à l'accordéon, Ira Coleman à la contrebasse, Minino Garay aux percussions et Patrick Manouguian à la guitare.

La chanteuse rêvait de renouer avec le public moscovite qui lui avait réservé un accueil enthousiaste lors de sa participation, il y a quatre ans, au concert "Le triomphe du jazz". Voici ce que le journal Vremya Novosteï avait alors écrit : "Un tempérament à la Tina Turner, une voix ample couvrant une large tessiture, d'une force et d'une souplesse incroyables, un style étonnant alliant le jazz vocal traditionnel, la soul et le rock. Les standards du jazz, qu'elle a interprétés en big band, ont trouvé une nouvelle inspiration et de nouvelles couleurs".

Le concert de Dee Dee Bridgewater à la Maison de la Musique est un événement-phare de l'automne, attendu par les amoureux moscovites du jazz et de la chanson française.

21.11.06

Les Grecs sont la nation la plus "anti-américaine"

Comme il ressort d'un sondage international, les Grecs sont la nation la plus "anti-américaine", informe jeudi la presse grecque.

Le sondage effectué conjointement par Gallup International et TNS ICAP intègre les avis d'un millier de citoyens grecs interrogés par téléphone à l'automne 2006.

D'après les résultats du sondage, 90 % des Grecs considèrent les Etats-Unis comme un "facteur négatif" pour la stabilité internationale. 76 % des Grecs jugent inefficace la lutte des Américains contre le terrorisme. Huit Grecs sur dix estiment que les Etats-Unis n'aident pas les pays pauvres à surmonter leurs problèmes économiques. A peu près autant de Grecs estiment que les Etats-Unis jouent un rôle négatif dans la protection de l'environnement.

La Grèce est membre de l'OTAN, mais des états d'esprit anti-américains s'y manifestent nettement depuis plusieurs décennies. Ainsi, les Grecs n'ont pas pardonné à Washington son soutien au régime d'extrême-droite des "colonels noirs" renversé en 1974. La majorité des Grecs réprouvent la politique internationale des Etats-Unis, notamment au Proche-Orient et à l'égard des pays dits "voyous".

La Grèce est l'unique pays de l'"ancienne" UE, dont les habitants doivent obtenir un visa pour se rendre aux Etats-Unis. Les manifestations et défilés antimilitaristes organisés dans la capitale grecque sont organisés, traditionnellement sous des mots d'ordre anti-américains, devant l'ambassade américaine. La manifestation organisée à l'occasion de l'anniversaire de l'insurrection des étudiants du 17 novembre 1973 contre les "colonels noirs" ne fera pas exception à la règle.

20.11.06

La Russie héberge le 7e festival "Le Cinéma français aujourd'hui"

Un festival de films français, intitulé "Le Cinéma français aujourd'hui", doit avoir lieu du 5 au 10 décembre à Nijni Novgorod et à Novossibirsk, deux grandes villes de la province russe.

Pour l'ambassadeur de France en Russie, Stanislas Lefebvre de Laboulaye, ce festival est "l'un des plus grands événements de l'agenda culturel russo-français".

"Il s'agit de la septième édition de ce festival, et c'est un bon signe pour le cinéma, a-t-il déclaré jeudi lors d'une conférence de presse à Moscou. Pour nous, c'est avant tout une possibilité annuelle de rendre hommage à tout ce qu'il y a de commun entre la France et la Russie, deux pays qui ont une longue tradition cinématographique".

Le diplomate français, dont RIA Novosti retraduit les propos à partir du russe, s'est félicité de la renaissance du cinéma russe, qu'il s'agisse de la qualité des productions, du nombre croissant de nouvelles salles, de la distribution élargie et de l'intérêt grandissant de la part des chaînes de télévision.

En 2005, le public russe a pu voir une cinquantaine de nouveaux films français distribués en Russie par plus de dix compagnies.

Si les premières éditions du festival ont eu lieu à Moscou, l'année dernière les projections ont pour la première fois eu lieu à Vladivostok et à Ekaterinbourg.

"La décision de transférer le festival en province était audacieuse, mais tout à fait justifiée, a souligné l'ambassadeur. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé cette année de renouveler cette expérience à Nijni Novgorod et à Novossibirsk".

De son côté, un responsable d'Unifrance, association chargée de la promotion du cinéma français dans le monde, a indiqué que l'association organisait depuis sept ans des avant-premières pour les films français achetés par les distributeurs, mais qui n'étaient pas encore sortis sur les écrans.

La Russie occupe le septième rang mondial en termes de recettes du cinéma français. Et si au départ la distribution de films français était limitée à deux villes, Moscou et Saint-Pétersbourg, Unifrance se fixe désormais un nouvel objectif, celui de conquérir le public provincial. C'est pourquoi deux grandes villes de province, Nijni Novgorod et Novossibirsk, ont été sélectionnées en 2006 pour projeter six films de différents genres et orientations, parmi lesquels "L'Entente cordiale" de Vincent de Brus, "Flandres" de Bruno Dumont et "Paris, je t'aime", un cocktail de dix-huit courts métrages tournés par des réalisateurs différents.

Le public moscovite ne sera pas en reste: jeudi soir, une avant-première de "Paris, je t'aime" aura lieu dans la salle Evropeïski en présence de la productrice Claudie Ossard.

Le CSKA Moscou remporte le championnat de Russie de football

Le CSKA Moscou a remporté le titre de champion de Russie 2006.

Les joueurs entraînés par Valéri Gazzaev se sont adjugé le titre national pour la deuxième année d'affilée en allant écraser à Vladivostok - un déplacement de 9.000 kilomètres! - le Lutch Energia 4:0.

Les rouge et bleu ont marqué par Milos Krasic et Wagner Lowe auteur d'un hat-trick.

A une journée de la fin du championnats le CSKA a trois points d'avance sur le Spartak Moscou, mais comme il compte trois victoires de plus que lui, le titre ne peut plus lui échapper.

C'est le troisième titre national remporté par le CSKA. Les deux consécrations précédentes avaient eu lieu en 2003 et en 2005.

Les volleyeuses russes championnes du monde font le plein de dollars

Pour leur victoire remportée au récent championnat du monde de volleyball, les joueuses toucheront un million de dollars de prix, a annoncé samedi le premier vice-président de la Fédération russe de volleyball, Valentin Joukov.

"Il a été proposé de montrer la Coupe remportée par la sélection russe au championnat du monde dans toutes les villes dont les joueuses sont originaires. Ce show contribuerait assurément à la promotion du volleyball", a-t-il déclaré.

La coupe qui est remise à l'équipe vainqueur du championnat du monde est un challenge. Elle restera en Russie pendant quatre ans, jusqu'au prochain mondial.

En finale du championnat du monde 2006 l'équipe féminine de Russie avait battu en cinq sets l'équipe du Brésil et pour la première fois de son histoire s'était adjugée la couronne mondiale.

16.11.06

Un prix de l'UNESCO pour la tolérance attribué à une ville de Russie

Le 16 novembre, à Paris, à l'occasion de la Journée internationale pour la tolérance, des prix spéciaux de l'UNESCO seront remis à la ville de Derbent et au président de la Commission de la Chambre civile pour la tolérance et la liberté de conscience, Valeri Tichkov.

Derbent qui se trouve dans le sud du Daghestan est aujourd'hui l'un des exemples de tolérance les plus brillants, a déclaré le secrétaire de la commission russe pour les affaires de l'UNESCO, Grigori Ordjonikidze, lors d'une conférence de presse jeudi à la Maison centrale des journalistes.

"Pour l'UNESCO, c'est une ville modèle. Des gens d'une centaine de nationalités y habitent sur un territoire peu étendu où se côtoient des synagogues, des mosquées et des églises", a-t-il indiqué.

Valeri Tichkov, interrogé sur le développement de la tolérance, a souligné: "Aujourd'hui nous ne pouvons plus supporter l'intolérance qui menace notre société".

"Pour cette raison, la tolérance doit être une position active, un moyen d'affirmer les cultures et traditions nationales tout en reconnaissant et en respectant celles des autres", a déclaré M. Tichkov.

Transferts: le CSKA veut Carew pour remplacer Ivica Olic

Les dirigeants du CSKA ont bel et bien contacté l'agent de l'avant-centre norvégien de l'Olympique lyonnais John Carew, pressenti pour quitter le Rhône au mercato d'hiver, rapporte l'édition internet de jeudi du quotidien russe "Tvoï den", se référant à des sources au sein du club moscovite.

John Carew pourrait remplacer idéalement le Croate Ivica Olic qui a refusé de prolonger son contrat avec le CSKA et quittera le club à la fin de la saison (la Premier liga russe se termine fin novembre) pour un grand championnat européen.

Après le départ d'Olic, a précisé la source, il ne nous restera que deux grands attaquants: les Brésiliens Jo et Vagner Love. Malgré le talent incontestable de la paire sud-américaine, cela sera très insuffisant pour avancer sur deux fronts, en championnat et en Ligue des champions.

L'intérêt du CSKA pour le géant norvégien a été confirmé également par Olivier Blanc, directeur de la communication de l'OL. "Nous avons beaucoup de propositions pour ce joueur, notamment du CSKA", a-t-il confirmé au quotidien russe. Si le CSKA propose une indemnité de transfert suffisante, nous sommes prêts à le laisser partir. Mais les Armeïtsy sont en concurrence avec plusieurs clubs anglais et italiens, a-t-il ajouté.

15.11.06

Transferts: Aldonine nie tout contact avec l'OM

Après les rumeurs de transfert vers la cité phocéenne diffusées en fin de semaine dernière par certains médias français spécialisés, le capitaine de l'équipe nationale russe de football Evgueni Aldonine a tenu à démentir tout contact personnel avec l'OM, dans une interview donnée lundi au journal Sovietski Sport.

"Je n'ai jamais parlé à personne de mon transfert à Marseille, pour la simple et bonne raison que je ne suis au courant de rien de tout cela. A regarder à quel moment ces informations sont apparues (la Russie affronte ce soir la Macédoine à Skopje pour le compte des éliminatoires de l'Euro 2008, ndlr.), tout cela ressemble de près à une provocation", a affirmé le joueur du CSKA Moscou, évoquant les extraits diffusés dimanche dernier d'une prétendue interview où il aurait déclaré être intéressé par la perspective de jouer à l'OM.

Le club phocéen, qui vient d'essuyer une série de quatre défaites consécutives dans le championnat de France de football, prépare son mercato d'hiver et souhaite renforcer son milieu de terrain. Le joueur russe intéresse depuis longtemps les dirigeants marseillais qui seraient finalement prêts à répondre aux exigences financières du club moscovite.

Evgueni Aldonine a passé cinq saisons au Rotor Volgograd (99-04) avant d'être transféré en septembre 2004 au CSKA Moscou, avec lequel il a notamment remporté la Coupe de l'UEFA. Depuis l'arrivée de Guus Hiddink à la tête de l'équipe nationale, il s'y est imposé comme capitaine, succédant à l'ex-girondin Alexeï Smertine. Son club, le CSKA Moscou, caracole en tête de la Premier liga russe à deux journées de la fin et domine en Ligue des champions le groupe G devant Porto et Arsenal. Autant dire que les dirigeants marseillais devront faire un effort financier conséquent s'ils veulent réellement s'attacher les services du joueur.

14.11.06

De qui Borat se moque-t-il?

"De qui Borat se moque-t-il?", s'est interrogé mardi le quotidien Kommersant, réagissant au succès éclatant du film "Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan" aux Etats-Unis.

Le film, racontant les aventures aux Etats-Unis d'un pseudo journaliste kazakh nommé Borat Sagdiyev, interprété par le comédien britannique Sacha Baron Cohen, présente le Kazakhstan sous un jour peu flatteur, ce qui a déjà soulevé une vive polémique auprès des autorités politiques de ce pays d'Asie Centrale qui a multiplié les communiqués condamnant l'humour du comédien.

Les Kazakhs résidant en Grande-Bretagne se plaignaient au correspondant du journal de ce que, à cause de Borat, personne ne parle à leurs enfants même dans les jardins d'enfants, car les spectateurs ont cru que la boisson nationale des Kazakhs était "l'urine de cheval fermentée".

Dans sa lettre au journal The Times, l'ambassadeur du Kazakhstan aux Etats-Unis, Erlan Idrissov, a remercié les auteurs du film pour la publicité gratuite de son pays, tout en soulignant que tout ce qui y est présenté n'a rien à voir avec le Kazakhstan réel.

En effet, les scènes où Borat présente son village natal n'ont pas été tournées au Kazakhstan mais en Roumanie, Sagdiyev dit bonjour et au revoir en polonais, parle hébreu, et son interlocuteur lui répond en arménien.

La comédie, qui soulève les paradoxes et l'hypocrisie de la société nord-américaine, reste en tête du box-office de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis. Cependant, elle ne sera sans doute pas à l'affiche en Russie, car "ce film peut porter atteinte aux sentiments de certaines catégories de citoyens", selon l'Agence fédérale russe de la Culture et du Cinéma.

"Il ne s'agit pas d'une interdiction, mais d'une recommandation", a indiqué un responsable commentant l'annulation de la projection du film en salles. La sortie du film était initialement prévue pour le 30 novembre.

Mais la décision définitive devra être adoptée à Los Angeles, selon un porte-parole du distributeur du film, 20th Century Fox.

Sacha Baron Cohen a confié dans une interview que l'image de son personnage était inspirée par un homme d'affaires originaire du Sud de la Russie. Mais il aurait été difficile d'évoquer la Russie, car nombre d'Occidentaux l'ont déjà visitée. Le comédien a dû donc arrêter son choix sur le Kazakhstan, pays très peu connu.

13.11.06

Football: le championnat russe pourrait passer au format européen à l'horizon 2010-2011

Les présidents de clubs de la Premier liga russe, réunis vendredi à Moscou, ont examiné la question de l'alignement du championnat russe de football sur le format "automne-printemps", en vigueur dans la plupart des championnats des autres pays d'Europe.

Les présidents de clubs ont été unanimes sur la nécessité d'inverser le calendrier. Une recommandation en ce sens sera envoyée au directoire de la Fédération russe de football, et une étude sera menée pour évaluer les perspectives et implications de tels changements.

Selon une nouvelle recommandation de la FIFA et de l'UEFA entrée en vigueur début 2006, tous les championnats nationaux doivent désormais se terminer ou être suspendus au moins un mois avant les épreuves internationales (Coupe du monde et Euro), afin que les joueurs internationaux puissent se préparer correctement à ces compétitions. Ainsi, les années paires, les trêves nationales doivent constituer au minimum deux mois et demi, soit un mois avant les épreuves internationales, un mois pour le déroulement de ces tournois, et quinze jours de repos après leur achèvement.

Considérant cette directive, ainsi que le fait que l'intérêt pour le championnat russe (en premier lieu la fréquentation des stades) a tendance à baisser durant l'été, une trêve estivale dans le championnat russe apparaîtrait plus que logique. La transition vers ce nouveau système devra alors se dérouler lors d'une année impaire: le championnat commencera comme d'habitude au printemps, et se poursuivra non jusqu'à l'automne, mais jusqu'au printemps de l'année suivante. Après quoi se déroulera la Coupe du monde ou l'Euro, avant que le championnat suivant ne passe au format "automne-printemps".

En raison de toutes les implications administratives, et du fait que ce nouveau système doit concerner non seulement la Premier liga, mais le football russe dans son ensemble, cette transition ne peut être effectuée dès 2007. Le championnat qui débutera en 2009 pourrait donc durer un an et demi, pour se terminer au printemps 2010, et à partir de la saison 2010-2011 la Premier liga pourrait s'aligner sur les autres championnats européens.

Il n'est cependant pas question de supprimer la trêve hivernale, a expliqué Georgui Tcherdantsev, porte-parole des présidents de clubs. Les deux phases, aller et retour, seront simplement inversées, les matchs aller se dérouleront en automne, au lieu du printemps, et inversement. Cela présente un avantage certain: lors des matchs décisifs de fin de championnat, les terrains ne seront pas recouverts de neige, comme c'est le cas au mois de novembre.

11.11.06

Les Russes remportent le Desert Challenge de Dubaï et la Coupe du monde des rallyes raids

Une équipe de l'écurie russe KAMAZ-Master a remporté vendredi pour la cinquième fois le Desert Challenge, la manche finale de la Coupe du monde des rallyes-raids disputée à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis.

Le camion KAMAZ du Premier ministre tatar Rustam Minnihanov a terminé en tête du classement. Son équipe comprenait également Aydar Belyaev (navigateur) et Vladimir Tchaguine (mécanicien), leader de l'équipe KAMAZ et quintuple champion du Dakar. L'autre KAMAZ piloté par Ilgizar Mardeev, Andrey Mokeev et Sergey Reshetnikov n'a pas réussi à terminer la course.

Depuis sa première inscription au Desert Challenge en 1999, l'équipe KAMAZ-Master n'a perdu aucune course. L'équipe de Vladimir Tchaguine a remporté cette manche de la Coupe du monde des rallyes raids en 1999, l'équipe de Firdaus Kabirov en 2000. L'équipe commandée par le Premier ministre tatar Rustam Minnihanov a remporté quatre victoires consécutives en 2001-2004.

Une autre équipe russe - Serguey Shmakov et Konstantin Meshcheryakov, vainqueurs des Rallyes d'Afrique du Sud et des Pharaons et de ce fait, leaders de la Coupe du Monde, a remporté la couronne mondiale malgré son abandon au rallye Desert Challenge. Les Français Luc Alphand et Gilles Picards, champions du rallye Dakar en 2006, ont réalisé le meilleur temps et se sont emparés de la tête du classement général. Leurs coéquipiers Stéphane Peterhansel, octuple champion du rallye Dakar, et Jean-Paul Cottret ont signé quant à eux le deuxième meilleur temps.

Le rallye Desert Challenge est la dernière épreuve avant le rallye africain Dakar-2007 qui partira le 6 janvier prochain de Lisbonne, au Portugal, pour arriver le 21 janvier à Dakar, la capitale sénégalaise.

10.11.06

La Russie crée un logiciel de lutte contre le trafic de drogue sur Internet

La Russie crée un logiciel spécial pour réprimer le trafic des stupéfiants sur Internet, a annoncé jeudi à Ayia Napa un responsable du Service russe pour la lutte contre le trafic de drogue Alexandre Mikhaïlov.

"La Russie crée un logiciel spécial pour bloquer des informations relatives au trafic de drogue dans le cadre du programme national de lutte contre les stupéfiants", a noté M.Mikhaïlov à la 2e conférence internationale "Terrorisme et médias électroniques".

"Internet permet d'organiser la vente et de promouvoir les stupéfiants. Ce problème préoccupe depuis longtemps l'Occident, mais il est nouveau pour la Russie", a-t-il ajouté.

En général, le taux de consommation de stupéfiants tend à se stabiliser en Russie. "Il y a quelque années, le nombre des usagers de la drogue augmentait de 20-25% par an. Aujourd'hui, ce taux est égal à 0,5%", a précisé le responsable.

Les autorités sont surtout préoccupées par la propagation des drogues synthétiques. "Leur production est en hausse. Elles ne coûtent pas trop cher et n'impliquent pas l'utilisation d'équipements sophistiqués", a indiqué M.Mikhaïlov.

9.11.06

Corruption: la Russie en 127e position au classement de Transparency International

La Russie se situe en 127e position, soit au même niveau que le Rwanda, le Honduras et les Philippines, parmi les 163 pays étudiés par l'organisation anti-corruption Transparency International.

Le dernier classement rendu public par Transparency International se fonde sur les résultats de nombreux sondages portant sur la corruption du secteur public. Les pays sont rangés selon une échelle de 10 points (0 - très corrompu, 10 - pas de corruption).

La Finlande, l'Islande et la Nouvelle-Zélande sont perçues comme les pays les moins corrompus du monde (9,6 points). Le Danemark, Singapour, la Suède, la Suisse, la Norvège, l'Australie et les Pays-Bas complètent le Top-10.

Parmi les ex-républiques soviétiques, les pays baltes - Estonie (25e), Lituanie (48e) et Lettonie (49e) - sont traditionnellement classés parmi les pays peu corrompus:

Les autres pays de l'ex-URSS sont dans la deuxième moitié du classement, à savoir parmi les pays où la corruption prospère. Ce sont notamment la Moldavie (81e), la Géorgie (101e), l'Ukraine (104e) et le Kazakhstan (113e). Parmi les plus corrompus figurent la Kirghizie (145e), le Tadjikistan (149e), la Turkménie (150e), la Biélorussie (151e) ou l'Ouzbékistan (155e).

La Guinée (160e), l'Irak (161e), la Birmanie (162e) et, en queue de la liste, Haïti (163e) sont évalués comme les pays les plus corrompus.

Le rapport de Transparency International met en relief un lien étroit entre la corruption et la pauvreté, les pays les plus pauvres étant concentrés en bas de liste.

S'agissant du niveau de perception de la corruption, presque les trois quarts des pays évalués ont obtenu moins de 5 points, soit la quasi-totalité des pays pauvres, et 71 pays ont obtenu moins de 3 points.

Toutefois, selon Transparency International, le rapport ne veut pas dire que les pays situés en queue de la liste sont les plus corrompus, il montre l'incapacité des responsables politiques à contrôler et empêcher la corruption.

8.11.06

La probabilité de collision entre l'astéroïde Apophis et la Terre en 2029 est égale à zéro

La probabilité de collision entre l'astéroïde Apophis et la Terre le vendredi 13 avril 2029 est égale à zéro, a déclaré jeudi dans un entretien à RIA Novosti le directeur de l'Institut d'astronomie de l'Académie russe des sciences Boris Choustov.

"La probabilité de collision entre l'astéroïde Apophis et la Terre à cette date est égale à zéro", a indiqué le chercheur russe donnant son avis sur les commentaires alarmistes de certains chercheurs.

En 2029, Apophis frôlera la Terre à 38 000 - 40 000 km, selon lui. "L'erreur pourrait être de 10 000 km tout au plus", a ajouté le chercheur.

Mais une menace plus grave guettera la Terre en 2036, lorsqu'Apophis volera de nouveau à proximité de notre planète. Pourtant, selon le chercheur russe, la probabilité de collision restera "peu élevée" même à cette date-là.

L'astéroïde baptisé "Apophis", dieu des forces du chaos dans la mythologie égyptienne, mesure 320 m de long. Le bolide a été découvert en juin 2004.

7.11.06

Première présentation de la candidature de Sotchi à l'organisation des JO d'hiver 2014

Le première présentation de la candidature de la ville russe de Sotchi à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2014 aura lieu ce mardi en Argentine.

Le directeur général du comité de candidature "Sotchi-2014", Dmitri Tchernychenko, a indiqué à RIA Novosti qu'un spot ainsi qu'un rapport sur les potentialités exceptionnelles dont dispose Sotchi pour organiser l'Olympiade seront présentés aux responsables des 15 Comités nationaux olympiques d'Amérique du Sud.

"La Russie passe avec juste raison comme l'une des grandes puissances sportives mondiales, a dit Tchernychenko. Les sportifs russes ont engrangé la plus grande quantité de médailles olympiques jamais remportées dans l'histoire des JO d'hiver. Malgré cela, notre pays n'a jamais obtenu le droit d'accueillir les Jeux Olympiques d'hiver.

De l'avis du chef de la délégation russe, Sotchi offre la possibilité de tenir l'Olympiade et les Jeux Paralympiques d'hiver dans un climat exceptionnel et inoubliable. De hautes montagnes aux cimes enneigées et une température hivernale clémente sont à deux pas du littoral de la mer Noire avec les plages de Sotchi que l'on appelle souvent la "Riviera russe".

La ville qui deviendra la capitale des Jeux sera désignée par un vote secret lors de la session du Comité international olympique (CIO) qui se tiendra au mois de juillet 2007 au Guatemala. Les cent et quelques membres du CIO représentant les cinq continents prendront part au vote.

"La voix de chacun des membres du CIO pourrait être décisive pour le succès de la candidature de la Russie, aussi nous devons tous appliquer un maximum d'efforts pour convaincre la communauté olympique internationale du caractère exceptionnel et de la faisabilité de ce projet"; a dit Dmitri Tchernychenko en conclusion.

6.11.06

Maurice Béjart de retour à Moscou

La tournée anniversaire du célèbre chorégraphe Maurice Béjart (qui soufflera ses 80 bougies en janvier 2007) aura lieu à Moscou du 5 au 7 novembre, annonce le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Le grand danseur dit qu'il est le deuxième Marseillais, après Marius Petipa qui a jeté les bases du grand ballet russe au XIXe siècle, à être lié à l'histoire du ballet en Russie et à ressentir de l'amour pour ce pays, indique le journal.

Lors de sa première tournée en Union soviétique, Maurice Béjart a fait l'effet d'une bombe par sa chorégraphie, rappelle le quotidien. Il a ouvert les yeux à de nombreux spectateurs sur la vérité qu'ils refusaient de reconnaître auparavant, à savoir qu'il faut utiliser un langage plastique moderne en parlant de l'époque contemporaine à ses contemporains.

Sa danse réunit tout: arabesques idéales, pirouettes, technique de la grande innovatrice américaine de la danse moderne Martha Graham, convulsions pas du tout harmonieuses alliées à des éléments des folklores orientaux, méridionaux et d'autres cultures exotiques, et ainsi de suite, indique le journal.

La culture mondiale est une sorte d'énorme maison pour ce "chorégraphe au visage méphistophélique", ajoute l'auteur de l'article.

Au programme de la tournée, quatre ballets dont seulement un (Adagietto, 5e symphonie de Gustav Mahler, extrait de La Muette) a déjà été présenté en Russie.

Le maître présentera ses ballets "L'art d'être grand-père", "Serait-ce la mort?" et "Wien, Wien, nur du allein".

A propos de "L'art d'être grand-père", M. Béjart explique: "J'ai demandé aux jeunes de la compagnie de réfléchir sur la danse et les rapports avec un maître de ballet qui pourrait être leur grand-père".

Le ballet "Serait-ce la mort?", sur la musique de Richard Strauss, raconte l'histoire d'un homme, qui, au seuil de la mort, revoit quatre femmes qu'il a aimées tour à tour.

"Wien, Wien, nur du allein" a été mis en scène en 1982, mais Maurice Béjart ressentait déjà la fin d'une époque. "Nous vivons, et presque chacun de nous en est conscient, la fin d'une époque, et même plus, la fin d'un cycle de l'humanité... Pourtant la certitude de cette issue ne doit engendrer en nous ni peur, ni pessimisme, toute fin est le début d'un renouveau, la mort est la condition même de la vie... Éternel retour!", raconte le chorégraphe.

4.11.06

Le boom des jeux vidéo en Russie

Encore au début de la Perestroïka, le mot ordinateur évoquait pour la plus grande part de la population russe une machine à calculer. Il existait même une plaisanterie qui disait que si l'Occident possédait les plus petits ordinateurs, nous possédions les plus grosses machines à calculer. Cependant, avec l'arrivée en Russie d'un flux d'ordinateurs dans les années Gorbatchev, leurs utilisateurs comprirent très rapidement qu'il ne s'agissait pas seulement de machines destinées au travail, mais qu'elles pouvaient aussi bien servir à se divertir. Les jeux vidéo n'existaient alors pas encore, c'est pourquoi les informaticiens russes se sont mis à en inventer. Le nom de l'un de nos pionniers en la matière est même bien connu dans le milieu. Il s'agit d'un collaborateur du Centre de calcul de l'Académie des sciences d'URSS, Alexeï Pajitnev. Créateur de programmes de test d'équipements, il n'a pu résister au plaisir de créer un programme de divertissement pour lui et ses collègues. Ainsi apparut en 1985 "Tetris", qui devint rapidement le jeu vidéo le plus connu au monde.

Les programmeurs avaient compris qu'un espace infini de création s'ouvrait à eux. En même temps, la réalité russe en constant changement leur donnait de l'inspiration. Le second inventeur russe à accéder à la reconnaissance fut Nikolaï Skripkine, qui créa un jeu appelé "Perestroïka", auquel il est amusant de jouer même encore aujourd'hui. Le joueur est dans la peau d'une grenouille poursuivie par un méchant bureaucrate qui veut l'éliminer. Nous étions en 1990.

En Occident on a tout de suite apprécié le potentiel créatif des programmeurs russes. Et l'on a fait ce qu'aujourd'hui l'Occident lui-même reproche à la Russie: on a simplement sorti le jeu aux Etats-Unis.

"Une fois, on m'a montré un jeu apporté des Etats-Unis, raconte Nikolaï Skripkine, et j'ai découvert avec surprise, et même avec joie, qu'il s'agissait de mon "Perestroïka".

A l'époque, la question des droits d'auteur ne faisait pas autant de bruit, c'est pourquoi certains faits d'exploitation illégale de découvertes d'autres personnes peuvent aujourd'hui prêter à rire. Ainsi, par exemple, un des petits futés russes a fait savoir à une firme de jeux vidéo qu'il avait totalement refait leur produit, et que le jeu était alors devenu beaucoup plus intéressant, jouissant par la même occasion d'un grand succès en Russie.

Aujourd'hui la Russie tend à entrer sur le marché "civilisé", ce qui implique de lutter contre la contrefaçon. Des organisations spécialisées sont apparues, comme par exemple "Bouclier russe", qui traque les pirates. La police se familiarise aussi activement avec la lutte contre le piratage.

L'une des conditions les plus importantes posées à l'entrée de la Russie à l'OMC est le renforcement de la lutte contre la contrefaçon de produits soumis à des droits d'auteurs. Petit à petit, on voit à la télévision des reportages montrant des bulldozers écrasant avec leurs chenilles des montagnes de disques piratés. Cependant, comme le supposent les experts, nous sommes encore loin d'en avoir fini avec ce problème. Les disques piratés sont très bon marché à la fabrication, c'est pourquoi, pour le consommateur russe qui n'est pas très riche, la question de l'achat d'un produit légal ne se pose pas, tant il pourra toujours trouver au coin de sa rue une copie piratée moins chère. Les spécialistes pensent que le moyen le plus efficace de lutter contre ce phénomène sera la baisse des prix des produits officiels des compagnies occidentales. Pour l'instant, le rapport est de 40/60, à l'avantage bien sûr des pirates du XXIe siècle.

Cependant le pourcentage des ventes de produits légaux augmente doucement mais sûrement. Battage à la télévision, menace de se faire remarquer par la police, appels des militants défenseurs de la culture, tout cela semble bien fonctionner. Le marché des jeux vidéo en Russie se rapproche actuellement des 200 millions de dollars par an. En comparaison avec les Etats-Unis, où ce chiffre atteint 30 milliards de dollars, cela paraît évidemment bien peu. Mais il faut prendre en compte le retard du boom des jeux vidéo en Russie. Il y a encore cinq ans seulement, le volume des ventes n'y dépassait pas 100 millions de dollars.

Des études de marketing montrent que 38% des consommateurs de jeux vidéo sont des jeunes de 18 à 20 ans, 23% ont entre 21 et 25 ans et 39% sont âgés de plus de 25 ans. Plus d'un tiers des interrogés jouent tous les jours, et 9% consacrent à cette passion environ cinq heures par jour. Parmi les plus populaires on compte les jeux de stratégie en temps réel, de courses, simulateurs de vol ou autres, les jeux d'action, les jeux de cartes et les casse-têtes, et les simulateurs de sports.

Les psychologues russes se sont sérieusement penchés sur le problème de la dépendance excessive aux jeux vidéo. Ils observent chez les adolescents une excitation physiologique élevée, de l'agressivité, et le sentiment d'une supériorité illusoire sur ceux qui les entourent. Les adolescents ne sont plus capables de se divertir autrement. Dans l'organisme du joueur se forme une substance qui, en arrivant dans le sang, provoque un état d'euphorie, et l'on y devient rapidement dépendant. Pour se débarrasser d'une telle dépendance il ne suffit pas de prendre des médicaments, mais il faut aussi l'aide d'un psychologue. Les scientifiques l'appellent la maladie du XXIe siècle.

Il y a cependant un autre point de vue. Beaucoup d'enseignants constatent que les jeunes qui jouent à des jeux vidéo commencent à travailler beaucoup mieux et réagissent plus rapidement aux questions, et ont tendance à ne pas être attirés par les bandes de rues.

Un tel intérêt de la jeunesse pour les jeux vidéo n'a pas manqué d'attirer l'attention des structures sportives russes. La Russie est le premier pays où le cyber-sport a été officiellement introduit dans les programmes nationaux d'éducation physique de la jeunesse. Les tournois de cyber-sport attirent beaucoup de spectateurs, spécialement au niveau national. L'année dernière, à la surprise générale, des représentants de la République de Sakha ont été primés dans plusieurs catégories, ce qui montre que ce sport se développe très vite, même sur le plan géographique.

3.11.06

L'exposition "La Russie orthodoxe" s'ouvre à Saint-Pétersbourg

Une exposition intitulée "La Russie orthodoxe", consacrée à la Journée de l'unité nationale et à la fête de l'icône de la Vierge de Kazan s'ouvre vendredi à Saint-Pétersbourg, annoncent les organisateurs.

Le projet regroupe 136 organisations ecclésiastiques et 135 laïques de 83 villes de Russie, d'Ukraine et de Biélorussie, dont 53 monastères. Les principaux volets de l'exposition sont consacrés au culte, au mode de vie orthodoxe, aux décorations des églises, à la peinture d'icônes, à l'enseignement et la littérature religieux, évoquent les pèlerinages, la fonte de cloches, les traditions orthodoxes en matière de joaillerie, d'art décoratif appliqué et différents artisanats d'art.

Au programme, des présentations de livres, des conversations avec des ecclésiastiques, scientifiques, psychologues, pédagogues et médecins, ainsi que des concerts d'ensembles musicaux et d'auteurs-compositeurs-interprètes.

L'exposition, appelée à réunir les efforts de l'Eglise orthodoxe russe, des autorités laïques et de l'opinion publique en vue de préserver les valeurs spirituelles traditionnelles, sera ouverte du 3 au 8 novembre.

2.11.06

Semaine du cinéma russe à Paris

La quatrième Semaine du cinéma russe s'ouvre jeudi à l'Espace Pierre Cardin à Paris, rapporte le correspondant de RIA-Novosti sur place.

Le public français pourra voir une dizaine de nouveaux films russes déjà appréciés par les jurys de différents festivals internationaux, a indiqué le comité d'organisation.

Le forum présentera aux cinéphiles parisiens les films "Liaison" de Dounia Smirnova, "Le coin des filles" de Youri Moroz, "Vivant" d'Alexandre Veledinski, "Jouer les victimes" de Kirill Serebrennikov, "Franz + Polina" de Mikhaïl Segal, "977" de Nikolaï Khomeriki, "Euphorie" d'Ivan Vyrypaev, "Ellipses" d'Andreï Echpaï et "Piter FM" d'Oksana Bytchkova. Le film "L'Ile" de Pavel Lounguine clôturera le festival.

Les réalisateurs présenteront eux-mêmes leurs films au public et participeront aux débats les concernant. Les films seront projetés en version originale sous-titrée en français. Un prix du public sera décerné le dernier jour de la manifestation.

Outre les nouveautés, le programme propose une rétrospective des travaux du réalisateur Gleb Panfilov et de (sa femme) l'actrice Inna Tchourikova: "Le Début", "La mère", "Le Thème" et "Valentina".

L'événement propose également des courts métrages, ainsi qu'une exposition de peintures et de photographies d'artistes russes contemporains.

La manifestation est organisée avec le concours officiel de l'Agence fédérale russe de la Culture et de la Cinématographie. Elle est placée sous le haut-patronage du Centre National de la Cinématographie française.

1.11.06

Quelque 9.800 objets dont plus de 4.000 de fabrication russe évoluent en orbite terrestre

Quelque 9.800 objets dont 4.225 de fabrication russe se trouvent actuellement sur l'orbite terrestre, selon l'Agence spatiale américaine NASA citée par le site web russe "Nouvelles de l'astronautique".

"Les postes de contrôle terrestres ont répertorié quelque 9.800 objets gravitant en orbite terrestre, lancés dans l'espace avant le 20 septembre 2006, d'après le bulletin trimestriel de la NASA Orbital Debris Quarterly News", est-il indiqué sur le site.

"Il s'agit de vaisseaux spatiaux, d'étages des fusées-porteuses, de débris résultant du détachement de différents éléments de satellites et la dislocation d'engins spatiaux", précise le site.

La plupart des objets (4.225) sont de fabrication russe dont 1.380 engins spatiaux en service ou arrivé en fin de vie et 2.865 étages de lanceurs et débris.

Les États-Unis arrivent en deuxième position avec 4.066 objets (1.028 satellites et 3.038 fusées et débris).

Ensuite, viennent la Chine avec 376 objets (54 satellites et 322 étages de lanceurs et leurs débris), la France avec 353 objets dont 44 satellites et 309 lanceurs, le Japon avec 181 objets dont 96 satellites et 85 fusées-porteuses, l'Inde avec 139 objets dont 31 satellites et 108 lanceurs et débris.

388 objets (360 satellites et 28 débris) "appartiennent" à d'autres pays.