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27.3.07

Deux hôtels sur la côte d'Azur et à Paris pour 215 millions d'euros

Deux établissements hôteliers français de légende, le Grand Hôtel du Cap-Ferrat, sur la côte d'Azur, et l'Hôtel Vendôme au coeur-même de Paris, appartiennent désormais à Léonard Blavatnik, l'un des actionnaires de TNK-BP et de Sual. Cette acquisition faite l'année passée a coûté pas moins de 215 millions d'euros au milliardaire.

Homme d'affaires américain d'origine russe, Leonard Blavatnik possède par ailleurs Access Industries qui est partie prenante de Sual et de TNK-BP. Au classement des plus grosses fortunes des Etats-Unis établi par la revue américaine Forbes, Blavatnik occupe la 40e place avec des biens estimés à 7 milliards de dollars. L'entrepreneur a acheté à Fralpa S.A la Société Union Hôtelière du Cap SAS, au bilan de laquelle figurent les deux hôtels, lit-on dans un communiqué de presse de l'agence BP Com.

Fralpa S.A. appartient au diamantaire français d'origine libanaise Robert Mouawad, par ailleurs président de Mouawad Group. Robert Mouawad ou des représentants du groupe se sont refusés à tout commentaire. Cependant, la transaction a été confirmée à Vedomosti par le porte-parole d'Access Industries, John Stoneborought. Cependant, il n'a pas révélé le montant du marché.

Le vice-président senior de la représentation russe de la compagnie Knight Frank, Andreï Zakrevski, estime que le coût du Grand Hôtel du Cap-Ferrat pourrait atteindre les 150 millions d'euros. Celui de l'Hôtel Vendôme pourrait aller de 70 à 100 millions d'euros.

L'Hôtel du Cap-Ferrat est un établissement de réputation universelle, les aristocrates du monde entier y descendent. "C'est l'incarnation même des "anciennes fortunes", dit Alexeï Zimine, rédacteur en chef de la revue Aficha Mir. L'établissement a ouvert ses portes en février 1908. Il a eu pour clients la famille impériale russe et les membres de familles royales européennes. Charles Chaplin, Winston Churchill et Aristote Onassis y séjournaient régulièrement.

Pour Marina Smirnova, chef adjointe du département d'évaluation et de consultation de Colliers International, Leonard Blavatnik saura faire fructifier ces hôtels. "La France occupe l'une des toutes premières places dans le monde pour la fréquentation touristique. A Paris le taux de remplissage annuel moyen est de 65-70%", rappelle-t-elle. Marina Oussenko, vice-présidente senior de la société de consultation Jones LaSalle Hotels, estime de son côté que même avec un retour sur investissement très lent ces hôtels restent de bons placements. "Ce sont des marchandises à l'unité dont le prix est en hausse continuelle", dit-elle.

Leonard Blavatnik n'est pas le seul milliardaire travaillant avec la Russie à investir dans des hôtels de luxe. Selon la revue Profil et le quotidien Izvestia, l'année dernière Roman Abramovitch a fait l'acquisition de l'Hôtel du Cap Eden Rock, un établissement de prédilection des vedettes du cinéma, situé entre Cannes et le cap d'Antibes.