"La France est ma seconde patrie": l'écrivain Victor Erofeev a 60 ans
"La France est ma seconde patrie", a confié à RIA Novosti l'écrivain russe Victor Erofeev, qui célèbre mercredi son 60e anniversaire.
"Je me considère comme un écrivain russe qui écrit en russe, et la Russie est ma patrie. Mais la France est une seconde patrie pour moi, j'aime beaucoup ce pays et je connais bien la littérature française", a-t-il avoué.
Victor Erofeev se rend souvent à Paris, qu'il connaît par coeur. Ses oeuvres paraissent souvent en France, il a même été nommé Chevalier de l'Ordre des Arts et des lettres en 2006.
Il a cité notamment Michel Houellebecq parmi ses amis écrivains.
Les livres de Victor Erofeev sont connus en Occident. Ils paraissent en Allemagne, en Pologne, aux Pays-Bas, en Hongrie, en France, en Italie, aux Etats-Unis et dans d'autres pays encore. Son roman "La belle de Moscou" a été traduit en 35 langues et "Ce bon Staline" en 17.
Un nouveau livre doit paraître en Russie d'ici janvier 2008.
Fils d'un diplomate de haut rang, Victor Erofeev est né en 1947 à Moscou et a passé une partie de son enfance à Paris. Il a été diplômé de la faculté de philologie de l'Université d'Etat Lomonossov de Moscou. Il a fait ses débuts dans la revue "Voprosy Literatury" et s'est fait remarquer par son essai sur l'oeuvre du Marquis de Sade (1973).
Il a soutenu sa thèse sur le thème "Dostoïevski et l'existentialisme français", parue en 1991 aux Etats-Unis. En 1979, l'écrivain a participé à la publication d'un almanach underground, "Metropol", ce qui lui a valu d'être expulsé de l'Union des écrivains soviétiques. Jusqu'à sa réhabilitation en 1988, la prose d'Erofeev n'a pas été publiée en Russie.
Son premier roman, "La belle de Moscou", déjà traduit en plus de vingt langues, a été publié pour la première fois en Russie en 1990.


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