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27.11.07

Sotchi 2014: EDF et Gaz de France en négociations avec le russe UES

UES (Electricité de Russie) a trouvé le moyen de financer la construction de centrales électriques appelées à répondre aux besoins des Jeux olympiques de 2014 à Sotchi, indique lundi le quotidien Kommersant.

D'après le schéma de financement prévu par le projet, trois centrales d'une puissance totale de 1.000 MW pourraient être construites. Les groupes Gaz de France et EDF ont déjà manifesté leur intérêt. Mais les experts estiment que ce projet ne sera intéressant que si les futures centrales sont approvisionnées en gaz.

"Puisque l'argent manque pour la construction de ces trois nouvelles centrales, nous aurons recours à des investisseurs extérieurs. Des négociations sont en cours avec EDF et Gaz de France", explique une source proche d'UES. Les deux compagnies françaises se sont refusées à tout commentaire.

Selon les analystes, ces projets ont toutes les chances d'intéresser les investisseurs. "Surtout si UES résout la question du gaz, car, dans la plupart des cas, c'est ce problème qui s'avère le plus difficile dans la construction de n'importe quelle centrale électrique", affirme Igor Vassiliev, analyste de la société d'investissement Troïka Dialog. Mejreguiongaz (compagnie appartenant à 100% à Gazprom) a fait savoir qu'UES lui avait demandé d'approvisionner en gaz de nouvelles capacités de production d'électricité dans le territoire de Krasnodar, sans préciser pour autant si sa réponse avait été positive ou négative.

Vassili Sapojnikov, du groupe financier Otkrytie (Ouverture), ajoute qu'un tel mécanisme permet aux compagnies étrangères d'accéder au marché en passant des "barrières relativement insignifiantes". Selon Ekaterina Tripoten, analyste de Sovlink, le coût de construction de centrales de ce type peut être évalué à 1.000-1.200 dollars par capacité de production d'1 kW, mais, selon Vassili Sapojnikov, il peut atteindre 1.200 à 1.500 dollars. Mme Tripoten rappelle que ce coût peut changer, comme cela a été le cas lors de la construction de la centrale thermique de Sotchi, où il avait atteint 2.000 dollars en raison du danger de coulées de boue et de séismes. "Toutes ces difficultés se sont révélées non pas au stade de l'établissement du dossier de faisabilité, mais au cours de la construction", précise Ekaterina Tripoten.

D'ailleurs, les analystes ne sont pas certains que l'investisseur potentiel sera obligatoirement étranger, car la perspective des Jeux olympiques de Sotchi est attrayante pour n'importe quel investisseur.