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30.3.07

Le Patriarche orthodoxe russe célébrera un office à Notre Dame de Paris en octobre

Le Patriarche de Moscou et de toutes les Russies Alexis II a annoncé jeudi son intention d'intervenir devant les membres de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) à Strasbourg et de célébrer un office à la cathédrale Notre-Dame de Paris en octobre prochain.

"Je compte effectuer une visite à Strasbourg et intervenir à l'APCE début octobre", a déclaré le patriarche devant les journalistes, en marge d'une réunion du Fonds international "Unité des peuples orthodoxes".

"En janvier, le président de l'APCE s'est rendu à Moscou. Je l'ai accueilli dans ma résidence. Il m'a invité à intervenir devant les membres de l'APCE à Strasbourg", a noté le chef de l'église orthodoxe russe.

"Je célébrerai probablement un office devant la Couronne d'épines à Notre-Dame de Paris" après mon séjour à Strasbourg, a ajouté le patriarche.

29.3.07

Rostropovitch, le Chevalier du violoncelle

Tout anniversaire de Mstislav Rostropovitch est un "sommet" auquel participent présidents et monarques. Le jour de son 80e anniversaire, le 27 mars, le "roi des violoncellistes" trônera au Kremlin.

Télévision et journaux ne passeront pas cet événement sous silence, musiciens consacreront leurs concerts au maestro Rostropovitch. Mais la somptuosité des célébrations ne semble pas déplacée. Il serait difficile de contredire Dimitri Chostakovitch, le maître du musicien, qui a qualifié son disciple de "toute une époque de l'art du violoncelle".

Parmi les 60 compositeurs du XXe siècle ayant créé des oeuvres spécialement pour "Slava le volcanique" on trouve Dimitri Chostakovitch, Benjamin Britten, Leonard Bernstein, Alfred Schnittke, Aram Khatchatourian, Astor Piazzolla. Ayant exécuté tout le répertoire pour violoncelle, Rostropovitch a été le premier à jouer 117 oeuvres musicales. "Je méprise les violoncellistes de l'époque de Mozart, qui n'ont pas su lui "extorquer" une seule oeuvre pour violoncelle", a une fois plaisanté le musicien.

On ne saurait compter le nombre de décorations et titres de Rostropovitch, membre de plusieurs académies d'art européennes. Chaque année, il en reçoit d'autres. Tout récemment, le "Chevalier du violoncelle" s'est vu remettre par le président russe l'Ordre du mérite envers la Patrie de première classe, distinction suprême de la Russie.

"Un homme avec un moteur déchaîné à l'intérieur", dit de lui sa femme Galina Vichnevskaïa, ancienne diva du théâtre du Bolchoï. A 13 ans, Rostropovitch, fils et petit-fils de musiciens d'origine russo-polono-lituano-allemande, s'est produit pour la première fois avec un orchestre. De la deuxième année au Conservatoire de Moscou, il est passé directement à la cinquième. Au début des années 1950, le nom du violoncelliste, lauréat du Concours national de musique de l'URSS, renommé pour sa technique perlée et sa puissante énergie émotionnelle, retentissait déjà à travers le pays. Et en février 1952, avec le pianiste Sviatoslav Richter, qui a pris la baguette de chef d'orchestre, Rostropovitch a exécuté dans la Grande salle du Conservatoire de Moscou la Symphonie concertante pour violoncelle et orchestre de Sergueï Prokofiev. C'était un acte civil insolent: on se souvenait encore trop bien de la campagne politique de la fin des années 1940 contre les compositeurs "formalistes" (dont Chostakovitch et Prokofiev) qui auraient sacrifié le contenu au profit de la forme.

Les autorités ont pardonné à Rostropovitch son audace et n'ont pas posé trop d'obstacles à ses tournées à l'étranger. Partant, à trente ans déjà, le musicien était déjà qualifié en Europe de "premier violoncelliste du monde". Il familiarisait le public étranger avec les oeuvres de ses compatriotes contemporains. Il se consacre aujourd'hui encore son activité civilisatrice.

Habitué à jouer en soliste, le maestro n'avait cependant pas peur de "tenir les seconds rôles". Bien entendu, quand cela valait le coup. Au début des années 1960, Mstislav Rostropovitch a accompagné Galina Vichnevskaïa alors qu'elle exécutait les Satires, cycles vocaux de Chostakovitch sur des textes de Sacha Tchiorny.

Ce couple de talent s'est vu pardonner là aussi, une fois de plus, leurs aigres railleries contre la vie sociale de l'époque. Jusqu'à la fin des années 1960, Rostropovitch avait les coudées relativement franches.

En 1968, il a réalisé son rêve qui était de diriger au théâtre du Bolchoï "Eugène Onéguine" de Piotr Tchaïkovski. Mais les critiques ont jugé peu réussie sa version du fameux opéra. Rostropovitch avait manifestement interprété la partition en partant de l'individualité artistique de sa femme, dont le tempérament était contraire à celui (rêveur) de son personnage, Tatiana. Peu après, Rostropovitch dirigeait l'opéra "La Guerre et la paix" de Sergueï Prokofiev.

"Soljenitsyne a assez souffert pour avoir le droit d'écrire la vérité", a déclaré le musicien en 1970 dans une lettre ouverte à la presse. Et il a déterminé ainsi son destin. "Depuis ce moment-là, j'ai la conscience tranquille", dira le maestro beaucoup plus tard. Le violoncelliste a soutenu l'écrivain disgracié, qui habitait dans sa datcha aux environs de Moscou. Et très vite, il s'est trouvé privé de tournées, son nom et celui de Galina Vichnevskaïa ont disparu de la presse.

En 1974, le couple s'est décidé à quitter le pays, après avoir obtenu un contrat à l'étranger. Et encore quatre ans après, Vichnevskaïa et Rostropovitch, devenu chef de l'Orchestre symphonique national de Washington, ont été déchus de la nationalité soviétique.

Ce n'est qu'en 1990, à la veille d'une tournée de l'orchestre washingtonien en Russie, que le grand violoncelliste a recouvré la citoyenneté de l'URSS et récupéré toutes ses distinctions d'Etat (dont les plus prestigieuses, les prix Staline et Lénine). Le musicien a dirigé cet orchestre pendant 17 saisons.

"Je n'ai aucun problème personnel sauf un, la Russie", dit Mstislav Rostropovitch. En 1991, pendant le putsch d'août en URSS, il est arrivé à Moscou pour soutenir les forces démocratiques, la Maison blanche, où siégeait le parlement russe à l'époque. Plus tard, les méchantes langues ont qualifié son acte de "spectacle politique", de manifestation d'idéalisme dont est malade l'intelligentsia russe. "Je n'aime aucun pays aussi fort que la Russie", répond toujours le maestro.

Mstislav Rostropovitch est le chef du comité d'organisation du XIIIe concours international de musique Tchaïkovski, qui se déroulera au mois de juin. Il continue ses tournées à travers le monde, se consacre à l'oeuvre de bienfaisance. "Je vis dans les avions, dit-il. Je dois me dépêcher pour avoir le temps de tout faire!".

28.3.07

Coca-Cola: 120 millions d'euros pour une nouvelle usine dans la région de Rostov

Coca Cola veut construire dans la région de Rostov (Sud) une nouvelle usine, investissant dans le projet jusqu'à 120 millions d'euros, a-t-on annoncé à l'issue de la rencontre lundi entre le gouverneur de la région, Vladimir Tchoub, et le directeur général de HBC Coca-Cola Eurasia, Keith Sanders.

La région de Rostov s'est engagée, dans le cadre d'un accord avec la société, à octroyer un terrain de 24 ha dans le district d'Azov, dans le sud de la région.

Le chantier doit débuter en mai 2007. La première tranche de l'usine occupera 18 ha de terrain. Sa capacité projetée est de 300 millions de litres par an. L'ouverture de l'usine est prévue pour mai 2008.

Lors de cette rencontre, Keith Sanders s'est dit certain que l'usine de la région de Rostov serait "la plus importante des usines Coca-Cola en Europe de l'Est".

"Nous voulons couvrir les besoins dans le sud russe et en Ukraine. Nous projetons d'investir dans la construction de l'usine jusqu'à 120 millions d'euros", a indiqué Keith Sanders, ajoutant que l'ouverture de l'usine créerait un millier d'emplois dans la région.

Il s'agira de l'unique usine que le groupe construira dans les douze mois à venir, a-t-il précisé.

L'usine sera dotée de tous les moyens modernes de protection de l'environnement, conformes aux normes russes et internationales, a encore précisé le directeur général de Coca-Cola Eurasia.

27.3.07

Deux hôtels sur la côte d'Azur et à Paris pour 215 millions d'euros

Deux établissements hôteliers français de légende, le Grand Hôtel du Cap-Ferrat, sur la côte d'Azur, et l'Hôtel Vendôme au coeur-même de Paris, appartiennent désormais à Léonard Blavatnik, l'un des actionnaires de TNK-BP et de Sual. Cette acquisition faite l'année passée a coûté pas moins de 215 millions d'euros au milliardaire.

Homme d'affaires américain d'origine russe, Leonard Blavatnik possède par ailleurs Access Industries qui est partie prenante de Sual et de TNK-BP. Au classement des plus grosses fortunes des Etats-Unis établi par la revue américaine Forbes, Blavatnik occupe la 40e place avec des biens estimés à 7 milliards de dollars. L'entrepreneur a acheté à Fralpa S.A la Société Union Hôtelière du Cap SAS, au bilan de laquelle figurent les deux hôtels, lit-on dans un communiqué de presse de l'agence BP Com.

Fralpa S.A. appartient au diamantaire français d'origine libanaise Robert Mouawad, par ailleurs président de Mouawad Group. Robert Mouawad ou des représentants du groupe se sont refusés à tout commentaire. Cependant, la transaction a été confirmée à Vedomosti par le porte-parole d'Access Industries, John Stoneborought. Cependant, il n'a pas révélé le montant du marché.

Le vice-président senior de la représentation russe de la compagnie Knight Frank, Andreï Zakrevski, estime que le coût du Grand Hôtel du Cap-Ferrat pourrait atteindre les 150 millions d'euros. Celui de l'Hôtel Vendôme pourrait aller de 70 à 100 millions d'euros.

L'Hôtel du Cap-Ferrat est un établissement de réputation universelle, les aristocrates du monde entier y descendent. "C'est l'incarnation même des "anciennes fortunes", dit Alexeï Zimine, rédacteur en chef de la revue Aficha Mir. L'établissement a ouvert ses portes en février 1908. Il a eu pour clients la famille impériale russe et les membres de familles royales européennes. Charles Chaplin, Winston Churchill et Aristote Onassis y séjournaient régulièrement.

Pour Marina Smirnova, chef adjointe du département d'évaluation et de consultation de Colliers International, Leonard Blavatnik saura faire fructifier ces hôtels. "La France occupe l'une des toutes premières places dans le monde pour la fréquentation touristique. A Paris le taux de remplissage annuel moyen est de 65-70%", rappelle-t-elle. Marina Oussenko, vice-présidente senior de la société de consultation Jones LaSalle Hotels, estime de son côté que même avec un retour sur investissement très lent ces hôtels restent de bons placements. "Ce sont des marchandises à l'unité dont le prix est en hausse continuelle", dit-elle.

Leonard Blavatnik n'est pas le seul milliardaire travaillant avec la Russie à investir dans des hôtels de luxe. Selon la revue Profil et le quotidien Izvestia, l'année dernière Roman Abramovitch a fait l'acquisition de l'Hôtel du Cap Eden Rock, un établissement de prédilection des vedettes du cinéma, situé entre Cannes et le cap d'Antibes.

26.3.07

Rugby: le Français Claude Saurel prend les rênes du XV de Russie

Le Français Claude Saurel sera le nouvel entraîneur des différentes sélections russes de rugby, a annoncé à RIA Novosti lundi le porte-parole de la Fédération russe de rugby Boris Sigaïev.

"Actuellement, le contrat avec M. Saurel en est à la phase des formalités nécessaires qui pourraient prendre jusqu'à deux mois. De toute évidence, on passera avec lui un accord sur quatre ans d'après le schéma 2 x 2", a-t-il noté.

L'entraîneur qui travaillera avec son compatriote et expert en préparation physique Thierry Roudil dirigera également la sélection russe de rugby à 7.

M. Saurel a été sélectionné parmi plusieurs candidats, dont le Sud-Africain Blikkis Groenewald, déjà en place. Pourtant, la décision a été prise de ne pas proroger le contrat avec lui. "A l'expiration de son contrat, M.Groenewald a été remercié pour son travail", a annoncé Boris Sigaïev.

Selon le porte-parole de la fédération, la première phase du championnat russe de rugby commence bientôt à Krasnodar (Sud), et Claude Saurel s'y rendra avec son assistant pour superviser les candidats à la sélection. Formellement, le Français a déjà eu le temps de diriger la sélection nationale, pour le match perdu par les Russes face aux Géorgiens 12 à 31, n'étant resté avec l'équipe que quelques jours.

23.3.07

Tourisme hellénique: les Russes constitueront la majorité des étrangers se rendant en Grèce

Dans quelques années, les touristes de Russie pourraient constituer la majorité des étrangers préférant passer leurs vacances en Grèce, a estimé la ministre grecque du Développement touristique Fani Palli-Petralia s'entretenant jeudi avec le maire de Moscou Iouri Loujkov.

"La Russie occupe une place de choix dans notre stratégie visant à attirer en Grèce des touristes étrangers. La Russie manifeste des taux de croissance très impressionnants, d'où la hausse des revenus de ses habitants qui commencent à réfléchir sur les lieux où ils pourraient passer leurs vacances", a indiqué la ministre grecque.

Selon elle, le tourisme intervient à hauteur de près de 18% dans le Produit intérieur brut du pays, soit le double de la moyenne mondiale.

De son côté, Iouri Loujkov a noté qu' "une coopération utile se tisse entre Moscou et la Grèce dans différents domaines, y compris dans le tourisme".

"Nous aimons bien la Grèce", a ajouté le maire de Moscou.

La rencontre a donné lieu à l'examen des perspectives de coopération des deux parties dans le domaine du tourisme.

Au vu des résultats 2006, le chiffre d'affaires des échanges entre Moscou et la Grèce a progressé de 26,5% par rapport à 2005, pour s'établir à 68,7 millions d'euros.

22.3.07

Concert de Charles Aznavour le 20 avril au Kremlin

Le célèbre chansonnier français Charles Aznavour, auteur de plus de milles titres entrés dans l'histoire de la chanson française, donnera un concert au Kremlin le 20 avril 2007.

Charles Aznavour fût le premier chanteur français à remporter le disque de platine en Europe. La quantité de disques vendus durant sa carrière a dépassé les 100 millions. Ses chansons ont été reprises par Ray Charles, Shirley Bassey, Lisa Minnelli, Fred Astaire, Bing Crosby et encore bien d'autres artistes.

Selon les résultats d'un sondage mené par le journal Time, Charles Aznavour aurait été élu meilleur chanteur et compositeur du XXe siècle. Les critiques qualifient ses concerts de "deux heures de tendresse, de nostalgie et d'amour", et le chansonnier Maurice Chevalier avait même dit une fois que l'artiste "chante l'amour comme si personne ne l'avait encore jamais chanté. Il chante comme il aime, sent et souffre".

Le vrai nom de Charles Aznavour, Shahnour Varenagh Aznavurjian. D'origine arménienne, il est né le 22 mai 1924 à Paris. Déjà à l'âge de cinq ans, Charles jouait du violon devant des spectateurs, et à neuf ans, il débutait sur la scène, exécutant des danses russes. Il commence également à chanter dès l'enfance, à la chapelle moyenâgeuse de l'église Saint-Séverin située dans le Quartier latin à Paris.

21.3.07

Passionnés par Modigliani les Russes le découvrent en vrai

Passionnés par Modigliani et fascinés par sa relation mystérieuse avec leur poétesse Anna Akhmatova, les Russes connaissent le peintre italien d'après les reproductions. Ils le découvriront en vrai lors d'une première rétrospective dans le musée des beaux arts Pouchkine à Moscou.

L'exposition intitulée "Rencontre avec Modigliani" qui s'ouvre mardi jusqu'au 17 juin offre une vingtaine de peintures, autant de dessins et une sculpture venus des musées du monde entier dont MoMa, Metropolitan Museum de New York, Tate Modern de Londres, le musée Picasso de Paris et des collections privées.

"Nous avons attendu depuis longtemps cette rencontre", a déclaré Irina Antonova, directrice du musée Pouchkine et admiratrice du peintre qui fête le jour de l'ouverture de l'exposition ses 85 ans.

Modigliani "est un peintre merveilleux pour la beauté, l'esprit et l'humanisme de ces oeuvres qui réchauffent le coeur", a souligné la conservatrice dont le musée possède deux de ses dessins.

Aucun musée russe ne dispose de peintures de Modigliani.

Une citation d'Anna Akhmatova sert d'épigraphe à l'exposition: "tout le côté divin de Modigliani étincelait à travers la pénombre. Il ne ressemblait à personne d'autre au monde".

Les relations entre le peintre italien, ce roi de la bohème parisienne alcoolique, toxicomane et atteint de tuberculose et la poétesse, symbole de la souffrance russe malmenée de son vivant en URSS pour "érotisme, mysticisme et indifférence politique" est pour les Russes la page la plus troublante de la biographie de Modigliani.

"Comme toute la génération des années 60, c'est par Akhmatova que j'en suis venu à connaître Modigliani" et par le portrait d'elle par Modigliani sur la couverture d'un de ses recueils, écrivait en 2004 le critique littéraire Alexandre Guenis après avoir visité une exposition du peintre à New York.

"Dans les mémoires d'(Ilia) Erenbourg, un autre livre culte de notre génération cette rencontre est décrite de manière laconique: +Anna Andreïevna m'a raconté qu'elle avait fait connaissance avec un jeune homme italien qui lui a demandé l'autorisation de la dessiner", rappelait-il alors.

Modigliani et Akhmatova se sont rencontrés à Paris en 1910 lorsque la poétesse était en voyage de noce avec le poète Nikolaï Goumiliov dont elle se séparera en 1918 et qui sera fusillé par la Tchéka en 1921.

Les dessins représentant Akhmatova datent de 1911 quand Modigliani était passionné par l'Egypte Ancienne et par son modèle. Les 16 dessins qu'il lui avait offerts ont péri pendant la révolution.

Une dizaine d'autres dessins ont été retrouvés dans la collection du docteur Paul Alexandre, ami de Modigliani, mais c'est seulement en 1994, qu'une Russe y avait identifié Akhmatova lors d'une exposition à Milan.

"Ce sont les seules traces visibles" de cette relation, souligne Diederik Bakhuys, conservateur du musée de Rouan.

L'autre témoignage de la vie romantique et tragique de Modigliani présenté au musée Pouchkine est une série de portraits de son épouse Jeanne Hébuterne issue d'une bonne famille bourgeoise, tombée amoureuse du peintre et qui, enceinte, s'est suicidée le lendemain de sa mort.

Une partie de l'exposition est consacrée aux documents biographiques et à des photos de la collection de l'Institut Modigliani (Paris-Rome) qui racontent son existence tumultueuse qui se termina tragiquement lorsqu'il avait 35 ans. Pour l'hebdomadaire Vlast, "la passion pour Modigliani est une maladie russe".

"En Russie, il n'a jamais été présenté comme secondaire (parmi les peintres de l'Ecole de Paris). Probablement parce que ce Juif de Livourne a très bien communiqué avec la +colonie russe+ de Montparnasse (...) ou parce que son art, doux et sans conflit est notre idéal du modernisme", estime Vlast.

20.3.07

Boom de la demande de vodka russe en Occident

La crise de l'alcool en 2006 en Russie et la croissance de la demande de vodka dans le monde ont obligé les producteurs russes à augmenter sensiblement leurs programmes d'exportation.

Selon le Service fédéral des douanes, a été exporté depuis la Russie en janvier 2007 un volume équivalent à 450.000 litres d'alcool pur, tandis qu'en janvier 2006, l'indice était de 232.000. En termes financiers, les exportations en janvier 2007 ont représenté 3,3 millions de dollars. En termes de volume, les exportations de vodka se répartissent de manière à peu près égale entre les pays de la CEI (212.000 litres) et les autres pays étrangers (238.000).

Les experts associent le doublement des exportations de vodka russe à la poussée de sa consommation en Occident. La diversification des débouchés permet aux compagnies de réagir avec plus de flexibilité à la conjoncture changeante du marché.

La société "Russian Standart" a révélé au quotidien RBC Daily qu'elle était aujourd'hui le premier exportateur russe de vodka. "En 2006, les ventes de notre vodka dans le monde ont augmenté de plus de 30% par rapport à l'année d'avant et, selon cet indice, "Russian Standart" a occupé le quatrième rang mondial, entrant dans les 100 premières marques d'alcool les plus vendues au monde", a indiqué le patron de la compagnie, Rustam Tariko.

Les critères majeurs du consommateur à l'étranger sont l'authenticité du produit et son pays d'origine. "Tout le monde sait que la vraie vodka doit venir de Russie. C'est ce qui explique la croissance dynamique de sa consommation à l'étranger", affirme M. Tariko.

Une autre compagnie de vodka russe, "Russian spirit" compte étendre en 2007 ses exportations dans les pays de la CEI et de l'Europe jusqu'à 7,5 millions de litres, contre 3,16 en 2006.

19.3.07

Journées de la Francophonie 2007 à Moscou

Les Journées de la Francophonie se dérouleront du 19 au 25 mars à Moscou sous la devise "Choisis ton rendez-vous!", annonce l'ambassade de France en Russie.

Les ambassades membres de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ont préparé un programme destiné au grand public et qui permettra d'apprécier la diversité de la langue française à travers la musique, le cinéma et la littérature.

A la veille de la fête, du 15 au 17 mars, le théâtre moscovite "Et Cetera" accueillera la pièce de théâtre "Incendies" du metteur en scène libanais Wajdi Mouawad.

Le 20 mars, le Festival du cinéma francophone débutera à la Maison centrale de l'Entrepreneur. Jusqu'au 25 mars inclus, les spectateurs auront la possibilité de voir des films de fiction et documentaires récents de réalisation belge, canadienne, luxembourgeoise, française, suisse et africaine. En outre, des dessins animés attendent le jeune public.

Le même jour, Jean-Pierre Bérubé, auteur compositeur interprète canadien, déjà apprécié du public moscovite, se produira dans un club de Moscou.

Les 22 et 23 mars, une rencontre des poètes français se tiendra dans le cadre du festival Printemps poétique.

Le 24 mars donnera l'occasion de déguster des plats exotiques de la cuisine africaine et danser au son des tambourins burundais lors de la traditionnelle Soirée africaine.

Le 20 mars, comme chaque année, est célébrée la Journée internationale de la Francophonie. Cette date a été retenue pour commémorer la signature à Niamey, capitale du Niger, du Traité portant création de la première organisation interétatique des pays francophones. L'Organisation Internationale de la Francophonie réunit actuellement 63 Etats et représente 1/10ème de la population mondiale. Elle vise à promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique.

Cette fête concerne non seulement 180 millions de francophones qui ont le français en partage, mais aussi tous ceux qui apprennent et aiment cette langue. Ces dernières années, elle a pris de plus en plus d'ampleur en Russie.

16.3.07

La brasserie russe Baltika : exporter davantage vers l'Asie et l'Amérique latine

La brasserie Baltika (Saint-Pétersbourg) projette d'élargir le nombre de ses débouchés internationaux.

"Baltika veut exporter vers de nouveaux marché d'Asie, du Pacifique et d'Amérique du Sud. Nous projetons notamment de commencer à vendre en Corée du Sud, en Mongolie et au Chili", a annoncé le président de la société, Anton Artemiev, lors d'une conférence de presse jeudi à RIA Novosti.

Au début de 2007, Baltika a lancé des livraisons régulières de bière en Suisse et au Mexique, a-t-il rappelé.

"La société exporte vers 40 marchés dans le monde entier, dont des pays à une tradition de consommation de bière ancrée, par exemple l'Allemagne, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et l'Irlande", a indiqué M. Artemiev.

En 2006, Baltika a exporté 1,6 million d'hectolitres de bière et, actuellement, la brasserie assure 80% de la totalité des exportations russes de cette boisson.

Un des plus gros producteurs russes, Baltika est depuis 2004 en réunification avec les brasseries Vena, Pikra et Yarpivo. Ce processus achevé, Baltika contrôlera 10 usines dans neuf régions russes, avec des personnels de près de 12 000 employés.

15.3.07

Les Russes préfèrent les vins de France

Les vins français sont les plus populaires en Russie, selon une étude réalisée par le holding ROMIR Monitoring (Opinion publique russe et étude du marché).

A la question de savoir "Les vins de quel pays préférez-vous?", 23% des personnes interrogées ont répondu qu'ils avaient une prédilection pour les vins de France. 11% aiment les vins géorgiens, 9%, les vins d'Espagne. Les vins moldaves et italiens sont préférés par 6% des sondés.

Les femmes ont plus tendance à privilégier les vins italiens que les hommes (11% contre 3%). Seulement 4% des Russes ont mentionné les vins allemands. Une personne sur cinq ne boit absolument pas de vin.

Le sondage en ligne a été réalisé début mars 2007 auprès de 416 personnes âgées de plus de seize ans.

14.3.07

Automobile: sept nouvelles usines de constructeurs étrangers s'ouvriront en Russie d'ici à 2010

Dans les trois prochaines années, sept nouvelles usines de constructeurs automobiles étrangers s'ouvriront en Russie, a annoncé mercredi Henrick Nenzen, président de Ford en Russie.

"Après 2010, selon les prévisions, seront fabriquée sur le territoire de la Russie plus d'un million de véhicules de marques étrangères par an", a déclaré M. Nenzen à la 10e conférence de l'Institut Adam Smith intitulée "L'industrie automobile en Russie".

Ford n'envisage pas d'ouvrir de nouvelles usines en Russie, a-t-il indiqué. L'usine de Vsevolojsk (région de Leningrad) produit près de 75.000 véhicules par an. Cette entreprise fabrique un seul modèle, la Ford Focus.

13.3.07

La rencontre Poutine-Benoît XVI renforcera les valeurs traditionnelles en Europe

L'Eglise orthodoxe russe espère que la rencontre entre le président Poutine et le pape Benoît XVI prévue pour le 13 mars contribuera au renforcement des valeurs morales traditionnelles en Europe et dans le monde, ainsi qu'au règlement des conflits internationaux et à la normalisation des rapports ecclésiastiques.

"Les rapports entre la Russie et le Vatican ne peuvent pas être séparés des rapports entre l'Eglise catholique romaine et l'Eglise orthodoxe russe, car il est impossible de séparer le Vatican de l'Eglise catholique romaine", a déclaré à RIA Novosti l'archiprêtre Vsevolod Chaplin, vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Partiarcat de Moscou.

"Par conséquent, si les interlocuteurs abordent le sujet des relations entre les Eglises, nous espérons que la position de l'Eglise orthodoxe russe sera prise en considération, car les croyants orthodoxes sont affligés par l'existence de problèmes dans les rapports entre les deux Eglises", a relevé Vsevolod Tchapline.

Il existe deux problèmes principaux. Premièrement, l'Eglise orthodoxe russe désapprouve l'activité des missionnaires catholiques auprès des habitants de la Russie et d'autres pays de la CEI (Communauté des Etats indépendants) baptisés selon la tradition orthodoxe. Deuxièmement, selon les représentants du Patriarcat de Moscou, il est question de l'activité agressive des gréco-catholiques (uniates) qui relèvent du pape, activité dont pâtissent surtout les croyants en Ukraine.

Le représentant du Patriarcat de Moscou a également exprimé l'espoir que la rencontre entre Vladimir Poutine et le pape "ferait ressortir de nouveau l'affinité des positions de la Russie et du Vatican sur de nombreux conflits internationaux, la paix globale, l'économie mondiale, la justice sociale, et la défense des valeurs morales traditionnelles dans les organisations internationales".

12.3.07

Ballet: John Neumeier présente "La Mouette" à Moscou

Le Théâtre lyrique Stanislavski et Nemirovitch-Dantchenko donne vendredi une première de "La Mouette" dans la version de John Neumeier.

"Il ne s'agit pas d'une tentative pour mettre en ballet la célèbre pièce de Tchékhov, mais de créer, sous l'empire de son oeuvre, un spectacle parlant de danseurs et de chorégraphes avides d'expériences artistiques", a déclaré mercredi le chorégraphe lors d'une conférence de presse.

Source d'inspiration pour le directeur du Ballet de Hambourg, "La Mouette" est une oeuvre qu'il a transcrite dans le langage de la danse.

"Dans ma chorégraphie, je poursuis la ligne émotionnelle qui caractérisait les productions d'Anthony Tudor, de Frederick Ashton et de John Cranko. J'évoque également l'univers de la danse classique. Dans les scènes qui montrent Nina rêvant d'une carrière de danseuse, le public découvrira la beauté de la danse de variétés. Ainsi donc, grâce à ces quatre niveaux d'expression ou, si vous voulez, quatre chapitres tirés de l'histoire de la danse, ma "Mouette" présente toute la diversité de l'art chorégraphique", a souligné M. Neumeier.

Il a ajouté qu'une partie importante de son travail consistait à faire correspondre la musique aux personnages.

Le chorégraphe de "La Mouette" en a également conçu les décors, les costumes et les lumières. Il a déclaré avoir hautement apprécié la maîtrise de l'orchestre du Théâtre lyrique Stanislavski et Nemirovitch-Dantchenko et celle de sa troupe de ballet qui a brillamment incarné ses conceptions scéniques.

La partition de "La Mouette" comprend des oeuvres de Chostakovitch, de Tchaïkovski et de Scriabine.

9.3.07

Villes les plus chères du monde: Moscou au 26e rang mondial

Moscou se situe au 26e rang mondial parmi les villes les plus chères du monde, selon un rapport de la société britannique Economist Intelligence Unit publié mardi à Londres qui porte sur 130 villes.

Oslo, Paris, Copenhague et Londres se trouvent en tête du Top 10 qui comprend huit villes européennes et deux villes japonaises - Tokyo (5) et Osaka (6). Moscou est passée en un an de la 29e à la 26e place mondiale, devançant de deux places New York qui est reconnue comme la ville la plus onéreuse en dehors de l'Europe et de l'Asie.

Athènes, Prague, Lisbonne et Varsovie sont les villes les moins chères en Europe et Téhéran est la capitale la moins chère du monde.

D'autres classements placent Moscou parmi les villes les plus chères du monde. Cette différence s'explique par le fait que l'étude d'Economist Intelligence Unit se base sur beaucoup de critères d'évaluation tels que le coût du logement, la nourriture, l'habillement, les appareils ménagers, les transports, les loisirs, alors que les autres sociétés comparent les prix des produits de luxe en vente dans toutes les grandes villes. Le cours de la monnaie locale influe aussi sur le niveau des prix, selon les spécialistes.

8.3.07

Russie: les femmes au foyer ont maintenant leur syndicat

Un syndicat interrégional baptisé "8 mars" a été créé à Moscou, réunissant des femmes au foyer de Moscou et sa région, de Saint-Pétersbourg et de la région de Kirov.

"Le syndicat a l'intention d'obtenir la reconnaissance du travail des femmes au foyer comme utile à la société, ainsi que son insertion dans le registre des métiers", a déclaré mercredi à RIA Novosti la porte-parole du syndicat, Marina Rakcha.

Selon elle, les membres du syndicat se battront pour leurs droits économiques, notamment pour la prise en compte de l'ancienneté, la retraite et la couverture sociale.

Elle a également souligné que le syndicat prévoyait de s'occuper de l'instruction juridique des femmes au foyer, de leur accorder des consultations juridiques et de développer un mouvement de solidarité.

Jeudi 8 mars aura lieu à Serguiev Possad (Zagorsk, à une soixantaine de kilomètres de Moscou) le premier congrès du syndicat qui réunira plus de 100 personnes. Le syndicat compte déjà plus de 2.000 membres, a indiqué Mme Rakcha.

"Le syndicat ne pourra donner des résultats que s'il devient massif", a ajouté la porte-parole.

7.3.07

Plus de 2 millions d'attaques de hackers sur les sites officiels russes en 2005-2006

Ces deux dernières années, les hackers ont attaqué plus de deux millions de fois les ressources informatiques des organes du pouvoir d'Etat, a annoncé le directeur du Service fédéral de sécurité (FSB) Nikolaï Patrouchev dans un entretien mercredi à l'hebdomadaire russe AiF.

"Je tiens à souligner que plus de deux millions d'attaques informatiques contre les ressources des organes du pouvoir d'Etat protégées par le FSB ont été recensées en 2005-2006, dont plus de 300.000 attaques contre le site Internet de la présidence", a précisé le directeur du FSB.

A ce jour, l'objectif prioritaire consiste à coordonner les activités des organes fédéraux du pouvoir exécutif en vue de mettre en place un système d'avertissement et de détection des attaques informatiques contre les segments d'importance critique de l'infrastructure informationnelle du pays, a-t-il souligné.

Le FSB dispose d'un Centre antivirus doté de moyens techniques et de programmation récents et qui possède la collection de virus informatiques la plus importante du pays, qui se réactualise en permanence, a indiqué le directeur du Service fédéral de sécurité.

"Grâce au travail efficace du centre, aucune épidémie virale dans les ressources informatiques protégées (par le FSB) n'a été à déplorer", a encore relevé le patron du FSB.

6.3.07

Egor Gaïdar prédit à la Russie un krach économique

Si la politique économique actuelle se poursuit dans les prochaines années, la Russie n'aura aucune chance d'éviter le krach, même si le prix du pétrole reste stable. Selon Egor Gaïdar, directeur de l'Institut de l'économie de la période de transition, "la politique économique actuelle du pays est appliquée en se fondant sur des objectifs fixés pour deux à trois ans, comme si la vie pouvait s'arrêter ensuite". Cela se produit dans le contexte d'une baisse générale de l'efficacité de l'économie: l'Etat continue à s'emparer méthodiquement de nouveaux actifs qu'il ne sait pas gérer.

"Il est impossible de ne pas constater qu'au fur et à mesure de la renationalisation des actifs du secteur des matières premières le rythme de l'exploitation de nouveaux gisements baisse et prend de plus en plus de retard sur l'accroissement du PIB. Selon les estimations les plus optimistes, compte tenu de l'épuisement des ressources minérales, l'extraction du pétrole commencera à baisser dès les années 2020, celle du gaz, dans les années 2030. Par conséquent, nous avons deux tendances parallèles: d'une part, une diminution graduelle de la source (principale, ndlr.) de revenus, de l'autre, un accroissement constant des engagements sociaux", affirme Egor Gaïdar.

A la question du quotidien Novye Izvestia de savoir combien de temps la Russie pourrait tenir en appliquant cette politique économique, Egor Gaïdar a répondu: selon le pronostic inertiel qui ne tient pas compte de l'éventualité de cataclysmes et d'une chute des prix du pétrole, les ressources suffiront jusqu'à 2015. Selon l'économiste, pour sortir de la crise, il faut réaliser des réformes substantielles, entre autres, privatiser les monopoles publics et former une caisse de retraite sur la base du fonds de stabilisation. "Nombreux sont ceux qui jugent nécessaire de dépenser le fonds de stabilisation pour les projets d'investissement. Même en Suède où l'indice de la corruption est très bas, la société ne confie pas cette tâche aux fonctionnaires. Je ne ferais pas non plus confiance à nos fonctionnaires. En ce qui concerne le montant du fonds de stabilisation, il constitue chez nous 9,9% du PIB, contre 100% en Suède. En investissant cet argent dans des titres liquides étrangers, les Suédois reçoivent leurs 4% par an et nourrissent ainsi leurs retraités. Nous devrions faire de même".

Evgueni Iassine, directeur scientifique du Haut Collège d'économie, critique encore plus âprement les tendances actuelles de l'économie russe. D'après lui, en faisant des pronostics pour l'avenir, il faut tenir compte non seulement des indices purement financiers, mais aussi de l'état de la production. "Le secteur industriel a besoin d'une modernisation urgente de grande envergure. Il est notoire que 40% des équipements de l'industrie de transformation sont constitués de technologies d'avant-hier", a indiqué l'expert.

Alexandre Radyguine, expert de l'Institut de l'économie de la période de transition, a également cité, parmi les problèmes principaux, l'inertie de la législation (les lois les plus importantes, si elles sont adoptées, apparaissent trop tard), les doubles standards (ce qui est permis à Sibneft est interdit à Ioukos), la corruption totale et l'inefficacité du système judiciaire. Comme l'a déclaré Alexandre Radyguine aux Novye Izvestia, cette politique économique se poursuivra probablement pendant 2 à 3 ans. Personne ne sait ce qui adviendra ensuite.

5.3.07

La Russie et la Chine au secours d'Airbus

L'information des Izvestia selon laquelle le géant européen en perdition Airbus pourrait transférer une partie de ses activités production en Russie a été de nouveau confirmée. Le directeur général du consortium Louis Gallois a déclaré qu'une commande pour 3% des travaux de conception du nouvel avion A350 pourrait être passée à notre pays.

3 %, ce n'est pas beaucoup au premier abord. Mais, d'un autre côté, il s'agit tout de même de près de 400 millions de dollars d'investissements, de plus, il faut bien commencer par quelque chose... Rappelons que le consortium Airbus (filiale de la corporation européenne de construction d'avions de transport militaire EADS) traverse une période difficile. En raison d'une situation financière embarrassante, il pourrait même laisser échapper une commande importante de la compagnie américaine UPS pour dix supercargos aériens A380. Cela étant, le conseil des directeurs d'EADS a entériné la semaine dernière un plan de restructuration de sa filiale, selon lequel Airbus aurait l'intention de vendre 6 de ses usines et licencier environ 10.000 employés de ses entreprises en France, en Allemagne, en Espagne et en Grande-Bretagne.

Cette mesure douloureuse a suscité le mécontentement des travailleurs du consortium qui ont immédiatement annoncé des grèves générales. Quant aux gouvernements des pays européens membres du consortium, ils sont entrés en conflit, ne voulant pas perdre leur part au cours de la restructuration. Bien plus, ils sont intéressés à ce que la majeure partie des travaux de conception du nouvel avion de ligne A350 s'effectue dans leurs pays. Il est question de 13 milliards de dollars d'investissements. Ils veulent chacun s'assurer une grosse part du "gâteau". Mais Louis Gallois a mis les points sur les "i": 35 % des travaux de conception du projet A350 seront effectués en France et en Allemagne, 20% en Grande-Bretagne et 10% en Espagne.

Détail le plus intéressant: selon M. Gallois, Airbus a l'intention d'inviter la Russie et la Chine à participer au projet et de leur proposer, respectivement, 3% et 5% des parts en les prélevant sur celles des autres pays. Cette déclaration a confirmé les hypothèses des experts selon lesquelles le consortium pourrait déplacer une partie de sa production de l'Europe dans des pays où la main d'oeuvre est meilleur marché. La Russie a été citée parmi les principaux candidats. Les rumeurs à ce sujet se sont multipliées après la récente rencontre du président russe Vladimir Poutine avec des ministres français. M. Poutine a fait remarquer que la Russie souhaitait augmenter le paquet d'actions d'EADS qui lui appartenait déjà. Rappelons que la banque russe VTB avait acquis 5% des actions d'EADS et qu'elle aurait déjà porté sa part aujourd'hui, selon certaines estimations, à 6-7%.

2.3.07

13% des habitants de la planète connectés à Internet

Seulement 13% des habitants du globe, dont 90% dans les pays industrialisés, ont accès à Internet, a annoncé vendredi le Centre de nouvelles des Nations unies.

"Le clivage continue de se creuser entre les différents pays et régions dans le domaine des technologies de l'information. Beaucoup de pays en développement sont privés, d'une manière ou d'une autre, des moyens de profiter des fruits de la révolution informationnelle", précise l'ONU dans un communiqué.

La possibilité de réduire les coûts de l'accès à Internet a fait l'objet d'une réunion de l'Alliance globale pour les technologies de l'information et des communications pour le développement qui a réuni à Silicon Valley, en Californie, plus de 100 responsables d'entreprises de pointe, d'ONG, de médias et d'agences onusiennes.

"La baisse des coûts d'accès à Internet pourrait déboucher sur une révolution informationnelle à l'instar de celle consécutive à l'apparition des téléphones portables dans les pays en développement. En 2004, rien qu'en Afrique, le nombre d'usagers de la téléphonie mobile a progressé de presque 15 millions de personnes, soit deux fois plus par rapport à 1999", a précisé le Centre de nouvelles onusien.

Les droits de l'homme ne font pas recette auprès des chrétiens

L'idée de l'Eglise orthodoxe russe (EOR) de reconsidérer les valeurs libérales bénéficie de l'appui des catholiques et des protestants.

Une réunion des dirigeants des confessions chrétiennes des pays de la CEI et de la Baltique (Estonie, Lettonie et Lituanie) s'est achevée mercredi à Moscou. L'un de ses thèmes principaux a été l'initiative de l'EOR de réviser la conception des droits de l'homme qui s'est formée dans le monde laïque. La position de l'EOR a été soutenue par les catholiques et les protestants, qui se prononcent désormais en faveur d'une réécriture de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

L'Eglise orthodoxe russe, qui à plusieurs reprises déjà avait tenté de conférer une connotation religieuse au thème des droits de l'homme, avait initié cette rencontre dans le cadre de la préparation de la IIIe Assemblée oecuménique européenne.

L'idée de réexaminer la conception des droits de l'homme adoptée dans la société laïque avait été évoquée la première fois il y a un an au Congrès mondial du peuple russe. "Nous voyons comment le concept des droits de l'homme est utilisé pour masquer le mensonge et l'insulte aux valeurs religieuses et nationales, avait dit alors le coprésident du Congrès, le métropolite de Smolensk et de Kaliningrad Kirill. D'autre part, dans l'ensemble des droits et des libertés de l'homme on insère progressivement des idées contraires aux traditions chrétiennes et aussi à celles de la morale traditionnelle sur l'homme". Selon le métropolite Kirill, "la propagande de l'individualisme conduit tout droit à la régression démographique, au comportement asocial et amoral".

"Nous soutenons l'initiative de l'EOR parce que la mentalité séculière (négation du facteur religieux dans la vie sociale - NDLR) viole les droits des croyants", a déclaré à Kommersant le pasteur de l'Eglise luthérienne de Lituanie, Darius Petkunas, qui a pris part à la rencontre. "Cela ne semblera peut-être pas démocratique, mais la restriction des libertés est un bien qui permettra de préserver la morale et la civilisation", a dit comme pour l'appuyer le président de l'Union russe des chrétiens de foi évangélique, Sergueï Riakhovski.

Les protestants sont allés plus loin que les autres dans cette offensive contre les droits de l'homme laïques. "Nous sommes contre la démocratie qui est à l'origine de la décomposition de la société, a déclaré au quotidien Kommersant le président de l'Union russe des chrétiens de foi évangélique (pentecôtistes), Pavel Okara. Il nous faut une démocratie évangélique avec une morale évangélique, où l'on appelle un chat un chat et un péché un péché".

Le secrétaire général de la Conférence des églises européennes, Colin Williams, a promis aux orthodoxes qu'ils pourraient se prononcer sur cette question lors de l'Assemblée Oecuménique européenne qui se tiendra au mois de septembre en Roumanie.

Cette manifestation adoptera très probablement un appel spécial de personnalités religieuses à l'Union européenne. "Nous nous prononçons pour un changement réel de la situation en ce qui concerne les droits de l'homme, jusques et y compris pour une réécriture de la Déclaration universelle des droits de l'homme, a déclaré à Kommersant l'administrateur de l'Union russe des chrétiens de foi évangélique le pasteur Konstantin Benas. Parce qu'il ne peut pas y avoir de droits universels de l'homme".

1.3.07

Le métro de Moscou troisième meilleur du monde derrière Londres et Paris

Le métropolitain de la capitale russe est arrivé en troisième position sur la liste des 11 meilleurs métropolitains du monde, rédigée par des spécialistes de l'agence touristique Virgin Vacation, rapporte jeudi le site Turist.ru.

Le métro de Moscou est le plus rapide au monde, atteignant les 120 km/h. Le 15 mai 1935, date d'anniversaire du métro, correspond au jour d'ouverture à la population de ses 13 premières stations, il s'étendait alors sur 11,2 km.

Chaque année, le métro de Moscou transporte 3,2 milliards de passagers. Constitué de 12 lignes et de 172 stations, son étendue totale équivaut aujourd'hui à 285 km. 44 stations du métro de Moscou sont classées monument historique et beaucoup d'entre elles ont été primées lors de concours internationaux.

La première place de la liste Virgin revient au métropolitain London Tube, le plus long d'Europe avec 405 km de lignes, inauguré depuis 1863 et transportant 976 millions de passagers annuels.

Le métro parisien arrive à la deuxième place. Ouvert depuis 1900, il transporte 1,365 milliard de personnes par an et s'étend sur 215 km, pour 380 stations.

Quatrième, le métro de Madrid a une longueur de 228 km. Avec le plus dense réseau souterrain du monde, il se démarque par sa propreté. Les Madrilènes utilisent un système écologique dernier cri de nettoyage des wagons et des stations.

La cinquième place revient au métro de Tokyo qui transporte 2,8 milliards de passagers par an et possède au total 282 stations.

Le métro de Séoul arrive sixième. Le nombre quotidien de passagers s'élève à 8 millions et son étendue approche les 300 km. Le métro de Séoul évolue à 30% en surface. Il se distingue par la beauté architecturale de ses stations.

Septième, le métro new-yorkais ne se distingue ni par sa propreté, ni par sa vitesse. En revanche, il est l'unique transport souterrain du monde à rouler 24h sur 24.

Les métros de Montréal, Pékin, Hong-Kong et Sao Paulo complètent la liste.

La sélection a eu lieu selon les critères suivant: étendue des lignes, fréquence du trafic, nombre de passagers, présence d'écrans de visualisation indiquant le décompte de l'arrivée du prochain métro dans les stations, vitesse du trafic, décoration unique des stations, confort, propreté et sécurité.