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30.4.07

La Russie rend un dernier hommage à Mstislav Rostropovitch

Les Russes rendront samedi un dernier hommage à Mstislav Rostropovitch, éminent violoncelliste et chef d'orchestre russe décédé vendredi à l'âge de 80 ans.

La cérémonie d'adieu aura lieu du 11h00 à 20h00 au Conservatoire de Moscou. La dépouille du musicien sera ensuite transférée dans la cathédrale du Christ-Sauveur qui ne fermera pas ses portes pendant la nuit. Un office funèbre sera célébré dimanche entre 11h00 et 12h00.

Mstislav Rostrophovitch sera inhumé dans le cimetière attenant au cimetière attenant au couvent Novodiévitchi (Nouveau couvent des vierges), le plus prestigieux lieu de sépulture de Moscou, à côté de son ami, le premier président russe Boris Eltsine inhumé le 25 avril dernier.

Le grand violoncelliste et chef d'orchestre russe, Mstislav Rostropovitch, est décédé le 27 avril dernier à Moscou. Il y a un mois, le musicien fêtait au Kremlin son 80e anniversaire.

Le président Vladimir Poutine, qui avait souvent rencontré le musicien, a qualifié son décès de "perte énorme pour la culture russe". Le président français Jacques Chirac, le patriarche Alexis II de Moscou et de toutes les Russies, des responsables et des personnalités du monde entier ont exprimé vendredi leurs condoléances.

27.4.07

Le violoncelliste et chef d'orchestre russe Mstislav Rostropovitch est mort

Le célèbre violoncelliste et chef d'orchestre russe Mstislav Rostropovitch est mort, a déclaré à RIA Novosti Natalia Dolejal, porte-parole du musicien.

L'Agence fédérale pour la culture et la cinématographie a publié un communiqué urgent sur la mort de Mstislav Rostropovitch. "L'Agence fédérale pour la culture et la cinématographie fait savoir avec tristesse que l'éminent musicien Mstislav Rostropovitch est décédé le 27 avril à l'âge de 80 ans", lit-on dans le communiqué.

Le violoncelliste et chef d'orchestre de renommée mondiale a célébré le 27 mars son 80e anniversaire. L'ordre du Mérite envers la Patrie lui avait été remis la veille de son anniversaire.

Il y a quelques jours, Mstislav Rostropovitch a été transporté dans un Centre oncologique de Moscou.

Le musicien s'était mal senti en décembre dernier, au cours de son voyage à Voronej. Après son retour à Moscou, il a été hospitalisé au Centre oncologique d'où il n'est sorti que début mars. En avril, il a de nouveau été hospitalisé.

Mstislav Rostropovitch était le plus grand musicien, lit-on dans le quotidien Times de Londres. Son nom figure parmi les "Quarante immortels" membres honoris causa de l'Académie française.

Il était membre de l'Académie américaine des Arts et des Sciences, de l'Académie Santa Cécilia (Rome), de l'Académie royale de musique (Londres), de l'Académie royale de Suède, de l'Académie des Beaux-Arts de Bavière et docteur honoris causa de plus de 50 Universités du monde entier. L'Association japonaise des Arts lui a remis un Prix impérial et beaucoup d'autres récompenses.

Mstislav Rostropovitch, Artiste du Peuple de l'URSS, lauréat des Prix Staline et Lénine de l'URSS, du Prix d'Etat de la Fédération de Russie, est connu non seulement comme musicien, mais aussi comme personnalité publique.

26.4.07

Les Japonais plancheront sur le projet de ligne à grande vitesse Nijni-Novgorod - Moscou

Les Chemins de fer de Russie (RZD) créeront, avec la région de Nijni-Novgorod (à 439 km à l'est de Moscou, sur la Volga) un groupe de travail chargé d'élaborer, en collaboration avec des sociétés japonaises, un projet de ligne ferroviaire à grande vitesse, a annoncé le président de RZD Vladimir Iakounine.

Une fois réalisé, ce projet permettra de réduire le temps de voyage entre les deux villes, le ramenant à 1 heure et demie contre près de 5 heures actuellement.

Début avril, a rappelé le président de RZD, s'entretenant avec les journalistes mercredi, le gouverneur de la région de Nijni-Novgorod, Valeri Chantsev, en visite de travail au Japon, a examiné avec les dirigeants du groupe Sumitomo la possibilité de construire une ligne à grande vitesse Nijni-Novgorod - Moscou. A l'issue de ces négociations, M. Chantsev a annoncé aux journalistes que les compagnies nipponnes adoptaient "une attitude positive envers ce projet".

"Le gouverneur m'a informé de ces négociations, et je pense que le projet de construire une ligne à grande vitesse sur ce secteur a de l'avenir, en raison de l'intensité du trafic passagers. Nous avons convenu d'instituer un groupe de travail", a expliqué le président de RZD.

Notant que construire une voie à grande vitesse demandait "des solutions techniques compliquées", Vladimir Iakounine a regretté que la Russie ne produise pas encore les rails et le matériel roulant nécessaires.

Actuellement, RZD élabore un projet de ligne à grande vitesse Moscou - Saint-Pétersbourg, qui sera matérialisé dans la seconde moitié de 2008. Le projet est réalisé en recourant aux technologies européennes. Vladimir Iakounine estime que des lignes sur lesquelles les trains circuleront à 300 km/h ne verront pas le jour en Russie avant 2012.

25.4.07

Russie-2010 : pronostics et réalité

Le gouvernement russe a entériné les prévisions de développement économique et social du pays pour 2008 - 2010. Le pronostic s'est avéré même trop optimiste. Quelle que soit la conjoncture des prix des hydrocarbures et de la demande de produits russes, le gouvernement envisage de maintenir la croissance économique à hauteur d'au moins 5,2% par an. Les fluctuations des cotes du pétrole n'exercent plus une grande influence sur l'économie de la Russie. La croissance due à l'exportation de produits énergétiques est d'ores et déjà impossible. Il faut miser sur l'accroissement de la consommation intérieure, estime le gouvernement.

Le prix du pétrole était, comme avant, l'indice principal sur lequel s'est fondé le gouvernement en élaborant le programme de développement économique et social du pays jusqu'à 2010. Selon le ministère du Développement économique et du Commerce (MERT), le pétrole Urals coûtera 53% dollars le baril en 2008, 52% dollars en 2009 et 50 dollars en 2010. Mais, pour assurer la croissance économique ultérieure du pays, le gouvernement ne mise plus sur le secteur pétrogazier. L'espoir est fondé sur l'industrie de transformation, le secteur de la consommation et l'accroissement général de la consommation dans le pays. Vers 2010, par rapport à 2006, l'industrie alimentaire progressera de 27%, l'industrie textile et l'habillement, de 43,1%, la production d'articles des constructions mécaniques s'accroîtra de 20 à 30%. Bref, l'essor de l'économie du pays dépend de l'accroissement de la demande intérieure de produits russes.

Selon le scénario "modérément optimiste", les taux d'accroissement du PIB constitueront 6,1% en 2008, 6% en 2009 et 6,2% en 2010. Si la demande de produits russes n'augmente pas sensiblement dans les prochaines années, le budget fédéral, le plan financier à long terme et les pronostics de l'inflation seront établis sur la base du scénario de l'"inertie". Dans ce cas, selon le MERT, les taux d'accroissement du PIB baisseront de 6,5% en 2007 à 5,7% en 2008 et constitueront 5,3% en 2009 et 5,2% en 2010. Rappelons qu'en 2006 l'économie russe a progressé de 6,7%. Le MERT prévoit une augmentation du salaire moyen des Russes, en valeur nominale, de 90% vers 2010 (par rapport à 2006) et un accroissement des revenus réels de 27%. Un accroissement plus important est impossible. Les salaires en Russie augmentent déjà bien plus rapidement que la productivité du travail, ce qui conduit, dans le contexte de pénurie de cadres hautement qualifiés, à la montée de l'inflation et à des distorsions sur le marché du travail.

On voit donc que le gouvernement a l'intention de maintenir les taux de croissance de l'économie nationale au niveau le plus optimiste même dans les circonstances les plus défavorables. Le fait est que même le taux annuel de croissance économique de 5,2% prévu selon le scénario de l'"inertie" est aujourd'hui inaccessible pour de nombreux pays développés. En plus des prix des matières énergétiques, l'inflation est au centre de l'attention du gouvernement en tant que "tendance essentielle caractérisant la stabilité macro-économique dans le pays". Malheureusement, pour l'instant, la Russie n'atteint pas encore, loin s'en faut, le niveau des pays développés. Selon les estimations les plus optimistes, les taux annuels de hausse des prix dans le pays ne pourront pas baisser avant 2010 au-dessous de 5 à 8% par an. Il faut l'attribuer au pouvoir des monopoles naturels dans le pays, ainsi qu'aux recettes importantes provenant de l'exportation d'hydrocarbures : le gouvernement n'arrive pas à stériliser la masse monétaire excédentaire.

D'ailleurs, le haut taux d'inflation n'est pas l'unique barrière sur la voie de réalisation des plans gouvernementaux. L'absence d'infrastructure moderne de transports, la surcharge du système énergétique, la forte consommation d'énergie par unité de production et la grande dépendance vis-à-vis des secteurs des matières premières : tels sont en bref les problèmes auxquels se heurte l'économie russe dès aujourd'hui. Mais, l'essentiel, la Russie retarde non seulement sur les pays industrialisés pour le niveau de développement des technologies, mais aussi sur ses concurrents qui se développent de façon dynamique. Comme l'a très bien dit le ministre du Développement économique Guerman Gref, le modèle russe de développement économique a besoin de "grosses réparations", car le business russe n'est pas, pour l'essentiel, compétitif par rapport à ses concurrents étrangers.

Comment persuader les Russes d'acheter des produits nationaux? Voilà ce qui doit préoccuper le gouvernement. En effet, en augmentant aveuglement la production des secteurs traditionnels de base, sans investir dans les technologies d'avant-garde et les secteurs d'innovation, la Russie ne connaîtra pas de croissance économique qualitative. Même la promesse d'augmenter les salaires des Russes n'accroîtra pas la consommation intérieure. En atteignant un certain niveau de revenus, les Russes dépenseront une bonne partie de l'argent gagné pour acheter des produits étrangers compétitifs. Des appels à diversifier l'économie, à y introduire des innovations, à améliorer le climat d'investissement et à former des mécanismes de marché fonctionnant réellement sont lancés du haut de tribunes prestigieuses. Les prévisions gouvernementales pour 2008-2010 contiennent également des thèses analogues. Mais, tant qu'elles ne déboucheront pas des rapports gouvernementaux sur le terrain des réalités, il est peu probable qu'une économie compétitive apparaisse en Russie.

24.4.07

Une bière belge gagne le droit de se comparer au champagne français

Une célèbre brasserie belge a obtenu de la Cour de justice européenne le droit de mentionner sur l'étiquette de l'une de ses bières la proximité avec la catégorie du champagne, rapportent les médias locaux.

Il s'agit d'une "bière-champagne" commercialisée sous le nom de "Malheur" et préparée selon la méthode de production des célèbres vins mousseux. Les producteurs français de champagne avaient exigé des brasseurs belges d'exclure toute comparaison entre la "boisson ambrée" et leur production traditionnelle.

Le tribunal a cependant tranché que dans le cas présent, cette exigence était non justifiée. En Belgique, on brasse jusqu'à mille sortes différentes de bières, notamment élaborées par des procédés de fermentation spontanée et à base de jus de fruits.

23.4.07

2000 personnes sur la Place Rouge pour le 137e anniversaire de la naissance de Lénine

Dimanche, 22 avril, quelque 2000 personnes sont venues sur la Place Rouge pour déposer des fleurs devant le Mausolée de Vladimir Lénine à l'occasion du 137e anniversaire de sa naissance.

La Place Rouge avait été ceinte de barrières métalliques. La foule avait formé une longue file allant du Mausolée jusqu'au Musée historique. Il y avait là des gens appartenant aux générations aînées, mais aussi des élèves d'établissements d'enseignement où des organisations de jeunes pionniers se sont conservées.

Le Mausolée était ouvert, ceux qui le souhaitaient ont pu y pénétrer. Les gens brandissaient des drapeaux rouges et portaient des fleurs, principalement des oeillets.

Le leader du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF), Guennadi Ziouganov, en déplacement en Amérique latine, était absent.

Lénine est né le 22 avril 1870 et est décédé en 1924.

20.4.07

Interdiction du Parti national-bolchévique en Russie

Le Tribunal municipal de Moscou a reconnu le caractère extrémiste du Parti national-bolchévique (PNB) et en a prononcé l'interdiction.

Le tribunal a fait droit à la requête du Parquet général de Russie qui lui avait demandé d'interdire l'activité du PNB sur le territoire du pays.

Comme il n'a été donné lecture que du dispositif de l'arrêt, les motifs en restent inconnus.

"Le Parquet de Moscou est satisfait de cette décision judiciaire", a déclaré la porte-parole du ministère public Irina Semionova.

A son tour, Me Serguei Beliak, avocat du leader du parti Edouard Limonov, a déclaré qu'il dénonçait l'arrêt rendu par le Tribunal municipal de Moscou et avait l'intention de faire appel de cette décision dans un délai de 10 jours auprès de la Cour suprême de la Fédération de Russie.

"Cet arrêt est à la fois ignoble et honteux, car il n'est absolument pas fondé sur la loi", a souligné l'avocat.

19.4.07

Janvier-février 2007 : la natalité russe en hausse de 8,5%, la mortalité recule de 9,5% sur un an

Au cours des deux premiers mois de l'année, la natalité en Russie a augmenté de 8,5% et la mortalité a baissé de 9,5% par rapport à la même période de 2006, peut-on lire dans un rapport du Service russe des statistiques (Rosstat) diffusé jeudi.

En janvier-février 2007, il a été enregistré dans le pays 242 600 naissances, soit une hausse de 19 100 par rapport à la même période de 2006.

Le nombre de décès s'est élevé à 353,600, soit un recul de 37 210 par rapport à janvier-février de l'année dernière, selon Rosstat.

En hiver 2007, les Russes se mariaient et divorçaient plus fréquemment : sur 127 800 mariages contractés pendant les deux premiers mois de l'année (hausse de 8,3%), il a été enregistré 104 900 divorces (augmentation de 20,7% sur un an), a encore rapporté Rosstat.

18.4.07

Sondage: une écrasante majorité des Russes pour le retour des organisations de pionniers

La majorité écrasante des Russes voient d'un bon �il le rôle des organisations de pionniers (88%) disparues avec la chute de l'URSS, rapporte un sondage réalisé par le Centre national d'étude de l'opinion publique (Vtsiom).

Selon les résultats du sondage, 85% des Russes pensent qu'il est indispensable de créer une organisation pour les enfants unique semblable aux pionniers en Russie.

La moitié des Russes (50%) considèrent que la principale mission de ces organisations consiste à apprendre aux enfants à respecter la nature, tandis que pour 39-41%, il s'agit de développer chez l'enfant ses qualités artistiques, le goût du sport et lui donner une éducation patriotique.

Les organisations pour enfants devraient également leur apprendre l'histoire de leur pays (23%), à prendre soin des personnes socialement non protégées (19%), ou initier les enfants à des travaux d'intérêts sociaux (16%). Plus rarement, certains sondés pensent qu'il faudrait les initier à la vie active dans l'intérêt de la société, les préparer au service militaire, développer la communication et leurs qualités de leaders, leur inculquer les idées de l'humanisme et de la tolérance.

Le sondage a été réalisé les 7 et 8 avril 2007 auprès de 1.600 personnes résidant dans 153 localités de 46 régions russes. La marge d'erreur ne dépasse pas 3,4%.

17.4.07

Le bonheur pour les Russes: une maison, une famille, un travail

Dans l'esprit des Russes, le bien-être dans la vie signifie avant tout à avoir sa propre maison ( 69% des sondés), un mariage heureux (65%) et un travail bien rémunéré (57%), rapporte le Centre national d'étude de l'opinion publique (Vtsiom).

En outre, en 16 ans, l'importance de ces valeurs a augmenté au sein de l'opinion publique (en 1991, seulement 45 à 49% des sondés les mentionnaient). La liste comporte d'autres indices considérés comme indispensables au bonheur, comme la voiture (34%), un travail intéressant (30%), beaucoup d'argent (29%), avoir deux enfants et la possibilité de leur offrir une instruction supérieure (27%).

En comparaison avec 1991, les Russes ont une conception plus importante des enfants et de la famille (le critère des deux enfants est passé de 19% à 27% en 2007, et celui de trois enfants, de 6% à 11%). Dans le même temps, certaines notions de prospérité semblent plus insignifiantes comme avoir une profession intéressante (de 43% à 30%), un travail utile à la société (de 21% à 8%), avoir beaucoup d'argent (de 41% à 29%), posséder son propre jardin (de 27% à 9%) et sa datcha (maison de campagne, de 18% à 6%), voyager à l'étranger (de 29% à 13%) ou acheter des vêtements chics (de 27% à 3%).

Le sondage a été réalisé les 10 et 11 mars 2007 auprès de 1.600 personnes résidant dans 153 localités de 46 régions russes.

16.4.07

Automobile : Mitsubishi, Suzuki et Peugeot envisagent de créer leurs unités de production en Russie

Avant fin avril, le ministère russe du Développement économique et du Commerce (MERT) mènera les "négociations définitives" avec les constructeurs automobiles qui veulent créer leurs unités d'assemblage sur le territoire russe, a annoncé vendredi un responsable ministériel, Dmitri Levtchenkov.

"Nous sommes en négociations serrées avec six constructeurs mondiaux", a-t-il précisé, citant à leur nombre Mitsubishi, Suzuki et Peugeot-Citroën.

Les négociations définitives avec le constructeur français sont prévues pour la semaine prochaine, a ajouté M. Levtchenkov, précisant que celles-ci devront permettre de choisir enfin le terrain pour la future usine. Antérieurement, on citait la région de Nijni-Novgorod (à 500 km à l'est de Moscou, sur la Volga) comme celle qui pouvait accueillir cette unité.

Des négociations sont projetées pour fin avril avec des constructeurs japonais, depuis longtemps élaborant des projets de production dans notre pays. Par exemple, Suzuki a dans un premier temps mené des négociations avec Nissan, qui avait déjà signé un accord sur la création d'une usine près de Saint-Pétersbourg. "Mais ils n'ont pas pu se mettre d'accord et maintenant Suzuki projette de construire sa propre usine, examinant à cette fin plusieurs régions, en premier lieu Saint-Pétersbourg", a expliqué le fonctionnaire.

Selon M. Levtchenko, le chinois Great Wall a déposé, comme prévu, sa demande d'organisation d'assemblage de ses quatre à quatre auprès de MERT. Le constructeur projette de lancer l'assemblage de ses tout-terrains au Tatarstan, sur la Volga. A cette fin, le gouvernement tatar et Great Wall ont institué une joint-venture.

13.4.07

Renault en Russie: vers une grève?

Après Ford, Renault risque de devenir le deuxième constructeur automobile étranger en Russie à être confronté à des grèves.

Le quotidien d'affaires Kommersant rapporte qu'un syndicat sous l'égide de l'Union interrégionale des travailleurs de l'automobile (MPRA) dont fait partie le syndicat de l'usine Ford-Vsevolojsk qui a déjà cessé le travail à deux reprises, vient de se constituer à l'usine Avtoframos, contrôlée par Renault.

Le nouveau syndicat exigera prochainement des augmentations de salaire de 30% pour les 2.500 travailleurs de l'usine, menaçant d'entamer une grève. Selon les estimations des experts, les dirigeants d'Avtoframos feraient bien de céder aux revendications syndicales, dont le "poids" dans le coût de la Renault Logan ne représenterait que 1,3%.

Le mouvement syndical a vu le jour à l'usine Ford-Vsevolojsk, près de Saint-Pétersbourg, rappelle le quotidien. La chaîne a été arrêtée à deux reprises, en automne 2005 et en février 2007 et, à chaque fois, des augmentations de salaire allant jusqu'à 14% ont été accordées. Le syndicat interrégional, dont le syndicat d'Avtoframos fait partie depuis l'été 2006, regroupe les organisations de Ford-Vsevolojsk, de Nokian Tyres, du constructeur automobile russe AvtoVAZ (syndicat "non officiel" Unité) et de la joint-venture GM-AvtoVAZ.

Dès 2006, des experts ont prédit un sérieux renchérissement de la main-d'oeuvre dans les usines automobiles situées autour de Moscou et de Saint-Pétersbourg. Au delà de 2009, ces deux villes concentreront autour d'elles des unités de production de constructeurs automobiles étrangers (Volkswagen, Nissan, Toyota, General Motors) et des usines de producteurs de pièces détachées.

Cependant, poursuit le journal, les constructeurs étrangers ne semblent pas effrayés outre mesure par une éventuelle confrontation. "Le niveau des salaires et de l'assistance sociale de nos travailleurs est compétitif", a-t-on assuré au bureau russe de General Motors. Chez Nissan, on parle d'une situation sous contrôle et on se dit "prêt à un dialogue constructif avec les futurs ouvriers". Chez Toyota et Volkswagen, on s'est refusé à commenter la situation avant le lancement des usines.

12.4.07

Espace: la Russie parée à voler vers la Lune

La veille de la Journée de l'astronautique commémorée le 12 avril, le président de la corporation spatiale Energuia, Nikolaï Sevastianov, a évoqué pour le quotidien Vedomosti des projets concernant la mise en valeur de la Lune et un vol vers Mars.

- L'heure est enfin venue d'envisager une mise en valeur industrielle de la Lune. Il faut le faire compte tenu du caractère limité des réserves terrestres de matières premières minérales et du développement rapide de la civilisation. Il ne faut pas non plus abandonner l'idée d'un transfert des productions nocives dans l'espace. Nous sommes en mesure d'entreprendre des vols vers la Lune en utilisant les vaisseaux Soyouz et les technologies dont nous disposons déjà. Quant à la mise en valeur industrielle, elle se fera avec les technologies inédites que nous fournira la navette spatiale russe Kliper/Parom. Nous estimons que pour les vols habités russes il est primordial de lancer son développement à grande échelle. Kliper nous permettra d'accéder en toute indépendance à l'espace à un niveau qualitativement nouveau, ce à quoi tendent tous les autres Etats. Nos collègues américains et chinois ont adopté des programmes de création de nouveaux véhicules habités impliquant des principes technologiques foncièrement nouveaux. S'ils parviennent à mener ces tâches à bien d'ici 2012-2014, alors avec nos Soyouz habités nous pourrions accuser un retard technologique.

En ce qui concerne un vol en direction de Mars, Nikolaï Sevastianov estime qu'il est envisageable dans une perspective éloignée, mais pas trop.

- La civilisation est arrivée à un point où nous devons nous pencher sur cette question. Nous avons élaboré des suggestions techniques prenant en compte l'expérience des stations Mir et ISS. Nous pensons qu'un vol vers Mars pourrait être réalisé vers 2030. Un tel vol doperait fortement la recherche technologique ainsi que les sciences fondamentales et appliquées. En 1961, quand Youri Gagarine était parti dans l'espace, personne ne pensait que les technologies spatiales connaîtraient un domaine d'application aussi vaste. La situation sera la même avec le vol vers Mars. D'après ce que nous savons, les Américains ont renoncé à coopérer dans la création de leur système de transport, ils veulent avoir un accès indépendant à l'espace. En ce qui concerne les autres composants, ils proposent une coopération dans les programmes lunaire et martien. Le programme lunaire de la NASA est le plus avancé. D'ici à 2020, les Etats-Unis pensent aménager une base sélénite viable. A notre avis, du point de vue technique le programme martien russe est plus élaboré que l'américain: il repose sur notre expérience en matière de stations orbitales permanentes.

Actuellement la Chine développe son propre programme de vols habités, elle travaille sur les technologies des stations permanentes et des arrimages sur orbite. L'Europe, l'Inde et le Japon travaillent eux aussi sur des programmes habités. Le fait que l'Agence spatiale européenne (ASE) n'ait pas encore créé son véhicule spatial habité atteste qu'il s'agit d'une technologie très complexe. Les Européens nous ont proposé de plancher ensemble sur un nouveau véhicule habité. L'ASE a construit le véhicule de transport ATV, dont le premier vol devrait avoir lieu cette année. La Russie a fourni ses systèmes d'arrimage et de ravitaillement en carburant. Le Japon emprunte la même voie en créant dans un premier temps le véhicule de transport non habité HTV - le premier vol est programmé en 2009 - et en travaillant parallèlement sur un vaisseau habité. L'année dernière l'Inde a réussi à faire revenir sur Terre une capsule d'une demi-tonne. Cette première indique que les Indiens travaillent sur le problème du retour des cosmonautes.

11.4.07

La Russie manque de fonds pour la sauvegarde des sites classés

Le budget fédéral n'alloue que 15% du montant nécessaire à la sauvegarde et à la conservation des monuments historiques et culturels en Russie, a déclaré mercredi le ministre russe de la Culture et des Communications de masse, Alexandre Sokolov, dans une allocution à la Douma.

"A l'heure actuelle, 5% du patrimoine culturel ne sont pas utilisés et 30% ont besoin de réparations urgentes", a-t-il souligné.

Selon le ministre, c'est à contre-coeur que les autorités locales affectent des fonds à l'entretien des monuments d'importance fédérale.

"Aucune clause contractuelle n'engage les locataires, les exploitants et les propriétaires des monuments culturels à les sauvegarder, l'Etat ne fournit ni d'avantages financiers ni de compensations pour l'entretien des sites historiques, le patrimoine national n'est pas classé selon les formes de propriété. Il arrive souvent que les travaux de restauration soient effectués par des entrepreneurs non agréés", a constaté M. Sokolov.

Selon lui, l'état critique des monuments résulte de l'insuffisance des fonds nécessaires à leur conservation, ainsi que du démantèlement des unités chargées d'en assurer la restauration.

Le ministre a fait savoir que la politique pratiquée dans ce domaine par l'Etat visait à prévenir la dégradation du patrimoine culturel.

A cet effet, il faut mettre en place un système national unique de sauvegarde des monuments classés et renforcer la responsabilité pénale encourue pour leur destruction ou leur endommagement, a indiqué M. Sokolov.

Il a déclaré que le ministère russe de la Culture et des Communications de masse était en train d'élaborer des actes normatifs indispensables à la création d'un système national de sauvegarde du patrimoine culturel.

10.4.07

Un enfant sur quatre à Moscou naît hors mariage

Un enfant sur quatre à Moscou est né hors mariage, a déclaré à la fin de la semaine dernière Alexeï Golovan, mandataire aux droits de l'enfant dans la capitale.

Une situation analogue sur le plan des naissances hors mariage avait été observée en Russie aussitôt après la Seconde guerre mondiale, où le nombre d'enfants de familles incomplètes atteignait 24%. Cela était alors compréhensible et tout à fait logique dans un pays dévasté par la guerre qui avait perdu une partie importante de ses hommes. Mais, paradoxalement, ce triste record a été battu en 2000, année prospère. En Russie, le nombre de naissances hors mariage a atteint 28%, soit un indice record.

Certains experts rassurent en affirmant qu'il est trop tôt pour s'alarmer. Le fait est que ces statistiques prennent en compte, pour l'essentiel, non pas des enfants de mères seules, mais nés dans des foyers vivant en concubinage. "Un enfant hors mariage ne vit pas toujours dans une famille en échec social, explique Boris Altchouler, directeur exécutif de l'ONG "Droit de l'enfant". Il existe une tendance mondiale à ne plus se marier. Des couples de plus en plus nombreux préfèrent le concubinage. En règle générale, ce sont des familles normales". Les psychologues partagent l'avis du militant des droits de l'homme. "Dans la société contemporaine, le concubinage est chose courante, par conséquent, l'enfant né hors mariage ne se sent pas différent des autres", a expliqué Tatiana Moukha, neuropsychologue du centre "L'éducation en développement".

De l'avis d'autres experts, la tendance au concubinage suscite une appréhension. Les unions non enregistrées se rompent en moyenne trois fois plus souvent. Qui plus est, les sondages d'opinion montrent que les familles où les parents ne sont pas mariés ont rarement plus d'un enfant. De l'avis des spécialistes, l'attitude irresponsable des pères envers leurs enfants pourrait réduire à néant tous les efforts déployés par les autorités en vue d'améliorer la situation démographique.

"L'engouement pour le concubinage est un signe de la disparition de la famille dans le pays. L'enregistrement du mariage n'est plus à la mode, parce que les jeunes manquent de responsabilité", a commenté Svetlana Roudneva, présidente de la fondation "Famille et enfance".

"Nous penchons actuellement vers les valeurs occidentales. On a vu apparaître en Russie des self-made women, c'est-à-dire des femmes très instruites et bien rémunérées qui ne veulent pas se marier, affirme la psychologue Oksana Orlova. Ces derniers temps, j'ai un grand nombre de clientes de ce genre. Elles ont une maison, un emploi, des enfants et un mari qui vient visiter leurs enfants. Il se peut que l'attitude orientale envers la famille se répande à nouveau dans quelques années et que les jeunes se marient plus volontiers. Mais ce n'est pas pour tout de suite".

9.4.07

Près de 60.000 oeuvres d'art volées recherchées en Russie

Près de 60.000 oeuvres d'arts volées font actuellement l'objet de recherches policières en Russie, a déclaré le vice-ministre russe de l'Intérieur Mikhaïl Soukhodolski lors d'une réunion organisée à Iaroslavl avec des représentants du ministère de la Culture et des spécialistes du gardiennage des musées.

Selon M. Soukhodolski, le nombre d'atteintes portées aux valeurs culturelles ne cesse de croître.

"Si en 2001, le préjudice moyen causé par un vol (de ce type) était d'environ 500.000 roubles, en 2006, il a atteint 1,5 million de roubles", a-t-il fait savoir.

D'après lui, environ 50 vols commis dans les musées, salles d'exposition, galeries d'art et archives sont enregistrés tous les ans en Russie.

"Les vols se font de plus en plus astucieux, mieux préparés et perpétrés souvent avec la complicité de conservateurs de musées. Ce dernier facteur les rend particulièrement dangereux, car il faut parfois des années pour découvrir le délit", a ajouté M. Soukhodolski.

Selon le vice-ministre, l'une des causes essentielles des vols d'oeuvre d'art réside dans les défauts qui caractérisent leur gardiennage et leur recensement.

En 2006, des autorités compétentes ont procédé à l'inspection de plus de 19.500 établissements culturels. Elles ont constaté que 5.735 d'entre eux étaient gardés par des unités parapolicières, 450 par des structures relevant du ministère de l'Intérieur, 5.106 par des concierges recrutés parmi les employés de ces établissements et 558 par des agences de gardiennage privées.

Cette inspection a permis de découvrir plus de 13.000 manquements aux règles de sécurité établies pour les sites culturels.

6.4.07

Air France pourrait s'engager dans la lutte pour Alitalia aux côtés d'Aeroflot

Aeroflot souhaite devenir copropriétaire d'Alitalia: cette nouvelle a été rendue publique lundi dernier par Unicredit, un des principaux groupes financiers d'Europe doté de 1.000 milliards de dollars d'actifs et associé de la compagnie aérienne russe dans le projet. Le lendemain, le directeur général d'Aeroflot, Valeri Okoulov, déclarait qu'un troisième partenaire pourrait rejoindre le tandem Aeroflot-Unicredit.

Une source proche de la compagnie aérienne russe a confié à Vedomosti qu'il s'agissait d'Air France. Selon cette source, les négociations portant sur l'entrée des Français dans l'alliance sont programmées pour la semaine prochaine. L'interlocuteur de Vedomosti reconnaît que les négociations ne seront pas faciles, les dettes d'Alitalia atteignant 1 milliard d'euros. Le nouveau partenaire devrait apporter un appui financier (ses bénéfices sont presque sept fois supérieurs à ceux d'Aeroflot) et son expérience sur le marché européen, conclut l'interlocuteur de Vedomosti. Vieux partenaire d'Aeroflot, Air France jouit d'une réputation excellente et sera également intéressé à devenir copropriétaire d'Alitalia, a confirmé un participant au consortium.

Un porte-parole d'Air France a indiqué que sa compagnie n'avait pas encore débattu de l'acquisition commune d'Alitalia avec Aeroflot.

Un nouvel acteur aura du mal à rejoindre l'appel d'offres. Le ministère italien de l'Economie et des Finances a cessé d'accepter les demandes d'achat le 2 avril dernier, a expliqué à Vedomosti le porte-parole du ministère, Carlo Maria Fenu. Conformément aux règles de l'appel d'offres, la liste des candidats est déjà considérée comme bouclée, Aeroflot étant la dernière compagnie à avoir déposé sa demande. Le tandem Aeroflot-Unicredit est actuellement confronté à deux rivaux: le consortium regroupant Matlin Patterson (Etats-Unis), Mediobanca (Italie) et le fonds Texas Pacific Group, d'une part, et, de l'autre, le groupe AP Holding dirigé par le président de la compagnie aérienne locale Air One, Carlo Toto. Toutefois, cette règle pourrait être modifiée, ajoute l'interlocuteur de Vedomosti. Si le ministère de l'Economie et des Finances ne retient aucun des scénarios (proposition de prix et plan d'assainissement pour Alitalia) proposés pour le 16 avril, il pourrait admettre de nouveaux candidats, affirme un participant à l'appel d'offres.

Pour Evgueni Chago, analyste à la Trust Investment Bank, une banque d'investissement partenaire d'Aeroflot, les membres d'alliances aériennes mondiales seront d'ici quelques années non seulement des partenaires, mais aussi des copropriétaires réciproques. Si Aeroflot parvient à se mettre d'accord avec Air France, ce compromis baissera notablement ses risques financiers, car il n'aura pas à verser la totalité du prix d'Alitalia dont la valeur de marché représente environ 740 millions de dollars. "Le transporteur aérien français sait travailler sur le marché européen, une précaution qui ne sera pas de trop pour Aeroflot, ajoute M. Chago. Pour Air France, cette coopération sera également avantageuse, car la compagnie pourrait sérieusement s'implanter sur le marché italien."

5.4.07

Brasserie russe Baltika : pas d'acquisitions en Europe dans un proche avenir

La brasserie russe Baltika (Saint-Pétersbourg) ne projette pas d'acquérir dans un proche avenir des actifs en Europe, a annoncé le vice-président marketing de la société, Martcho Kouïoumdjiev, lors d'une conférence de presse jeudi à Moscou.

"Nous n'avons pas à ce jour de projets d'acquisition d'actifs en Europe", a-t-il noté, soulignant toutefois que l'une des missions de la marque pour l'année est l'accession à la première place européenne quant au CA des ventes.

"Il est impossible de dire quand nous serons les premiers en Europe, mais plus tôt cela aura lieu, mieux cela vaudra. Nous pourrons devenir les premiers grâce à la montée de nos ventes sur le marché russe et sur celui de la CEI, ainsi que grâce à une meilleure présence de la marque Baltika en Europe. Mais la Russie reste pour nous le marché numéro un en Europe", a noté M. Kouïoumdjiev.

Denis Cherstennikov, directeur en charge de la promotion des marques de la brasserie, a expliqué de son côté que la part des ventes de la compagnie en Europe avait représenté l'an dernier 4 à 5% des ventes globales. "Nous vendions surtout dans les pays de la CEI", a-t-il expliqué ces résultats.

Par rapport à 2005, la hausse du marché russe de la bière a été de 10% en 2006, a encore annoncé M. Kouïoumdjiev. "Cette année et l'année prochaine, le marché russe de la bière devra progresser de 3 à 5%. Baltika suivra au moins cette progression, a-t-il ajouté. Selon le vice-président de la brasserie, le chiffre d'affaires de Baltika s'est élevé l'an dernier à 1,74 milliard d'euros.

Un des plus gros producteurs russes de bière, en 2004, Baltika a entamé une procédure de fusion avec les brasseries Vena, Pikra et Yarpivo. Ce processus achevé, Baltika contrôlera 10 usines dans neuf régions russes, avec des personnels de près de 12 000 employés.

4.4.07

La Pologne conteste les données sur les prisonniers soviétiques d'Auschwitz

Les prisonniers d'Auschwitz se sont retrouvés au centre d'un scandale opposant Moscou à Varsovie. La direction du musée de l'ex-camp de concentration nazi, qui a fermé le pavillon russe, a promis de le rouvrir à condition que la Russie reconnaisse l'occupation soviétique des territoires polonais.

Exprimant son étonnement à propos des répercussions qu'a eues sa décision, le musée rappelle que la rénovation du pavillon russe avait été lancée il y a quelques années. En janvier 2005, après les cérémonies organisées à l'occasion du 60e anniversaire de la libération d'Auschwitz par l'armée soviétique, auxquelles avait assisté le président russe Vladimir Poutine, il avait été décidé de faire l'inventaire des pièces exposées pour harmoniser les données présentées par les pavillons des différents pays. Le musée prétend avoir répertorié un grand nombre de divergences relatives au nombre des victimes de l'Holocauste: les habitants de l'Ukraine et de la Biélorussie occidentales sont considérés tantôt comme des citoyens soviétiques, tantôt comme des citoyens polonais.

Pour Wladyslaw Bartoszewski, président du Conseil international d'Auschwitz qui supervise le musée, le principal obstacle empêchant la réouverture du pavillon russe réside dans le fait que les prisonniers originaires des territoires contrôlés par l'Armée rouge en 1939-1941 sont qualifiés de "citoyens soviétiques". D'après lui, le CIA "a décidé unanimement qu'il n'autoriserait pas la propagande politique au sein du musée". M. Bartoszewski a par ailleurs démenti que le conseil insiste sur le terme d'"occupation" pour qualifier la présence militaire soviétique en Pologne.

Le ministère russe des Affaires étrangères a constaté mardi que le pavillon russe rénové à l'occasion du 60e anniversaire de la libération d'Auschwitz était fermé depuis plus de deux ans. Moscou explique cette situation par l'intransigeance de la direction du musée et du Conseil international d'Auschwitz qui ne compte plus de représentants russes depuis la fin des années 1980. "La Pologne insiste notamment pour que la carte exposée à l'entrée du pavillon fasse ressortir les territoires "annexés" par l'URSS en vertu du pacte Molotov-Ribbentrop", a précisé la diplomatie russe. Le ministère des Affaires étrangères a également souligné avoir plus d'une fois attiré l'attention de la Pologne, aussi bien par le biais des canaux diplomatiques que lors de contacts directs, sur l'absurdité de ces exigences, tout en recherchant les moyens de débloquer la situation, car "la mémoire des victimes du camp d'Auschwitz ne doit pas être prise dans le piège des spéculations historico-politiques".

3.4.07

L'ESA participera à la simulation d'un vol vers Mars

L'Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé lundi dernier son intention de participer à la simulation d'un vol vers Mars programmée pour le printemps prochain par l'Agence spatiale russe (Roskosmos).

Dans un communiqué publié sur son site Internet, l'ESA a précisé que son intérêt consistait surtout à étudier les aspects psychologiques et médicaux de cette mission qui prévoit l'isolation complète d'un équipage de six personnes pour une période de 500 jours.

L'ESA compte collaborer avec Roskosmos, l'Institut des problèmes médico-biologiques et l'Académie russe des sciences à tous les niveaux et d'égal à égal. Elle participera aux travaux de différents groupes de travail chargés de l'expérimentation, à l'élaboration du programme d'études et au financement du projet.

L'équipage, qui passera 500 jours dans une capsule expérimentale en isolation, comportera deux Européens qui seront choisis en novembre prochain parmi les volontaires dont la sélection débutera en juin.

L'expérimentation terrestre en isolation de longue durée comprend un "vol" de 250 jours entre la Terre et Mars, un "séjour" sur Mars pour une période allant jusqu'à 30 jours et un "voyage retour" vers la Terre de 240 jours.

Pendant l'expérimentation, l'équipage procédera à des opérations routinières (contrôle médical, entraînements physiques, contrôle et gestion des services, gestion de la "capsule d'atterrissage") et à des recherches scientifiques. On simulera également des situations d'urgence et des accidents dus au facteur humain ou liés au dysfonctionnement des systèmes de bord et des équipements.

Fin 2006, l'Institut des problèmes médico-biologiques avait sélectionné cinq hommes sur plus de 150 volontaires, dont 16 femmes, venant de plus de 20 pays du monde.

2.4.07

GLONASS - GPS - Galileo: la Russie créera un récepteur-émetteur compatible avec les trois systèmes

La Russie projette de concevoir un récepteur-émetteur compatible avec son propre système de navigation spatiale GLONASS comme avec l'américain GPS et l'européen Galileo.

"Hier, le Conseil d'Etat (qui s'est penché sur l'efficacité de l'utilisation des résultats des activités spatiales) a débattu de la commercialisation de GLONASS et de la création en Russie d'appareils de réception compatibles avec trois systèmes à la fois: GPS, GLONASS, que nous projetons de lancer dès l'année prochaine et le futur Galileo (système européen)", a annoncé le premier vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov en charge du système GLONASS.

Cet appareil, en mesure de recevoir les signaux émis par les trois systèmes de navigation, hautement compétitif, pourrait être vendu dans le monde entier, a noté le responsable gouvernemental russe.

Le système global de navigation par satellite GLONASS est destiné à localiser à un mètre près, au moyen de navigateurs portables, des objets terrestres, aériens et maritimes, ainsi que des personnes ainsi que de déterminer la vitesse de leur déplacement.

Ce système fonctionnera dans l'intérêt de la défense et d'utilisateurs civils, sur le territoire russe.