Russie    Atom.xml



31.5.07

La Russie, 4e pays le moins pacifique du monde

La compagnie analytique Economist Intelligence Unit a rendu public mercredi son étude sur la situation de la paix et de la stabilité dans 121 pays du monde. La Norvège mène le classement des pays les plus pacifiques, alors que la Russie est classée au 118e rang.

Réalisée en prévision du sommet du G8 qui doit avoir lieu du 6 au 8 juin en Allemagne, cette étude a évalué 121 pays selon 24 critères. L'absence de violences à l'intérieur du pays et d'agression à l'extérieur était le premier critère. Parmi d'autres figuraient les dépenses militaires et les effectifs de l'armée, le niveau de la criminalité organisée, le nombre de policiers par habitant, le nombre d'étrangers tués, le niveau de l'enseignement, le niveau de la corruption et l'attachement aux principes démocratiques dans la politique.

La Norvège a été reconnue pays le plus pacifique et calme. Elle est suivie de la Nouvelle-Zélande, du Danemark, de l'Irlande, du Japon, de la Finlande, de la Suède, du Canada, du Portugal et de l'Autriche. Tous les pays membres de l'Union européenne figurent dans la première moitié du classement, la Grande-Bretagne étant classée pays le moins tranquille d'Europe (49e). Les experts ont placé les Etats-Unis au 96e rang juste avant l'Iran, alors que la Russie s'est retrouvée en 118e position, parmi les dix pays les plus agressifs. Seuls l'Irak, le Soudan et Israël, tous confrontés à des hostilités, sont derrière la Russie. Le Nigeria, la Colombie, le Pakistan, le Liban, la Côte-d'Ivoire et l'Angola complètent le Top-10 des mal classés.

"Dans mon vocabulaire d'homme qui a grandi en URSS, le mot "pacifique" relève de l'aspect militaire en comparaison avec les autres Etats", a déclaré le président du comité international du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), Mikhaïl Marguelov. "Quand la Géorgie a connu un changement de régime, nous n'y avons pas envoyé de chars, mais un seul fonctionnaire, Igor Ivanov, dont la présence a permis d'éviter une grande effusion de sang. La Russie n'est peut-être pas un pays idéal, mais j'aurais du mal à en trouver un qui le soit sur la carte", a ajouté le sénateur.

Pour Lev Goudkov, directeur du centre Levada, la 118e position occupée par la Russie "relève de la vérité". "La société russe, sur le plan intérieur comme sur le plan extérieur, devient de plus en plus agressive, a-t-il expliqué. Beaucoup de choses n'ont pas changé depuis l'époque soviétique: l'armée et la police échappent au contrôle de la société, les effectifs de l'appareil et des forces de l'Intérieur croissent plus vite que pour les autres catégories de fonctionnaires. Enfin, la xénophobie est très répandue."

La BERD pourrait investir dans la reconstruction de l'aéroport de Sotchi

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) pourrait investir dans la reconstruction de l'aéroport de Sotchi, a déclaré jeudi à Saint-Pétersbourg le président de la BERD, Jean Lemierre.

L'aéroport de Sotchi appartient depuis fin 2006 à la compagnie d'investissement RAINCO contrôlée par le magnat de l'aluminium Oleg Deripaska. Dans les deux prochaines années, l'aéroport envisage de reconstruire sa piste de décollage et d'atterrissage et d'élargir son aérogare.

8 milliards de dollars seront débloqués du budget fédéral russe d'ici 2014 pour la modernisation des infrastructures de Sotchi, si cette station balnéaire est choisie pour accueillir les JO-2014, ou 5 à 6 milliards, si elle n'est pas choisie.

La BERD a intérêt à investir dans les projets d'infrastructure en Russie. "La Russie se développe rapidement, et les infrastructures sont l'un de ses points faibles", a indiqué M. Lemierre, dont RIA Novosti retraduit les propos à partir du russe.

Le président de la BERD a par ailleurs ajouté que la banque avait investi 2,5 milliards de dollars dans l'économie russe en 2006. "La BERD fait partie des principaux investisseurs en Russie, et nous envisageons d'augmenter encore les investissements à l'avenir", a-t-il souligné.

30.5.07

Bibliothèque présidentielle et Fondation de la langue russe: l'intelligentsia doit s'investir

Le président russe Vladimir Poutine a invité l'intelligentsia russe à participer activement à la création de la Bibliothèque présidentielle et de la Fondation de la langue russe.

Prenant la parole mercredi au Kremlin, au cours d'une réunion du conseil auprès du président pour la culture et les arts, Vladimir Poutine a souligné que la Bibliothèque présidentielle "devait devenir le principal maillon reliant toutes les bibliothèques du pays".

Ce projet culturel grandiose, de même que la Fondation de la langue russe en cours de formation, doivent devenir le souci primordial de l'intelligentsia russe", a déclaré Vladimir Poutine.

"Les élites culturelles de la Russie ont toujours été à l'avant-garde de ces initiatives", a-t-il souligné.

La Russie compte actuellement plus de 130.000 bibliothèques et, selon les estimations des experts, leur fréquentation dépasse considérablement celle d'autres établissements culturels. Les jeunes de 14 à 25 ans constituent 70% des lecteurs.

"Cependant, a reconnu Vladimir Poutine, jusqu'à ces derniers temps, "une attention accordée au financement des bibliothèques, à l'enrichissement et à la conservation de leurs fonds a été très insuffisante". Le président a fixé l'objectif d'équiper les bibliothèques, y compris rurales et scolaires, de systèmes d'information modernes et de bases de données. "Bien entendu, il convient de compléter les fonds des bibliothèques pour enfants et adolescents", a ajouté le chef de l'Etat.

29.5.07

Radiation de la dette des pays les plus pauvres d'Afrique: Moscou rajoute 500 millions de dollars

La Russie a l'intention d'accroître de 500 millions de dollars la somme de la dette radiée des pays les plus pauvres d'Afrique, a déclaré mardi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"Nous aidons nos partenaires africains à alléger le fardeau de leur dette extérieure, nous avons annulé leur dette de 11,3 milliards de dollars, y compris 2,2 milliards de dollars dans le cadre de l'Initiative de réduction de la dette des pays pauvres très endettés. Cette année, nous prévoyons d'augmenter cette somme de 500 millions de dollars", a déclaré Sergueï Lavrov au cours de la réception donnée à l'occasion de la Journée de l'Afrique.

Le chef de la diplomatie russe a mentionné la nouvelle dynamique des rapports entre la Russie et les pays d'Afrique.

"Nous constatons des tendances économiques positives. Le chiffre d'affaires des échanges commerciaux a atteint 3,5 milliards de dollars", a-t-il indiqué. Moscou cherche à soutenir les milieux d'affaires russes, dont la participation assure la réalisation de grands projets économiques en Afrique.

Selon Sergueï Lavrov, les problèmes cruciaux de la lutte contre le terrorisme, d'autres menaces et défis globaux à la sécurité sont examinés dans le cadre du dialogue politique qui s'approfondit entre la Russie et les pays africains.

L'annulation de la dette des pays les plus pauvres d'Afrique est traditionnellement l'un des problèmes clés examinés au sommet du G8. Le prochain sommet se tiendra du 6 au 8 juin en Allemagne.

Fin décembre 2006, le vice-ministre russe des Finances Sergueï Stortchak avait annoncé que la Russie était prête à annuler la dette de sept pays concernés par la décision de les exclure de l'Initiative de réduction de la dette des pays les plus pauvres.

D'après ses données, la dette restructurée des sept pays que la Russie peut annuler constitue notamment : 11,75 millions de dollars pour le Bénin, 112,2 millions de dollars pour la Zambie, 102,45 millions de dollars pour Madagascar, 20,68 millions de dollars pour la Tanzanie, 162,8 millions de dollars pour l'Ethiopie et 148,6 millions de dollars pour le Mozambique. La Russie peut annuler, également dans le cadre de l'Initiative internationale, la dette de 12 autres pays pour un total de 350 millions de dollars, a fait savoir Sergueï Stortchak. Cette liste comporte, entre autres, la Guinée, le Congo, le Tchad et le Burundi.

24.5.07

Médaille d'or russe à l'exposition florale de Chelsea

L'unique participante russe à l'exposition florale annuelle de Chelsea à Londres, la fondatrice et directrice artistique de la compagnie Harpak, Karina Lazareva, a été récompensée de la médaille d'or et son jardin, "Paradis urbain", a reçu le premier prix dans la catégorie jardins urbains.

Le jardin aménagé par la participante russe se trouve juste à l'entrée de l'exposition. C'est la seule oeuvre de design paysager russe sur l'ensemble de cette 11e exposition.

"C'est la deuxième fois que nous venons à l'exposition florale de Chelsea, et pour l'instant, nous sommes les seuls représentants russes ici", a déclaré Karina Lazareva au correspondant de RIA Novosti.

Il y a trois ans, elle avait déjà été récompensée de la médaille de bronze. Cette fois-ci, c'est le premier prix que la Société royale d'horticulture de Grande-Bretagne a accordé à son projet, ce qui lui a fait infiniment plaisir, ainsi qu'à ses collègues.

Karina Lazareva est également vice-présidente de la Guilde russe des professionnels de l'industrie paysagère, l'une des rédactrices du journal "Architecture paysagère. Design", et elle représente la Russie au sein de l'association européenne des architectes paysagers.

23.5.07

La Russie, premier consommateur mondial de tabac

La Russie occupe la première place mondiale en termes de consommation de tabac par tête d'habitant et d'accroissement du nombre de fumeurs, a affirmé lors d'une intervention mercredi le député Nikolaï Guerassimenko, membre de l'Académie de médecine de Russie.

La veille de la Journée mondiale sans tabac 2007 célébrée le 31 mai, la Douma organisera à Moscou le Forum national "Santé ou tabac", les 28-29 mai, a annoncé le vice-président du comité pour la santé de la Douma (chambre basse du parlement russe).

Les ministères de la Santé et des Affaires sociales, de la Culture, de l'Education et de la Recherche participeront à ses travaux, selon le député.

La prise de conscience par la société des effets de l'épidémie de tabagisme - sociaux, politiques, économiques et liés à la santé de la population - reste faible, a noté le parlementaire qui a reconnu que la Loi sur la limitation de la consommation de tabac de 2001 ne garantit pas une règlementation efficace de la production et de la consommation de tabac dans l'intérêt de la santé de la nation.

Selon le député, l'avertissement sur les effets nocifs du tabac n'occupe que 4% de la surface d'un paquet de cigarettes. Pourtant, le groupe politique de Russie unie a préparé le projet de loi selon lequel cet avertissement devra occuper 30% à 50% de la surface d'un paquet et conformément auquel les producteurs devront réduire la teneur des cigarettes en nicotine.

Le député Guerassimenko a aussi regretté que la Russie reste l'unique grand pays du monde à n'avoir pas rejoint la Convention cadre pour la lutte antitabac de l'Organisation mondiale de la Santé.

Cette Convention limite sérieusement les profits des producteurs de tabac, a noté le député. "Mais le gouvernement russe a au contraire favorisé au maximum les activités des compagnies de tabac", selon lui. Dans aucun pays du monde, vous ne trouverez de taxes aussi basses sur le tabac, a-t-il souligné.

A ce jour, la Convention pour la lutte antitabac a été signé par 172 pays. Parmi les pays qui ne l'ont pas encore rejoint, on trouve le Guatemala, la Russie, le Zimbabwe et quelques autres Etats, a noté Nikolaï Guerassimenko.

Le député a souligné que les attraits du tabac s'expliquent dans une mesure notable par son prix peu élevé. "Par rapport aux années 1990, les dépenses des ménages pour les cigarettes sont tombées de moitié sur fond d'accroissement de la consommation", a-t-il encore indiqué.

La Russie projette de stabiliser sa population à 142-145 millions d'habitants vers 2025

L'Etat russe se fixe pour objectif de stabiliser la population vers 2025 à son niveau actuel, à savoir 142 à 145 millions d'habitants, a annoncé mardi aux journalistes le premier vice-premier ministre Dmitri Medvedev.

C'est sur cet indice que table la Conception de la politique démographique pour la période jusqu'en 2025 et dont le projet sera examiné par le Conseil présidentiel pour la réalisation des projets nationaux prioritaires et la politique démographique qui se réunira mercredi.

Selon le responsable gouvernemental, la conception devra être réalisée en trois étapes. La première étape prévoit de ralentir la dépopulation et de repasser dès 2011 à l'accroissement naturel de la population. Au cours de la deuxième, la population se stabilisera au niveau de 140 millions d'habitants au moins vers 2015. La troisième prévoit le retour à un accroissement de la population qui devra atteindre 142 à 145 millions d'habitants. L'espérance de vie moyenne devra à nouveau atteindre 70 ans (contre 66,7 ans en 2006: 60,6 ans pour les hommes et 73 ans pour les femmes).

Selon M. Medvedev, trois leviers seront utilisés pour atteindre ces objectifs: réduire la mortalité, accroître la natalité et appliquer une politique d'immigration efficace.

L'immigration de remplacement devra se monter à 160.000 - 170.000 personnes par an et augmenter à 300.000 vers 2025. Le taux de fécondité représentera 1,7 à 1,72 enfant par femme en âge de procréer (1,31 actuellement), alors que la dépopulation naturelle sera ramenée d'ici à 2015 à 10,5 décès pour 1.000 habitants.

Le premier vice-premier ministre a estimé que certaines tendances négatives en matière de démographie avaient déjà été renversées. Par exemple, si en 1992 le taux de mortalité infantile était de 18 pour 1.000 naissances, cet indice a baissé presque de moitié vers 2006 (10,2). Et pourtant, il reste deux fois pus élevé qu'aux Etats-Unis, au Canada et en Europe.

La dépopulation s'est réduite de 5% en 2006 et de 28,8% encore au premier trimestre de 2007. La natalité au premier trimestre a augmenté en revanche de 5,5%, avec 372.000 naissances, a annoncé Dmitri Medvedev.

Interrogé au sujet de l'approbation de la conception, le premier vice-premier ministre a estimé que celle-ci devait être approuvée par le président en personne, dans la mesure où de sa réalisation dépend l'existence de la Russie en tant qu'Etat.

22.5.07

La Russie ne subira ni crise bancaire, ni crise financière

Il n'y aura ni crise bancaire, ni crise financière en Russie, a déclaré le ministre russe des Finances Alexeï Koudrine.

"J'ai aujourd'hui de bonnes nouvelles pour le marché. Aucune crise bancaire n'aura lieu et aucune crise financière ne menace le pays", a déclaré mardi le ministre à la troisième conférence annuelle de Troïka-Dialogue "Marché russe des créances".

Le ministre a souligné cependant que le marché russe en expansion comportait certains éléments qui méritent une attention particulière.

Ces trois prochaines années, le PIB restera assez élevé et dépassera 6% malgré la tendance à la baisse des prix du pétrole, a rappelé Alexeï Koudrine. Selon les évaluations du ministère des Finances, d'ici 2010, le prix du pétrole baissera jusqu'à 50 dollars le baril. Les mesures de politique économique exigent que le gouvernement russe remplace les facteurs antérieurs qui contribuaient à la croissance du PIB par d'autres facteurs capables de conserver les taux de croissance stables dans les conditions de la baisse des prix du pétrole, a souligné Alexeï Koudrine.

Selon lui, ces derniers temps, les investissements dans le capital fixe augmentent à des taux élevés, mais insuffisants. Ainsi, l'accroissement des investissements dans le capital prévu pour cette année est de 10 à 11%. Cependant, a fait remarquer le ministre, les taux d'accroissement des investissements dans le capital fixe dans le premier trimestre de 20% du PIB permettent d'affirmer que cet indice sera plus élevé en fin d'année.

21.5.07

Sous les clichés, la Russie dévoile son vrai visage

La Russie, c'est le Kremlin, les airs de balalaïka et les matriochkas. Dans les rues des villes enneigées, les passants en chapkas et ouchankas marchent, bras dessus, bras dessous, avec des ours. La vodka du samovar les réchauffe. Il y a aussi le ballet russe, les fusées russes, les tanks russes et les kalachnikovs. Ainsi voyait-on la Russie il y a 20 ou 30 ans depuis l'étranger. Difficile de discerner le vrai visage du pays à travers le rideau de fer. Nous voilà donc avec un portrait de la Russie plus qu'irréaliste, une caricature en somme.

Après la chute de l'URSS, après les réformes politiques et économiques, l'image truffée de stéréotypes de la Russie a peu évolué à l'étranger. S'y sont ajoutés des rumeurs sur de fabuleuses richesses, les nouveaux Russes, et sur la terrible mafia russe. Et puis, tout en haut sur la liste des idées reçues, il y a le froid et les immenses plaines enneigées. A la deuxième place arrive le communisme et ses visages: Lénine et Staline. Gorbatchev et Eltsine sont assez connus également. La plupart des étrangers peuvent nommer l'actuel président russe. Beaucoup citent les écrivains Tolstoï et Dostoïevski, le compositeur Tchaïkovski et le premier homme dans l'espace, Gagarine. La majorité des étrangers imaginent des Russes travailleurs et bienveillants, et disent de leurs femmes qu'elles sont extrêmement belles.

Cependant, pour beaucoup d'étrangers, nous sommes encore soit des ennemis, le doigt posé sur le "bouton rouge", soit cet Ivan, un peu gris, bottes de feutre aux pieds et sourire niais. Le déficit d'information a favorisé la formation de ces stéréotypes en Occident et leur a permis de s'y ancrer profondément.

Sergueï Iastrjembski, assistant du président russe, a ainsi avancé que l'image de la Russie à l'étranger était plus noire et obscure que ne l'est la réalité et que cette image était largement formée par les journalistes étrangers travaillant en Russie.

Quand le nom de Vladimir Poutine fait les gros titres des médias étrangers, c'est généralement pour parler de l'arrestation d'un homme d'affaires ou de la répression d'un mouvement non-conformiste. Un sondage commandé par les autorités russes a relevé combien le problème était sérieux. On a demandé à des Américains d'énumérer dix idées qu'ils associaient à la Russie. En tête de liste caracolaient le communisme, le KGB, la neige et la mafia. L'art et la culture, les seules images positives, arrivaient en dernier.

Les journaux occidentaux ont une véritable tendance à exposer principalement les mauvais côtés de la vie politique et économique russe, et nos compatriotes confirmeraient soi-disant ces histoires. Soit, nous sommes responsables, mais doit-on pour autant écrire que notre penchant à partager nos peines et nos chagrins est mauvais ou incorrect?

Les journalistes étrangers ont déjà ingénieusement baptisé la Russie le pays au "passé imprévisible". De façon caractéristique, les Russes ont une tendance (qui touche au masochisme) à toujours anéantir leurs idoles pour en ériger de nouvelles, une impatience, un désir de démolir le "vieux monde".

Et avec cela, nous nous inquiétons toujours beaucoup de ce que l'on pense de nous à l'étranger.

Ces 10 ou 15 dernières années, le monde a appris à mieux connaître la Russie. Ceux qui arrivent en Russie ne s'attendent plus à y croiser ours et passants main dans la main sur le trottoir. Et puis ce n'est pas tout le temps et partout l'hiver en Russie. Il y a Sotchi par exemple, où poussent des palmiers, et Moscou et Saint-Pétersbourg qui sont des capitales européennes: propres, bien entretenues, les enseignes publicitaires y brillent et l'industrie des loisirs y est florissante. On s'y habille avec beaucoup de goût. Il n'y a pas moins de voitures de luxe en Russie qu'en Europe ou aux Etats-Unis et nombreux sont les pays qui pourraient envier les curiosités historiques et architecturales de la Russie.

Tous les étrangers qui voyagent en Russie parlent de l'hospitalité et de la bonté russes. Du reste, il n'est pas nécessaire de venir en Russie pour apprendre à mieux la connaître. Les plus grandes scènes du monde accueillent ses chanteurs et musiciens, ses sportifs ont conquis les podiums des plus grands tournois, les monuments de sa littérature classique sont encore populaires. Si bien que tout un chacun, s'il le souhaite, peut faire fi des stéréotypes et chercher à savoir ce qui fait vraiment la Russie. Le plus important est d'en avoir envie.

Et finalement, nous, les Russes, que pensons-nous de nous-mêmes?

A n'en pas démordre, nous nous considérons comme des gens généreux et insensibles aux richesses matérielles. Bien sûr, cela ne signifie pas que l'argent ne nous intéresse pas, seulement, cela n'est pas notre principale préoccupation, on ne lui accorde pas la considération que les Américains peuvent par exemple lui accorder. Bien au contraire. Un homme respectable ne peut être riche, parce que l'effort vertueux rapporte peu. Honnêteté et pauvreté sont quasiment synonymes pour les Russes.

Ce qui caractérise le plus justement les Russes, c'est un mélange de spontanéité et d'hospitalité. Dans leur grande majorité, les Russes sont très intelligents, doués même, pourtant en même temps, et peut-être ces deux choses n'en font-elles qu'une pour nous, les Russes font preuve d'une "incroyable désinvolutre". C'est un obstacle au quotidien qui nous écarte de la vie à l'occidentale, mais en revanche, cette qualité nous aide à régler des problèmes qui apparaissent insolubles à qui ne pense pas ainsi. Pouvoir regarder les choses sous un autre angle et régler les problèmes dans une pirouette, voilà qui est typiquement russe!

Quant à ces douces russeries, la vodka, les matriochkas, les bottes de feutre et bien d'autres choses, puissent-elles rester encore notre carte de visite!

18.5.07

Ekaterinbourg ne deviendra pas Eltsingrad, ni Eltsinbourg

La ville d'Ekaterinbourg ne changera pas son nom pour Eltsinbourg, et sa rue principale, baptisée rue Lénine, ne deviendra pas la rue Eltsine, rapporte le quotidien russe Kommersant.

Hier, la mairie d'Ekaterinbourg a choisit 4 variantes pour perpétuer la mémoire du premier président russe Boris Eltsine qui a étudié et travaillé dans cette ville. Sur dix propositions soumises, la commission a retenu les quatre qui lui paraissaient les plus appropriées: renommer l'aéroport Koltsovo en son honneur, donner son nom à une station de métro en construction, au quai des Jeunes Travailleurs ou bien à l'une des places de la ville.

Les premières propositions émises pour perpétuer la mémoire de Boris Eltsine ont été suggérées par les habitants de la ville dès le 23 avril, jour de sa mort. La plus radicale d'entre elles prévoyait de rebaptiser Ekaterinbourg en Eltsinbourg ou Eltsingrad. Les autres proposaient de rebaptiser en son nom la rue Lénine, ou bien la place située près du centre d'affaires "Atrium Palace hotel", ou encore l'Université technique de l'Oural.

Les autorités d'Ekaterinbourg se sont exprimées contre l'idée de rebaptiser la rue Lénine. La mairie a calculé que la commande de nouvelles plaques pour cette rue coûterait environ 1,24 million de roubles (environ 50.000 dollars). De plus, selon un représentant des autorités de la ville, Konstantin Poudov, "des guerres idéologiques intestines auraient pu débuter dans la ville".

Lors d'une interview au journal Kommersant, l'ingénieur en chef du métro d'Ekaterinbourg Boris Nalivaïko s'est déclaré contre l'appellation d'une station en construction du nom de Boris Eltsine: "changer les documents prendra un temps fou, et notre métro est déjà considéré comme le plus lent à être construit".

Seule la compagnie de l'aéroport Koltsovo a certifié au journal qu'elle approuvait l'idée de renommer l'aéroport. "Les aéroports du monde entier portent des noms de grands hommes politiques. Le nom de Boris Eltsine étendra la réputation et l'attrait de la région Sverdlovskaia qui sera immédiatement reconnue", a souligné Filipp Fedoulov, premier directeur général adjoint de la compagnie. Par ailleurs, il a indiqué que ce sont les actionnaires de l'aéroport qui auront le dernier mot sur cette décision.

Le journal Kommersant a également rappelé que l'actuel président russe Vladimir Poutine avait annoncé le 26 avril dans son message (à l'Assemblée fédérale de Russie) la création d'une bibliothèque portant le nom de Boris Eltsine avant la fin 2008.

17.5.07

Les douanes russes attaquent en justice la Bank of New York

Le Service fédéral russe des douanes engage, auprès du tribunal arbitral de Moscou, une action en recouvrement de 22,5 milliards de dollars contre la Bank of New York, a déclaré jeudi l'avocat de l'administration douanière russe Maxime Smal.

"Pendant la période de 1996 à 1999, la banque new-yorkaise a procédé au blanchiment de revenus illicites provenant de l'exportation de marchandises vers la Russie, ce qui a causé à cette dernière un préjudice de 22,5 milliards de dollars", a précisé Me Smal.

L'instruction de "l'affaire de la Bank of New York" a commencé au début des années 2000, quand les autorités d'une série d'Etats ont soupçonné des employés de la banque d'avoir conçu des techniques de fraude fiscale et de blanchiment de fonds utilisés dans "l'économie parallèle". La banque a renvoyé plusieurs employés responsables de virements provenant de Russie, mais une partie d'entre eux ont contesté leur démission en justice.

16.5.07

Les contrastes entre les régions de Russie

Si l'on compare les régions de Russie avec divers pays, on s'aperçoit que certaines d'entre elles (Moscou) ressemblent à la République tchèque ou à Malte, d'autres (région de Tioumen), à la Pologne et à la Hongrie, d'autres encore (Touva), au Guatemala et au Tadjikistan. L'essor économique enregistré ces cinq dernières années a entraîné le développement de toutes les régions, mais de façon inégale : les régions avancées se développent plus rapidement que les régions retardataires.

La représentation du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Russie a publié mardi le rapport "Régions de Russie : objectifs, problèmes, réalisations" qui met l'accent non pas sur les inégalités entre les revenus, mais sur les perspectives des citoyens en prenant en considération l'espérance de vie, l'accès à l'enseignement, les revenus réels et d'autres indices. L'indice du développement humain (IDH) utilisé pour évaluer ces possibilités s'est élevé pratiquement dans toutes les régions, mais les indices des régions fortes se sont améliorés plus rapidement que ceux des régions faibles. Par conséquent, les inégalités se sont accentuées.

Les différences entre les régions sont si grandes que les comparaisons avec d'autres pays s'imposent. Selon les estimations des économistes de la Banque mondiale, si les régions de Russie étaient des Etats, elles auraient occupé pour le PRB (produit régional brut) entre la 32e et la 119e places parmi 173 pays. Les experts expliquent cette différenciation par la faible qualité de la croissance économique en Russie.

Les experts du PNUD ont également évalué les parts de la population dans les régions ayant des IDH différents (compte tenu des inégalités des revenus à l'intérieur des régions). Les régions développées (il n'y en a que quatre) comptent 15% de la population, les régions dont l'indice est supérieur à la moyenne du pays, 11% de la population, celles où cet indice est inférieur à la moyenne, 68%, les régions les plus pauvres, 6%.

L'égalisation des régions n'est pas un thème récent, il existe même un programme fédéral finalisé spécial qui connaît d'ailleurs des problèmes de financement.

Pour l'instant, l'instrument principal est la répartition des revenus au moyen des transferts budgétaires des régions riches vers les régions pauvres. De nouveaux instruments sont en voie de création : des projets nationaux, le fonds d'investissement. Cependant, la politique d'égalisation est inefficace.

Il s'avère que les régions riches ont des lobbyes plus puissants qui obtiennent des crédits budgétaires provenant du fonds d'investissement et d'autres sources (il est à noter que six des sept projets approuvés en 2006 ont concerné les régions riches : Moscou, Saint-Pétersbourg, le Tatarstan et le territoire de Krasnoïarsk).

Tout cela ne change pas la situation. L'existence a priori de régions pauvres peut être justifiée par des raisons politiques: elles sont loyales et dépendent du centre. Mais c'est temporaire : cette réalité recèle un risque potentiel de renforcement des protestations.

Les experts du PNUD ont tiré une conclusion assez simple : il faut des objectifs différents et des stratégies de développement diversifiées pour les régions différentes, les programmes élaborés au niveau local apportent des résultats meilleurs. La Russie a besoin d'une décentralisation des ressources et des compétences à un niveau nouveau.

15.5.07

L'ambassadeur d'Argentine se souvient d'une rencontre entre son père et Staline

L'ambassadeur d'Argentine en Russie, Leopoldo Bravo, a raconté au quotidien "Novye Izvestia" la rencontre entre son père et Staline.

Diplomates de génération en génération, son père et son grand-père étaient déjà à la tête de la mission argentine en Russie.

Le grand-père de Leopoldo Bravo était devenu en 1947 le premier ambassadeur d'Argentine en Russie, où il est resté 2 ans. "Puis, a continué M. Bravo, son fils, c'est-à-dire mon père, est venu le remplacer en tant qu'ambassadeur". Il a demandé à rencontrer Staline, et au grand étonnement de tous il a été reçu, bien que Staline ne recevait jamais d'ambassadeurs.

Suite à cet évènement, un accord commercial important avait été conclu entre les deux pays. A l'époque, l'ambassade était minuscule et les employés vivaient à l'hôtel "National". Quelques jours plus tard, on a annoncé à l'ambassadeur que les dirigeants soviétiques offraient aux Argentins une datcha dans l'un des plus prestigieux endroits de Moscou, Serebriani Bor (La forêt d'argent).

"Comme l'a mentionné mon père, rapporte Leopoldo Bravo, Staline connaissait bien la situation de l'Amérique Latine, et en particulier de l'Argentine. Il disait que si les Latino-Américains ne s'unissaient pas, ils auraient de gros problèmes avec les Etats-Unis. Le temps l'a confirmé".

L'actuel ambassadeur d'Argentine à Moscou a signalé que les rapports bilatéraux entre les deux pays étaient excellents. "Nous ne connaissons pas de situation conflictuelle, a-t-il déclaré. L'Argentine et la Russie se complètent. Et la circulation des marchandises dépassera cette année le milliard de dollars (contre 200 millions il y a 4 ans)".

Sur la question des Russes en Argentine, Leopoldo Bravo a répondu que dans les rues de Buenos Aires, il n'est pas rare de rencontrer des gens avec un nom de famille du type "Ivanov-Lopez". Beaucoup d'immigrés russes qui ont fui leur pays au temps des Tsars et pendant la Seconde Guerre mondiale se sont par la suite mariés à des Argentins. "C'est pourquoi, a fait remarqué l'ambassadeur en riant, nous avons maintenant des femmes aussi belles que les vôtres".

M. Bravo a également fait part au journal de ses impressions sur Moscou. "C'est une très belle ville, a-t-il déclaré. On ressent ici beaucoup de lumière et de chaleur. En particulier la nuit. Je n'omettrai pas de parler du haut niveau culturel de la capitale russe. En face de notre ambassade, se trouve une filiale du théâtre Maly (il y a toujours beaucoup de monde). Les adultes y amènent toujours leurs enfants. Dans le métro, il y a toujours beaucoup de gens qui lisent. Les Russes lisent beaucoup. C'est impressionnant".

La croissance économique russe en 2008-2010 sera fondée sur les secteurs non liés aux hydrocarbures

La croissance économique russe en 2008-2010 atteindra 6% par an en moyenne et sera assurée par des secteurs sans rapport avec le pétrole et le gaz, a annoncé le ministre des Finances Alexeï Koudrine, présentant lundi le projet de premier budget triennal pour 2008-2010 devant la Cour des comptes.

"Au cours des trois prochaines années, la croissance économique (en Russie) sera surtout le résultat du développement des secteurs non liés au pétrole et au gaz", a indiqué le ministre.

M. Koudrine a expliqué que la récente division des recettes budgétaires en "recettes pétrogazières" et "recettes non pétrogazières", de même que le plafond, imposé sur le plan législatif, de l'utilisation des recettes pétrogazières, "contribue à réduire la dépendance (du budget) envers les recettes pétrogazières".

S'agissant de la dette publique, le ministre des Finances a fait observer que l'an prochain la Russie aurait la dette publique la moins élevée de toute son histoire, à environ 8,5% de son PIB. "Je pense que cela ne se répétera jamais", a estimé M. Koudrine, rappelant qu'à partir de 2009 la Fédération de Russie commencerait à accroître graduellement sa dette (grâce essentiellement à des emprunts intérieurs), ce qui est, selon lui, "une politique raisonnable". Par exemple, aux Etats-Unis, la dette publique s'élève à 60% du PIB et en Italie à 100% du PIB, a fait observer le ministre.

14.5.07

Concours Eurovision: une leçon de géopolitique

Le Concours Eurovision de la chanson s'est définitivement transformé en un amusement politique prévisible, écrit lundi le quotidien Izvestia.

Au fond, on peut même ne plus chanter à ce concours. Il suffit de publier la liste des participants en mentionnant leur nationalité. Ces personnes peuvent chantonner quelque chose dans leur barbe, jouer des petites scènes, déclamer, présenter des numéros acrobatiques, organiser des jeux de questions-réponses avec le public, mais les spectateurs feront leur choix selon un scénario univoque.

Si l'on inverse le tableau final du concours de cette année, on verra l'état de choses réel dans l'industrie pop contemporaine. L'Irlande, la Grande-Bretagne, la France, l'Espagne et l'Allemagne seront en avant. Mais comme l'Eurovision a la tête en bas, ces pays se trouvent aux derniers rangs du classement.

Les artistes à succès originaires de ces pays ne participent pas à ces compétitions. Pourriez-vous imaginer U2, Elton John ou Muse prenant part au prochain concours à Belgrade? Ce sont les pays du "bloc oriental" dont l'indépendance a été fraîchement acquise qui y dominent. Les chanteurs venus de ces pays sont intéressants pour leurs compatriotes, mais ces derniers sont très nombreux (deux grands empires, l'URSS et la Yougoslavie, s'étant désintégrés [en formant de nombreux pays indépendants]), et les anciens compatriotes votent les uns pour les autres, car les règles du concours interdisent de voter pour les représentants de son propre pays.

Par exemple, l'Ukraine a donné 8 points à la Géorgie ("débutante" de l'Eurovision), 10 points à la Russie et 12, à la Biélorussie. La Russie a obtenu le maximum des points de la Biélorussie, de l'Arménie et de l'Estonie et a voté elle-même pour le Biélorusse Koldun (qui s'est classé 6ème) et pour l'Ukrainien[ne] Verka Serduchka.

Le vote à l'Eurovision a tendance à traduire des humeurs d'opposition, c'est-à-dire, il s'agit plutôt d'un vote de protestation. Le maximum des points donné par l'Estonie, c'est manifestement la voix de la population russophone de cette république balte. Le fait que la France a préféré le chanteur turc peut être interprété comme une sorte de revanche des électeurs ayant voté pour Ségolène Royal. Et la Turquie a donné ses 12 points à l'Arménie - quelle politesse!... Mais ici, on pourrait donner une autre explication: c'est la diaspora arménienne qui a voté en Turquie, de même que les nombreux travailleurs immigrés originaires d'Ukraine ont voté pour Verka Serduchka au Portugal, et la Turquie a été soutenue en Allemagne, en Autriche et en Suisse par les immigrés turcs.

Voilà une leçon appliquée de géopolitique sur l'exemple de l'Eurovision.

11.5.07

Vins moldaves et géorgiens: l'Espagne, la France et l'Allemagne occupent la niche libérée sur le marché russe

Après avoir interdit il y a un an l'importation de vins en provenance de Moldavie et de Géorgie, Rospotrebnadzor (Service fédéral pour la protection des droits des consommateurs et le bien-être de l'homme) avait laissé entendre clairement qu'il ne s'y arrêterait pas là et qu'il s'en prendrait aux producteurs de vins d'Europe occidentale et d'Amérique du Sud. Mais, aujourd'hui, il a modéré son ardeur. L'importation d'une grande quantité de vins moldaves en Russie reprendra prochainement, il est vrai, les volumes et les prix changeront. D'ailleurs, le marché a également fortement changé l'année dernière et les Moldaves auront du mal à retrouver les positions qu'ils ont perdues.

L'Espagne occupe aujourd'hui la position de leader sur le marché russe. Sa part dans l'ensemble des importations russes est de 21,8%. Le fait est que les Espagnols ont commencé à fournir, en plus des marques célèbres dans le monde entier, et chères d'après les critères russes, du vin de table de bonne qualité accessible aux consommateurs, explique l'analyste Sergueï Trofimov. Cela a permis à l'Espagne d'occuper graduellement une bonne partie de la niche moldave et géorgienne du point de vue du rapport "qualité - prix".

La deuxième place est occupée par la France (15,9% des importations russes), la deuxième place revient à l'Allemagne (14,9%). Selon les estimations des experts, ces fournisseurs ouest-européens ont réagi assez rapidement aux changements survenus sur le marché russe, en proposant de remplacer les boissons interdites par leurs vins de bonne qualité aux prix abordables. Le groupe des cinq leaders compte également l'Italie (6,6%) et le Chili (5,7%).

D'après les données de l'Association nationale des producteurs d'alcool, l'importation de boissons alcooliques fortes en Russie s'est également accrue considérablement cette année. Les fournisseurs d'alcool fort sont l'Ukraine (38,4%), viennent ensuite la France (15,4%), l'Azerbaïdjan (10,4%), la Grande-Bretagne (9,5%) et l'Arménie (8,3%).

En même temps, l'importation de bière a connu une augmentation sans précédent au premier trimestre : de 78% (72 millions de litres pour 36 millions de dollars). Là également, les Ukrainiens se sont avérés insurpassables, leur part dans les fournitures a constitué 72,8%. L'Allemagne et la République tchèque, producteurs traditionnels de bière, n'ont assuré que 4,8% et 4,6%, respectivement. Les spécialistes expliquent le phénomène, d'une part, par le prix bien plus bas de la bière ukrainienne et, de l'autre, par le fait que les brasseurs allemands et tchèques avaient déjà commencé la production en Russie de la plupart de leurs marques les plus réputées. Par conséquent, une bouteille en provenance de Düsseldorf ou de Budejovice est un chic particulier pour les fins connaisseurs.

Les Russes se débarrassent de leurs dollars?

Les Russes vendent massivement des dollars américains, constate jeudi le quotidien Gazeta.

En mars 2007, l'offre de dollars dans le domaine des changes a dépassé la demande de 1,1 milliard. L'offre nette de dollars (achats déduits) s'est multipliée presque par quatre par rapport au mois de février. De tels rythmes de vente n'avaient été enregistrés que deux fois par le passé: en mai et en décembre 2006.

Parallèlement à l'augmentation de la vente de dollars, on constate une croissance de la demande d'euros, écrit le journal, et la demande dépasse l'offre. La demande nette d'euros s'est chiffrée à 0,4 milliard de dollars, augmentant de 50% par rapport au mois précédent, selon les statistiques de la Banque centrale. Les détenteurs de monnaie étrangère se séparent des euros beaucoup moins souvent. Les rythmes de croissance de l'offre de dollars chez la population au mois de mars étaient presque deux fois plus grands que la croissance de l'offre d'euros.

Le plus souvent, les Russes changent tout simplement leurs dollars contre des euros, mais dans les statistiques de la Banque centrale, cette transaction est considérée comme deux opérations successives: d'abord la vente de dollars contre des roubles, puis l'achat d'euros.

Cependant, notent les analystes du quotidien, il est prématuré de parler d'un changement de conjoncture sur le marché des changes. La part de l'euro dans la structure de la demande commune de monnaie étrangère en Russie n'a augmenté que d'un pour cent. La part du dollar a baissé jusqu'à 73% au mois de mars. Il est évident que cette structure est déterminée par le monopole effectif de la monnaie américaine sur le marché immobilier.

Plus de la moitié des sommes en monnaie étrangère détenues par les particuliers russes (59%) a été achetée dans des bureaux de change et 41% proviennent des retraits effectués depuis des comptes bancaires en monnaie étrangère.

10.5.07

Le FSB affirme avoir déjoué un projet d'attentat à Moscou

Le Service fédéral russe de sécurité (FSB, ex-KGB) a affirmé jeudi avoir déjoué un projet d'attentat de grande envergure à Moscou, après la découverte dans la capitale d'une voiture bourrée d'explosifs à la veille des commémorations de la fin de la Seconde guerre mondiale.

Un "attentat de grande envergure" devait être perpétré à Moscou par "un groupe terroriste composé principalement de ressortissants des régions du Caucase du Nord", a indiqué le FSB dans un communiqué.

"Le 8 mai, des employés du FSB ont découvert un véhicule stationné près d'un immeuble résidentiel, rue Profsoïouznaïa (sud-ouest de Moscou). Dans le coffre de la voiture, les spécialistes en explosifs du FSB ont découvert et détruit à l'aide d'un robot (...) des composants d'engins explosifs", selon ce communiqué.

"Sur le siège arrière, ils ont découvert un engin explosif (...) avec une charge composée de sept kilos de plastic et des billes métalliques", ajoute le FSB. Un autre engin, composé d'une grenade et de détonateurs électriques, ainsi qu'une kalachnikov avec deux chargeurs, ont été retrouvé dans le coffre.

Plusieurs suspects, soupçonnés d'appartenir au groupe terroriste en question, ont été arrêtés, poursuit le communiqué.

"Les membres (de ce groupe) sont soupçonnés d'être impliqués dans l'organisation de plusieurs attentats dans le Caucase du Nord", ajoute le FSB.

Selon une source policière citée par l'agence Interfax, deux personnes ont été arrêtées, un ressortissant du Daguestan âgé de 26 ans et l'autre de Tchétchénie, âgé de 29 ans.

"Le déminage des engins explosifs découverts dans le véhicule par des spécialistes en explosifs du FSB a duré longtemps et s'est achevé à la mi-journée du 9 mai, à cause de la complexité du mécanisme et de la grande puissance des engins", a souligné le FSB.

Les habitants des immeubles du quartier où a été découverte la voiture ont été évacués et le gaz a été coupé dans ces immeubles, alors que tout le quartier était encerclé par la police.

Une enquête a été ouverte pour "organisation d'un attentat terroriste" et "trafic d'armes à feu, de munitions et d'engins explosifs", précise le FSB.

Moscou a été la cible de plusieurs attentats meurtriers depuis 1999, qui ont fait plusieurs centaines de morts.

En septembre 1999, deux immeubles résidentiels avaient été détruits par des explosions attribués à des Tchétchènes, faisant des dizaines de morts, ce qui avait provoqué l'intervention des troupes fédérales en Tchétchénie.

En octobre 2002, 130 personnes avaient péri lors d'une prise d'otages dans le théâtre de la Doubrovka à Moscou perpétrée par un commando tchétchène qui réclamait le retrait des troupes russes de Tchétchénie. La quasi-totalité des victimes avaient été tuées par le gaz utilisé par les forces spéciales pendant l'assaut.

9.5.07

La Russie célèbre le Jour de la Victoire

Des festivités se déroulent mercredi en Russie à l'occasion du Jour de la Victoire dans la Grande guerre patriotique de 1941-1945.

A Irkoutsk, une manifestation solennelle tenue devant le char "Komsomol d'Irkoutsk" a marqué le début des festivités organisées malgré une alerte aux orages. Un défilé des troupes de la garnison d'Irkoutsk s'est déroulé sur la place centrale de la ville. Un feu d'artifice est programmé pour mercredi soir.

A Novossibirsk (Sibérie), les troupes de la garnison de la ville ont défilé sur la place centrale où des centaines de personnes s'étaient réunies malgré une pluie battante et une température de 6?C. Une course de relais se déroule à Novossibirsk en l'honneur du pilote soviétique Alexandre Pokrychkine, né en Sibérie.

A Krasnoïarsk (Sibérie), presque 10.000 personnes ont participé à la manifestation théâtralisée "Notre mémoire et notre gloire" à l'occasion du 62e anniversaire de la victoire. Ensuite, des unités de la garnison de Krasnoïarsk ont défilé sur la place centrale.

A Kemerovo (Sibérie), Plus de 10.000 personnes ont pris part à la manifestation malgré la bruine. Les dirigeants de la région ont déposé des fleurs devant le monument aux habitants du bassin houiller du Kouzbass morts pendant la Grande guerre patriotique.

A Kourgan (Oural), des milliers de personnes ont assisté à un défilé militaire organisé sur la place centrale de la ville. Le seul lance-roquette en rafale "Katioucha" de Kourgan a participé pour la première fois au défilé.

A Ekaterinbourg (Oural), un défilé des troupes de la région militaire de la Volga et de l'Oural, des écoles militaires d'Ekaterinbourg et de Tcheliabinsk s'est déroulé sur la place centrale. Des chars, des canons et des lance-missiles ont été exposés sur la place. Des centaines de personnes ont déposé des fleurs devant la tombe commune des habitants de la ville morts pendant la guerre.

A Rostov-sur-le-Don, plus d'un millier d'anciens combattants ont défilé dans la rue centrale de la ville. Des étudiants et des écoliers leur ont offert des fleurs et des ballons. Au programme des festivités, un défilé militaire sur la place du Théâtre.

A Saint-Pétersbourg, les cérémonies solennelles ont commencé à 10h00 (06h00 GMT) malgré le mauvais temps. Beaucoup de Pétersbourgeois ont assisté au défilé militaire sur la place du Palais. Les anciens combattants défileront sur la perspective Nevski après le défilé. Un feu d'artifice est prévu pour mercredi soir.

A Volgograd (jusqu'à 1961, Stalingrad), sur la Volga, quelque 30.000 personnes ont regardé les militaires de la garnison défiler sur la place des Héros morts, au centre de la ville.

8.5.07

Tournée du ballet du Bolchoï à la Scala

Le ballet du Bolchoï sera en tournée du 8 au 13 mai au théâtre Arcimboldi où sont présentés les spectacles de la Scala qui est en réfection. Le programme du ballet russe comporte deux spectacles : "La Fille du Pharaon" et "Le Ruisseau limpide".

"Cette tournée ouvre une nouvelle étape dans les rapports entre le Bolchoï et la Scala, a déclaré à RIA Novosti le directeur général du Bolchoï Anatoli Iksanov. Nos théâtres ont signé un accord de coopération pour 2007-2010, dont le début sera marqué par cette tournée de la troupe du ballet du Bolchoï. Ensuite, la troupe d'opéra, le choeur et l'orchestre du Bolchoï se produiront en 2008-2009 dans le cadre de ce programme.

Selon Anatoli Kirsanov, "les artistes de l'orchestre et du ch�ur de la Scala seront les premiers à apparaître en octobre 2008 sur la célèbre principale scène du bâtiment historique du Bolchoï après sa reconstruction".

L'histoire des rapports entre ces deux prestigieux théâtre du monde - le Bolchoï et la Scala - noués il y a plus de 40 ans est l'une des brillantes pages de la culture musicale mondiale du 20e siècle.

7.5.07

Le programme scolaire et les médias contribuent à la prolifération de la xénophobie en Russie

L'historien Viktor Chnirelman estime que le programme scolaire contribue à la prolifération de la xénophobie en Russie et propose de le modifier radicalement.

"J'ai analysé les programmes scolaires et j'y ai découvert une multitude d'idées bizarres: au lieu d'inculquer une identité civique, ceux-ci mettent un accent sur l'ethnicité", a indiqué le chercheur lors d'une conférence de presse consacrée à la parution de son livre "Les nettoyeurs des rues de Moscou: skinheads, médias et opinion", qui s'est déroulée au siège de RIA Novosti.

De l'avis de l'historien, de nombreux écoliers partagent aujourd'hui la haine des néonazis envers les peuples non autochtones de Russie, mais en même temps ne savent pas quels peuples sont autochtones ou non.

"Pourquoi les enfants qui fréquentent l'école ne connaissent-ils pas des choses aussi élémentaires? Il faut que le système éducatif russe soit modifié radicalement", a-t-il noté.

Viktor Chnirelman a déclaré que la majorité des Russes avaient une idée vague de ce qu'on appelle "population non autochtone", notant qu'ils étaient essentiellement renseignés à ce sujet par les médias.

"On se rend compte que le problème de l'immigration est présenté à 99% dans un esprit négatif", a-t-il noté, appelant les médias à couvrir de manière plus objective et équilibrée le problème de l'immigration.

En avril, le procureur général russe, Iouri Tchaïka, a exprimé dans une intervention au Conseil de la Fédération, chambre haute du parlement russe, son inquiétude face à la montée des délits extrémistes ou xénophobes en Russie. Selon le Parquet général, si 152 actes extrémistes ont été commis en 2005, leur nombre a presque doublé en 2006. Depuis le début de 2007, déjà 47 crimes de ce genre ont été enregistrés dans le pays.

4.5.07

Ford examine la possibilité de créer une banque en Russie

La division financière du constructeur automobile américain Ford examine la possibilité de créer une banque en Russie, a annoncé jeudi le député et président de l'Association des banques régionales Anatoli Aksakov.

Selon le parlementaire russe, il a reçu des assurances ad hoc de la part des représentants de Ford, dans le cadre du Conseil d'affaires russo-américain à Washington.

Antérieurement, Henrik Nenzen, président de Ford Russia, avait annoncé les projets du groupe de lancer sept nouvelles productions en Russie au cours des trois prochaines années.

"Au delà de 2010, il est prévu de construire plus de 1 million de voitures par an", avait promis le président de Ford Russia.

Actuellement, le constructeur américain n'a en Russie qu'une usine à Vsevolojsk, près de Saint-Pétersbourg. Sa capacité de production est de 75 000 voitures par an. Le principal modèle construit à cette usine est la Ford Focus. Entre janvier et mars 2007, la Ford Focus devient la marque étrangère la plus populaire, avec 39 071 voitures vendues en trois mois, dont 20 791 automobiles Ford Focus.

3.5.07

Accroissement de la contrebande de stupéfiants en provenance des pays baltes

Le Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN) constate un accroissement de la contrebande de stupéfiants synthétiques en provenance des pays baltes.

"Ces derniers temps des stupéfiants synthétiques sont une source de préoccupation. Nous savons qu'ils sont fabriqués dans les pays baltes, en Pologne, et en partie en Biélorussie et en Russie", a expliqué jeudi aux journalistes le vice-directeur du FSKN, Vladimir Zoubrine.

"De ce point de vue les pays baltes constituent un problème pour nous", a-t-il ajouté.

Selon le vice-directeur du FSKN, la mafia international des stupéfiants perçoit la Russie comme un pays riche qui de pays de transit s'est depuis longtemps transformé en pays consommateur de drogue.

Le représentant du FSKN a relevé que le service antidrogue russe coopère étroitement avec les polices des stupéfiants des pays baltes et de Pologne et qu'il mène avec elles des opérations conjointes. "Ils nous apportent une aide", a indiqué Vladimir Zoubrine qui n'a pas exclu que les représentations du FSKN puissent être ouvertes à terme dans ces pays.

2.5.07

Les investisseurs russes ne sont pas les bienvenus en Europe

La Russie est de plus en plus ouverte aux investisseurs étrangers. En témoignent l'augmentation du nombre de transactions, que ce soit l'acquisition d'actifs russes par des compagnies étrangères ou l'inverse. En 2006, le montant de ces opérations a doublé par rapport à 2005. Cependant, le taux d'intégration du monde des affaires russe dans le système mondial des rapports économiques aurait été beaucoup plus notable si les hommes d'affaires russes n'avaient pas rencontré autant d'obstacles en tentant d'acheter des entreprises en Occident.

Selon un rapport de la société d'audit international KPMG intitulé "Le marché russe des fusions et absorptions en 2006", l'intérêt des Russes pour l'acquisition de sociétés ou de participations ne cesse de grandir. Le nombre de transactions rendues publiques a augmenté de 62%, passant de 505 à 817. La part des transactions publiques dans ce secteur a été de 56% en 2006 contre 30% en 2005. Le rapport évoque les données de Thompson Financial selon lesquelles le volume total des fusions et absorptions réalisées en Russie aurait augmenté à 63,6 milliards de dollars, contre 40,5 milliards de dollars en 2005. Les transactions non publiques restent toujours nombreuses. Selon certaines évaluations, leur volume pourrait atteindre 20 milliards de dollars. Le montant moyen d'une opération dans le secteur transparent du marché s'est élevé à 77,8 millions de dollars contre 80 millions en 2005. Cet état de choses s'explique par une activité grandissante des investisseurs dans les segments de prix bas et moyen et la diminution des méga-transactions.

Cette dynamique positive du marché russe des fusions et absorptions est le résultat des changements qualitatifs et quantitatifs de la conjoncture russe. Selon les Statistiques russes, en 2006 le volume des investissements directs étrangers a été multiplié par deux pour atteindre 35 milliards de dollars, tandis que le flux de capitaux étrangers s'est chiffré à 41 milliards de dollars. Nous pouvons prévoir, ces indices à l'appui, que de 25 à 30 milliards de dollars au minimum seront investis par les étrangers en Russie cette année. Le processus d'intégration qui ne faiblit pas dans de nombreux secteurs démontre que les plus grandes industries passent à un niveau d'intégration et de croissance organique plus élevé. On observe un accroissement de la transparence du marché russe. Par exemple, les sociétés russes font de plus en plus souvent appel à l'expérience étrangère en matière d'introductions en bourse (IPO). Le montant des opérations avec la participation de capitaux étrangers s'est élevé à 24,4 milliards de dollars en 2006 (+90%). La part de ces opérations dans le volume global du marché russe des fusions et absorptions a été de 38,3% alors qu'elle pesait 32% en 2005. Le nombre d'opérations d'achat d'actifs russes par les établissements financiers de niveau international a atteint 201, leur montant se chiffrant à 14,5 milliards de dollars contre 4,3 milliards l'année précédente.

S'il n'y a pas longtemps les investisseurs stratégiques s'intéressaient surtout à l'industrie d'extraction, aujourd'hui toutes les branches de l'économie russes sont attractives pour eux. Ils ont racheté des entreprises du secteur du pétrole et du gaz pour 7 milliards de dollars, des établissements financiers pour 3,7 milliards, des sociétés sidérurgiques et minières pour 1,1 milliard et des entreprises des secteurs tertiaire et du commerce pour 800 millions de dollars. La part européenne (en numéraire) dans les opérations réalisées sur le marché russe constitue 58%. Les Européens ont investi 8,6 milliards de dollars dans le rachat de sociétés russes, soit le double par rapport à 2005 (4,2 milliards). Le fait que les Occidentaux cherchent à entrer sur le prometteur marché russe sans intermédiaires contribue à améliorer l'attractivité des affaires en Russie. Les efforts déployés l'année dernière par les autorités russes en vue d'encourager l'afflux d'investissements étrangers y ont également contribué. Le gouvernement accorde une attention plus soutenue à la régulation législative de ces processus.

La situation des hommes d'affaires russes n'est pas aussi réjouissante. Ils portent un réel intérêt à l'achat d'actifs en Occident. A l'origine de cet intérêt se trouve l'aspiration à étendre leur présence géographique, à accéder à des développements et des technologies étrangères, à l'intégration verticale et horizontale, à une entrée rapide de sociétés non publiques dans les bourses occidentales. La part du marché russe des fusions et absorptions dans le volume global mondial a augmenté de 1,8% à 2%, et en Europe de 4,4% à 6%. Néanmoins, ces indices auraient pu être plus impressionnants.

Mais les hommes d'affaires russes doivent surmonter de nombreux obstacles avant de pénétrer sur le marché européen. Ils se heurtent à des barrières administratives tant au niveau local que national. Le coût des actifs que les Russes ont réussi à acquérir en Europe a diminué de 35%, passant de 5,4 milliards de dollars à 3,4 milliards. Des opérations pour un montant de 50 milliards de dollars n'ont pas été réalisées pour des raisons économiques, politiques ou culturelles. Parmi les sociétés russes qui se sont heurtées à des refus d'achat, on trouve Gazprom (la britannique Centrica - 20 mds USD, l'italienne Eni - 8 mds USD, la polonaise PGNiG - 1,5 md USD), Severstal (Arcelor - 13 mds USD), AFK Sistema (Deutsche Telecom - 10 mds USD), Lukoil (Mazeikiu Nafta - 1,5 md USD), le géant sidérurgique de Magnitogorsk-MMK (Pakistan Steel). Tous les ennuis des Russes sont dus à l'image négative de la Russie qui prévaut dans le monde. La politique informationnelle des médias occidentaux ne contribue pas elle non plus à promouvoir une attitude bienveillante envers la Russie.

D'ailleurs, tous ces problèmes sont solubles. Les Russes espèrent que les Européens réviseront leur attitude envers le monde des affaires russe. Le rapprochement réciproque est inévitable compte tenu du fait que l'Union européenne est le partenaire commercial le plus important de la Russie. En outre, l'adhésion prochaine de la Russie à l'OMC (Organisation mondiale du commerce) offre de nouvelles opportunités pour l'intégration russo-européenne.

La chanteuse russe Zemfira annule son concert à Tallinn

La chanteuse russe Zemfira a annulé son concert prévu samedi soir à Tallinn, rapporte le site Internet officiel de la star du rock russe.

"En raison de la situation actuelle, je considère qu'il est impossible pour moi de chanter à Tallinn. Des émeutes secouent la ville, l'atmosphère est tendue. Je ne suis pas certaine de la sécurité et de l'opportunité de ce concert. Des discussions se tiennent en ce moment à propos de l'annulation, je vous tiendrai au courant. Je m'inquiète et j'espère que la situation se règlera pacifiquement", a-t-elle annoncé à ses fans estoniens.

Dans la nuit du 26 au 27 avril, le monument au Soldat libérateur soviétique a été démantelé au centre de Tallinn, avant d'être transféré en dehors de la ville dans un endroit inconnu.

Cette décision des autorités a provoqué des troubles massifs, notamment dans la nuit de vendredi à samedi. Presque 500 personnes ont été arrêtées, et une soixantaine d'autres ont été blessées.