Russie    Atom.xml



31.7.07

La Russie indignée par l'organisation d'un congrès des anciens SS en Estonie

La Russie est indignée par l'organisation d'un congrès des anciens de la 20e division SS en Estonie qui encourage les tentatives pour populariser le nazisme, a déclaré lundi le département de l'information et de la presse du ministère russe des Affaires étrangères.

"Moscou a appris avec une profonde indignation que l'Estonie avait accueilli dimanche un congrès des anciens de la 20e division SS que les autorités estoniennes préfèrent appeler "défenseurs de l'indépendance de l'Estonie" malgré les jugements du tribunal de Nuremberg", lit-on dans un communiqué de presse du ministère.

Le ministère attire l'attention sur l'internationalisation des manifestations néonazies en Estonie, État membre de l'UE. Cette année, le congrès des anciens SS a réuni quelque 800 personnes arrivées d'Autriche, de Norvège et d'autres pays européens.

"Il est surtout scandaleux que le gouvernement estonien glorifie les actions des personnes qui ont combattu dans les rangs des SS pendant la Seconde guerre mondiale. Le ministre estonien de la Défense a notamment envoyé un message de salutations aux participants à ce sabbat nazi", est-il dit dans le communiqué.

30.7.07

Le Parquet général russe demande une saisie-arrêt sur les biens de Boris Berezovski en France

Le Parquet général russe a formulé une demande de saisie-arrêt sur les biens de Boris Berezovski en France, a appris RIA Novosti auprès du Parquet lundi.

Les organes judiciaires russes accusent l'homme d'affaires réfugié en Grande-Bretagne de plusieurs infractions à grande échelle.

"Le Parquet général a fait une demande auprès d'un tribunal afin que soit pratiquée une saisie-arrêt sur les biens immobiliers de M. Berezovski en France", a expliqué la porte-parole du Parquet.

Selon elle, une requête d'arrestation contre M. Berezovski a également été formulée.

"Nous confirmons le fait que le Parquet général a inculpé par contumace M. Berezovski d'avoir détourné plus de 13 millions de dollars appartenant à (la banque) SBS-Agro", a encore indiqué la représentante du Parquet général russe.

Les Russes saisiront la cour de Strasbourg tant que leurs droits ne seront pas protégés par l'Etat

Tant que le système judiciaire russe ne sera pas réformé, le pays restera parmi les leaders pour le nombre de requêtes adressées par ses citoyens à la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), a confié à l'agence RIA Novosti Vladimir Tambovtsev, porte-parole du délégué russe aux droits de l'homme.

"Si nos citoyens font appel à la CEDH, c'est parce que notre justice, au lieu d'examiner les cas de violation des droits de l'homme, ne cherche qu'à engager des poursuites judiciaires", a affirmé l'interlocuteur de l'agence.

A l'heure actuelle, la Cour européenne est saisie d'une vingtaine de milliers de requêtes déposées par des citoyens russes contre leur pays, a-t-il souligné.

Pour diminuer le nombre de saisines, M. Tambovtsev propose de créer, au sein de la Cour suprême de Russie, une Chambre judiciaire compétente pour examiner les plaintes contre toute violation des droits et des libertés de l'homme commise lors du traitement des procédures.

"Ce n'est qu'au cas où la Chambre ne pourrait réparer une violation des droits qu'il sera possible d'engager une action auprès de la CEDH. Or, pour le moment, personne ne veut en entendre parler", a ajouté le porte-parole du délégué russe aux droits de l'homme.

La Cour de Strasbourg a condamné vendredi la Russie à verser 6.000 euros de compensation morale au pasteur protestant de l'église des Béatitudes du Christ, Piotr Boronkevitch, à qui les autorités de la ville de Tchékhov avait interdit de célébrer des offices divins à ciel ouvert.

Jeudi dernier, la Cour européenne des droits de l'homme avait sanctionné la Russie pour l'assassinat de 11 Tchétchènes commis le 5 février 2000 dans le village de Novyïé Aldy (aux environs de Grozny) et avait condamné les autorités russes à verser aux requérants 143.000 euros de dommages et intérêts.

La CEDH avait été saisie par les parents des victimes, Ioussoup Moussaïev, Souleiman Magomadov, Tamara Magomadova, Malika Labazanova et Khassan Abdoulmejikov, qui avaient affirmé que lors d'une opération effectuée dans leur village par des militaires russes, de nombreuses maisons avaient été pillées et incendiées et plus de 60 civils, dont 11 parents des demandeurs, avaient été tués.

La Cour européenne avait reconnu à l'unanimité la violation, par les autorités russes, du droit à la vie garanti par l'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme. L'arrêt de la CEDH soulignait que la violation de l'article 2 résultait de "l'inaction des autorités quant à l'instruction efficace des circonstances de leur mort". En outre, le jugement de la CEDH soulignait que la Russie avait également violé l'article 13 de la Convention garantissant à toute personne le droit à l'octroi d'un recours effectif devant une instance nationale.

Le montant des dommages et intérêts n'est pas élevé: 143.000 euros pour cinq personnes, estime Me Alexandre Tcherkassov, avocat d'un centre de protection des droits de l'homme, qui a défendu les intérêts des requérants au procès.

Selon lui, près de 200 recours déposés par des habitants de la Tchétchénie devant la Cour de Strasbourg sont actuellement au stade de la "mise en état". Ils portent sur des épisodes d'il y a plus de sept ans. Or, nul ne peut dire quand les jugements sur ces dossiers seront rendus, car la Cour européenne des droits de l'homme est "une juridiction très-très lente", a conclu Me Tcherkassov.

27.7.07

Gorbatchev veut un monument aux victimes des répressions politiques en Russie

L'ancien président de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev estime que la Russie devrait construire un monument à la mémoire des victimes des répressions politiques, a-t-il lui-même indiqué vendredi lors d'une conférence de presse à Moscou.

"Nous n'avons pas encore érigé de monuments à la mémoire des victimes des répressions. J'estime que nous devons le faire. C'est très important pour nous tous", a-t-il déclaré.

M. Gorbatchev a souligné que la perestroïka n'avait fait que rétablir le processus de réhabilitation des personnes injustement frappées de sanctions, mais qu'il n'avait pas été mené jusqu'à son terme.

"Nous devons tout faire pour que les répressions ne se répètent pas", a-t-il ajouté.

26.7.07

La vodka russe menacée par les géants mondiaux de l'alcool

Les étrangers scrutent depuis longtemps le marché russe de la vodka. Central European Distribution Corp. (CEDC), une société enregistrée en Pologne dont le siège se trouve aux Etats-Unis, s'apprête ainsi à racheter une participation majoritaire dans le russe Parliament Group d'ici à la fin de l'année. On n'exclut pas que d'autres multinationales lui emboîtent le pas. Toutefois, la concurrence acerbe qui règne sur le marché russe, tout comme le conservatisme des consommateurs et l'imprévisibilité des fonctionnaires, entravent la poussée des compagnies étrangères.

On murmure depuis la fin 2006 que les propriétaires de Parliament Group (qui détient trois usines et les marques Parliament, Urozhai et 999,9) souhaitent se retirer des affaires. Parmi les principaux candidats à l'affût des actifs de la compagnie russe on citait d'abord Diageo, Bacardi-Martini et Campari. Le choix a finalement porté sur le groupe CEDC qui détient les marques Zubrowka, Bols, Soplica et distribue les marques Rémy Martin, Jagermaster, Metaxa, Corona, Foster's, Jim Beam et Guinness. Le 18 juillet dernier, CEDC a annoncé son intention d'acheter la marque Parliament qui occupait 2% du marché de la vodka à la fin de l'année dernière. Enfin, les acteurs du marché sont convaincus que CEDC lorgne le réseau développé de distribution et les capacités de production des Russes.

L'intérêt des compagnies étrangères pour les actifs russes est compréhensible, car la Russie représente le plus gros marché de la vodka: selon l'agence Business Analytica, 240 millions de décalitres pour un montant global de 15,7 milliards de dollars y ont été vendus en 2006. Encore qu'il soit toujours difficile de travailler en Russie dont le marché est l'un des plus compétitifs du monde, avec près de 250 producteurs et plus de mille marques commerciales enregistrées en 2006. Si les cinq premiers brasseurs contrôlent plus de 70% du marché russe de la bière, les cinq premiers distillateurs de vodka n'occupent qu'un créneau de 27%.

Pour l'instant, les multinationales n'ont pas de quoi se vanter en Russie: la part de la vodka importée se replie, à l'exception des producteurs ukrainiens qui se sont solidement implantés dans le segment moyen de gamme (4-7 euros la bouteille). Cet échec est facilement explicable: la vodka importée ne peut pas rivaliser en termes de prix avec les marques russes milieu de gamme et tombent automatiquement dans le haut de gamme (plus de 7 euros la bouteille) où règne sans partage la marque Russian Standard qui détient plus de la moitié du marché.

Les étrangers ont également beaucoup de mal à positionner leurs produits. Le problème est qu'en Occident la vodka milieu de gamme est promue comme un produit à la mode destiné aux jeunes qui mènent un mode de vie actif, fréquentent les clubs et les bars de nuit et qui sirotent des cocktails à base de vodka au lieu de vider leurs verres d'un seul trait, à la russe. Les fournisseurs étrangers ont ainsi essayé de faire passer la vodka pour "un whisky sans odeur ni couleur" servant à fabriquer des cocktails. Mais le consommateur russe est conservateur, il boit la vodka sans la mélanger à quoi que ce soit. En outre, la vodka a toujours eu la réputation d'un spiritueux populaire, et il n'est pas étonnant que l'intérêt pour cette boisson ne cesse de reculer au sein de la classe moyenne, tout comme les ventes qui ont perdu 10% en 2006.

Les compagnies étrangères ne sont pas allées jusqu'à se doter de leurs propres distilleries leur permettant de casser les prix. Les acteurs du marché savent que les étrangers s'abstiennent d'investir en Russie dont le marché reste peu réglementé et manque de règles du jeu claires. Ainsi, selon certaines estimations, la vodka frelatée et contrefaite représente toujours près de 40% du marché. La société Rosspirtprom a annoncé avoir produit en 2006 seulement 119 millions de décalitres de vodka, ce qui est nettement inférieur par rapport aux ventes de détail recensées. Les mesures prises par les fonctionnaires, qui changent en permanence les règles du jeu, n'inspirent pas un optimisme débridé. Il suffit de se souvenir de la fièvre qui a ébranlé le marché avec l'introduction, en été dernier, de l'EGAIS (Système d'information automatisé unique d'Etat) quand la plupart des producteurs ont dû arrêter leur production pour un, voire deux ou trois mois.

Tout cela influe sur le prix que les étrangers sont prêts à payer pour les actifs russes. Les experts évaluent le chiffre d'affaires de Parliament Group à 200-300 millions de dollars, mais CEDC ne devrait pas proposer plus de 50 millions de dollars, ce qui risque faire échouer la transaction.

Il se peut que la situation change après l'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Si le scénario se réalise, les grands réseaux de distribution se lanceront à l'assaut du marché russe, ce qui permettra aux étrangers de se positionner avec leurs méthodes habituelles. En s'emparant des rayons dans les grandes surfaces avec lesquelles ils collaborent depuis fort longtemps.

25.7.07

Moscou, capitale de la douche froide


L'AFP, les spécialistes de la désinformation... aujourd'hui, en Russie, tous les nouveaux appartements ont automatiquement un chauffe-eau et pour les plus anciens, l'équivalent de nos syndics obligent les propriétaires d'appartements à s'équiper en chauffe-eau. Il est vrai que ceux qui n'ont pas les moyens se retrouvent l'hiver venu sans chauffage, mais c'est une autre histoire.

CH




"Camarades habitants, l'eau chaude va être coupée". L'annonce, placardée dans les entrées d'immeubles de Moscou à l'époque de l'URSS, reste d'actualité: l'eau chaude y est coupée chaque année jusque dans les quartiers les plus chics, pendant trois semaines.

Le "camarade habitant" a été remplacé par "cher habitant", mais la traditionnelle coupure d'eau chaude estivale est toujours justifiée par "des travaux prophylactiques", d'entretien des canalisations.

Tous les quartiers de la capitale y passent, entre mai et août, sans que cet anachronisme dans une ville riche, devenue la vitrine économique de la Russie, ne suscite de protestations des habitants. La province, elle, est bien habituée aux coupures de chauffage, même en plein hiver.

Les plus prévoyants ont investi dans un chauffe-eau individuel qu'ils n'utilisent qu'à cette période, pour ne plus dépendre des aléas d'un système de chauffage centralisé de l'eau, hérité de l'URSS.

Les autres, flegmatiques, perpétuent la tradition de faire bouillir de l'eau dans des casseroles ou s'arrangent pour faire coïncider leurs vacances avec la fameuse coupure, largement annoncée dans les journaux et sur internet.

"Nous avons décidé de ne pas investir dans un chauffe-eau pour trois semaines. Je fais chauffer de l'eau dans des casseroles, c'est peu de choses. On a toujours vécu avec cette coupure d'eau annuelle", relativise Tatiana Orlova, 57 ans, qui habite dans la rue Sretenka.

Sa fille Irina, elle, va faire ses ablutions chez une amie où l'eau chaude n'est pas encore coupée. D'autres vont plus souvent à la piscine ou au bania, ces bains publics assortis d'un sauna qui restent nombreux à Moscou.

Autant d'habitudes ancrées dans la société par cette coupure d'eau. A l'époque de l'URSS, on aimait à se faire peur avec ces histoires de frileuses électrocutées après avoir plongé une résistance électrique dans leur baignoire pour se faire chauffer un bain.

"Le sponsor de la coupure annuelle d'eau chaude, c'est le ministère de la Santé! Pour que les citoyens s'endurcissent (en prenant des douches froides) et pour qu'ils aillent plus souvent voir leurs proches qui ont encore de l'eau chaude chez eux", peut-on lire sur le site de blagues anekdot.ru.

Les autorités justifient ces travaux annuels par l'usure particulière des canalisations, due à la chaleur de l'eau qu'elles acheminent depuis les centrales thermiques réparties autour de la capitale.

"Depuis les années 1930, nous avons ce système de chauffage centralisé de l'eau. Il reste d'actualité", explique Alexandre Popenskov, porte-parole de la Compagnie énergétique de Moscou (Moscow Integrated Power Company, MIPC), détenue par la mairie, qui gère l'entretien du réseau.

Ce système perdure dans toutes les villes russes, comme Saint-Pétersbourg, ainsi que dans l'ex-URSS, comme à Kiev, capitale de l'Ukraine.

Selon M. Popenskov, les canalisations actuelles de Moscou, qui datent en grande partie des années 1970 et 1980, ont déjà largement dépassé leur durée prévue d'exploitation, de moins de dix ans.

La mairie s'est lancée dans un grand programme pour réhabiliter ce réseau, long de plus de 10.000 kilomètres, "soit la distance Moscou-Tokyo", relève-til pour souligner l'ampleur de la tâche.

Un programme d'investissements sur cinq ans, doté de 1,5 milliard de dollars, a été instauré, rompant avec des années de négligence des services publics.

Trois cents kilomètres de tuyaux anciens doivent être remplacés cet été par des nouveaux, censés tenir plus de 40 ans. Ce qui ne veut pas dire que les coupures d'eau chaudes annuelles cesseront pour autant, elle seront simplement réduites à quelques jours, précise M. Popenskov.

24.7.07

Le numéro 2 de la mairie de Moscou promet que la capitale se débarrassera des embouteillages vers 2017

Le premier adjoint au maire de Moscou en charge du bâtiment et des questions d'architecture, Vladimir Ressine promet de régler le problème des embouteillages dans la ville dans dix ans, a annoncé le service de presse du Département des transports et des télécommunications de la mairie.

"La création réfléchie d'échangeurs et de tunnels pourrait constituer une mesure efficace sur ce plan", a estimé le responsable.

En dix ans, selon lui, la situation autour de la circulation automobile dans la ville pourrait être améliorée radicalement.

Pourtant, Vladimir Ressine affirme que la construction de routes à deux niveaux et l'introduction d'une circulation à sens unique sur la Ceinture des Jardins, un boulevard périphérique encerclant les quartiers historiques de la capitale, ni même une entrée payante dans les rues centrales, n'apportera de résultats escomptés.

Antérieurement, le maire de Moscou, Iouri Loujkov, avait déclaré que le problème des embouteillages dans la ville pouvait être réglé en développant les transports en commun.

"Dans les quatre ans à venir, Moscou mettra l'accent sur le développement des transports en commun. Nous accordons une attention à la création dans la ville de lignes de tramway à grande vitesse, la pose de nouveaux lignes de métro est prévue et les négociations avec la Société des chemins de fer sur une éventuelle utilisation d'une partie du réseau ferroviaire par le métro donnent déjà des résultats", a noté le maire.

Selon M. Loujkov, Moscou développera les grandes artères existantes et en construira de nouvelles.

"Afin que le réseau urbain corresponde au nombre de voitures en circulation Moscou devra encore construire 420 kilomètres de routes", a estimé le maire.

Moscou compte plus de 300 voitures pour 1000 habitants, soit plus de 3 millions d'unités, selon les données de 2006.

23.7.07

Année de la France en Russie en 2009 et Année de la Russie en France en 2010: expositions prévues

L'Année de la France aura lieu en Russie en 2009 et l'Année de la Russie en France en 2010, ont annoncé les gouvernements des deux pays.

Une série d'expositions de grande envergure seront organisées à cette occasion, annonce le site Musées de Russie (www.museum.ru).

L'exposition "Sots Art - art politique en Russie de 1972 à aujourd'hui" sera inaugurée à Paris le 20 octobre 2007 à la Maison rouge - Fondation Antoine de Galbert. Elle retracera le développement du Sots Art qui, à partir du début des années 1970, après le règne du réalisme socialiste, s'affirme comme le premier mouvement original en Russie depuis les avant-gardistes des années 1920. C'est la première fois qu'une collection de Sots Art sera présentée en Occident.

L'exposition "Plaisirs parisiens. Oeuvre graphique de Toulouse-Lautrec" s'ouvrira à Moscou le 4 décembre prochain. Elle présentera une centaine d'eaux-fortes et de lithographies provenant de la collection de l'Institut national d'histoire des arts de France, mais aussi l'autoportrait du peintre au crayon en provenance d'une collection privée de Suisse.

En 2009, Moscou organisera une exposition d'oeuvres de Mikhaïl Larionov et de Natalia Gontcharova créées à Paris entre la fin des années 1910 et les années 1940, faisant partie de la collection de la Galerie Tretiakov. Cette période est marquée par leur liaison étroite avec la vie artistique parisienne. Dans ce contexte, les organisateurs proposeront aux visiteurs non seulement des oeuvres de peinture et graphiques jamais exposées en Russie, mais également des objets d'art appliqué français de l'époque.

Les partenaires français préparent un projet intitulé "La sainte Russie", qui devra présenter aux Européens l'art de la Russie ancienne en décembre 2009. La manifestation sera le point culminant du cycle d'expositions au Louvre consacré à l'art de Byzance et de la chrétienté orientale.

L'histoire du romantisme russe du XIXème siècle en tableaux sera présentée au Musée de la vie romantique de Paris en 2010. Plus de 50 toiles signées Oreste Kiprenski, Alexandre Orlovski, Vassili Tropinine, Karl Brullov et d'autres seront exposées à cette occasion.

Moscou vient d'achever des négociations sur l'organisation dans la capitale russe d'une exposition d'oeuvres graphiques de Marc Chagall. Le large public pourra découvrir un Chagall un peu moins connu, aquarelliste et dessinateur, maître du collage et illustrateur de livres. L'exposition, prévue pour 2010, présentera plus de cent oeuvres provenant de collections privées et publiques de France.

20.7.07

«Pour Poutine, la diabolisation de l'occident est utile»

Les commentaires qui suivaient cet article sont intéressants et nous montrent que le presse peut nous faire croire ce qu'elle veut, tout le monde n'est pas dupe. La Russie n'est plus la dictature socialiste communiste qu'elle était, elle est en voie de démocratisation et Poutine, que beaucoup de personnes dénigrent est celui qui a instauré pour la première fois dans ce pays des élections présidentielles. On ne passe pas de la dictature à la démocratie du jour au lendemain, surtout quand le pays n'a connu que la dictature, avant.
CH




Spécialiste de la Russie, Marie Mendras est politologue au CNRS et au Centre d’études et de recherches internationales (CERI). Enseignante à Sciences-Po, elle est notamment l’auteure de Comment fonctionne la Russie ? Le politique, le bureaucrate et l’oligarque aux éditions Autrement. En pleine crise diplomatique russo-britannique, elle explique le durcissement de la politique étrangère russe.

Pourquoi les relations entre la Grande-Bretagne et la Russie ont-elles atteint ce niveau de tension?

La raison est très simple: l’assassinat d’Alexander Litvinenko au polonium le 1er novembre dernier. Le gouvernement britannique l’a rappelé très clairement, il s’agissait d’un citoyen britannique (Litvinenko avait récemment obtenu la nationalité britannique) et, en plus, Londres a insisté sur le fait que les assassins avaient fait courir de très graves risques à des centaines d’autres personnes. Et donc, il fallait marquer le coup. Rien ne se serait passé si l’Oligarque Boris Berezovski et le dirigeant tchétchène Akhmad Zakaïev, dont les Russes demandent l’extradition, ne vivaient à Londres sous la protection du gouvernement britannique.

La fermeté de Londres n’est-elle pas plus forte depuis l’arrivée de Gordon Brown au 10 Downing Street?

Il est encore trop tôt pour le dire mais il me semble que depuis novembre les Britanniques n’ont à aucun moment molli. En fait, le refus net des Russes d’extrader Andreï Lougovoï (le principal suspect et ancien membre du KGB, ndlr) a cristallisé les tensions. Les Russes brandissent leur Constitution pour ne pas extrader Lougovoï mais d'un autre côté, les Russes, comme les Britanniques, sont signataires de la convention sur l’extradition. De la part de la Grande-Bretagne, il y a le souhait de marquer les limites de l’inacceptable. Cependant, le nouveau gouvernement Brown ne veut pas trop gêner les intérêts économiques britanniques en Russie. Du côté des Russes, il y a la volonté de Moscou d’utiliser cette affaire criminelle et judiciaire pour alimenter une attitude de plus en plus désagréable à l’égard des gouvernements occidentaux.

Comment expliquer ce durcissement de l’attitude russe à l’égard des occidentaux?

Ce n’est pas nouveau. Depuis deux ou trois ans, le président Poutine et ses porte-parole n’étaient pas tendres sur les sujets sensibles qui concernent la Russie et ses relations avec l’Otan, l’Union européenne, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les Etats-Unis. La Russie reprend confiance en elle grâce à sa puissance énergétique. Et elle pense que cela lui donne les moyens d’être en position de force sur la scène internationale.

Récemment, Poutine est allé très loin en parlant de «diktat» et d’«impérialisme» avant le G8. Il a évoqué l’éventualité de déployer des missiles à Kaliningrad et de désigner des «cibles en Europe» ?

Oui, il y a là une agitation rhétorique. Il est d’ailleurs difficile de faire la part des choses entre ce souci de propagande à l’international et la réalité de ce que les autorités russes veulent vraiment mettre en œuvre à l’égard des partenaires politiques occidentaux. Poutine et les autorités russes ont-elles une stratégie en Europe envers l’Otan et l’UE? Ou bien est-on encore à l’expression d’un pouvoir de nuisance et d’une politique en négatif? De manière très concrète, on retient que les Russes empêchent l'occident de faire un certain nombre de choses: d’évoluer dans les relations avec la Géorgie, l’Ukraine, la Moldavie; d’avancer dans le règlement du statut du Kosovo. Ils freinent la stabilisation de la situation militaire en suspendant l’application du traité sur les forces conventionnelles en Europe, ils montrent peu d’ardeurs à s’associer aux occidentaux pour d’éventuelles sanctions à l’encontre du régime iranien sur le dossier du nucléaire, etc. Et depuis quelque mois, c’est Poutine qui revendique personnellement cette politique.

Comment expliquer cette mise en avant de Poutine puisqu’il est prévu qu’il quitte le pouvoir en 2008?

On est dans une phase politique délicate avec les législatives en décembre et la présidentielle en mars. On a observe une radicalisation de la propagande intérieure sur un discours nationaliste, xénophobe, anti-occidental après avoir été anticaucasien, antigéorgien. La diabolisation de l’occident est utile. Il y a la volonté de montrer au Russe moyen que le monde extérieur est dangereux et donc qu’il y a besoin d’un régime de type autoritaire et revanchard. Cela permet d’étouffer toutes les oppositions internes.

Pensez-vous que Poutine prépare sa succession ou bien, par un truchement constitutionnel, compte-t-il se maintenir au pouvoir?

Les élections en Russie ne sont plus des scrutins véritables, ils ne sont plus concurrentiels, plus honnête. Ce n'est donc pas une succession au sens où Nicolas Sarkozy a succédé à Jacques Chirac. Donc soyons prudents avec le mot succession car on est en Russie dans une bataille de clans qui cherchent à sauvegarder leurs intérêts. Si Poutine avait voulu faire un troisième mandat, il aurait dû engager une révision constitutionnelle. Il y a en fait plusieurs scénarios. Il peut déclarer l’Etat d’urgence pour une raison ou pour une autre (attentat, accident nucléaire, etc.) Le calendrier électoral est bouleversé. On ne peut pas exclure ce cas de figure. Il peut également s’assurer une immunité politique et judiciaire en présidant la Cour constitutionnelle ou prendre la tête d’un gigantesque monopole d'Etat comme Gazprom Dans les faits, le régime russe fonctionne de plus en plus en vase clos. La question cruciale, le choix du dauphin, ne sera pas publiquement tranchée avant l'hiver prochain.

19.7.07

Sergueï Lavrov censuré par la presse américaine

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a renoncé à la publication d'un article dans la revue américaine Foreign Affairs dont la rédaction avait modifié sa copie pour des raisons de censure, a annoncé jeudi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Intitulé "Contenir la Russie: en arrière vers l'avenir", l'article de Sergueï Lavrov a été proposé à la rédaction de Foreign Affairs au mois de mai.

Le ministre russe voulait s'adresser directement aux lecteurs du périodique réputé "en vue d'éclaircir la politique étrangère russe, notre vision des rapports internationaux contemporains et des moyens à mettre en oeuvre pour relancer le dialogue russo-américain, y compris dans les affaires internationales".

Cette idée lui était venue après la parution dans la revue de l'article "Contenir la Russie" signée par l'ancienne première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko.

"En évoquant ses exigences internes, la rédaction a sensiblement modifié le contenu de l'article, pour ne pas dire l'a censuré. Les dimensions de l'article ont été réduites de 40%, et une partie notable du sens initial s'est évaporée", raconte le communiqué de la diplomatie russe.

"Certaines corrections proposaient à Sergueï Lavrov de souscrire, ni plus ni moins, aux approches connues de l'actuelle administration américaine qui suscitent notre réprobation totale", précise le communiqué.

Qui plus est, la rédaction a formulé une exigence complètement inadmissible et tirée par les cheveux, à savoir d'ajouter un sous-titre qui contredit la thèse principale de l'article.

"A l'issue d'interminables échanges avec la revue, dont on ne pourrait trouver des exemples que dans l'histoire de la diplomatie, nous avons estimé judicieux de renoncer à la publication de l'article de Sergueï Lavrov dans la revue Foreign Affairs", a annoncé la diplomatie russe.

Le ministère des Affaires étrangères a regretté que, bon gré mal gré, la rédaction de la revue ait "fait le jeu de ceux qui veulent empêcher un débat ouvert, libre et argumenté sur les affaires internationales et la politique étrangère des Etats-Unis".

"Ce manque de fermeture ne semble guère correspondre aux intérêts nationaux des Etats-Unis tels que les interprètent leurs alliés et amis parmi lesquels se voit la Russie", a résumé la diplomatie russe.

Le ministère russe des Affaires étrangères a publié sur son site Internet la version anglaise de l'article controversé. La version initiale de l'article sera publiée dans le numéro de juillet-août de la revue russe "Russia in Global Affairs".

18.7.07

Encore un rideau de fer?

Nous ne pouvons pas dire que la politique mondiale a toujours été bien portante sur le plan psychique. Mais aujourd'hui le mal est entré dans une période de récidive.

Le président russe Vladimir Poutine a suspendu par décret la participation de la Russie au Traité sur les Forces conventionnelles en Europe (FCE) et à tous les autres accords qui en découlent. En vertu du FCE, les signataires doivent notifier la suspension de leur participation 150 jours avant sa prise d'effet. Evidemment, les préavis officiels sont déjà en route vers leurs destinataires.

L'Occident qui a immédiatement manifesté sa préoccupation a ressenti une profonde déception face aux décisions de Moscou. Je crois que la déception est sincère car il est rare dans la pratique diplomatique qu'une telle chance se présente: mener le partenaire d'un accord par le bout du nez des décennies durant. Et lorsqu'enfin il échappe à l'hameçon, vient le tour du désappointement.

Revenons à l'historique du Traité sur les Forces conventionnelles en Europe. Il a été signé en 1990 un an avant la désintégration de l'Union soviétique. Une nouvelle version du traité a été signée en 1999 à Istanbul mais seuls la Biélorussie, la Russie, le Kazakhstan et l'Ukraine l'ont ratifiée. Les pays baltes ne sont pas parties au traité. La Géorgie et la Moldavie refusent de ratifier la nouvelle rédaction du document tant que Moscou n'aura pas retiré ses troupes de Géorgie et de Moldavie pour se conformer aux engagements pris à Istanbul. (Ils en sont donc restés au texte signé le 19 novembre 1990 à Paris entre l'Alliance atlantique (Otan) et l'Organisation du Traité de Varsovie - ndlr).

Sous ce prétexte, l'OTAN s'oppose à l'application de l'Accord sur l'adaptation du FCE conclu parallèlement à Istanbul. D'ailleurs, ce prétexte perd sa force de persuasion compte tenu du fait que le contingent russe s'est déjà retiré de Géorgie. Quant à la Moldavie, un petit contingent reste déployé en Transnistrie pour maintenir la paix dans la région.

D'autre part, l'Occident s'est permis tout ce qu'il a voulu pendant des décennies, à savoir bombarder et démembrer la Yougoslavie, laisser les Américains et l'OTAN déployer leurs bases à proximité des frontières russes (malgré la promesse de ne jamais le faire), fournir des armes aux pays baltes, violer la Charte des Nations unies (il s'agit notamment de l'Irak), et enfin déployer des éléments du bouclier antimissiles américain en Europe centrale, non loin de la frontière russe. Il n'est pas nécessaire d'être politologue pour ne pas voir le déséquilibre qui s'est créé.

Bien que le FCE ait été toujours pour l'Europe la pierre angulaire de la sécurité européenne, nous devons reconnaître que le Traité sur la réduction des Forces conventionnelles en Europe n'a existé qu'en apparence. Ainsi, Sergueï Karaganov, spécialiste russe de l'Europe, estime que ce traité "restera à l'arrière-plan de l'histoire". Selon lui, la Russie "sera désormais libre de ses actions. La préoccupation affichée n'est qu'hypocrisie. Il est évident pour tout le monde que le traité en question ne sert à rien. Il avait pour objectif d'imposer à la Russie des engagements dans le genre des conventions d'Istanbul vu la faiblesse de l'Etat russe dans les 1990".

Le moratoire de 150 jours proposé par Moscou permet en principe aux dirigeants politiques des pays occidentaux de réviser leur politique, quoique les chances soient minimes. L'inertie politique existe aussi. Tout porte à croire que le monde se dirigera vers un siècle de fer, en abandonnant les rêves d'un futur radieux nés avec le début de notre siècle. Il est clair dès aujourd'hui que le XXIe siècle n'a pas justifié les espoirs. Les hommes politiques de notre époque ne souhaitent pas tenir compte des intérêts du partenaire et ne sont pas capables de prendre en considération les erreurs du passé.

Qu'est-ce que l'Union européenne a gagné avec l'accroissement du nombre de bureaucrates qui décident du sort des Européens? Rien. Ils n'ont pas profité d'une situation des plus favorables, à savoir la désintégration de l'Union soviétique. Ils n'ont pas voulu se rapprocher de Moscou après la destruction du rideau de fer et créer une passerelle de confiance. Au lieu de cela, la Russie voit entre autres que l'Alliance atlantique s'élargit, que les droits des parties au Traité sur les forces conventionnelles en Europe ne sont pas les mêmes, que des matériels de guerre sont installés à proximité des frontières russes et le bouclier antimissile américain sera déployé en Tchéquie et en Pologne.

L'Europe n'a pas compris l'essentiel dans ce remue-ménage égoïste. Elle s'est aperçu un jour qu'elle avait affaire non plus à la Russie impuissante d'Eltsine mais à la Russie ambitieuse et de plus en plus puissante de Poutine. En raison d'importantes erreurs stratégiques commises dans la politique étrangère, les frontières orientales de l'Europe ne seront plus sécurisées. Par ailleurs, elle risque de voir à sa proximité des missiles nucléaires, des véhicules blindées et d'autres matériels de guerre russes.

Il ne peut en être autrement. Moscou a le droit d'assurer sa sécurité par tous les moyens nécessaires. Il ne veut pas de course aux armements. Mais Mme Condoleezza Rice, M.Javier Solana et autres politiques européens et américains n'ont pas laissé d'autre choix à la Russie.

Dans chaque crise mondiale, comme dans un éboulement, il y a une première pierre. Dans le cas de l'Europe, il y en a trois: ABM, Kosovo et FCE.

17.7.07

Des militants orthodoxes s'acharnent contre les appellations soviétiques dans Moscou

Un office religieux sera célébrée mardi à Moscou pour rendre hommage à la famille impériale assassinée en 1918 et appeler les autorités à rebaptiser les rues et les stations de métro qui portent jusqu'à présent les noms de bolcheviks responsables de massacres.

Organisée par l'Union des citoyens orthodoxes (UCO) et le projet Retour, la cérémonie aura lieu en l'église de Tous-les-Saints-à-Sokol, dans le nord-ouest de Moscou, à deux pas de la station de métro Voïkovskaïa. Ce nom est dérivé de celui du révolutionnaire Piotr Voïkov (1888-1927) impliqué dans le massacre de la famille Romanov.

"Le fait qu'une station de métro porte le nom d'un assassin du tsar n'est pas seulement un sacrilège, c'est aussi une menace pour le présent et le futur de la Russie. Peut-on en effet parler de la stabilité et de la lutte contre le terrorisme, quand des noms de terroristes déshonorent nos rues et nos stations de métro?" s'insurge le président de l'UCO, Vladimir Lebedev, interrogé par RIA Novosti.

Selon M. Lebedev, les fidèles prieront également pour que soient rebaptisés tous les endroits qui portent les noms de Lénine et d'autres dirigeants bolcheviks et que les rues de la capitale et des villes russes retrouvent leurs noms historiques.

"Nous insistons pour que la toponymie rende hommage aux grands saints, théologiens, philosophes et dirigeants de l'Etat, tels Alexeï Khomiakov, Alexeï Lossev, Pavel Florenski ou encore Alexandre III", souligne le chef de la cellule moscovite de l'UCO, Kirill Frolov.

D'après lui, les organisateurs et les participants à l'action ont déjà fait parvenir au maire de Moscou, Iouri Loujkov, une pétition demandant de rebaptiser la station de métro Voïkovskaïa, de reconstruire le couvent de la Passion sur la rue de Tver, de réhabiliter la physionomie historique du quartier de Zariadié, à deux pas du Kremlin, et de construire une église dans le quartier des affaires Moscow City. En outre, ils ont demandé aux autorités fédérales d'enlever les étoiles des tours du Kremlin et de restaurer le monastère du Miracle de l'archange Saint-Michel et celui de l'Ascension à l'intérieur de l'enceinte, et à l'administration des chemins de fer de réhabiliter l'appellation "gare Nicolas-Ier" pour la gare de Leningrad.

16.7.07

Plus de 160 millions d'abonnés du mobile en Russie en juin

Les effectifs des abonnés du mobile en Russie se sont élevés fin juin à 160,27 millions de personnes (sur une population de 143 millions), soit une hausse de 1,1% par rapport à mai et de 14,3% par rapport à juin 2006, a annoncé la société d'études mercatiques AC&M Consulting dans un rapport vendredi.

Fin juin, le taux de pénétration du mobile en Russie (nombre de cartes SIM pour 100 habitants) a été de 110,4% par rapport à 109,2% au mois précédent.

A Moscou, on dénombrait fin juin 28,094 millions d'abonnés du portable, soit une hausse de 4,8% sur un an. A cette date, on y recensait 165,4 cartes SIM pour 100 Moscovites, contre 163,5 en mai.

A Saint-Pétersbourg, on estimait fin juin à 9,083 millions le nombre d'abonnés du téléphone cellulaire, soit un recul de 0,2% par rapport à mai. Le taux de pénétration du mobile dans la capitale du Nord a donc baissé, se ramenant de 143,6% à 143,2%.

Dans les régions, le taux de pénétration du mobile a pour la première fois franchi le seuil des 100% (101 cartes SIM pour 100 habitants, alors qu'en mars cet indice représentait 99,8. Les effectifs des abonnés du cellulaire en province russe se sont élevés en juin à 123,093 millions de personnes, en hausse de 1,2% par rapport à mai.

13.7.07

D'ici à 2011, les automobiles russes pourraient être équipées de récepteurs GLONASS/GPS

Les automobiles russes pourraient être équipées d'ici à 2011 de récepteurs des systèmes de navigation par satellite GLONASS (russe) et GPS (américain), a annoncé dans un entretien avec les journalistes vendredi le vice-ministre russe des Transports Evgueni Moskvitchev.

"L'introduction du système GLONASS dans les transports sera entièrement achevée vers 2011 et nous espérons que d'ici là les conducteurs russes recevrons de nos constructeurs des véhicules équipés de récepteurs GLONASS/GPS", a-t-il indiqué.

Le vice-ministre a assuré que cela ne devrait pas se répercuter fortement sur leurs prix étant donné le fait que le prix d'un récepteur combiné GLONASS/GPS baissera d'ici à 2008 à près de 200 dollars contre 600 à 700 actuellement.

S'agissant du coût de l'abonnement, le vice-ministre a rappelé que cette question était encore en étude, soulignant toutefois qu'à l'étranger il s'élève à l'équivalent de 8 à 10 dollars par an. Le vice-ministre n'a pas écarté l'hypothèse que le prix de l'utilisation de GLONASS/GPS puisse être inclus dans le coût de l'examen technique régulier d'un véhicule.

12.7.07

La Société des Chemins de fer russes aborde la création du réseau national de lignes à grande vitesse

La société des Chemins de fer russes (RZD) a abordé la création du réseau national de lignes à grande vitesse, a déclaré le vice-président sénior de RZD, Boris Lapidus, lors d'une réunion avec la participation de sociétés japonaise à Nijni-Novgorod, à 390 km à l'est de Moscou.

Selon le responsable du groupe ferroviaire, "le premier projet de création en Russie de lignes à grande vitesse sera le chantier de la ligne Moscou - Saint-Pétersbourg qui sera suivi du lancement de la ligne Moscou-Nijni". Mais le choix des priorités dépendra en définitive du trafic-passagers, des possibilités économiques de la clientèle, de la rentabilité et de l'efficacité économique du projet, a-t-il souligné.

Selon lui, le rôle fondamental dans la création du réseau doit être joué par le budget fédéral car c'est l'Etat qui est le plus intéressé à relever le niveau de développement économique de ses régions et c'est lui qui gagnera le plus suite à l'amélioration de la mobilité de sa population et de son engagement dans le circuit économique.

"RZD aura à mener un dialogue sérieux avec les autorités fédérales, les organisations d'établissement de projets et le secteur privé pour déterminer l'utilité, les échéances et l'ampleur de la circulation à grande vitesse. On envisagera aussi bien la variante de pose de nouvelles lignes et que celle de modernisation des lignes existantes", a indiqué le vice-président de la société.

Selon lui, la modernisation d'ensemble qui est déjà en cours sur la ligne Moscou-Nijni doit permettre de réduire d'ici à 2009 le temps de voyage entre les deux villes (390 km) de 5 heures actuellement à 3,5 heures. "Mais ce n'est pas une limite, il nous faudra réaliser dans un avenir prévisible un objectif plus ambitieux, à savoir ramener ce temps à 1,5 heure," a poursuivi M. Lapidus.

La semaine dernière, toujours à Nijni-Novgorod, le président de RZD, Vladimir Iakounine a annoncé que la première ligne de chemin de fer à grande vitesse russe relierait Moscou et Saint-Pétersbourg en 2012-2014. Selon lui, après la réalisation de ce premier projet, les lignes à grande vitesse seront construites plus rapidement car une base réglementaire nécessaire sera déjà élaborée. A terme, un chemin à grande vitesse pourrait lier Moscou à Nijni-Novgorod et des lignes pareilles seront posées dans l'Oural et en Extrême-Orient russe, a annoncé Vladimir Iakounine.

Début avril, le gouverneur de la région de Nijni-Novgorod, Valeri Chantsev, en visite de travail au Japon, avaut examiné avec les dirigeants du groupe Sumitomo la possibilité de construire une ligne à grande vitesse Nijni-Novgorod - Moscou. A l'issue de ces négociations, M. Chantsev avait annoncé aux journalistes que les Japonais adoptaient "une attitude positive envers ce projet".

Les chemins de fer russes représentent un des plus importants systèmes de transport dans le monde: la longueur des lignes exploitables est de 85.500 km. Quant à la longueur des lignes électrifiées de 42.300 km, RZD vient en première position mondiale.

11.7.07

Les hôtels de Moscou sont les plus chers d'Europe

La fermeture générale, la démolition et la reconstruction des vieux hôtels dans le centre de Moscou a conduit à un tel manque de lits d'hôtel, que Moscou est devenue championne toutes catégories en termes de rentabilité du secteur hôtelier en Europe.

Selon une enquête de la compagnie internationale Tri Hospitality Consulting, Moscou est la ville où une nuit à l'hôtel coûte le plus cher (130,38 euros) parmi 10 grands centres touristiques européens. Même en pleine saison, on n'atteint pas les chiffres à deux zéros de Paris de Berlin (environ 80 euros à Paris).

Mais Moscou fait également état du plus bas taux de remplissage de ses hôtels, avec 66,7% en 2006 et 70% pour le début de l'année 2007, selon Colliers International. Les standards internationaux indiquent que le taux de remplissage de ce commerce doit être d'environ 70%, mais le phénomène moscovite, où le salaire du personnel est le plus bas d'Europe, peut s'expliquer selon les enquêteurs par le remboursement et les charges d'amortissement supportés par tous. Par exemple, les salaires du personnel représentent 20% des charges à Moscou contre 40% à Paris.

Il y avait environ 180 hôtels de différentes catégories en 2006 dans la capitale russe, quand Londres en comptait plus de 1.000 et Paris plus de 1.500.

"D'ici 2010, nous prévoyons de multiplier le nombre de chambres d'hôtels dans la ville par plus de deux. Au total, les hôtels de la capitale pourront accueillir 180 à 200.00 touristes par jour. Ces indices rejoignent les normes européennes", a déclaré à Izvestia le président de l'hôtel "Moscou", Alexandre Botchourov. "Près des trois quarts des nouveaux établissements seront des hôtels trois étoiles. Ils seront conformes au niveau européen pour les services complémentaires. En outre, le nombre de touristes visitant Moscou en 2010 devrait tripler, passant de 3,2 à 12 millions de personnes".

10.7.07

Les investisseurs étrangers à la conquête de l'alimentaire russe

L'alimentaire russe suscite l'intérêt grandissant des sociétés étrangères. Après avoir acquis une fabrique de jus, le géant transnational "Coca-Cola" envisage d'accroître considérablement sa présence dans ce segment du marché. Son rival de toujours, la société "PepsiCo", jette un regard de convoitise sur une autre fabrique russe de jus. De son côté, le producteur croate "Podravka" a annoncé qu'il négociait l'achat d'une grande entreprise alimentaire en Russie. Ce désir ardent d'investir est facile à comprendre: depuis sept ans, l'alimentaire russe se développe à un rythme deux fois plus rapide que le rythme moyen de croissance économique du pays.

Le 5 juillet dernier, "Coca-Cola Hellenic Bottling Company S.A". a annoncé l'acquisition, pour 195 millions d'euros, d'un des plus grands producteurs de jus et de limonades en Russie, "Aqua Vision", appartenant à la holding russe "Health Tech Corporation Limited" (HTC). Maintenant cette transaction doit être approuvée par les organismes régulateurs russes. S'ils donnent leur aval, "Coca-Cola" disposera d'unités de production au moins deux fois plus puissantes que celles de tout autre producteur de jus de fruits en Russie. Rappelons qu'il y a deux ans, les Américains ont payé 500-600 millions de dollars pour la société "Multon" qui fournit actuellement plus de 20% des jus vendus en Russie.

Située aux environs de Moscou, l'usine "Aqua Vision" (marque de commerce "Botaniq") est l'entreprise la plus puissante dans son segment du marché: l'usine est aujourd'hui en mesure de fournir 300 millions de litres de jus et de limonades par an. Pendant la cérémonie d'ouverture de l'usine, les responsables d'HTC ont déclaré qu'au cours des trois années à venir, la part du nouvel acteur serait supérieure à 20% du marché russe des jus.

Un peu plus tôt, le président de "Podravka", Darko Marinac, avait annoncé que sa société (connue en Russie pour ses condiments en poudre "Vegeta") était en train de négocier l'achat du bloc de contrôle d'une des entreprises alimentaires russes ayant un chiffre d'affaires de 100 millions de dollars. Les experts avaient supposé qu'il s'agissait de la holding "Rousski product" (fournisseur de soupes préfabriquées, d'assaisonnements et de snacks). Le chiffre d'affaires de "Rousski product" correspond vraiment au montant précité. En outre, les deux sociétés opèrent dans des segments similaires: outre les assaisonnements, "Podravka" fournit snacks, boissons non alcoolisées, thé, conserves de légumes et de fruits, glace, produits carnés, etc. Selon son président, les Croates implanteront une entreprise en Russie dans tous les cas, même si les négociations n'aboutissent à rien, car produire les denrées alimentaires sur place est plus rentable que les importer.

Pour comprendre l'intérêt que le secteur alimentaire russe suscite chez les étrangers, il suffit de jeter un coup d'oeil sur les statistiques. Depuis sept ans, sa croissance s'effectue à un rythme deux fois, et même plus, supérieur au rythme moyen de développement dans l'industrie: 8% à 10% contre 4%. Mieux, selon les données annoncées par le ministère du Développement économique, pendant le premier trimestre de 2007, l'accroissement de la production de denrées alimentaires a atteint environ 12,6%. On trouve dans le peloton de tête les entreprises de transformation et de conservation des légumes qui ont connu une croissance de 41%. Elles sont suivies des fabricants de boissons non alcoolisées qui ont accru leur production de 37%. Les entreprises laitières ont augmenté leurs volumes de 18% et les fabriques de viande de 12%.

Faut-il préciser que les étrangers désireux d'approvisionner la table des Russes sont légion? Or, à elle seule l'importation de produits alimentaires ne rapportera pas de profits substantiels: les analyses attestent qu'à la différence des constructeurs automobiles ou des fabricants de vêtements russes qui redoutent terriblement la concurrence de la part de leurs confrères étrangers, nos producteurs de denrées ne la craignent nullement. Selon les données de l'Institut d'économie de transition, 54% des producteurs alimentaires russes sont persuadés que leurs marchandises sont parfaitement à même de rivaliser avec celles d'importation en ce qui concerne le rapport qualité-prix, 17% estiment que les produits importés sont incapables de faire concurrence aux produits russes et seulement 8% reconnaissent que leurs denrées ne sont pas aussi bonnes que celles qui proviennent de l'étranger.

C'est la crise de 1998 qui a aidé les entreprises alimentaires russes à renforcer leurs positions sur le marché. Vu la tendance à remplacer les importations par les produits similaires de fabrication nationale, le secteur alimentaire a connu une croissance vertigineuse: certaines sociétés ont réussi à accroître leur production de plusieurs dizaines de pour cent par an. En outre, la modernisation des entreprises alimentaires s'est avérée relativement facile: non seulement il a fallu engager beaucoup moins d'investissements que dans les constructions mécaniques, par exemples, mais encore leur rentabilisation s'est opérée beaucoup plus vite. C'est pourquoi en l'espace de cinq ans, de 1998 à 2003 (à cette époque, les importateurs sont revenus sur notre marché), 35% des unités de production dans le secteur ont été modernisées.

Inutile de dire que dès leur apparition sur le marché russe, les sociétés étrangères ont décidé de ne pas se borner au rôle d'observateurs passifs. D'où la pression grandissante qu'elles exercent sur ce secteur. Au moment présent, elles ont réussi à conquérir tout le marché russe de la bière, ou peu s'en faut: sur les sept brasseries contrôlant 90% du marché de cette boisson six sont étrangères. Une situation similaire s'est également créée dans les confiseries où les six leaders ("Obiédinennyïé Konditery" (OK), "SladCo", "Nestlé", "Kraft Foods", "Mars", "Dirol Cadbury" assurent environ 67% des ventes. Seul "OK" est contrôlé par le capital russe.

Si certains producteurs russes ont tout de même réussi à conserver, voire à renforcer leurs positions, c'est uniquement grâce au regroupement de leurs actifs. Ainsi les leaders du marché laitier "Wimm-Bill-Dann" (WBD) et "Unimilk" ont racheté au total plus de 60 entreprises et établi leur contrôle sur 20% du marché. Tout ce que la société française "Danone" a pu leur opposer, c'est de construire une usine aux environs de Moscou, usine qui, pourtant, lui permet d'arriver en troisième position dans le secteur laitier.

Mais le regroupement et la consolidation ne prémunissent pas contre l'ingérence étrangère. Les ressources financières des multinationales leur permettent d'enlever les bastions les plus redoutables. A preuve le marché des jus. En 2005, quatre acteurs y faisaient la pluie et le beau temps: "Lebediansky", "Nidan-Foods", "Multon" et "VBD" qui contrôlaient ensemble plus de 80% du marché. Or, souhaitant élargir sa présence en Russie, "Coca-Cola" a d'abord racheté "Multon" et, deux ans après, "Aqua Vision". Et si les anciens propriétaires du label "Botaniq" n'ont sûrement pas de fonds pour pouvoir rivaliser d'égal à égal avec les leaders, "Coca-Cola" ignore les soucis financiers: d'ici deux ou trois ans, les Américains pourront contrôler de 30% à 50% du marché russe des jus. Le principal rival de "Coca-Cola", la société "PepsiCo", n'a pas l'intention de céder sans se battre et envisage d'acquérir 49% des actions de la marque russe "Nidan Soki" que les patrons souhaitent mettre en bourse.

Mais les ressources financières ne suffisent pas à monter une affaire en Russie: les ressources administratives ne sont pas moins nécessaires. A titre d'exemple, citons le cas du premier producteur mondial d'huile végétale, la société américaine "Bunge" (promoteur des labels "Ideal" et "Oleina" en Russie). Arrivée sur le marché russe au début des années 2000, cette société n'a pu longtemps recevoir des autorités russes le terrain dont elle avait besoin pour construire une usine et a été obligée de faire venir ses huiles d'Ukraine. Aussi étrange que cela puisse paraître, c'étaient les concurrents russes des Américains qui les ont aidé à lancer une production sur place: en 2005, "Bunge" a racheté pour approximativement 50 millions de dollars (le prix du contrat n'a pas été annoncé) le bloc de contrôle de la société russe "Efko" (troisième acteur du marché russe de l'huile pour le volume des ventes) qui cherchait des fonds afin de lancer un nouveau produit. Moyennant encore 15 millions de dollars, "Efko" a vendu à son nouveau partenaire une de ses filiales mineures qui possédait un terrain dans la région de Voronej. Les fonctionnaires locaux, qui avaient refusé l'autorisation de bâtir à un autre producteur américain d'huile, "Cargill", se sont par contre montrés étonnamment compréhensifs dans le cas de "Bunge" qui n'a pas tardé à engager des travaux de construction.

9.7.07

JO-2014: Poutine veut un groupe de travail pour garantir la sécurité et combattre la corruption

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé lundi son intention de mettre en place un groupe de travail chargé d'assurer la sécurité des JO-2014 de Sotchi et de prévenir les détournements de fonds publics.

Dans sa résidence de campagne de Zavidovo, au nord-est de Moscou, où il a réuni les ministres qui avaient participé à la présentation de Sotchi, le chef de l'Etat a rappelé la nécessité de garantir la sécurité des sportifs et des supporters aux JO-2014.

"J'ai l'intention de saisir le Parquet général et de créer un groupe de travail ad hoc chargé de garantir la sécurité et d'accompagner les projets de construction pour veiller à la rationalité des dépenses et prévenir les détournements de fonds publics", a souligné M. Poutine.

12 milliards de dollars seront débloqués pour préparer les JO-2014, dont la moitié du budget fédéral et le reste de sources extrabudgétaires.

Deux tiers des investissements publics seront placés dans le développement des infrastructures (routes, ponts, tunnels, télécommunications, réseaux de distribution d'eau, canalisations et distribution d'électricité) dans le sud de la Russie, et le reste servira à construire les ouvrages sportifs.

Réuni la semaine dernière en session à Guatemala, le Comité international olympique (CIO) a sélectionné Sotchi, station balnéaire russe au bord de la mer Noire, pour organiser les Jeux olympiques d'hiver en 2014, la préférant à Salzbourg (Autriche) et à Pyeongchang (Corée du Sud).

6.7.07

Elton John en Russie: deux concerts, des milliers de fans

Le célébrissime chanteur pop britannique Elton John donnera un concert vendredi à Saint-Pétersbourg et un autre le 12 juillet à Rostov-sur-le-Don (sud de la Russie), annoncent les organisateurs de l'événement.

Quelque 20.000 spectateurs sont attendus sur la place du Palais à Saint-Pétersbourg, où se déroulera le concert.

L'arrivée du roi de la pop se fera en grande pompe, promettent les organisateurs. La star se rendra à Saint-Pétersbourg à bord de son avion privé, accompagnée de personnel technique et de manageurs, au total une suite de soixante personnes. Escorté par la police, il fera une promenade en limousine et s'installera dans une suite de luxe d'un des meilleurs hôtels de la ville.

Dans ses exigences, la célébrité précise les détails de l'aménagement de sa loge, souligne que des fleurs fraîches ainsi que des ficus et des palmiers doivent décorer en abondance les pièces de son logement. Par contre, les lis, les chrysanthèmes, les oeillets et les marguerites sont bannis. L'artiste attache également une grande importance à la couleur des planchers, des murs et des meubles de son habitat provisoire. Cependant, il est un peu moins exigeant quant à la nourriture: thé, café, eau minérale, fruits, légumes et fromages, sans oublier cependant huit réservoirs de Coca-Cola light, une caisse de cognac Louis XIII, du lait froid (2% de matière grasse et 300 ml de lait de soja.

C'est en 1979 que le musicien a donné son premier concert en Russie. Plus de vingt ans plus tard, en 2001, il se produisait en privé dans la Salle du trône du Palais Catherine de Tsarskoïe Selo (dans les environs de Saint-Pétersbourg).

5.7.07

La contrefaçon de Kalachnikov fait perdre à la Russie 2 mds de dollars par an

Les pertes annuelles de l'économie russe dues à la contrefaçon de fusils d'assaut Kalachnikov s'élèvent à 2 milliards de dollars, a indiqué jeudi Valeri Varlamov, chef du département Sécurité de Rosoboronexport, agence russe chargée des exportations d'armement.

Sur dix Kalachnikov (reconnue comme la meilleure arme d'infanterie au monde) vendues dans le monde, neuf sont des contrefaçons, seulement un dixième est donc commercialisé légalement, a souligné le responsable lors d'une conférence internationale à Moscou.

Les onze Etats fabriquant à l'échelle industrielle des fusils de la famille Kalachnikov, violant ainsi le droit de propriété intellectuelle de la Russie, réalisent des bénéfices se chiffrant à des millions de dollars, a-t-il relevé.

La fabrication illégale d'armes automatiques sur la base de l'AK-47 a même été organisée aux Etats-Unis, et notamment dans le Nevada. Le producteur prétend avoir une licence d'une usine bulgare, alors que les deux parties sont parfaitement conscientes, selon M. Varlamov, que l'entreprise n'a pas le droit de mettre en oeuvre une telle production.

Ceci apparaît particulièrement cynique dans le contexte de la propagande de la protection des droits de propriété intellectuelle et de la lutte contre le piratage menée par les autorités américaines, a martelé le responsable.

Le laxisme vis-à-vis de la production massive de fusils d'assaut contrefaits en Bulgarie et en Pologne et la livraison de ces armes aux formations armées en Afghanistan et en Irak, créées sous le contrôle des Etats-Unis et de leurs alliés, témoigne de la politique des deux poids, deux mesures dans le domaine de la protection de la propriété intellectuelle, a-t-il affirmé.

Washington restituera à Moscou des documents d'archives sortis illégalement de Russie

L'ambassadeur américain à Moscou remettra à la Russie jeudi quelque 80 documents d'archives sortis illégalement du pays, lit-on dans un communiqué de l'ambassade des Etats-Unis diffusé jeudi.

Le gouvernement américain a lancé en 2003 une enquête sur la vente par Internet de documents de grande valeur, probablement volés et emportés hors de Russie, rappelle le service de presse de l'ambassade.

Des agents de Moscou et de New York, en coopération avec le gouvernement russe, ont réussi à retrouver près de 80 documents officiels édités en Russie et en Union soviétique et comportant des signatures des empereurs Alexandre Ier et Nicolas II, des hommes politiques Léon Trotski, Vladimir Lénine, Gueorgui Joukov, Nikita Khrouchtchev, Joseph Staline et d'autres encore.

Quelque 4.000 documents ont été soustraits aux Archives historiques d'Etat de Russie en 1994, a fait savoir Anatoli Vilkov, chef adjoint du Service fédéral chargé de la protection de l'héritage culturel. A l'heure actuelle, la plupart des documents ont été retrouvés mais environ 400 d'entre eux sont encore dispersés dans le monde entier.

Le premier lot de plus de 200 documents a été restitué à la Russie par le maire de Berlin en 1997. Il y a trois ans, plus de 300 pièces ont été découvertes à New York, a précisé M. Vilkov.

Les JO 2014 à Sotchi contribueront au développement de la Russie

Le vice-premier ministre russe Alexandre Joukov estime que l'organisation des Jeux olympiques à Sotchi contribuera à la poursuite des transformations en cours en Russie.

"Les Jeux olympiques à Sotchi en 2014 deviendront un catalyseur des changements en cours dans notre pays. Nous sommes une jeune démocratie et ces Jeux accélèreront notre développement positif", a souligné Alexandre Joukov lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion du CIO.

Sotchi a été choisie mercredi par le Comité international olympique pour accueillir les Jeux olympiques d'hiver 2014.

Evoquant les candidatures coréenne et autrichienne, le responsable russe les a qualifiées de dignes de confiance. "Néanmoins, il est très important que le CIO ait soutenu la candidature du plus grand pays des sports d'hiver. Il va sans dire que toute la Russie saluera cette décision, mais nous comprenons qu'un grand travail nous attend", a-t-il déclaré.

4.7.07

Transferts: l'OM loin d'être seul sur la piste Kalinichenko

L'Olympique de Marseille, qui s'intéresse de près au milieu de terrain ukrainien du Spartak Moscou Maxim Kalinichenko, est loin d'être le seul à suivre la piste moscovite, rapportent les médias russes et ukrainiens.

Le milieu international de 28 ans a passé sept saisons dans le club de la capitale russe, marquant 28 buts toutes compétitions confondues et glanant deux titres de champion de Russie (2000, 2001) et une Coupe de Russie (2003). Il reste à Maxim Kalinichenko un an de contrat avec le Spartak, ce qui pourrait pousser la direction du club à accepter un éventuel transfert.

On parle dans la presse russe et ukrainienne d'un départ plus que probable vers la Ligue 1, avec en première ligne Marseille et les Girondins de Bordeaux, ces derniers ayant l'avantage d'avoir déjà à leur actif une transaction récente avec les dirigeants du Spartak, qui avaient laissé filer en Gironde leur attaquant argentin Fernando Cavenaghi à l'intersaison pour la somme rondelette de 13 millions de dollars.

Mais les deux clubs français devront convaincre, puisque le Dynamo Kiev serait aussi sur les rangs pour s'attacher les services du meneur de jeu ukrainien. Et on imagine mal que Kalinichenko puisse rester totalement insensible aux sirènes de Kiev, le club de son coeur. En outre, les médias font état d'un intérêt du Dnepr Dniepropetrovsk pour le joueur, qui y a fait ses premières classes en tant que professionnel.

3.7.07

Baisse considérable du taux de pauvreté en Ukraine

Le taux de pauvreté a considérablement baissé en Ukraine, a déclaré mardi le directeur de la Banque mondiale (BM) pour l'Ukraine, la Biélorussie et la Moldavie, Paul Bermingham, lors d'une conférence de presse consacrée au rapport annuel de la BM.

Le taux de pauvreté en Ukraine a diminué de 32% en 2001 jusqu'à 14% en 2004 et à 8% en 2005, selon le rapport de la BM. Cette réduction rapide est due en premier lieu à l'augmentation importante des salaires réels en 2004 et en 2005 (de 24% et 20% respectivement) et à la croissance de la productivité du travail dans le secteur privé. L'accroissement des émoluments dans le secteur public et des allocations sociales a également joué son rôle dans la réduction de la pauvreté.

L'Ukraine affiche un rythme parmi les plus élevés en matière de réduction du taux de pauvreté parmi les pays à économie en transition, a souligné pour sa part Martin Raiser, conseiller économique principal de la banque.

2.7.07

Société générale va prendre le contrôle de Rosbank

Le conseil des directeurs de la banque française Société générale a pris la décision de réaliser une option portant sur 30% de Rosbank plus 2 actions. Société générale déboursera 2,33 milliards de dollars pour prendre le contrôle d'une des plus grandes banques russes (50% plus une action). Compte tenu du coefficient sectoriel, il s'agit de l'achat le plus cher jamais effectué sur le marché bancaire russe.

Le rapport entre le capital de la banque et le coût des 30% de ses actions sera de 5,9. Compte tenu des transactions précédentes, le coefficient avec lequel les Français achèteront le bloc de contrôle des actions de Rosbank sera de 4,8. "Personne n'avait jamais payé si cher pour les banques russes, estime Mikhaïl Matovnikov, directeur général du Centre d'analyse économique. Les Français ont payé en premier lieu pour le réseau d'agences de Rosbank".

Jusque-là, on considérait comme les plus grosses transactions impliquant des banques russes l'achat, en novembre dernier, par Nordea Bank Finland de la banque russe Orgresbank (313,7 millions de dollars pour 85,7% des actions avec un coefficient de 3,8) et l'achat par l'organisation financière belge KBC Group d'Absolut Bank en avril dernier (983 millions de dollars pour 95% des actions, avec un coefficient de 3,7).

Les Français auraient pu réfléchir jusqu'à la fin de 2008 sur l'option d'achat. Selon les acteurs du marché, ils ont été obligés de réaliser l'option un an et demi avant terme non seulement en raison du développement du marché bancaire russe, mais aussi en raison des indices de Rosbank. "La banque a connu ces derniers temps certaines difficultés dans la promotion de produits alimentaires sur le marché de détail", explique Ioulia Arkhipova, principale analyste de l'agence Rusreïting.

A présent, les acteurs du marché attendent l'échange d'environ 40% des actions de Rosbank qui appartenaient à Interros contre des actions Société générale. "Ce problème ne sera pas examiné avant l'achèvement de la transaction, ce qui doit avoir lieu à l'automne prochain", a expliqué une source proche d'Interros.

D'après les données au 1er avril 2007, Rosbank occupe en Russie la 10e place pour la somme d'actifs nets (256,7 milliards de roubles) et la 13e place pour le capital propre (24,9 milliards de roubles). Le propriétaire et bénéficiaire de Rosbank est jusqu'à présent Interros (69,9%), Société générale détient 20% moins une action. Les autres titres sont entre les mains des dirigeants de la banque. Rosbank dispose du deuxième réseau d'agences, après Sberbank, dans le pays: 600 points, notamment 68 filiales et 58 agences à Moscou.

Les amateurs de bière font la fête à Moscou

La 9e Edition du Festival de bière de Moscou se déroulera jusqu'au 8 juillet au stade Loujniki.

Un nombre record de sortes de bière (plus de 80) devra y être présenté par plus de vingt compagnies de Russie, de Biélorussie, d'Ukraine, du Kazakhstan, de Corée du Sud et de Thaïlande.

Le programme de l'événement propose expositions, foires et concours dont le principal s'intitule "Dégustation populaire". Les vainqueurs de ce concours seront désignés dans plusieurs catégories par le biais d'un vote par SMS ou par Internet.

Le premier Grand festival de bière de Moscou a eu lieu en 1999. L'événement moscovite est un "enfant" du célèbre Oktoberfest, organisé en Bavière depuis 150 ans, a déclaré le maire de Moscou, Iouri Loujkov, lors du festival de l'année dernière.

En 2006, la Russie a produit près de 10 milliards de litres de bière, soit 9,8% de hausse par rapport à 2005.

La Russie arrive actuellement en 30e position mondiale pour la consommation annuelle de bière par personne (67 litres), selon l'Union des brasseurs russes. L'indice européen moyen est de 80 litres.