Russie    Atom.xml



29.8.07

Automobile: le salon international "Interavto-2007" ouvre ses portes à Moscou

La troisième édition du salon automobile international "Interavto-2007" ouvre ses portes mercredi à Moscou dans le Centre international d'expositions Crocus Expo.

Cette année, le salon s'étendra sur trois pavillons et occupera dix salles d'exposition, sur une superficie de plus de 78.000 mètres carrés. Quinze pays représentant plus de 800 marques, soit 300 de plus que l'année dernière, y participeront: Russie, Biélorussie, Bulgarie, Allemagne, Israël, Inde, Iran, Chine Corée du Sud, Pays-Bas, Pologne, Turquie, Ukraine, République Tchèque et Japon.

Sont présents au salon de nombreux producteurs russes de voitures de tourisme tels qu'AvtoVAZ, le groupe GAZ, TagAZ, Avtotor ou encore GM-Avtovaz. Le reste de la production mondiale est représenté par les marques GM, Hyundai, Kia, Seat, Chery, FAW, Great Wall ou BYD Auto. Les marques KamAZ, ZIL, GAZ, MAZ, Serverstal-avto, Ford et Avtotor exposeront les derniers modèles de camions, autobus et remorques.

La marque SEAT, appartenant au groupe Volkswagen, prévoit de lancer son expansion en Russie à l'occasion de sa présentation dans ce salon, selon un porte-parole de Crocus Expo. Le groupe General Motors prévoit de présenter ses marques Opel et Chevrolet. Sur le stand Opel se déroulera la première mondiale de la berline Opel Astra, et la première russe du roadster Opel GT.

Un autre novice au sein de l'exposition, le producteur anglais MG Rover racheté par la compagnie chinoise Nanjing Auto en 2005 participera au salon sous le nom de Nanjing MG avec la présentation du modèle MG7 (ancien Rover 75) et du Roadster MG TF. En mai 2007, Nanjing MG a signé avec Avtotor un mémorandum sur son intention de produire ses automobiles à Kaliningrad.

Le premier jour jusqu'à 13 heures, le salon ne sera ouvert qu'aux spécialistes et à la presse. Ensuite, Intervavto accueillera les visiteurs jusqu'au 4 septembre inclus.

L'orthodoxie doit servir de base au rapprochement entre les pays de l'ex-URSS (Eglises géorgienne et russe)

Les pays de l'ex-URSS, où les orthodoxes constituent la majorité de la population, doivent se rapprocher mutuellement sur la base de leur foi commune, estiment les hauts dignitaires des Eglises orthodoxes géorgienne et russe.

"C'est normal", a déclaré le président du comité d'éducation du Patriarcat géorgien, le protopresbytre Gueorgui Gamrekeli, répondant à la question de savoir ce qu'il pensait de la réunification possible "des républiques postsoviétiques" sur la base de l'orthodoxie. Cette question lui a été posée lors du duplex télévisé "Russie-Géorgie: la foi efface les frontières" organisé lundi par l'agence RIA Novosti.

"Des tentatives de créer un centre d'unification des pays orthodoxes ont été entreprises dès le début des années 1990. A cet effet, on a organisé des rencontres et des conférences qui réunissaient des ministres et des parlementaires", a ajouté M. Gamrekeli.

De son côté, un secrétaire du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le protodiacre Nikolaï Balachov, a souligné qu'aucune conjoncture politique "ne pouvait influer sur notre fraternité fondée sur la foi".

"Les relations entre les Eglises orthodoxe russe et géorgienne ont toujours été bonnes, car nos Eglises parlent la même langue: celle de notre Sauveur Jésus-Christ", a constaté Lela Djedjalava, porte-parole du Centre de coordination des relations interreligieuses auprès du Patriarcat géorgien.

Les participants au duplex télévisé ont échangé leurs opinions sur les églises géorgiennes en Russie et les paroisses russes en Géorgie. "Des paroisses géorgiennes existent à Moscou, Saint-Pétersbourg et Sotchi. Une église géorgienne est également en cours de construction à Voronej", a précisé M. Balachov.

Il est aussi à noter de nombreux Géorgiens vivant en Russie fréquentent les églises orthodoxes relevant du Patriarcat de Moscou.

Selon le rédacteur en chef de l'Encyclopédie orthodoxe géorgienne, Zaza Abachidzé, cette situation caractérise également la vie religieuse des orthodoxes russes en Géorgie. "Tbilissi compte trois églises où les offices divins sont célébrés en vieux slave", a-t-il précisé avant d'ajouter que de nombreux fidèles russes se rendaient à la messe dans les églises géorgiennes.

L'histoire de l'orthodoxie géorgienne remonte à 335. Cette année, un roi de l'Ibérie, Mirian III, fut converti au christianisme par sainte Nino de Cappadoce. En 1783, la Géorgie entra au sein de la Russie et, quelques décennies après, en 1811, l'Eglise géorgienne se constitua en exarchat de l'Eglise orthodoxe russe. Après la révolution de février 1917 en Russie, un concile de l'Eglise géorgienne composé d'archiprêtres et de religieux réguliers et séculiers rétablit l'autocéphalie canonique de l'Eglise orthodoxe géorgienne et élit un patriarche-catholicos. L'Eglise orthodoxe russe ne reconnut l'indépendance de l'Eglise géorgienne qu'en octobre 1943.

28.8.07

Le métier de prêtre est plus dangereux que celui de journaliste

Le métier de prêtre devient plus dangereux que celui de journaliste, a confié jeudi à l'agence RIA Novosti le porte-parole du Patriarcat de Moscou, le prêtre Vladimir Viguilianski.

Le religieux a fait cette déclaration au lendemain de l'assassinat du père Avenir Smoline, prêtre de l'église de l'Ascension du Seigneur à Fourmanov (région d'Ivanovo). L'hypothèse du cambriolage a été retenue par l'instruction comme le mobile principal du crime.

"C'est le deuxième assassinat d'un prêtre perpétré depuis le début de l'année. En janvier dernier, le père Oleg Stoupitchkine a été tué dans la région de Sverdlovsk. Cette profession devient trop dangereuse", a constaté M. Viguilianski.

Selon lui, les statistiques de ces dix dernières années attestent que le nombre d'ecclésiastiques décédant de morte violente est proportionnellement plus élevé que celui des représentants de tout autre métier paisible, dont les journalistes.

"Plusieurs meurtres de religieux sont commis tous les ans. Et pourtant, les prêtes sont des dizaines de fois moins nombreux que les journalistes", a rappelé le porte-parole du Patriarcat de Moscou.

D'après lui, les statistiques montrent également que le cambriolage est l'un des délits perpétrés le plus souvent contre le clergé. "Les agresseurs estiment visiblement que les prêtres sont des personnes aisées et qu'ils gèrent des fonds importants destinés au rétablissement des églises et des monastères", a ajouté l'interlocuteur de l'agence.

"Le cambriolage serait également l'un des mobiles de l'assassinat du père Avenir. Les malfaiteurs ont fouillé sa maison de fond en comble, sans toutefois emporter les vieilles icônes et les livres anciens. Ils cherchaient sans doute de l'argent", a-t-il supposé.

M. Viguilianski a souligné que l'assassinat d'un prêtre était "une grande tragédie pour ses paroissiens qui le considèrent d'habitude comme leur père spirituel".

Coco Chanel au centre d'une exposition-rétrospective à Moscou

Le musée des beaux-arts Pouchkine de Moscou doit ouvrir vendredi une exposition consacrée à Coco Chanel, légende de la mode du XXe siècle, a annoncé le quotidien Rossiiskaïa Gazeta dans son édition de jeudi.

"Au XXe siècle, la mode est devenue partie intégrante de la culture contemporaine, et c'est en grande partie grâce à Coco Chanel", a rappelé la directrice du musée Pouchkine, Irina Antonova.

"Les visiteurs de l'exposition pourront voir des modèles authentiques de la collection Chanel ainsi que des oeuvres d'art des XVIIIe-XXe siècles issues de la collection privée de la styliste. Nous présenterons également quelques documents et des photos rarissimes de la grande couturière signées Man Ray et Mario Testino", a pour sa part précisé la directrice adjointe du musée chargée des expositions et des relations internationales, Zinaïda Bonami.

La présentation de l'exposition est également singulière. Rassemblée par l'historien de la mode Jean-Louis Froment, elle sera installée dans cinq salles baptisées "noire", "rouge", "or", "tweed" et "jersey", qui abriteront les principaux acquis artistiques de Coco Chanel.

Fin des vacances

De superbes vacances en Russie... Je suis principalement resté sur Ryazan et je suis allé quelques fois à Moscou. J'aime ce genre de vacances quand il fait chaud et qu'il n'y a rien à faire sauf visiter, trainer dans les cafés, nager dans les lacs / rivières / fleuves et pour couronner tout ça, un bon barbecue !

Le mieux, c'est de ne pas avoir amener mon ordinateur, donc, des vacances sans travail !!!

Bon, je transfers les photos sur mon ordinateur et vous en montre certaines dans les jours à venir !

10.8.07

La rose d'Antoine de Saint-Exupéry

Le 31 juillet 1944, l'avion d'Antoine de Saint-Exupéry, envoyé en reconnaissance au-dessus de la zone occupée par les Allemands, n'est pas rentré sur son aérodrome de Sardaigne. Aucune information, aucun débris: le ciel était dégagé et c'est comme s'il s'y était dissous. Il ne restait plus rien de l'immense humaniste, de l'auteur de l'immortel Petit Prince, le conte le plus sage et le plus rayonnant de tous les temps.

Plus d'un demi-siècle plus tard, en 1998, près de Marseille, un pêcheur a soudain remonté un bracelet sur lequel étaient gravés les prénoms Antoine et Consuelo, son épouse, ainsi que l'adresse de la maison d'édition américaine qui publiait ses oeuvres. Deux ans plus tard, on a retrouvé et remonté du fond des eaux des fragments de l'avion que pilotait Saint-Exupéry.

Ce bracelet en argent était précisément le talisman d'Antoine de Saint-Exupéry. Pilote de l'air est un métier dangereux, et Consuelo avait toujours peur de le perdre. Il l'avait tranquillisée un jour en lui écrivant une prière mi-sérieuse, mi-badine, en toute franchise: "SEIGNEUR, faites-moi semblable, toujours, à celle que mon mari sait lire en moi... SEIGNEUR, Seigneur sauvez mon mari parce qu'il m'aime véritablement et que sans lui je serais trop orpheline..."

Antoine, pendant de nombreuses années, est resté célibataire. Il avait écrit à sa mère qu'il ne trouverait jamais la femme qu'il lui fallait, parce qu'il était très exigeant, et que celle-ci devrait être 20 femmes à la fois. Et à 31 ans, à Buenos Aires où il dirigeait l'Aéropostale argentine, le destin lui a envoyé celle qui allait le frapper en plein coeur, ce fut un véritable coup de foudre. Dans les salons de l'alliance française, Benjamin de Crémieux lui présente Consuelo Suncin, la veuve de l'écrivain et journaliste argentin Enrique Gomez Carrillo. Il est séduit sur le champ. Antoine et Consuelo se marieront en 1931, à Nice.

Consuelo a mis la vie de l'écrivain sans dessus-dessous, allant du paradis sur terre à l'enfer sur terre. Il la comparait à un volcan. Leur maison était remplie d'une atmosphère mystique: les portes s'ouvraient toutes seules, les tasses se brisaient sur la table. De nombreux invités en ont été témoins.

Antoine de Saint-Exupéry craignait beaucoup la vie de famille de petit bourgeois, et il a tranquillement adopté cette étrange vie de bohème sans aucune règle. La fille de l'écrivain russe A. I. Kouprine, Ksenia Kouprina, qui connaissait bien Consuelo, disait à son sujet: "Madame de Saint-Exupéry était fantasque et extravagante, toute petite, gracieuse, elle avait des mains ravissantes, d'élégants gestes typiquement latino-américains, des yeux radieux et expressifs."

Consuelo était une érudite, elle connaissait beaucoup de langues, écrivait des vers. Elle brûlait de passion pour un monde de fantaisie, éclatant et incessant. Elle se conduisait comme une petite fille et il ne fallait jamais essayer de comprendre si elle disait la vérité ou non. Un sens aigu de la poésie, une façon d'être au monde, anxieuse et déséquilibrée, rapprochaient ce couple inhabituel. On dit que c'est précisément Consuelo qui a été l'animatrice et la fée dansante du Petit Prince, et même parfois, son co-auteur.

L'écrivain André Maurois, qui s'est souvent rendu chez Antoine de Saint-Exupéry quand il était aux Etats-Unis, décrit de façon impressionnante l'atmosphère de l'immense demeure de Long Island, où a été composé le Petit Prince. Il raconte que ce conte, qui allait subjuguer le monde, a été écrit de nuit. Que tous allaient dormir et que Saint-Exupéry se mettait alors à sa table de travail sur laquelle était toujours disposée une pile de feuilles vierges, et qu'il s'apaisait. Puis soudain, dans le silence de la nuit, explique Maurois, on entendait tonner sa voix, criant à Consuelo qu'il avait faim, tout de suite! Elle se réveillait, descendait sans se plaindre, préparait rapidement une omelette avec du fromage et se laissait glisser dans un fauteuil, enveloppée dans un châle. Tous ceux qui étaient dans la maison dévalaient les escaliers à sa suite. Et Antoine commençait à lire les pages qu'il venait juste de rédiger. Les yeux endormis de Consuelo se réanimaient, s'enflammaient. De temps en temps, d'un léger mouvement de la main, elle arrêtait son mari, proposait sa version du sujet, ses phrases particulières, ses épisodes habiles. Son imagination dessinait d'étonnantes images et métaphores. L'écrivain s'exclamait et lui demandait alors de s'arrêter, de répéter sa dernière phrase.

"Je demande pardon aux enfants d'avoir dédié ce livre à une grande personne. J'ai une excuse sérieuse: cette grande personne est le meilleur ami que j'ai au monde... Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants. (Mais peu d'entre elles s'en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace: A Léon Werth quand il était petit garçon.", a écrit Antoine de Saint-Exupéry dans la dédicace du Petit Prince. Mais le livre n'est pas seulement dédié au petit garçon qu'était Léon Werth, il est également dédié à Consuelo, à la petite fille et à l'adulte qu'elle a été. A cette rose, qui avait elle aussi ses épines, dont le Petit Prince a si bien pris soin.

L'écart entre riches et pauvres atteint un point critique à Moscou

L'essor économique continue en Russie, mais le fossé entre les revenus de la population se creuse, surtout dans la capitale. Selon les sociologues, de plus en plus d'habitants sombrent dans l'apathie sociale et ont la sensation d'être exclus.

D'après les données de la section de Moscou du Service fédéral des statistiques (Rosstat), au premier trimestre de 2007, l'écart entre les revenus des 10% les plus riches et des 10% les plus pauvres a été de 41 dans la capitale. Au début du XXe siècle, cet indice "dépassait" 25 dans une Russie qui avait subi trois révolutions.

Le Danemark, la Finlande et la Suède peuvent se vanter d'avoir un rapport entre les plus pauvres et les plus riches au niveau de 3-4. Un schéma semblable de stratification sociale existait jadis en URSS. En Allemagne, en Autriche et en France, il est plus élevé: 5-7. Les économistes qualifient ce niveau d'optimal. Lorsque le coefficient atteint 10, des conditions ouvrant la porte à des troubles apparaissent dans le pays", a expliqué Rouslan Grinberg, directeur de l'Institut de l'économie de l'Académie des sciences de Russie.

"Les profondes inégalités sociales ont deux conséquences importantes, affirme Natalia Tikhonova, qui dirige la chaire des systèmes socio-économiques et de politique sociale du Haut collège d'économie. Tout d'abord, le niveau de confiance baisse dans la société, le capital social chute. Chacun estime qu'il est en droit d'obtenir ce qui lui est avantageux et commode, en méprisant totalement les règles du jeu communes. Dans les années 90, le droit écrit ne fonctionnait pas chez nous, mais les notions générales de bonne conduite se maintenaient. A présent, ceux qui estiment qu'ils peuvent se conduire à leur guise et que leur "liberté" n'a pas de limites sont de plus en plus nombreux. Il en découle de graves désavantages économiques et une baisse de la compétitivité du pays".

"La deuxième conséquence se manifeste, selon Natalia Tikhonova, dans la sérieuse détérioration de la santé de la population. Il semble que la sensation d'être exclu socialement engendre dans l'organisme un ferment qui le ronge littéralement de l'intérieur. Pourtant, la majorité de nos citoyens se sentent exclus".

L'expédition arctique russe irrite les Occidentaux

Aucun Russe, même le patriote le plus zélé, ne se risquerait à prétendre que son pays ait tous les droits sur le pôle Nord et son sous-sol. Pourquoi cette panique générale? La Russie n'a pas encore formulé de revendications sur le pôle Nord, et si elle en formule, elle n'enverra pas de commandos sur place, mais déposera simplement un dossier de justification scientifique à l'ONU. On ne peut expliquer cette panique que par l'irritation, de moins en moins dissimulée, qu'inspire la Russie.

Du point de vue occidental, l'essor de la Russie et celui de la Chine n'ont pas la même nature. La marche graduelle des Chinois vers la puissance économique et géopolitique ne suscite guère de joie dans les pays industrialisés, elle sème plutôt l'angoisse, pour ne pas dire la peur. Personne ne s'enflamme pour le modèle politique et social qui reste en vigueur en Chine, mais personne ne peut non plus accuser Pékin de succès fortuits ou réalisés aux dépens d'autrui.

La Russie est vue d'un autre oeil. Son essor est dû à la conjoncture inouïe qui règne sur le marché des matières premières, ce qui n'est pas le mérite du Kremlin. Aux yeux de l'opinion occidentale, la Russie est à la fois un nouveau riche agressif des premiers siècles du capitalisme et un rentier fainéant qui tire profit de son héritage.

L'expédition arctique russe a résumé tout ce qui irrite tant les Occidentaux. D'abord, le Kremlin se voit accuser d'avoir fait d'une simple mission scientifique une campagne largement médiatisée aux relents nationalistes, tout en renforçant le prestige de son régime à l'intérieur du pays.

En outre, la Russie a montré qu'elle disposait de ressources matérielles non négligeables. Parmi les pays riverains de l'Arctique, aucun n'est pauvre, certes, mais tout le monde ne peut pas se permettre une expédition aussi coûteuse. Enfin, Moscou a rappelé que, malgré les années du déclin, il avait un réel potentiel technique, ce qui n'est pas non plus donné à tout le monde. Somme toute, on est de plus en plus amené à compter avec la Russie, et on veut de moins en moins le faire.

La démarche russe a encore une fois rappelé que le XXIe siècle promettait une rude concurrence autour des ressources naturelles. Personne ne fera plus de concessions, et même les Etats partenaires seront de farouches rivaux.

Les spécialistes rappellent que le monde a déjà connu une telle effervescence, il y a un demi-siècle, autour du pôle Sud. Sept pays formulaient leurs revendications sur l'Antarctique, et les expéditions scientifiques s'accompagnaient de gestes politiques comparables à l'expédition actuelle de Moscou. Mais les parties sont par la suite parvenues à s'entendre sur le régime juridique du continent glacial et à le laisser en dehors de la concurrence géopolitique pour longtemps. Un processus semblable n'est pas à exclure dans le cas de l'Arctique.

8.8.07

La nuit d'hôtel moscovite est la plus chère d'Europe

Moscou arrive en tête en Europe pour le coût moyen d'une chambre d'hôtel. Les experts expliquent les prix exorbitants par une hausse de la demande et l'absence de nouveaux hôtels.

Après avoir étudié les prix des chambres dans 7.200 hôtels d'Europe, le cabinet de conseil et d'audit Deloitte & Touche a constaté que le prix journalier moyen d'une chambre d'hôtel à Moscou était de 263 euros, ce qui dépasse considérablement le coût d'une nuit d'hôtel à Londres, centre financier européen (185 euros). Athènes et Barcelone, où une nuit coûte en moyenne 149 euros, occupent les 3e et 4e places. Les hôtels de Varsovie sont les plus accessibles, à 91 euros.

Les prix élevés s'expliquent par le manque catastrophique de chambres d'hôtel de niveau international, estiment les experts. "A Moscou, il arrive souvent qu'il soit impossible de réserver une chambre d'hôtel et ce, à n'importe quel prix, commente Vladimir Ilitchev, directeur chargé du développement régional chez Accor. Ceci n'arrive pratiquement jamais à Londres". Les étrangers sont de plus en plus nombreux à se rendre à Moscou pour affaires. Quant au nombre d'hôtels convenables, au lieu de s'accroître comme il le devrait, il se réduit. "Un coup dur a été porté par la démolition de l'hôtel Rossia : le fonds hôtelier s'est réduit d'emblée de 3.000 chambres, explique Vladimir Ilitchev. Certes, ce n'était pas un hôtel 4 à 5 étoiles, mais il jouissait d'une grande demande".

D'après les données du Service fédéral de la frontière, en 2006, 2,4 millions d'étrangers, contre 2,3 millions en 2005, sont entrés en Russie en tant que touristes.

Le manque d'hôtels a également une autre raison: les promoteurs préfèrent construire des bureaux plutôt que des hôtels, ajoute Marina Smirnova, vice-directrice du département conseil de la société Colliers International. "Le retour sur investissement des hôtels est bien plus rapide que celui des bureaux", confirme Natalia Alekhina, manager du service financier de Deloitte pour la CEI (Communauté des Etats indépendants).

Selon Marina Smirnova, la restriction imposée à la fin de l'année dernière par le gouvernement de Moscou sur la construction de bâtiments de bureaux dans le centre historique contribue à l'amélioration de la situation. Son avis est partagé par Vladimir Ilitchev qui fait cependant remarquer qu'on ne peut attendre d'amélioration que dans quatre à cinq ans. Avant le commencement de la construction, les concertations, l'établissement des projets et l'obtention des autorisations prennent à peu près deux ans, et la construction en prend encore autant", a-t-il résumé.

7.8.07

Les Russes font de moins en moins confiance au dollar

Seulement 5% des Russes jugent avantageux de garder leurs économies en dollars, selon une étude réalisée par le Centre d'analyse Iouri Levada, indique lundi le journal Novye izvestia.

Cependant, la question même de savoir en quelle monnaie ils doivent garder leur argent n'est pas d'actualité, pour ainsi dire, pour les Russes. Au cours de ce sondage, réalisé en juillet dernier, les chercheurs ont appris que deux tiers des Russes (66%) n'ont pas d'économies pour l'instant. Seulement un Russe sur cinq (22%) a avoué posséder des disponibilités.

S'ils avaient de l'argent, 38% des personnes interrogées l'investiraient dans l'immobilier. Un sondé sur dix n'a aucune confiance en quoi que ce soit et garderait donc ses économies à la maison, sous forme de billets de banque. 7% opteraient pour l'or ou les bijoux.

Les Russes ayant des économies émettent d'autres avis. La moitié d'entre eux (49%) estiment qu'il est avantageux et sûr de garder ses économies en roubles et presque un tiers (30%) préfèrent les euros. Le niveau de confiance dans le dollar américain continue de baisser, suivant la tendance de ces dernières années. Pendant les premières années du nouveau millénaire, le dollar défiait toute concurrence, mais ensuite, une lutte sérieuse s'est engagée entre le dollar et l'euro. Sur cette toile de fond, le rouble a commencé à gagner du terrain. En deux ans, la popularité de la monnaie russe a augmenté de 10%.

Pour Rouslan Grinberg, directeur de l'Institut d'économie de l'Académie des sciences de Russie, il n'y a rien d'étonnant dans ces humeurs de la population, qui s'expliquent, selon lui, par la chute continue du cours tant réel que nominal de la monnaie américaine.

6.8.07

Le Japon financera le démantèlement de trois sous-marins nucléaires russes

Le Japon financera le démantèlement de trois sous-marins nucléaires de la flotte russe du Pacifique envoyés à la casse, a annoncé vendredi à Vladivostok le vice-ministre japonais des Affaires étrangères Sekiguchi Masakazu.

"Le contrat signé le 2 août à l'usine militaire Zvezda de Bolchoï Kamen, dans le territoire du Primorié, prévoit le démantèlement de trois sous-marins nucléaires, de type Victor-III, de la flotte russe du Pacifique retirés de la circulation. Le Japon espère que les travaux prévus par le contrat seront achevés à la fin de 2008", a déclaré le vice-ministre au cours d'une conférence de presse.

Par ailleurs, les deux pays mènent des négociations sur la destruction du sous-marin nucléaire de type Charlie-I (selon la classification de l'OTAN) qui se trouve au Kamtchatka.

Les autorités japonaises se félicitent de l'attitude sérieuse de la Russie à l'égard de la destruction complète des sous-marins nucléaires hors service qui présentent un danger écologique important, selon M.Mazakazu.

"Pour autant que je sache, la Russie a l'intention d'achever les travaux de démantèlement des sous-marins de sa flotte du Pacifique qui ont été retirés de la circulation avant la fin de 2010.

Une délégation du ministère japonais des Affaires étrangères conduite par Sekiguchi Masakazu est arrivée dans le territoire du Primorié le 1er août dernier pour contrôler la réalisation d'un projet international de démantèlement des vieux sous-marins nucléaires russes. Le projet est financé par le gouvernement nippon. Les diplomates ont déjà inspecté l'usine militaire Zvezda, signé un nouveau contrat sur la destruction de trois sous-marins et rencontré le gouverneur du territoire du Primorié et le commandement de la flotte du Pacifique.

San Diego (WTA): Sharapova remporte son 16e titre

La Russe Maria Sharapova a décroché son 16e titre en carrière en remportant dimanche le tournoi de tennis WTA de San Diego (Etats-Unis) doté de 1,34 million de dollars.

Tête de série n°1, elle s'est imposée en finale face à la Suissesse Patty Schnyder (n°11), en trois sets (6-2, 3-6, 6-0).

Pour Maria Sharapova, qui avait également remporté le tournoi précédent de San Diego, cette victoire est le 1er titre de l'année 2007 et le 16e en carrière.

Après une pause provoquée par des douleurs dans une épaule, le tournoi de San Diego sera un bon tremplin pour l'US Open. "L'année dernière, j'ai triomphé ici, puis à l'US Open. Pourquoi ne pas emprunter cette fois le même chemin?" a lancé la Russe, citée par l'agence Reuters.

3.8.07

La Russie plante son drapeau sous le pôle Nord

Deux bathyscaphes sont descendus à 4.261 m et 4.302 m de profondeur sous le pôle Nord, une première dans l'histoire de l'exploration polaire, pour entre autres y planter un drapeau de la Russie.

Réalisée dans le cadre de l'expédition Arctique-2007, cette plongée de plus de huit heures a été couronnée de succès. "Les chercheurs sont restés au fond pendant près de 40 minutes et ont réalisé le programme des travaux. Les deux équipages sont dans un état physique normal", a annoncé l'Institut de recherches arctiques et antarctiques qui dirige l'expédition.

L'un des bathyscaphes a été piloté par l'océanologue Anatoli Sagalevitch. Artour Tchilingarov, président de l'Association des chercheurs polaires russes et député à la Douma (chambre basse du parlement russe), faisait partie de son équipage.

Le deuxième appareil avait un équipage international: outre le pilote, le Russe Evgueni Tcherniaïev, il comprenait l'Australien Mike McDowell et le Suédois Frederik Paulsen.

Le président russe Vladimir Poutine a téléphoné aux chercheurs pour les féliciter du succès de cette plongée.

MISSIONS DE L'EXPEDITION

La plongée a permis, pour la première fois, de prélever quelques échantillons de sol et de faune sous-marine qui serviront à l'étude détaillée du fond sous le pôle Nord.

Les chercheurs ont par ailleurs planté au fond de l'océan Arctique un drapeau de la Russie et laissé une capsule contenant un message pour les générations futures.

L'un des objectifs poursuivis par l'expédition est de préciser les limites du plateau continental russe dans la région qui s'étend des îles de Nouvelle-Sibérie jusqu'au pôle Nord. S'ils parviennent à démontrer que les dorsales Lomonossov et Mendeleïev, qui vont jusqu'au Groenland, constituent un prolongement géologique du plateau continental russe, la Russie pourrait réclamer les droits à l'exploration de 1,2 million de kilomètres carrés supplémentaires en Arctique et de mettre en valeur des gisements colossaux de pétrole et de gaz dans le triangle Tchoukotka-Mourmansk-pôle Nord.

Interrogé sur les missions de cette expédition, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indiqué: "L'objectif de cette expédition n'est pas de faire valoir les droits de la Russie, mais de prouver que notre plateau continental s'étend jusqu'au pôle Nord".

Le président de la Douma, Boris Gryzlov, a pour sa part souligné que la Russie assistait à l'ouverture d'une nouvelle page dans l'exploration des richesses polaires. "Il s'agit de projets ambitieux d'exploration et de mise en valeur du plateau continental, ce qui correspond entièrement aux intérêts stratégiques de la Russie. Je suis fier que notre pays reste un leader dans l'exploration de l'Arctique", a-t-il déclaré à la presse.

La lutte pour l'Arctique s'est intensifiée en raison de l'épuisement des ressources énergétiques. Selon les géologues, le fond marin de l'Arctique recèlerait jusqu'à un quart des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel. La concurrence oppose les huit pays riverains: les Etats-Unis, la Russie, le Canada, l'Islande, la Norvège, la Suède, la Finlande et le Danemark, qui contrôle le Groenland.

NOTION DE "PLATEAU CONTINENTAL"

Le terme de "plateau continental" est défini dans la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, que la Russie a rejointe en 1997.

Aux termes de cette convention, le plateau continental comprend les fonds marins et leur sous-sol "jusqu'au rebord externe de la marge continentale", son prolongement minimal étant de 200 milles marins à partir du littoral. Les Etats côtiers exercent des droits souverains sur le plateau continental aux fins de son exploration et de l'exploitation de ses ressources naturelles.

Cela étant, le plateau continental ne fait partie du territoire d'aucun Etat, et les droits susmentionnés n'affectent pas le régime juridique des eaux surjacentes ou de l'espace aérien situé au-dessus de ces eaux et ne doivent pas porter atteinte à la navigation maritime et aérienne, ni à l'installation de câbles et de pipelines sous-marins.

Les recommandations sur les questions ayant trait à la fixation des limites extérieures du plateau continental sont formulées par une Commission des limites du plateau continental. Les limites fixées par un Etat côtier sur la base de ces recommandations sont définitives et de caractère obligatoire.

RECLAMATIONS DE LA RUSSIE, DES ETATS-UNIS ET DU CANADA

En 2001, la Russie a été le premier pays à déposer aux Nations unies une demande de fixation des limites extérieures de son plateau continental. Cette demande concerne non seulement l'Arctique, mais aussi les mers de Béring et d'Okhotsk.

En examinant la demande russe en 2002, la commission a notamment conclu que les données fournies par Moscou ne suffisaient pas pour classifier les zones indiquées de l'océan Arctique comme faisant partie du plateau continental russe, et a recommandé une étude complémentaire.

Les Etats-Unis revendiquent les eaux côtières qui s'étendent jusqu'à 600 milles (965 km) de l'Alaska, mais ils doivent pour cela ratifier la Convention sur le droit de la mer.

Le Canada, qui a ratifié la convention et qui revendique également sa partie de l'Arctique, a violemment critiqué l'expédition russe en déclarant que la Russie fixait les limites du plateau continental avec des méthodes médiévales. Pour Ottawa, la tactique de la Russie correspond aux réalités de l'époque des grandes découvertes géographiques et n'a rien à voir avec la politique moderne.

"Nous ne sommes plus au XVe siècle. On ne peut aller n'importe où dans le monde, planter des drapeaux et dire: nous revendiquons ce territoire", a déclaré le chef de la diplomatie canadienne, Peter MacKay.

"Il n'y a rien qui menace la souveraineté canadienne en Arctique. Nous ne sommes pas du tout préoccupés par ce qui est essentiellement un spectacle de la part de la Russie", a lancé le ministre dans une interview à la chaîne de télévision CTV.

Selon l'agence Reuters, Ottawa, qui cherche activement à défendre sa souveraineté en Arctique, a récemment annoncé la construction de huit navires pour patrouiller dans cette région.

La Russie a pour sa part déclaré que les questions concernant l'appartenance du plateau continental devaient être réglées uniquement sur la base du droit international.

"Du point de vue diplomatique, ces questions seront réglées exclusivement sur la base de la Convention internationale sur le droit de la mer et dans le cadre des mécanismes créés par cette Convention pour fixer les limites du plateau continental", a déclaré jeudi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui participait à un forum de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) à Manille.

2.8.07

PAM: la Russie envoie plus de 3.000 tonnes de blé à l'Indonésie

La Russie a accordé jeudi une assistance humanitaire de plus de 3.000 tonnes de blé à l'Indonésie dans le cadre du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU.

Les 3.234 tonnes de blé, d'une valeur de 2 millions de dollars, livrés gratuitement par le ministère russe des Situations d'urgence seront utilisés dans la fabrication de produits alimentaires enrichis pour 216.000 écoliers indonésiens.

"Ce n'est pas la première assistance humanitaire de la Russie à l'Indonésie, mais sa première contribution dans le cadre du Programme alimentaire mondial", a souligné l'ambassadeur russe en Indonésie, Alexandre Ivanov.

La Russie a déjà aidé l'Indonésie en 2005 et 2006 après une série de tremblements de terre au large de l'île de Sumatra et au centre de l'île de Java. Depuis 2004, Moscou a versé au PAM 33 millions de dollars, dont 6 millions en 2007 à l'intention du Kenya, du Soudan et du Tadjikistan.

1.8.07

Après la Russie, l'Amérique convoite le trésor de l'Arctique

Aussitôt après l'annonce par la Russie des résultats sensationnels d'une expédition arctique qui lui permettront de mettre la main sur un territoire richissime, les Américains ont décidé de réclamer leur droit à une zone côtière dans la région de l'Alaska.

"Nous suivons les actions des autres pays qui défendent énergiquement leurs intérêts nationaux", a déclaré John Bellinger, principal conseiller juridique du Département d'Etat américain, dans une interview au journal USA Today. Selon lui, les Etats-Unis s'apprêtent à déposer une demande visant à ce que leur soit accordé le droit de posséder une zone côtière située au niveau du littoral de l'Alaska et s'étendant sur 600 milles (environ mille kilomètres) dans l'Océan Glacial Arctique.

Les Américains sont prêts à officialiser dès demain leur droit à une partie de l'Arctique, mais il y a un "hic". Le fait est que les Etats-Unis n'ont pas ratifié la Convention des Nations unies sur le droit de la mer qui régit tous les rapports juridiques sur le plateau continental. La Convention confirme les droits des Etats à une zone de 12 milles d'eaux territoriales et stipule qu'un Etat a le droit exclusif de disposer de son plateau continental sur toute son étendue.

Les scientifiques russes qui avaient pour but d'argumenter du point de vue scientifique l'élargissement des limites du plateau continental russe ont trouvé des preuves attestant que le plateau continental de l'Océan Glacial Arctique doit être considéré comme le prolongement de la plate-forme continentale sibérienne. A présent, la Russie pourra compter sur un nouveau territoire de 1,2 million de km2.

Le fond marin de l'Arctique recèlerait 25% des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel. En outre, les eaux de l'Océan Glacial Arctique cachent les gisements d'étain, de manganèse, d'or, de nickel, de plomb, de platine et de diamants.

En plus de la Russie, le Danemark, la Norvège, le Canada, l'Islande, la Suède et la Finlande sont prêts à se disputer ces fabuleuses richesses à la Commission de l'ONU pour les plateaux continentaux. Il n'est pas étonnant que les Etats-Unis aient décidé de s'engager également dans cette lutte. Ce qui étonne, c'est qu'ils aient tardé à le faire. Les Américains ont préparé une expédition dans le Nord. En attendant, ils suivent attentivement les actions du deuxième groupe de scientifiques russes qui recherchent déjà dans le fond de l'océan des preuves supplémentaires de l'appartenance d'une partie du territoire arctique à la Russie.