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31.10.07

Après le pôle Nord, Tchilingarov s'apprête à vaincre l'Antarctique

Artour Tchilingarov, célèbre explorateur polaire russe et vice-président de la Douma (chambre basse du parlement russe), qui avait effectué en août dernier une plongée en eau profonde au pôle Nord, une première dans l'histoire mondiale, est en train de monter une nouvelle expédition.

Il a fait savoir à RIA Novosti qu'il se rendrait en janvier en Antarctique.

"Au cours des vacances de Noël, nous voulons atteindre le pôle d'inaccessibilité en Antarctique", a-t-il dit.

Le pôle d'inaccessibilité est le point le plus éloigné de toutes côtes, centre géographique de l'Antarctique. Les explorateurs polaires russes n'y ont pas mis les pieds depuis environ 50 ans, les Soviétiques y ont laissé une petite maisonnette.

Le groupe d'Artour Tchilingarov partira en avion pour l'Antarctique, où il se déplacera en véhicules tout-terrains.

"Il s'agira d'une expédition dans des conditions extrêmes", a-t-il souligné.

Selon lui, la plupart de ceux qui avaient participé à la plongée sur le fond de l'Océan Glacial Arctique, entre autres, le Suédois Frederik Paulsen et l'Australien Mike McDowell, participeront à l'expédition.

En ce qui concerne un éventuel voyage vers le pôle Nord en dirigeable, mentionné notamment par le président de la Douma Boris Gryzlov, Artour Tchilingarov a indiqué qu'il réfléchissait à ce projet.

"Je travaille en qualité de député, c'est pourquoi mes expéditions ne peuvent être effectuées que pendant mes vacances", a fait remarquer l'explorateur polaire.

30.10.07

La Turquie accueillera cette année près de 2,5 millions de vacanciers russes

Cette année, la Turquie accueillera près de 2,5 millions de vacanciers russes, soit un tiers de plus par rapport à l'année précédente, a annoncé l'ambassadeur turc en Russie Kurtulus Taskent lors d'une conférence de presse mardi.

"Cette année le nombre de touristes russes qui sont allés ou se rendront en Turquie s'élèvera à 2,3 à 2,4 millions de personnes, ce qui veut dire que le nombre de Russes visitant notre pays a augmenté de près de 35%. Nous nous en réjouissons", a indiqué le diplomate.

La Russie, selon lui, est un des grands partenaires commerciaux de la Turquie, comme en témoigne l'accroissement soutenu des échanges et des investissements réciproques.

"En 2002, le chiffre d'affaires du commerce bilatéral annuel s'élevait à 5 milliards de dollars, à la fin de 2007 il doit représenter 25 milliards", a annoncé l'ambassadeur, ajoutant que le montant des investissements réciproques approche 10 milliards de dollars.

"La Turquie a commencé à investir dans l'économie russe au début des années 2000, mais nous voyons maintenant que la Russie place également son argent en Turquie ", a indiqué l'ambassadeur.

Selon le diplomate, des branches comme le tourisme, les télécommunications et l'énergie sont les plus prometteuses sur le plan des investissements. "Notre coopération énergétique est très importante. La Turquie est le troisième consommateur de gaz russe en Europe. Cette coopération a un très grand potentiel et j'espère qu'elle se développera à l'avenir également", a encore noté Kurtulus Taskent.

29.10.07

Le patrimoine personnel de Vladimir Poutine comprend un lopin de terre, un appartement et deux voitures

Le patrimoine personnel du président russe Vladimir Poutine, qui conduit la liste électorale du parti "Russie unie", comprend un lopin de terre dans la région de Moscou, un appartement à Saint-Pétersbourg et deux voitures Volga, a annoncé vendredi la Commission électorale centrale de Russie (CEC).

En 2006, les revenus de M.Poutine se sont élevés à 2.011.611 roubles (environ 56,526 euros), selon la commission. Il possède un terrain de 1.500 m2 dans la région de Moscou, un appartement de 77,7 m2 à Saint-Pétersbourg. Par ailleurs, il est propriétaire de deux voitures - une Volga GAZ M-21 modèle 1960 et une Volga GAZ M21-R modèle 1965, ainsi qu'une remorque Skif modèle 1987 héritées de son père.

26.10.07

Arctique: la Russie a les moyens d'appuyer ses revendications

Le ministre russe des Ressources naturelles Iouri Troutnev a répété que la Russie pouvait à bon droit demander à inclure la dorsale Lomonossov dans sa zone d'influence économique.

"Nous considérons que les données rassemblées au cours de l'expédition Arctique-2007 sont suffisantes pour appuyer la demande relative à l'inclusion de la dorsale Lomonossov dans la zone d'influence économique de la Russie", a indiqué M. Troutnev aux journalistes.

Le ministre a rappelé que, d'après les estimations, le volume des réserves d'hydrocarbures dans cet espace potentiel de la zone d'influence économique russe équivalait à 5 milliards de tonnes d'équivalent charbon (tec).

M. Troutnev a assuré que le travail visant à établir les droits de la Russie sur le plateau continental arctique se poursuivait, tout en faisant remarquer que l'Occident n'avait pas émis de "fortes contestations".

Le ministre des Ressources naturelles a d'ailleurs affirmé que les Etats-Unis avaient entamé d'importants travaux visant à faire valoir leurs droits sur l'Arctique.

Début août, l'expédition polaire russe Arctique-2007 s'était rendue au pôle Nord. Des échantillons du fond océanique avaient été prélevés à une profondeur record.

S'il est prouvé que les dorsales Lomonossov et Mendeleïev, qui s'étendent vers le Groenland, constituent le prolongement géologique de la plaque continentale russe, la Russie pourra exercer des droits sur 1,2 million de kilomètres carrés de l'océan Arctique et exploiter les immenses gisements de pétrole et de gaz compris dans le triangle Tchoukotka-Mourmansk-pôle Nord.

25.10.07

Crimée: un parti séparatiste appelle à rétablir l'indépendance de la presqu'île

Le Front populaire Sébastopol-Crimée-Russie, qui regroupe environ trente mouvements politiques et associations de Crimée, appelle les députés du Conseil suprême de la presqu'île à rétablir l'indépendance de la république autonome, a déclaré mardi le coordinateur du Front populaire Valeri Podiatchi.

"Nous appelons les députés du Conseil suprême (de Crimée) à remettre en vigueur la Constitution de la République de Crimée du 6 mai 1992, selon laquelle la Crimée est un état souverain dont les droits constitutionnels s'appliquent intégralement sur son territoire", a annoncé M. Podiatchi au cours d'une conférence de presse à Simferopol.

Selon la Constitution datant de 1992, la république constituait "un Etat de droit, démocratique et laïque" et "accomplissant sa juridiction sur son territoire, sauf pour ce qui a trait aux pouvoirs délégués de plein gré à l'Ukraine". La Constitution était entrée en vigueur en 1994, mais avait été annulée en mars 1995 par le président ukrainien.

"Kiev a révoqué la Constitution par la force et de manière unilatérale", a affirmé M. Podiatchi.

Le contexte actuel unique permet selon lui de remédier à cette situation. "Le parlement de Crimée peut rétablir la Constitution et cette décision ne pourra pas être annulée car la Rada suprême de cinquième législature n'est pas encore entrée en fonction, les députés n'ont pas commencé à exercer leur mandat et l'on ignore quand cela aura lieu", a indiqué M. Podiatchi.

Le pas suivant est selon lui l'application des résultats du référendum de 1991 relatif au rétablissement de la République socialiste soviétique autonome de Crimée. "Ensuite, il conviendra de s'adresser à la Douma d'Etat russe afin qu'elle joue le rôle de garant du statut de la Crimée", a expliqué M. Podiatchi.

Il a ensuite rappelé que le Front populaire était fermement opposé à l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN.

"L'OTAN ne mettra pas les pieds ici, sinon des détachements de partisans (résistants) se formeront en Crimée", a averti M. Podiatchi.

24.10.07

Russie et UE créeront une escadrille anti-incendie

La Russie et l'Union européenne se sont mises d'accord pour créer une escadrille d'avions anti-incendie, a indiqué lors d'une conférence de presse mercredi l'assistant du président russe Sergueï Iastrjembski.

Début 2008, Moscou et l'UE signeront un mémorandum sur les actions conjointes en cas de situations d'urgence, a-t-il annoncé.

Les incendies qui ont ravagé les pays de l'Europe du Sud l'été dernier ont poussé la Russie à créer un centre spécial destiné à faire face aux catastrophes naturelles et à différents cataclysmes.

Des avions russes ont été utilisés dans l'extinction d'incendies en Europe du Sud et dans les Balkans.

23.10.07

Le flux de touristes russes en Grande-Bretagne pourrait se réduire de 30% à 40%

Au cours des six prochains mois, le flux de touristes russes se rendant en Grande-Bretagne pourrait se réduire de 30% à 40% suite à l'officialisation des visas biométriques, a annoncé mardi la porte-parole de l'Union russe de l'industrie touristique (RST), Irina Tiourina.

"Selon les estimations de la RST, le flux de touristes se réduira et cela concernera avant tout les régions russes", a-t-elle indiqué.

Selon elle, cet état de choses s'explique avant tout par le fait que les "centres d'octroi de visas britanniques" sont situés dans trois villes russes seulement, Moscou, Saint-Pétersbourg et Ekaterinbourg (Oural).

"Les touristes régionaux devront prendre l'avion pour se rendre dans ces centres, cela pourrait leur coûter assez cher, d'autant plus que les visas britanniques ne sont pas bon marché, leur prix est de 3.300 roubles (un peu moins de 100 euros)", a-t-elle expliqué.

Selon Irina Tiourina, les opérateurs qui ont déjà acquis des "blocs de séjours" pour les fêtes de la fin d'année, ont dû par la suite annuler des places d'avion suite à ces innovations et entrer en négociation avec leurs collègues britanniques en vue de réduire le nombre de chambres d'hôtel réservées.

Les opérateurs n'écartent pas l'éventualité de la réorientation des flux touristiques russes souhaitant apprendre l'anglais vers l'Irlande et Malte.

D'après l'Union, près de 61.000 Russes se sont rendus en Grande-Bretagne en 2006 et 36.000 y sont allés dans la première moitié de 2007.

22.10.07

ONU: la Russie condamne la "guerre contre les monuments" aux soldats de la Seconde Guerre mondiale

La Russie a fermement condamné à l'Organisation des Nations Unies "la guerre contre les monuments" aux soldats de la Seconde Guerre mondiale qui avaient combattu contre les nazis, rapporte samedi le correspondant de RIA Novosti sur place.

"On doit couper court à toute tentative de vouer à l'oubli la mémoire de ceux qui avaient combattu contre le fascisme et le national-socialisme. A cette occasion, nous condamnons fermement cette tendance qui gagne de plus en plus en plus en ampleur dans certains pays à présenter en héros les acolytes des nazis et à détruire parallèlement les monuments à ceux qui, pendant la guerre, avaient combattu dans les rangs de la coalition antihitlérienne", a notamment déclaré la porte-parole de la mission russe à l'ONU, Maria Zakharova, intervenant à la session de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies à New York.

Cela dit, Mme Zakharova a exhorté l'ONU à poursuivre le travail d'information complète et objective sur les résultats de la Seconde Guerre mondiale, en général, et sur le Holocauste qui avait fait des millions de victimes parmi les Juifs, en particulier.

A la session précédente de l'Assemblée générale de l'ONU, la Russie a figuré parmi les auteurs de la résolution qui a rappelé au monde cette tragédie, en signalant le danger de sa minimisation et de son oubli.

"Nous ne devons pas oublier que la mémoire des victimes de la Seconde Guerre mondiale est inséparable de la mémoire des soldats libérateurs, ayant sacrifié des millions de vies pour le droit des peuples à l'avenir", a noté Maria Zakharova.

La Russie estime que dans les ex-républiques soviétiques, notamment en Lettonie et en Estonie, une campagne d'exaltation des "exploits" de ceux qui avaient fait la guerre du côté des nazis se déroule sur fond de transfert des monuments aux soldats soviétiques libérateurs.

19.10.07

La population russe s'est élevée à 142 millions en septembre

Les effectifs de la population permanente de la Fédération de Russie se sont élevés en septembre à 142,0 millions de personnes, en baisse de 0,14% par rapport au début de l'année, a annoncé le Service fédéral des statistiques (Rosstat) dans un communiqué lundi.

La réduction s'est chiffrée à 196.600 personnes contre 408.200 entre janvier et août 2006.

"Il s'agit d'une dépopulation naturelle qui en janvier-août s'est réduite par rapport à la période correspondante de 2006 de 136,700 personnes", précise le communiqué du Rosstat.

L'immigration, en hausse, a compensé à 44,9 % cette dépopulation.

Entre janvier et août, on a constaté un accroissement du nombre de naissances et une baisse du nombre de décès. Pour l'ensemble du pays, le nombre des décès a dépassé celui des naissances de 1,3 fois (entre janvier et août 2006, de 1,5 fois), mais ce dépassement a été de 2,0 à 2,5 fois dans neuf territoires de la Fédération sur les 88.

Le nombre de naissances au augmenté sur un an de 64.000, soit de 7,8%, celui de décès a baissé de 72.700, soit de 4,5%. Les Russes se sont mariés et ont divorcé plus souvent qu'en 2006. Ainsi, il a été contracté 771.900 mariages (hausse de 10,8%), alors que 451.000 couples ont décidé de divorcer (accroissement de 9,1%), a rapporté le Rosstat.

18.10.07

Euro 2008: la Russie revient en force

L'équipe russe de football a battu mercredi soir dans son enceinte emblématique du stade Loujniki l'équipe d'Angleterre sur le score de 2-1, grâce à un doublé éclair de l'attaquant du Spartak Moscou Roman Pavlyuchenko, pour le compte des éliminatoires de l'Euro 2008.

Dès les premières minutes du match, les Russes se lancèrent à l'attaque, notamment grâce à de belles actions d'Alexander Kerzhakov et de Konstantin Zyrianov, dont le tir puissant fut repoussé en corner par le gardien de Tottenham Paul Robinson.

Mais ce furent pourtant les Anglais qui ouvrirent le score à la 29e minute sur un magnifique but de Wayne Rooney, qui contrôla de la poitrine une passe de Michael Owen et enchaîna sur une reprise de volée. L'Angleterre était alors qualifiée pour l'Euro, en compagnie de la Croatie, il ne restait aux joueurs de Steve McClaren qu'à gérer leur domination au tableau d'affichage.

Jusqu'à la mi-temps, les Russes, qui n'avaient plus rien à perdre, se ruèrent dans le camp adverse, sans pour autant parvenir à créer le danger dans la surface anglaise.

Au retour des vestiaires, Hiddink tenta le tout pour le tout en faisant sortir le défenseur Vassili Berezoutski au profit du milieu Dmitri Torbinski, ce qui sema dans un premier temps le désordre dans la défense russe, Steven Gerrard manquant même le cadre de quelques centimètres sur un tir qui aurait pu mettre définitivement les Anglais à l'abri.

Tout bascula à la 58e minute, quand Guus Hiddink fit entrer sur le terrain Roman Pavlyuchenko à la place de Kerzhakov, redonnant un peu de souffle à l'attaque russe. Une belle combinaison entre Andreï Archavine et Dinar Bilaletdinov fut bien repoussée par la défense adverse.

Dans la lignée de cette domination, Rooney commettait l'irréparable dans sa surface sur Zyrianov, pour un pénalty que Pavlyuchenko transformait sans souci. 1-1, 69e.

Quatre minutes plus tard, on retrouvait les deux joueurs russes, décidément très en vue, sur un tir puissant de Zyrianov repoussé par Robinson. Pavlyuchenko se jetait alors sur le ballon pour marquer le but de la victoire. 2-1, 73e.

Jusqu'à la fin du match, le jeu se libérait au rythme des attaques désespérées des Anglais et des contre-attaques russes, qui manquèrent de peu d'alourdir la facture pour les Britanniques.

Après ce match, qui s'est déroulé devant 80.000 spectateurs sous l'oeil attentif de milliers d'OMON (les CRS russes), la Croatie mène toujours le groupe E avec 26 points (10 matchs), devant l'Angleterre avec 23 points (11) et la Russie avec 21 points (10). Les hommes de Guus Hiddink ont donc leur destin entre les mains, il leur suffira de remporter les deux rencontres qui restent à jouer, contre Israël et Andorre. Le Hollandais est bien parti pour réussir son pari de qualifier la Russie pour le Championnat d'Europe, alors qu'on ne donnait pas cher de ses chances dans un groupe très relevé.

17.10.07

Football: à Moscou, il est conseillé aux supporters anglais de porter leur écharpe

Jusqu'à 4.500 supporters britanniques sont attendus à Moscou pour le match Russie-Angleterre, l'une des rencontres décisives des qualifications à l'Euro-2008 de football (groupe E). Dans le même temps, des fans de foot venant des quatre coins de la Russie affluent dans la capitale pour s'imposer face aux Anglais aussi bien sur les gradins qu'en dehors du stade.

Dès lundi soir, à Moscou, des dizaines de fans représentant différents clubs russes se sont mis à traquer leurs adversaires anglais. "Les simples supporters de la sélection anglaise ne nous intéressent guère, avoue un fan du CSKA Moscou sous couvert de l'anonymat. Ceux-là sont faciles à distinguer, notamment grâce à leurs vêtements et accessoires. Celui qui porte une "rose" (écharpe de supporter dans le jargon des fans russes) aux couleurs anglaises n'est pas un adversaire qui cherche la bagarre. Mais dès qu'on voit dans la rue un groupe d'Anglais, l'air maussade, se promenant en veste Stone Island ou Armani, en casquettes à carreaux et en jeans, alors c'est ceux-là qu'il nous faut. En nous croisant, ils ne prendront jamais la fuite, mais se mettront sur la défensive. Les violences font partie du "programme culturel" de leur voyage."

En plus de leurs "amis" russes, les hooligans anglais devront faire face aux OMON (équivalent en Russie des CRS français) qui viennent de suivre un entraînement spécial avec la participation de policiers britanniques. On leur a appris à contrôler efficacement le comportement des supporters anglais dans les rues, le métro mais aussi dans les cars spécialement affectés qui feront la navette entre les hôtels et le stade Loujniki. Des OMON seront également postés dans les secteurs anglais des gradins, car les fans d'outre-Manche excellent aussi bien dans les chants pour supporter leurs idoles que dans le déclenchement de troubles.

Les fans russes se sont eux aussi solidement préparés pour le match. Sur les gradins du stade Loujniki, les supporters vont étendre une toile spéciale mesurant 130 m sur 80. "Pour la Russie, c'est un record, a-t-on déclaré à l'Union russe des supporters. La gigantesque bannière sera ornée des couleurs russes et comportera une image et une inscription. Lesquelles? Vous le verrez au stade. Un groupe de supporters a préparé plusieurs chansons qu'ils crieront tous en choeur. Il est difficile de chanter plus fort que les Anglais, mais on essaiera de leur faire concurrence."

Dans tous les cas, les supporters russes seront nettement plus nombreux dans le stade Loujniki, capable d'accueillir jusqu'à 86.000 personnes. Et ils hurleront le plus fort possible afin que les Britanniques, même s'ils gagnent, rentrent chez eux complètement sourds.

16.10.07

Grand Nord russe: les scientifiques se penchent sur un bébé mammouth très bien conservé

Des chercheurs russes, japonais, américains et français se sont donné rendez-vous mardi à Salekhard, port sur le littoral arctique russe, afin d'étudier le cadavre d'un bébé mammouth découvert en mai dernier.

Baptisée Liouba, la jeune femelle est "dans un état de conservation exceptionnel", car elle a gardé sa trompe, ses yeux et des poils, a précisé un porte-parole du gouverneur du district autonome des Iamalo-Nenets, dont Salekhard est le chef-lieu, interrogé par RIA Novosti.

Mesurant 90 sur 130 cm et pesant une cinquantaine de kilos, la femelle était âgée d'un an tout au plus au moment de son décès survenu il y a plus de 10.000 ans selon des spécialistes.

Le bébé mammouth a été trouvé près du fleuve Iouribeï par un éleveur de rennes qui avait immédiatement alerté le musée local. Extraite du permafrost, la dépouille a immédiatement été placée dans une chambre frigorifique à -7°C.

12.10.07

La version russe du dernier Harry Potter déboule dans les librairies moscovites samedi à minuit

La version russe du septième et dernier volet des aventures d'Harry Potter, Harry Potter and the Deathly Hallows, de l'auteure britannique J.K. Rowling, sera vendue à partir de samedi minuit dans les librairies moscovites.

Les librairies Moskovski Dom Knigui, Moskva, Biblioglobus, Medvedkovo, et Bookberry seront les premières à proposer le roman dans leurs rayons, a indiqué à RIA Novosti le directeur de la communication des éditions Rosmen, Alexeï Chekhov. En outre, tout un programme festif s'y prépare.

"Les éditions Rosmen ont annoncé la tenue d'un concours de la meilleure fête organisée à l'occasion de la sortie du livre, pour lequel les différentes librairies ont rivalisé de créativité. Le 13 octobre sera donc une grande fête et un évènement qui aura une grande résonnance dans toute la Russie", a déclaré M. Chekhov.

Dans la librairie Moskva, les admirateurs du jeune sorcier pourront participer à un concours de costumes et bénéficier ainsi de 10% de réduction sur l'achat du livre, assister à des cours de métamorphoses selon les méthodes du professeur McGonagall, et participer à différents autres concours.

Ce 7e volet d'Harry Potter devrait coûter environ 300 roubles (8,5 euros).

La maison d'édition s'attend à ce que le roman, tiré à 1,8 million d'exemplaires, soit épuisé dès la première semaine.

"Nous nous préparons à faire des tirages supplémentaires, et pensons qu'ils devraient rejoindre les étals vers le 15 octobre", a-t-il poursuivi, précisant que 200.000 exemplaires devraient encore venir grossir le chiffre de départ.

Des mesures de sécurité spéciales ont été prises afin d'éviter toute fuite d'information.

Le dernier volume des aventures du jeune sorcier n'en finit pas de battre des records de vente aussi bien en Grande-Bretagne que sur l'ensemble de la planète.

Selon les éditions Bloomsburry, qui ont publié tous les volumes de la saga potterrienne, les ventes à l'étranger du roman en anglais, sorti le 21 juillet dernier, sont déjà trois fois plus importantes que les prévisions. Ce sont les lecteurs allemands, chinois, japonais, français, italiens, néerlandais et brésiliens qui ont manifesté le plus d'intérêt pour ce dernier roman.

11.10.07

Moscou: le réveillon sur la Moscova pourrait cette année devenir une réalité

Pour la première fois, les réveillons de Noël et de la Saint-Sylvestre pourront se dérouler sur des bateaux croisant sur la Moscova, a indiqué mercredi à RIA Novosti Ioulia Efremova, chargée des relations publiques de la compagnie de navigation de la capitale.

"Cette année la compagnie a décidé de concrétiser l'idée de passer les réveillons de Noël et du premier de l'an en bateau. Nous prévoyons de proposer (à nos clients) une séduisante ballade hivernale au fil de l'eau et de fêter la nouvelle année sur un bateau", a-t-elle déclaré.

Selon elle, le projet est presque bouclé.

"Si la rivière est gelée, nous prévoyons même d'utiliser un petit brise-glace", a-t-elle souligné.

Elle a ajouté que la période de navigation avait été prolongée par rapport à l'année dernière, les températures de septembre et de début octobre étant plus douces qu'en 2006 à la même époque.

Mme Efremova a rappelé que jusqu'à présent les bateaux circulaient uniquement l'été sur la Moscova.

Cette année, la navigation avait débuté le 10 avril.

10.10.07

Une héritière des Romanov demande la nationalité russe

Une héritière des Romanov, la grande-duchesse Olga Nikolaïevna Koulikovskaïa-Romanova, a annoncé mercredi son intention de demander la nationalité russe.

"J'espère que le président russe fera preuve de bonté et me permettra d'obtenir la nationalité russe. Ma famille vit au Canada, mais je passe huit mois sur douze en Russie, et je veux m'y sentir chez moi", a-t-elle déclaré lors d'une rencontre avec des intellectuels à Petrozavodsk, chef-lieu de la république russe de Carélie (nord-ouest).

Agée de 83 ans, l'héritière des Romanov est arrivée à Petrozavodsk pour une visite privée en vue d'organiser une exposition d'oeuvres artistiques de la grande-duchesse Olga Alexandrovna, sa belle-mère et soeur du dernier tsar Nicolas II.

A Petrozavodsk, Mme Koulikovskaïa-Romanova a rencontré des responsables de musées et des collectionneurs privés gardant des documents historiques concernant le séjour de la famille impériale en Carélie et des objets personnels de certains membres de la dynastie.

La grande-duchesse Olga Nikolaïevna est présidente de la fondation Programme d'aide à la Russie, et membre honoris causa de l'Académie russe des beaux-arts et de l'Union des écrivains de Russie.

9.10.07

La France est un des partenaires prioritaires de la Russie

Le président russe Vladimir Poutine estime que la France est un des partenaires prioritaires de la Russie.

"La France a été et, je l'espère, sera l'un de nos partenaires prioritaires en Europe et dans le monde. Nos rapports se développent avec succès", a indiqué Vladimir Poutine ouvrant mardi soir une rencontre avec le président français Nicolas Sarkozy à Novo-Ogarevo, près de Moscou.

Selon le président russe, les contacts russo-français au sommet et à un niveau élevé se poursuivent régulièrement. Il n'y a pas longtemps, les ministres des Affaires étrangères et les ministres de l'Economie ont tenu des rencontres, a-t-il rappelé.

"Nous avons maintenant le plaisir de voir à Moscou le président français", a noté le chef de l'Etat russe.

"Nous avons convenu de cette rencontre à Heiligendamm (en juin), au sommet du G8. Je suis au courant de votre calendrier très chargé et je constate avec plaisir que vous avez jugé possible d'accepter mon invitation et de venir aujourd'hui en Russie", a dit Vladimir Poutine.

8.10.07

Mars, l'autre Spoutnik de la Russie?

Il y a 50 ans, le 4 octobre 1957, la Russie mettait le premier satellite artificiel sur l'orbite de la Terre. Les avancées soviétiques dans le domaine spatial avaient assuré un nouveau statut mondial à l'URSS et porté un coup dur au prestige et à l'influence des Etats-Unis tant aux yeux des autres nations qu'aux yeux des Américains.

Malheureusement, depuis le lancement du premier satellite artificiel de la Terre, le rôle des grandioses projets spatiaux en tant que moyen principal d'assurer l'essor de la science et de la technique de l'URSS/Russie et de raffermir le prestige international du pays a été peu à peu oublié. Le Programme spatial fédéral pour 2006-2015 a été l'apothéose des recherches spatiales.

Le projet de nouveau programme spatial pour 2020-2040 en voie de préparation par Roskosmos (Agence fédérale spatiale russe) vise probablement à assurer, pour l'essentiel, une existence tranquille aux fonctionnaires concernés par l'espace, au lieu de faire renaître le potentiel technologique de la Russie et de lui rendre son statut de puissance mondiale. Sinon, comment expliquer le fait que l'Académie des sciences de Russie n'ait pas été invitée à participer à l'élaboration de ce programme?

Par exemple, selon l'académicien Lev Zeleni, directeur de l'Institut de recherche spatiale (IKI), il serait possible de résoudre les problèmes de l'énergie thermonucléaire sur l'orbite circumterrestre, il suffit pour cela d'utiliser des microsatellites. Ils permettront d'étudier la magnétosphère de la Terre, proche, par ses caractéristiques physiques, du "piège" magnétique qu'il faut créer pour maintenir le plasma dans les réacteurs thermonucléaires.

Seule l'exploration de l'espace "lointain" peut assurer l'essor qualitatif et quantitatif de l'activité spatiale. Les représentants de l'Agence fédérale spatiale ont maintes fois évoqué la possibilité pour la Russie d'effectuer un vol vers la Lune, mais ce ne serait que la répétition des programmes américains. Il est peu probable que cela puisse être conforme aux intérêts de la Russie à long terme dans les domaines politique, scientifique et technique.

La préparation d'un vol habité vers Mars a commencé au début des années 1970 en Russie. La variante orbitale de survol de cette planète prévoit l'utilisation maximale aussi bien des possibilités de l'équipage que des appareils sans pilotes qui l'accompagneront. Elle peut être réalisée en 12 à 14 ans et son financement demanderait un peu plus d'un milliard de dollars par an. Ce projet, de même que le lancement du premier satellite il y a 50 ans, est capable de porter le potentiel technologique de la Russie et son statut international à un niveau qualité nouveau.

5.10.07

Cimetière ou lieu d'exécution collective: macabre découverte au centre de Moscou

Les restes mortels de dizaines de personnes ont été découverts jeudi rue Nikolskaïa en plein centre de Moscou, a annoncé jeudi la porte-parole de la police de l'arrondissement central de la capitale, Elena Perfilova.

"Hier, un ouvrier travaillant pour une organisation chargée de la restauration d'une maison située au 8, rue Nikolskaïa s'est adressé à la police. Cet homme a raconté que des restes mortels avaient été découverts dans la cave de l'immeuble. Les policiers qui se sont rendus sur les lieux ont trouvé au total les dépouilles de 34 personnes ainsi qu'un pistolet rouillé dont le modèle n'a pas encore été déterminé", a-t-elle raconté.

Le parquet de Moscou tente actuellement de déterminer l'ancienneté des cadavres et a d'ores et déjà ordonné une expertise médico-légale.

"Il est pour l'instant difficile de donner des précisons d'ordre temporel. Il pourrait s'agir de dizaines, voire de centaines d'années", a déclaré Sergueï Baloutchevski, membre du parquet.

Le parquet peine également à avancer une version plausible des faits: "Les versions sont pour l'instant nombreuses: peut-être s'agit-il d'une exécution datant de l'époque tsariste ou peut-être ces gens étaient-ils gravement malades si bien que l'on a décidé de ne pas les enterrer", a avancé M. Baloutchevski.

Selon le président de la société "Mémorial", Arseni Roguinski, interviewé par radio Maïak, les historiens n'excluent pas que la découverte puisse avoir un lien avec les exécutions des années 1937-1938, menées sur condamnation du collège militaire de la Cour suprême de l'URSS, le quartier général de cet organe se situait à l'époque à proximité.

Un représentant du Comité de protection de l'héritage culturel de la capitale a quant à lui déclaré que, selon les données préliminaires, le lieu d'inhumation collective découvert pourrait correspondre à une partie du cimetière attenant à l'église de la Dormition.

4.10.07

50 ans de Spoutnik: Bruxelles et Toulouse accueillent deux expos photo de RIA Novosti

La capitale belge et la ville de Toulouse accueillent à partir de jeudi deux expositions photo organisées par RIA Novosti, consacrées aux 50 ans du lancement du premier satellite artificiel de la terre.

Une exposition intitulée "Spoutnik: le début de l'ère spatiale" ouvrira ses portes dans le planétarium attenant à l'Observatoire royal à Bruxelles. 40 photos d'archive présenteront l'élaboration et le lancement de Spoutnik ainsi que d'autres avancées inédites réalisées par la Russie dans le domaine astronautique, comme le vol du premier homme dans l'espace, la première femme cosmonaute, la première sortie extravéhiculaire, le premier lunokhod, etc.

L'exposition comprend également des photos de constructeurs soviétiques connus comme Sergueï Korolev ainsi que de célèbres clichés de Iouri Gagarine et de la première femme dans l'espace Valentina Terechkova, ainsi que d'autres évoquant les dernières avancées de la Russie en matière de mise au point d'équipements spatiaux.

La coopération dans le domaine spatial entre la Russie et les pays européens, dont la Belgique, fera l'objet d'une exposition ultérieure.

La Cité de l'espace de Toulouse accueillera dans le cadre de l'exposition Cosmomania une autre expo photo de RIA Novosti sur le thème "Plus loin vers les étoiles".

60 clichés des archives de l'agence seront présentés, parmi lesquels des photos rares des premiers chiens dans l'espace, Belka et Strelka.

Les deux expositions comporteront la diffusion d'un film multimédia reconstituant en détail le processus de lancement du premier satellite artificiel de la terre, compilant des images d'archives des télévisions russe, française et canadienne.

3.10.07

La Russie et l'Europe préparent une mission conjointe non habitée sur Vénus

La mission russe Venera-D (Venus-D) pourrait être associée au programme européen d'étude de Venus, peut-on lire dans la documentation du forum international "Espace: science et problèmes du XXIe siècle" qui s'est ouvert lundi à Moscou.

"Le projet conjoint - baptisé European Venus Explorer - a été présenté à l'Agence spatiale européenne et a déjà passé la première étape de la sélection. L'objectif du projet conjoint consiste à étudier l'atmosphère et les nuages vénusiens et l'interaction de l'atmosphère avec le sol de la planète, dans le but de comprendre le mécanisme de l'évolution de Vénus et de son climat, pour le confronter à des processus analogues sur Terre et sur d'autres planètes", peut-on lire dans la documentation proposée lors du forum.

Le projet fait partie du Programme spatial fédéral russe pour 2006-2015.

La mise de l'appareil sur la trajectoire du vol vers Vénus sera de toute évidence effectuée au moyen d'un lanceur russe Soyouz-ST depuis le cosmodrome de Kourou, en Guyane française.

Un module spatial européen créé sur la base de la station Venus-Express et un module d'atterrissage russe de conception originale, lequel devra comporter un système d'appareillages scientifiques à longue durée de vie, feront partie de la charge utile de l'appareil spatial.

Il est prévu d'y installer également des sondes pour l'étude de l'atmosphère de la planète.

La Russie fournira pour ce projet son système original d'entrée et de descente dans l'atmosphère pour un module largable et un aérostat.

Puisque cette mission sur Vénus sera conjointe, le module largable russe comportera des appareillages européens et le module orbital européen des appareillages russes.

La participation à cette mission d'un aérostat japonais volant à basse altitude est aussi possible. Si l'aérostat européen est conçu pour une dérive à des altitudes relativement confortables en termes de températures et de pressions, l'aérostat japonais devra naviguer au-dessous des nuages, à une altitude de près de 35 km, où l'atmosphère est déjà chaude et les pressions élevées. L'étude de l'atmosphère à des altitudes différentes donnera beaucoup d'informations supplémentaires, rappellent les auteurs de la documentation.

Le beau sexe de retour sur la scène politique russe

Les femmes regagnent du terrain dans la vie politique russe à la suite des derniers remaniements ministériels, qui font partie intégrante de la campagne électorale en prévision des législatives de décembre 2007. Les experts évoquent à la fois une réponse à la disparité hommes-femmes, un coup de pub politique et la reconnaissance de l'efficacité de femmes en tant que gestionnaires.

Pour l'instant, le parlement russe se situe dans le milieu du classement des 189 Etats répartis selon la proportion des femmes, avec 9,4%. En tête du classement figurent le Rwanda et la Suède, où les députées détiennent presque la moitié des sièges. Les Finlandaises et les Norvégiennes occupent, elles, plus de 35% des sièges dans les organes législatifs suprêmes.

Les réformes démocratiques des années 1980-1990 ont été marquées par l'exode du sexe faible de la vie politique. Si le Soviet suprême de l'URSS était constitué à 32% de femmes en 1984, la proportion des élues du peuple a reculé en 1990 à 5%, son plancher historique.

En Union soviétique, tout se décidait en haut, rappelle Dmitri Orechkine, expert à l'Institut de géographie (Académie russe des sciences). "Quand les vieilles règles du jeu ont été supprimées, et que la démocratie s'est imposée, les droits des femmes ont été foulés aux pieds: les hommes se sont lancés dans la course au pouvoir, tel un troupeau à l'abreuvoir, en piétinant faibles et malades", estime-t-il. Aujourd'hui, en revanche, les hommes politiques comprennent que les femmes représentent une précieuse ressource électorale, la majorité des électeurs appartenant au beau sexe.

En 1993, en prévision des premières élections à la Douma, un nouveau bloc électoral baptisé Femmes de Russie a été mis en place pour augmenter la proportion des femmes à la chambre basse du parlement russe. Ce bloc a recueilli 8,1% des voix, soit 21 sièges au parlement. Mais ce mouvement a par la suite éclaté. Et quand la nouvelle loi sur les partis a interdit aux Russes de composer des alliances politiques autour des valeurs autres que politiques, on a assisté à la disparition non seulement du parti des amateurs de bière, mais aussi des forces dont les membres sont recrutés en fonction de leur sexe. Selon Dmitri Orechkine, au début de l'ère postsoviétique les femmes politiques étaient plus des personnalités brillantes que des gestionnaires efficaces. Aujourd'hui, on mise sur l'efficacité du gestionnaire, quel que soit son sexe.

Voilà pourquoi, pour la première fois depuis cinquante ans, le gouvernement russe s'est doté de deux femmes: Elvira Nabioullina pour le ministère du Développement économique et du Commerce et Tatiana Golikova pour celui de la Santé et du Développement social. Selon M. Orechkine, il y a des femmes politiques compétentes qui "travaillent réellement au lieu de chercher à s'affirmer".

2.10.07

La collection Rostropovitch sera remise à l'Etat et exposée dans un palais de Saint-Pétersbourg

La collection Rostropovitch-Vichnevskaïa sera remise à l'Etat et exposée au Palais Constantin de Saint-Pétersbourg, a annoncé lors d'une conférence de presse lundi l'homme d'affaires Alicher Ousmanov, qui a racheté la collection.

"Je voulais exaucer le voeu de Galina Vichnevskaïa, qui souhaitait que la collection trouve sa place dans un des palais de Saint-Pétersbourg", a raconté le magnat de l'acier, précisant que la décision définitive a été prise après consultation avec l'administration présidentielle.

La collection, comportant 450 objets d'art russe dont des chefs-d'oeuvre comme le portrait d'Aurora Demidova par Karl Brullov, "Le trésor des anges" de Nicolas Roerich, "Visages de Russie" de Boris Grigoriev ou encore une collection de porcelaine impériale, devait être mise aux enchères chez Sotheby's les 18 et 19 septembre, sa propriétaire Galina Vichnevskaïa, veuve du grand violoncelliste Mstislav Rostropovitch, ayant pris la décision de s'installer définitivement en Russie et l'entretien de la collection à Paris et Londres coûtant trop cher.

Alicher Ousmanov a racheté la collection en bloc, un jour avant la mise aux enchères pour environ 72 millions de dollars (les estimations initiales s'élevant à 40 millions), dans l'objectif de la ramener en Russie.

Quelques semaines avant, l'homme d'affaires avait racheté une collection de dessins animés culte de l'époque soviétique cédée dans les années 1990 à une société américaine, pour les offrir à une chaîne de télévision publique. Le montant de la transaction serait de 5 à 10 millions de dollars.

Le Musée russe de Saint-Pétersbourg, le Musée des beaux-arts Pouchkine et les Musées du Kremlin de Moscou souhaitaient accueillir l'ensemble de la collection.

1.10.07

Un mois et demi d'expédition dans l'Himalaya pour une équipe de rafting russe

L'expédition internationale Tomsk-Himalaya 2007, composée de sportifs de trois villes russes Tomsk, Omsk et Vladivostok, ainsi que du Népal et de Nouvelle-Zélande, prévoit de passer un mois et demi au Népal, a indiqué lundi le responsable de l'expédition Evgueni Kovalevski.

La mission principale de l'expédition est une descente de 130 kilomètres sur l'une des rivières les plus turbulentes du monde, la rivière Dudh Kosi. Avant d'entamer cette descente, les sportifs devront d'abord se rendre sur l'un des sommets himalayens, le Kala Patar, qui culmine à 5.660 mètres, et y planter les drapeaux russe, népalais et néo-zélandais, ainsi que les drapeaux des villes participantes. Un camp sera organisé sur le versant sud de l'Everest, d'où devrait débuter la descente, classée parmi les plus difficiles.

"Nous décollons aujourd'hui de Novossibirsk. Nous arriverons au Népal le 3 octobre. Nous devrions y passer environ un mois et demi", a fait savoir M. Kovalevski.

Cinq des coéquipiers sont issus de Tomsk, Evgueni Kovalevski, les sauveteurs Vassili Tchesnokov et Evgueni Karpitski, Nikita Martiouchev, étudiant de l'université polytechnique de Tomsk et le médecin de l'expédition, spécialiste de chirurgie plastique, Edouard Merker. Tatiana Kirina (Vladivostok) et Anna Tchoupirova (Omsk), deux sportives expérimentées russes ont rejoint l'expédition. Les participants étrangers sont Sean Quinlivan, champion de Nouvelle-Zélande de slalom en kayak, et Rodgendra Tapaliïa, kayakiste professionnel népalais.

L'expédition Tomsk-Himalaya 2007 a l'intention de descendre toute la rivière Dudh Kosi, prise d'assaut par les sportifs du monde entier depuis 1976.

Le premier à l'avoir descendue est le kayakiste britannique Mike Jones. Avec les cinq meilleurs kayakistes britanniques, accompagné de 45 porteurs, il avait gravi l'Everest et réalisé la première descente de la rivière en 1976.

Il y a un mois, un groupe de rafteurs russes avait prévu de descendre le fleuve Yurungkax en Chine. Leur expédition s'est terminée tragiquement puisque seuls deux des coéquipiers ont été retrouvés vivants, trois sont décédés et l'un d'entre eux n'a toujours pas été retrouvé.