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31.1.08

Tempête médiatique autour de la flotte russe

Les navires du groupe d'assaut polyvalent des flottes russes du Nord et de la mer Noire, avec à leur tête l'unique porte-avions russe Admiral Kouznetsov, terminent actuellement leurs manoeuvres dans l'Atlantique et en Méditerranée. Après une escale à Lisbonne, du repos et des permissions en ville pour l'équipage, qui ont suivi les manoeuvres tactiques dans le golfe de Gascogne en commun avec un navire de la marine portugaise, le vaisseau amiral de la Flotte russe de la mer Noire, le croiseur porte-missiles Moskva, commandé par le capitaine de vaisseau Igor Smoliak, mettra le cap avec un bâtiment d'appui sur Sébastopol, son port d'attache.

Les exercices des marins du groupe naval en commun avec les pilotes de l'aviation embarquée et de l'aviation à long rayon d'action constituent l'étape finale de ces manoeuvres dans l'Atlantique. Fin janvier - début février, plus de quarante aéronefs russes doivent survoler l'océan. Il s'agit, entre autres, de bombardiers stratégiques porte-missiles Tu-160 (code OTAN: Blackjack) et Tu-95MS (Bear), d'un bombardier à long rayon d'action Tu-22M3, de chasseurs MiG-31 et Su-33, d'avions ravitailleurs Il-78 et d'avions de reconnaissance A-50. Ils doivent s'entraîner à effectuer des missions de reconnaissance, à porter des frappes contre un adversaire conventionnel et au combat aérien. Ensuite, l'Admiral Kouznetsov, les deux grands navires anti-sous-marins Admiral Tchabanenko et Admiral Levtchenko, les navires auxiliaires Sergueï Ossipov et Ivan Boubnov mettront le cap sur Severomorsk, base de la Flotte du Nord.

Les navires russes passeront de nouveau le long du littoral occidental de l'Europe escortés par l'aviation stratégique russe, ainsi que par des navires et des avions de l'OTAN. A la mi-février, après ces manoeuvres dans l'Atlantique et en Méditerranée, le groupe d'assaut de la Marine de guerre russe sera de retour au pays après avoir couvert 12.000 milles marins. Les spécialistes n'en doutent pas.

Les marins russes ont dignement représenté leur pays et le drapeau de Saint-André lors de ces exercices prolongés. Ils ont effectué des tirs de tous les types de missiles et de canons d'artillerie dont ils disposaient à bord: les missiles antinavires Bazalt, le système de missiles de DCA de portée intermédiaire "Fort", analogue du système terrestre S-300P, les missiles de DCA à courte portée Osa-M, ainsi que le canon d'artillerie de 130 mm AK-130 et les canons multitubes de 30 mm AK-630M. Comme on l'a fait savoir depuis le croiseur, les missiles et obus ont atteint leurs cibles, ce que toutes les chaînes de télévision se sont empressées de faire savoir. Ces informations n'ont pas été exagérées, comme n'ont pas manqué de le confirmer les pilotes des avions d'assaut Su-25, des chasseurs polyvalents Su-33 et de l'hélicoptère de recherche et de sauvetage Ka-27 qui ont décollé du porte-avions Admiral Kouznetsov et du navire anti-sous-marin Admiral Tchabanenko. Ces résultats peuvent également être certifiés par les marins américains et allemands qui ont observé ces exercices.

On pourrait se réjouir pour nos marins et pilotes, s'il n'y avait pas ce détail: la télévision russe a parlé avec bien trop d'enthousiasme de la "renaissance de la Marine russe", en affirmant que nos navires avaient évincé, ou peu s'en faut, la 6e flotte américaine de la Méditerranée et que le drapeau de Saint-André était de retour dans l'océan mondial. Le fait de prendre ses désirs pour des réalités a toujours été le principe tacite de la propagande soviétique. Ce principe semble bien s'être, comme par enchantement, enraciné à la télévision, surtout en ce qui concerne l'armée et la flotte.

Il est quelque peu indécent de comparer notre unique porte-avions propulsé par une turbine à gaz et accompagné de trois navires de guerre appartenant à différentes flottes à la 6e flotte américaine, que ce soit au niveau de sa composition ou de ses caractéristiques de combat. Le Kouznetsov, par exemple, emporte environ 50 avions à son bord, contre 80 pour les porte-avions nucléaires de classe Nimitz, dont certains font partie de la 6e flotte. En outre, cette dernière dispose de quatre avions de reconnaissance E-2C qui permettent de détecter des cibles situées à des centaines de kilomètres du navire. Notre porte-avions n'emporte aucun appareil analogue. Mieux vaut arrêter là la comparaison.

Il est prématuré de parler de renaissance de la flotte, y compris de la flotte de surface. L'Admiral Kouznetsov est entré en service en 1990, après huit ans de travaux dans les chantiers navals de Nikolaïev (à présent, ils appartiennent à l'Ukraine). La Russie ne possède ni ne construit aucun autre porte-avions. Aucune infrastructure n'a même été créée pour leur éventuelle construction. Le grand navire anti-sous-marin Admiral Levtchenko a été construit en 1988, son "homologue" modernisé Admiral Tchabanenko a été mis en cale sèche en 1990 et livré à la flotte en 1999, le croiseur porte-missiles Moskva, vaisseau amiral de la flotte de la mer Noire, en 1983. Il s'appelait alors Slava. Pour l'instant, la Russie ne construit aucun nouveau croiseur ni grand navire anti-sous-marins de classe Tchabanenko. En revanche, il y aura une nouvelle classe de frégates. On ignore encore quelles en seront les performances. Bref, il est donc probablement prématuré d'employer des épithètes élogieuses.

D'autant qu'un transfert du Commandement en chef de la Marine de guerre de Moscou à Saint-Pétersbourg est à l'ordre du jour. Il occupera le bâtiment de l'Amirauté, alors que l'Institut des ingénieurs de la navale qui se trouve dans ces locaux sera transféré en banlieue à Pouchkine. Tout cela demandera de grands efforts d'organisation et d'immenses frais. Evidemment, les marins auront bien d'autres soucis que la construction de nouveaux croiseurs, frégates et corvettes... En d'autres termes, ils ont autre chose à faire que de s'occuper de la renaissance réelle, et non publicitaire, de la flotte.

Il n'est pas exclu que l'abus à la télévision, à des fins de publicité, de slogans sur la "renaissance de la flotte nationale" qui a effectué avec succès des manoeuvres dans l'Atlantique et en Méditerranée serve à détourner l'attention de l'opinion publique du grand scandale provoqué par le transfert du Commandement en chef à Saint-Pétersbourg. On pense notamment aux vétérans de la Marine de guerre qui protestent contre ce déplacement que rien ne justifie et ont même adressé une lettre ouverte au président à ce sujet.

Le fait est que ce genre de publicité a toujours des ressorts cachés.

Intoxications à l'alcool en Russie: forte diminution depuis deux ans

Le nombre des intoxications dues à l'alcool a diminué de moitié au cours des deux dernières années en Russie, écrit le quotidien russe Vremia Novostieï lundi, se référant à l'Association nationale russe de l'alcoolisme (ANA).

L'association considère que la baisse du nombre des intoxications à l'alcool est due à la diminution de la consommation d'alcool technique et à l'habitude croissante chez les Russes de boire un alcool produit légalement, quoique bon marché.

Selon l'ANA avance que 19.000 personnes ont été empoisonnées au cours des 11 premiers mois de l'année 2007 contre 28.000 en 2006 et 40.000 en 2005. Cette diminution est substantielle, même si les intoxications à l'alcool frelaté ont causé la mort par hépatite toxique de 16.000 russes en 2007.

Selon les experts de l'association, les intoxications à l'alcool frelaté ont diminué suite à l'introduction d'un impôt grevant la production d'alcool technique.

La mortalité par alcoolisme avait augmenté en 2000-2005 en raison de la consommation d'alcool provenant des parfums, des produits cosmétiques et des détergents, dont la production utilisait de l'alcool dénaturé exempté de TVA.

Les citoyens russes buvaient annuellement 300 millions de litres d'alcool frelaté bon marché, confectionné à partir d'alcool impropre à la consommation. Les spécialistes de l'ANA indiquent que les autres composants toxiques de ces produits ne modifiaient ni la couleur, ni le parfum, ni le goût de l'alcool. Désormais, les fabricants doivent ajouter des composants conférant un goût désagréable au produit final.

Les consommateurs de ce type d'alcool sont donc passés à la vodka bon marché.

Les spécialistes constatent en outre une modification du profil social du buveur.

La règle selon laquelle "plus les revenus du consommateur sont bas, plus la consommation d'alcool augmente", ne s'applique plus de la même manière qu'avant. Désormais, les Russes actifs gagnant plus de 500 euros par mois achètent de la vodka plus fréquemment que leurs concitoyens plus pauvres.

Les managers moyens sont devenus dans les villes les principaux consommateurs d'alcool fort, ceux-ci ne trouvant pas d'autre moyen de se relaxer qu'en buvant un peu de cognac ou de vodka.

Selon le médecin hygiéniste en chef russe, Guennadi Onichtchenko, 2,5 millions de russes sont alcooliques. Les Russes consomment en moyenne 15 litres d'alcool pur par an et par personne.

29.1.08

La première usine Peugeot Citroën Russie verra le jour à l'horizon 2010-2

Le fabricant automobile français PSA Peugeot Citroën a signé le contrat de construction de sa première usine de production en Russie dans la région de Kalouga (180 km au sud-ouest de Moscou), qui sortira ses premiers modèles à l'horizon 2010.

Le contrat a été signé mardi en présence de la ministre du Développement économique et du commerce (MERT) Elvira Nabioullina par le représentant de la direction de PSA Peugeot Citroën et directeur du projet russe Didier Aleton, le gouverneur de la région de Kalouga Anatoli Artamonov et le maire de Kalouga Nikolaï Lioubimov, a appris RIA Novosti d'une source au sein du MERT.

Cet accord définit les conditions de construction du matériel d'assemblage des automobiles. Les autorités locales fourniront 200 hectares de terrain, dont 50 destinés à l'implantation des compagnies de livraison.

300 millions d'euros ont été investis dans la construction de l'usine de production. 150.000 automobiles devraient sortir des chaînes de production chaque année.

La construction devrait débuter à l'été 2008, l'usine sera opérationnelle à l'horizon 2010.

L'allemand Volkswagen a lui aussi construit une usine dans cette région.

Mme Nabioullina a fait remarquer l'importance de l'usine de production de Kalouga, qui créera de la valeur ajoutée et contribuera à la croissance de l'économie russe. En outre, la construction de cette usine permettra à elle seule la création de 2.600 emplois.

Selon elle, la Russie a d'ores et déjà signé 23 contrats visant la construction d'automobiles étrangères, pour un investissement total de 6,5 milliards de dollars.

En outre, la vente de voitures étrangères a augmenté en 2007 de 61%, atteignant 1.650.000 automobiles.

Selon les prévisions du MERT, ce chiffre devrait atteindre 4.000.000 unités l'horizon 2011.

Didier Aleton a précisé lors d'une conférence de presse au terme de la signature de l'accord que Peugeot Citroën n'avait pas l'intention de créer un modèle spécial pour le marché russe, et que l'usine produirait les automobiles moyenne gamme les plus adaptées au marché russe, comme la Peugeot-308 et la Citroën C4. M. Aleton n'a cependant pas commenté le prix de vente de ces véhicules.

Concernant les projets communs du constructeur français avec le japonais Mitsubishi, M. Aleton a fait savoir que les négociations avec ce partenaire se poursuivaient, et que si un tel accord intervenait, l'usine resterait sous le contrôle intégral de Peugeot Citroën.

Dmitri Levtchenkov, vice-directeur du département investissements du MERT, a indiqué aux journalistes que Peugeot Citroën prévoyait l'assemblage à Kalouga de 75.000 véhicules par an, contre 50.000 pour Mitsubishi.

Le projet de construction table sur une production maximale de 150.000 véhicules par an, afin que les volumes puissent être augmentés en cas d'intensification de la demande.

M. Levtchenkov avait auparavant fait savoir que PSA Peugeot Citroën et Mitsubishi envisageaient l'assemblage et la peinture conjointe de la carrosserie de leurs automobiles.

28.1.08

Tennis: Maria Sharapova ne pense pas qu'elle soit déjà au faîte de sa carrière

La Russe Maria Sharapova qui a remporté samedi l'Open d'Australie de tennis, à Melbourne, ne pense pas qu'elle soit déjà au faîte de sa carrière sportive, lit-on sur le site de l'Open d'Australie de tennis.

"Il est vrai que j'ai gagné trois tournois du Grand Chelem, mais je ne pense pas que je me trouve déjà au faîte de ma carrière", a dit la grande championne.

"J'ai encore à apprendre beaucoup du tennis, a dit le jeune Russe. Il y a encore beaucoup de choses que je dois parfaire. Et il faut du temps pour cela".

Selon Sharapova, ses principaux objectifs pour l'année en cours sont désormais d'essayer de remporter le dernier tournoi du Grand Chelem, celui de Roland Garros (France) et de gagner aux Jeux Olympique de Pékin.

Evoquant ses sentiments après la victoire en finale de l'Open d'Australie de tennis, la Russe a déclaré que c'était "quelque chose d'incroyable".

La Russe Maria Sharapova, 20 ans, tête de série N°5, a battu samedi en finale de l'Open d'Australie de tennis, à Melbourne, la Serbe Jelena Jankovic, tête de série N°4, sur le score de 7-5, 6-3, en une heure 31 minutes de jeu. La joueuse russe s'est aisément imposée sur la Serbe.

Sharapova avait déjà remporté auparavant deux tournois du Grand Chelem (Wimbledon 2004 et US Open 2006). Ce samedi, elle a remporté sa troisième victoire aux tournois du Grand Chelem. Il lui manque désormais un seul titre, celui de Roland Garros (France), pour en avoir toute la collection.

25.1.08

Automobile: la première voiture tchétchène sera la Lada 2107

Le premier modèle assemblé à l'usine d'AvtoVAZ en Tchétchénie sera, selon des données préliminaires, la Lada 2107, a annoncé le constructeur automobile russe dans un communiqué jeudi.

Le lancement de l'usine qui sera installée à Argoun, dans les ateliers d'une entreprise de constructions mécaniques, est prévu pour mai 2008.

La capacité de production annuelle de l'usine, 30.000 voitures, sera atteinte vers 2010-2011, selon AvtoVAZ.

La Russie expulse plusieurs étrangers pour espionnage militaire

Le Service fédéral de sécurité (FSB) a annoncé vendredi l'expulsion de plusieurs étrangers soupçonnés de chercher à entrer en possession de dossiers secrets, notamment relatifs à la conception d'armes de destruction massive.

"Les projets développés par l'Académie des sciences suscitent un intérêt de plus en plus vif", a constaté Sergueï Savtchenkov, le directeur régional du FSB, lors d'une conférence de presse à Novossibirsk, en Sibérie occidentale.

Selon M. Savtchenkov, plusieurs étrangers identifiés comme des membres des services secrets occidentaux et asiatiques ont tenté de prendre connaissance, par le biais de la cellule sibérienne de l'Académie russe des sciences, de dossiers confidentiels relatifs aux derniers développements des entreprises russes spécialisées dans l'énergie nucléaire, la biologie et les nanotechnologies.

24.1.08

Cour européenne des droits de l'homme: les plaintes les plus nombreuses viennent de Russie

La Russie figure dans le peloton de tête des Etats membres du Conseil de l'Europe les plus souvent condamnés pour violation des droits de l'Homme, est-il indiqué dans le rapport annuel présenté mercredi à Strasbourg par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), rapporte le correspondant de RIA Novosti sur place.

En tout, il y a à ce jour quelque 80.000 recours en souffrance à la Cour de Strasbourg. 26% (environ 20.000 dossiers) d'entre eux proviennent de la Russie. Viennent après la Turquie avec 12% et la Roumanie avec 10%.

Pour le nombre des verdicts prononcés par la CEDH l'année dernière, la Turquie arrive en tête (331). La Fédération de Russie tient le deuxième rang (192), suivie par la Pologne (111) et l'Ukraine (109). En tout, la Cour européenne des droits de l'homme a prononcé 1.503 arrêts en 2007.

23.1.08

Une prestigieuse récompense britannique décernée au ballet du Bolchoï

La troupe de ballet du Bolchoï a reçu mardi la prestigieuse récompense britannique National Dance Awards Critics' Circle décernée dans trois catégorie: la meilleure compagnie de danse, la meilleure danseuse et le meilleur début, a confié à RIA Novosti le directeur général du Bolchoï Anatoli Iksanov.

"C'est la première fois dans l'histoire du ballet que notre troupe se voit attribuer un prix national anglais dans tant de catégories. Nous sommes très heureux de recevoir cette récompense qui est au ballet ce que l'Oscar est au cinéma. Nous sommes également fiers d'avoir rendu au Bolchoï sa réputation de meilleure troupe de ballet du monde", a affirmé M. Iksanov.

La tournée du Bolchoï à Londres en 2007 a produit une énorme impression sur la presse britannique. A la suite d'un choix minutieux, la compagnie de danse du Bolchoï a été sélectionnée dans cinq catégories. Elle a fini par remporter les prix dans trois d'entre elles. Ainsi, elle a été primée en tant que meilleure troupe de danse classique. L'étoile du Bolchoï Natalia Ossipova a été nommée meilleure danseuse et son jeune partenaire Ivan Vassiliev a reçu le prix du meilleur début.

Selon M. Iksanov, la remise des récompenses à Londres se déroule parallèlement, ou presque, à l'achèvement d'une tournée triomphale du Bolchoï à Paris.

22.1.08

GDF lorgne sur une compagnie d'électricité russe

Gaz de France envisage de présenter une demande de rachat des émissions supplémentaires de la compagnie d'électricité russe TGK-10, et ce, en partenariat avec Lukoil, note mardi le journal Business & Financial Markets.

Les analystes ne voient rien d'étonnant à un tel tandem, car le coût du paquet proposé à l'investisseur est très impressionnant et s'élève à 3 milliards de dollars. Par ailleurs, personne ne sait encore si cette proposition sera acceptée par Lukoil.

Selon des sources proches de TGK-10, Lukoil n'a pas encore pris de décision définitive. La compagnie pétrolière n'a, pour sa part, fait aucun commentaire concernant cette information.

"La question est de savoir à quel point la société intéresse Lukoil", indique Irina Filatova, analyste de BrokerCreditService. La compagnie pétrolière a déjà acquis des capacités de production d'électricité dans le Sud de la Russie, par l'intermédiaire du groupe financier IFD Kapital, en prenant le contrôle de TGK-8. L'acquisition de TGK-10 permettrait à Lukoil de réduire considérablement ses dépenses pour le transport de gaz et de pétrole, les centrales de cette compagnie de production d'électricité se trouvant dans les principales régions d'extraction de pétrole et de gaz, à savoir dans les régions de Tioumen (Sibérie) et de Tcheliabinsk (Oural), dans les districts autonomes des Khantys-Mansis et des Iamalo-Nenets.

Irina Filatova évalue la capitalisation de TGK-10 à 1,8 milliard de dollars, compte tenu de la consolidation inachevée de la compagnie d'électricité de Kourgan, et l'expert de la société financière Otkrytié Vassili Sapojnikov cite de son côté un chiffre de 1,6 milliard. Ces évaluations correspondent à un prix de 612-613 dollars le kW de la puissance installée de TGK-10, ce qui est cher par rapport à tout le segment des compagnies d'électricité. L'investisseur devra payer 3 milliards de dollars pour le paquet de TGK-10 (l'Etat y détient 23% et les émissions supplémentaires représentent 53,6% du capital statutaire augmenté). C'est pourquoi la recherche d'un partenaire pour Gaz de France semble tout à fait justifiée.

L'apparition d'un nouveau prétendant, tel que Gaz de France, aggrave la concurrence. Rosneft, le finlandais Fortum et le groupe minier russe Nornickel avaient déjà manifesté leur intérêt pour cette société. D'après M. Sapojnikov, les investisseurs sont attirés par le fait que compte tenu du rachat des émissions supplémentaires, le contrôle de la compagnie pourrait être obtenu sans toucher au paquet appartenant à l'Etat. L'absence d'actionnaire principal qui puisse à tout moment présenter une demande d'utilisation du droit préférentiel et garder ainsi le contrôle de la société fait également partie des facteurs qui rendent la compagnie d'électricité attrayante, explique l'expert.

Le placement des émissions supplémentaires et la vente de la part de l'Etat à TGK-10 doivent avoir lieu en février-mars 2008. Lundi, les actions de TGK-10 ont chuté de seulement 1,31% à la Bourse interbancaire des changes de Moscou.

21.1.08

Les Cosaques du Don souhaitent réhabiliter un officier russe pro-nazi

Les unités paramilitaires des Cosaques du Don proposent de réhabiliter Piotr Krasnov, leur "ataman" (chef) pendant la guerre civile de 1918-1922, opposé au bolchevisme et connu pour sa collaboration avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le 17 janvier dernier, le général cosaque Viktor Vodolatski a ordonné la mise en place d'un groupe de travail chargé d'organiser la réhabilitation politique de Piotr Krasnov, initiative qui sera examinée jeudi prochain en conseil des "atamans" à Novotcherkassk, dans le sud de la Russie.

"Krasnov a été exécuté pour trahison à la Patrie, quoiqu'il ne fût citoyen ni de la Russie ni de l'Union soviétique et qu'il n'eût trahi personne", a déclaré à RIA Novosti le colonel Vladimir Voronine, membre du groupe de travail chargé de la réhabilitation.

Anticommuniste convaincu connu pour sa lutte contre les bolcheviks, Piotr Krasnov est né en 1869 à Saint-Pétersbourg. Après la révolution de février 1918, il a été nommé à la tête des troupes dépêchées à Saint-Pétersbourg pour étouffer la rébellion bolchevique. Elu "ataman" des cosaques du Don en 1918, il créa une armée dans le sud de la Russie grâce à l'assistance de l'Allemagne, qui le ravitaillait en armes, pour combattre l'Armée rouge, mais se réfugia en 1919 en Allemagne après la défaite de ses troupes.

Collaborateur actif des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, Piotr Krasnov aida la Wehrmacht à former des unités armées constitués d'anciens émigrés et de déserteurs. Il avança l'idée d'un Etat cosaque sous protectorat allemand. Saisi par les Soviétiques en 1945, l'ancien "ataman" de 77 ans fut condamné à la pendaison.

Les cosaques, nom donné aux paysans qui ont fui l'autorité seigneuriale pour s'établir dans le sud de la Russie, constituaient une importante communauté de type militaire au Moyen Age. Intégrés dans l'armée russe sous Catherine II, ils sont célèbres pour avoir effectué par grand froid une traversée des Alpes réputée comme infaisable et bivouaqué à Paris après la défaite de l'armée napoléonienne. Considérés comme les gendarmes du tsarisme, ils furent persécutés sous l'URSS, et il fallut attendre l'éclatement de celle-ci pour que la culture cosaque réapparaisse.

18.1.08

JO-2008: la Russie table sur une trentaine de médailles d'or

Les sportifs russes ont toutes les chances de remporter plus de 30 médailles d'or aux prochains Jeux olympiques de Pékin, a estimé vendredi le vice-premier ministre russe Alexandre Joukov.

"Si on analyse les performances affichées par nos sportifs aux championnats du monde dans les disciplines olympiques, nous pouvons espérer une trentaine de médailles, comme aux Jeux olympiques précédents", a-t-il indiqué lors de la première session du comité d'organisation russe pour les JO-2008 de Pékin.

M. Joukov a également promis de verser aux sportifs russes 50.000 dollars pour une médaille d'or, 20.000 dollars pour une médaille d'argent et 10.000 dollars pour une médaille de bronze.

17.1.08

Sécurité routière: près de 33.000 morts sur les routes en Russie en 2007

Plus de 33.000 personnes, dont un millier d'enfants, ont trouvé la mort dans des accidents de la route en Russie en 2007, a annoncé le Département de sécurité routière du ministère de l'Intérieur.

"Les 233.809 accidents de la route enregistrés en 2007 ont fait 33.308 morts et 292.206 blessés", a annoncé le département dans un communiqué.

Le nombre de tués est en hausse par rapport à 2006 (de près de 1.000 personnes).

Selon le ministère de l'Intérieur, l'alcool est à l'origine de 15.593 accidents, et 43.645 sont imputables à des piétons.

16.1.08

Tata Nano: une révolution technologique à 2.500 dollars

Les rédacteurs des divers médias du monde entier ont dans l'ensemble préféré présenter l'apparition en Inde d'une voiture à 2.500 dollars à peu près de la même manière qu'une information selon laquelle un fakir aurait pressé dix cobras contre son sein et serait parvenu à y survivre. Cette nouvelle mérite pourtant de figurer parmi les évaluations des risques et des atouts pour l'économie mondiale en 2008 et au-delà. Cette voiture est moins l'exemple d'une révolution technologique que de celle qui se produit dans la psychologie des consommateurs. Or, les révolutions ont cela de particulier qu'elles sont imprévisibles.

Commençons par la description de la voiture dont il est question. Elle sera probablement baptisée Nano. D'une cylindrée de 624 cm3, elle peut accueillir deux personnes, ainsi qu'une troisième ou différents objets sur un petit siège arrière. La nouvelle voiture incarne deux idées intéressantes du XXIe siècle, entre autres, la propreté des gaz d'échappement. Elle a été présentée au public, lors du 9e Salon automobile de New Delhi, par Ratan Tata, patron de l'immense corporation du même nom, connue, entre autres, pour ses puissants camions, ainsi que par l'Indica, une petite cylindrée vendue à environ 5.000 dollars apparue en 1998 sur les routes de l'Inde.

L'Inde qui compte plus d'un milliard d'habitants possède une classe moyenne qui représente, selon les Indiens eux-mêmes, 200 à 300 millions de personnes. Selon les critères classiques de l'Europe ou de l'Amérique (le revenu par habitant), ces 200 à 300 millions de personnes ne peuvent être considérées comme une classe moyenne. Ainsi, il est peu probable qu'elles soient capables d'acheter même une voiture à 10.000 dollars. Cependant, de petites cylindrées importées qui ne trouvent pas preneurs dans les pays prospères circulent depuis longtemps dans les rues des villes indiennes. A présent, quelques dizaines de millions d'habitants du pays ont une chance de pouvoir eux-aussi être "motorisés". On peut prédire que d'ici 10 ans ces heureux détenteurs de nouvelles voitures à 2.500 dollars auront à leur disposition une chose inouïe en Inde: un réseau développé de routes automobiles où seraient respectées les règles de la circulation.

Autrement dit, la classe moyenne indienne se développe d'une façon différente de ce qu'on a pu observer dans d'autres pays. Elle peut se permettre d'être "moyenne" tout en dépensant moins. Les conséquences de ce phénomène sont encore difficiles à prévoir, et il est d'autant plus difficile de prévoir le nombre de pays qui présenteront à leur tour au monde leurs propres modèles de développement.

Ceux qui s'intéressent au tableau politique du monde constatent que les modèles de démocratie importée ne fonctionnent pas en dehors des sociétés américano-européennes. La raison en est l'existence d'autres cultures avec leurs propres échelles de valeurs et leurs propres principes concernant les rapports entre les gens. Il en est de même des schémas de développement économique des sociétés, parce que l'économie repose avant tout sur la psychologie des gens: l'homme reçoit ce à quoi il aspire.

Selon le magazine de Hong Kong Asiaweek, qui ne paraît plus, les compagnies occidentales ont, dans les années 1980, à peu près 7 à 8 ans après le début des réformes chinoises, effectué un sondage en Chine pour savoir quels produits commençait à acheter en premier lieu un Chinois qui s'enrichit. Il s'est avéré que c'étaient les réfrigérateurs, les machines à laver, puis les téléviseurs qui faisaient l'objet de la plus forte demande.

Selon le même magazine, un sondage semblable a été réalisé au milieu des années 90 en Russie où les réformes libérales ont commencé dix ans plus tard qu'en Chine. A l'achat d'un téléviseur ou d'une voiture, les Russes ont préféré le voyage à l'étranger.

En fin de compte, les classes moyennes des deux pays ont reçu tout cela, ainsi que les machines à laver, mais l'essentiel est ailleurs. Il s'agit du caractère différent et imprévisible des modèles de développement présentés au monde par les nouveaux leaders. Mais revenons aux voitures. Personne ne s'attendait à ce que la Russie, pas encore vraiment riche, s'avère l'un des débouchés les plus importants au monde pour les voitures de luxe: pour le consommateur de ce pays, le problème semble se poser en ces termes: le meilleur ou rien. C'est un contraste frappant avec l'Inde où la simplicité et la pauvreté ne sont pas considérées comme honteuses, où conduire une voiture à 2.500 dollars est une chose courante et où les personnes les plus respectables voient un chic particulier dans le fait de porter une tunique dont ils ont eux-mêmes rapiécé les coudes.

On ne peut que deviner les conséquences purement politiques de tous ces changements. Selon l'avis récemment émis par un commentateur de Project Syndicate, l'une des agences qui distribuent aux médias du monde non pas des informations, mais de commentaires, "... l'histoire du succès de la Chine est, entre autres, le défi le plus sérieux jeté à la démocratie libérale depuis le fascisme des années 30. Non pas parce que la Chine représente une grande menace militaire... ce n'est que la fantaisie d'une poignée de paranoïaques ultranationalistes. Le modèle politique et économique chinois... remporte des victoires dans le royaume des idées, il se présente comme une alternative attrayante au capitalisme démocratique libéral. Et c'est une alternative réelle".

Le modèle chinois a prouvé son attrait, car les préférences, l'échelle de valeurs du consommateur et le système d'approvisionnement en produits convoités ont coïncidé. La Chine fournit un exemple à de nombreux pays dont l'heure de gloire n'a pas encore sonné.

Le modèle indien est certainement différent, mais il est lui aussi efficace. Le Brésil et la Russie ne ressemblent ni à la Chine, ni à l'Inde, ni l'un à l'autre. D'autres histoires du succès sont probablement encore possibles.

A certains moments décisifs de l'histoire de l'humanité, les états d'esprit du consommateur provoquent de véritables changements d'époques. Cela se produit soudainement. Souvenons-nous de la charnière des années 20 et 30. A ce moment-là, la première ligne aérienne existait déjà entre New York et Boston, alors que les habitants de la Grande-Bretagne, alors unique superpuissance savourant l'apogée de son autorité, ne comprenaient pas pourquoi fallait-il effectuer un vol aérien pour aller de Londres dans une colonie comme par exemple Singapour dans un trajet-éclair de 10 jours, si l'on pouvait le faire en 30 jours à bord d'un paquebot confortable avec orchestre et salons. Cela étant, la Grande-Bretagne avait commencé à élaborer un programme de construction de dirigeables dotés de tels salons, appelés à rendre le voyage supportable pour les passagers. En 1931, la catastrophe du premier vol d'un dirigeable de ce type dans les environs de Paris mit fin à ce programme. Après cet échec de révolution technologique, personne ne se risqua probablement à prédire que la Grande-Bretagne conservatrice, sortie victorieuse de la Seconde Guerre mondiale, perdrait son empire et que les Américains, technologiquement plus révolutionnaires, ouvriraient l'ère de leur superpuissance, une ère qui est en train de changer vers quelque chose d'inouï.

15.1.08

Transferts: l'OM peut-il détourner Arshavin de la Premier league?

L'Olympique de Marseille se serait renseigné sur Andrei Arshavin, attaquant international du Zénith Saint-Pétersbourg, alors que le joueur a fait part de son attrait pour les championnats anglais et espagnol, des propositions seraient d'ailleurs parvenues de la part d'Arsenal, Tottenham, Newcastle et Everton.

Le joueur de 27 ans, originaire de Saint-Pétersbourg et qui a participé ces dernières années à la montée en puissance du Zénith dans la Premier liga russe, jusqu'à mener le club au titre de champion cette année, a évoqué ouvertement ses velléités de départ.

"Andrei veut partir"

"Nous avons trois propositions pour Arshavin, a fait savoir l'agent du joueur, Pavel Andreïev. Les trois proviennent de clubs européens importants. A présent nous pesons les "pour" et les "contre", et nous réfléchissons. Andreï veut partir, il aimerait jouer à l'étranger. Tout sera décidé au plus tard mercredi."

"J'ai envie de me lancer dans un grand championnat européen"

L'intéressé a quant à lui fait part de son état d'esprit au quotidien Sport-Express: "Au jour d'aujourd'hui je suis joueur du Zénith, je me trouve en stage aux Emirats arabes unis et je pense avant tout à l'entraînement de demain. En ce qui concerne mon avenir, comme je l'ai déjà dit, j'ai envie de me lancer dans un grand championnat européen, ma préférence va aux championnats espagnol et anglais. En ce qui concerne les différentes variantes possibles et quand la décision pourrait être prise, je ne peux que vous inviter à contacter mon agent."

Le Zénith ne devrait pas s'opposer à un départ

Comme l'explique l'analyste sportif Alexandre Gorbounov pour le portail "Sport den za dnem", le Zénith est en position d'attente: le champion de Russie ne devrait pas empêcher Arshavin de rejoindre l'Europe occidentale. Retenir un joueur, qui plus est connu, et qui n'est plus motivé pour jouer ici, mais à l'étranger, n'aurait aucun sens et serait totalement inutile. Ceux qui retiennent leurs joueurs ne font que se créer de nouvelles difficultés. Le CSKA (Moscou), avec ses Brésiliens, en est l'exemple parfait.

Arshavin, il faut le noter, s'est déjà fait un nom dans l'Europe du football au travers de ses matchs avec le Zénith et l'équipe nationale russe. Cela dit, il faut le reconnaître, il n'est pas une star du calibre de ceux qui trustent les places d'honneur dans la liste annuelle de France Football (classement du Ballon d'Or, ndlr.), note M. Gorbounov. La plupart des transferts de joueurs russes de qualité à l'étranger (Sytchev, Kariaka, Smertine, Semak, Kerzhakov) montrent que, en règle générale, il est très difficile pour eux d'arriver à se faire une place dans les équipes face aux "stars locales".

Andrei Arshavin est né le 29 mai 1981 à Leningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg). Il a commencé le football à l'âge de 7 ans.

Dans la réserve du Zénith en 1999, il intègre l'équipe première dès 2000, en Coupe Intertoto sur le terrain des Anglais de Bradford.

Il fait ses débuts en équipe nationale russe en mai 2002 contre la Biélorussie. Il a marqué 9 buts en sélection et a été meilleur buteur du Zénith en 2005 et 2006.

Il est élu meilleur joueur par la Fédération russe de football en 2005 et 2006, après avoir terminé deuxième de ce classement en 2001, 2002 et 2004.

Arshavin a joué 267 matchs pour le Zénith et marqué 62 buts.

14.1.08

Une nouvelle maison de cognac passe sous pavillon russe

Les acteurs du marché russe des spiritueux continuent à investir en France, puisque le russe Aroma a fait l'acquisition de la maison de cognac A. de Fussigny, qui s'occupera désormais de la production de ses marques, auparavant confiée à la société Cognac Ferrand, rapporte vendredi le quotidien RBK daily.

Aroma s'occupe de l'importation et de la distribution de produits alcoolisés de France, du Chili, d'Ecosse, du Mexique, d'Espagne, d'Italie, d'Allemagne et des pays de la CEI. Elle occupe en Russie la seconde place pour les importations de cognac français avec 7% du marché.

La maison de cognac A. de Fussigny a été fondée au milieu du XIXe siècle et ne possède pas ses propres vignes. En Russie, selon les différentes classes, le cognac Fussigny se vend entre 56 et 256 euros la bouteille, et sa part sur le marché russe des cognacs français est insignifiante (données "Biznes Analitiki"). De janvier à octobre 2007, ce sont les marques Hennessy (42,8%) Rémy Martin (12,2%) et Martell (10,6%) qui bénéficient des plus grosses parts de marché.

Igor Komarov, directeur général d'Aroma, a accepté d'évoquer pour RBK daily certains détails de la transaction. Les négociations ont démarré l'été dernier, et l'affaire a été conclue le 28 décembre. "Cette acquisition va nous ouvrir le segment des cognacs très haut de gamme. En outre, ayant à présent notre propre production en France, nous serons en mesure de nous approvisionner en eaux-de-vie par nous-mêmes, ce qui nous apporte une grande pérennité à long terme", explique-t-il.

Le montant de la transaction n'a pas été communiqué, cependant, les experts s'accordent sur un chiffre minimum de 6-7 millions d'euros. Vadim Drobiz, directeur du Centre de recherches sur les marchés fédéral et régionaux des produits alcoolisés, estime quant à lui la transaction à 30 millions d'euros.

Aroma va donc retirer la production de cognac Nakhimov et de brandy Cherny Aist des locaux de la société Cognac Ferrand. Dès fin janvier, les premières bouteilles de ces deux marques sortiront des locaux de Fussigny. D'ici un an, Aroma souhaite élargir les capacités de production de la maison et augmenter les volumes de vente de ses marques. "Nous espérons cette année augmenter de 30% les volumes de vente de Cherny Aist, et ceux de Nakhimov d'au moins 20%, a confié M. Komarov.

"Du point de vue de l'importation en Russie d'une marque aussi rentable que Fussigny, c'est une bonne affaire", suppose Evgueni Kabaline, directeur général d'une entreprise de vins.

Cette acquisition est loin d'être la première du genre. En 2006, MVZ a racheté la maison de cognac Jenssen SAS, et au début de l'année dernière Russian Wine Trust la maison Croizet Eymard. "En cas d'entrée de la Russie dans l'OMC, la question de l'utilisation en Russie des appellations "cognac" et "champagne" se posera forcément, c'est pourquoi les compagnies russes achètent en prévision de cela des moyens de production en France", explique M. Drobiz.

11.1.08

Automobile: les exportations de Lada augmentent de 8% en 2007

En 2007, l'usine AvtoVAZ a exporté 106.900 voitures Lada, soit 7,9% de plus qu'en 2006, rapporte un communiqué de presse du géant automobile russe.

Le plus grand nombre de véhicules a été livré à l'Ukraine (49.000 voitures, +28%), au Kazakhstan (14.700, +26%) et à l'Ouzbékistan (6.300, trois fois plus qu'en 2006).

"La croissance des exportations tient au lancement de la version modifiée de la Lada 1118, ainsi qu'à la commercialisation d'un nouveau modèle, la Lada Priora", précise le document.

En 2007, les exportations de Lada vers l'Allemagne se sont accrues de 52,6% par rapport à 2006. Cet accroissement est dû la demande grandissante de nouveaux modèles, dont le break Lada 1119 mis en vente en juin 2007, indique le communiqué.

En Russie, l'usine AvtoVAZ a vendu en 2007 un nombre record de voitures: 663.500 véhicules, soit 38.500 (6,2%) de plus qu'en 2006.

En 2006, les revenus du géant automobile russe ont atteint 152,445 milliards de roubles. En 2007, ils doivent s'élever à 165,7 milliards. D'ici à 1012, l'usine AvtoVAZ compte porter sa production à 1,275 million de véhicules par an.

10.1.08

Les oeuvres d'art nationalisées doivent rester dans les musées russes

Les lois de 1918-1920 sur la nationalisation des oeuvres d'art doivent rester en vigueur, a déclaré le directeur de l'Agence russe à la Culture (Roskoultoura) Mikhaïl Chvydkoï, commentant la situation autour de l'organisation à Londres d'une exposition de peintures provenant de quatre musées russes.

"Il faut reconnaître la légalité des décrets de nationalisation et de ne plus évoquer le thème de leur révision", a affirmé mercredi M. Chvydkoï lors d'une conférence de presse à Moscou.

"Nous ne devons pas remettre nous-mêmes en cause ces actes législatifs, tout en exigeant qu'ils soient reconnus par les autres", a-t-il ajouté.

Selon lui, le problème du retour des oeuvres d'art nationalisées s'est aggravé en octobre 2007 à la suite des informations parues dans les médias britanniques, selon lesquelles le petit-fils du collectionneur Sergueï Chtchoukine, André-Marc Delocque-Fourcaud, envisageait de demander une saisie de certaines oeuvres d'art lors de leur présentation à Londres.

L'exposition risquait d'être annulée, car la législation britannique n'était pas en mesure de protéger les collections des musées russes contre les revendications de tiers.

A la suite de négociations avec la Russie, la Grande-Bretagne a adopté le 31 décembre dernier une loi garantissant le retour des oeuvres d'art prêtées par les musées russes.

L'exposition intitulée "De la Russie : chefs d'oeuvre de la peinture française et russe des années 1870-1925", est programmée à la Royal Academy of Arts du 26 janvier au 18 avril 2008. Quatre musées ont prêté leurs trésors, dont des peintures de Van Gogh, Gauguin, Renoir, Cézanne, Picasso, Kandinsky, Malevitch, Petrov-Vodkine et d'autres artistes. "La Danse" d'Henri Matisse, commandé en 1909 par le riche négociant de Moscou Sergueï Chtchoukine, constituera sans conteste la pièce maîtresse de l'exposition.

9.1.08

Nouvel an: vacances sur toute la Russie

Après une dernière semaine de six jours ouvrés, la Russie prend ses vacances de début d'année, du 30 décembre au 8 janvier inclus.

Les médecins recommandent à la population de ne pas faire d'abus pendant ces dix jours, de ne pas boire outre mesure, d'éviter les excès alimentaires, et de profiter de ces congés pour faire du sport. Ils invitent en outre à ne pas mélanger les alcools forts aux bulles du champagne, et rappellent qu'il est important d'adopter un régime plus léger et équilibré pour les jours suivants.

Les Moscovites devront encore attendre quelques jours avant que n'arrive le véritable hiver et ils ne pourront pas se laisser glisser sur les trottoirs enneigés pour ces fêtes de début d'année. Il ne devrait pas neiger sur la capitale au cours de cette semaine de vacances.

Les habitants de la région d'Arkhangelsk et de la République komie devraient pour leur part avoir le plaisir de retrouver la rigueur des hivers russes. Les températures devraient descendre à 16 et 21 degrés en dessous de zéro, atteignant temporairement - 28 degrés. Des températures hivernales devraient également être enregistrées dans l'Oural, jusqu'à - 17 degrés, accompagnées de chutes de neige. Quant à la Sibérie et à l'Extrême-Orient russe, les fêtes de début d'année devraient s'y dérouler par - 25 degrés en journée et - 40 la nuit, le tout dans des paysages particulièrement enneigés.

8.1.08

Le Nouvel An, fête préférée des Russes: cadeaux et gueule de bois garantis!

Vous ne savez peut-être pas encore où, comment ni avec qui vous allez fêter le Nouvel An, mais les sociologues, eux, savent déjà tout. Ce n'est pas un hasard si à la veille de chaque Nouvel An, ils interrogent des centaines de personnes pour savoir comment celles-ci envisagent de célébrer la principale fête de l'année. En effet, le Nouvel An est la fête la plus appréciée et la plus importante pour la majorité écrasante des habitants de la Russie (80%).

Il s'agit en plus de la fête la plus longue de l'année, qui commence le 31 janvier pour ne finir que le 13 janvier (lorsque les Russes célèbrent le Nouvel An selon le calendrier julien - n.d.l.r.). Certains enthousiastes (6%) commencent même déjà à faire la fête lors du Noël catholique.

Eh bien, comment le Russe moyen s'apprête-t-il à faire la fête? La plupart d'entre eux s'en tiennent aux traditions conservatrices: 79% des habitants de la Russie resteront à la maison pour la célébrer en famille, cette fête étant considérée depuis toujours comme familiale. 17% fêteront le Nouvel An chez des amis et seulement 5% des sondés participeront à des fêtes populaires dans la rue.

Lors de cette merveilleuse nuit, les gens penseront à de belles choses. Selon les sondages, un tiers des Russes souhaitent qu'en 2008, tous les problèmes soient résolus et que la chance leur sourie, 38% espèrent que l'année prochaine ne sera au moins pas pire que l'année qui se termine.

Presque deux tiers des sondés boiront du champagne, symbole des fêtes de fin d'année (qui sont plutôt celles de début d'année en Russie, qui célèbre Noël le 7 janvier, selon le calendrier julien), après que le président ait prononcé son discours de félicitations de minuit. Mais ensuite, les Russes passent à d'autres boissons, plus traditionnelles pour la Russie: vodka (35%), vin sec (21%), bière (9%) et eaux-de-vie maison.

A en croire les statistiques, les Russes boivent plus de 68 millions de litres de boissons alcoolisées pendant les fêtes d'hiver. Cela correspond à peu près à un demi-litre par personne, en comptant également les abstinents et les enfants. A propos des enfants: un journal de Vladivostok a réalisé l'année dernière un sondage parmi les élèves des grandes classes, pour constater que 70% d'entre eux buvaient des boissons alcoolisées la nuit du Nouvel An.

Pour deux tiers des Russes, cette fête est inconcevable sans sapin de Noël, naturel ou artificiel. 42% des personnes interrogées mettront des cadeaux sous le sapin. Quant aux cadeaux, l'originalité n'est pas au rendez-vous: ce sont des souvenirs inutiles et les boîtes de chocolats traditionnelles, l'alcool et les parfums détiennent la palme. 83% des citoyens de Russie en offrent aux membres de leurs familles, 38% à des amis, 10% à leurs collègues de travail. Or, étrangement, 68% des Russes en reçoivent en cadeau. Personne d'ailleurs n'arrive à expliquer cette différence de pourcentage. Un Russe sur dix est prêt à dépenser jusqu'à 500 roubles à cette fin (14 euros, alors que le salaire moyen en Russie se chiffre à environ 12.000 roubles - n.d.l.r.), un Russe sur six jusqu'à 1.000 roubles, un tiers de sondés sont prêts à dépenser encore davantage.

Ce sont, bien entendu, les enfants qui attendent les cadeaux avec le plus d'impatience. A la différence des adultes, ils croient encore au Père Noël. Ils désirent le plus souvent un jouet (40%), les enfants plus âgés un téléphone portable (25%), un ordinateur ou un ordinateur portable (11%). 14% des enfants et 19% des adolescents rêvent de recevoir un chien, un chat ou un autre animal de compagnie. Cependant, il y a des désirs originaux: ainsi, l'un des petits sondés a voulu qu'on lui offre "une datcha, une voiture et Janna Frisqué (une chanteuse pop en vogue - n.d.l.r.)".

Cette année, les Russes ont dix jours de vacances. Quelle est leur attitude vis-à-vis d'un tel "cadeau"? Ils ne sont pas unanimes à ce sujet. Certains sont enthousiasmés, se félicitant de la possibilité de se reposer ou de faire un voyage touristique (39%), de passer quelques jours avec leur famille et leurs enfants (19%). Mais il y a également d'autres avis à ce propos. Certains sceptiques affirment qu'un si grand nombre de jours fériés dégénèrent toujours en débauche et beuverie déchaînées (15%). D'autres regrettent leurs grandes dépenses et le fait que l'argent s'épuise trop vite (10%); or comment peut-on fait la fête sans argent?

Les sociologues ont constaté une particularité intéressante: ceux qui pensent que ces vacances d'hiver sont plutôt nuisibles pour le pays sont 1,5 fois plus nombreux que ceux qui sont de l'avis contraire, alors que sur le plan de l'utilité de ces fêtes pour eux-mêmes, bien au contraire, deux fois plus de sondés les considèrent comme profitables.

Quoi qu'il en soit, le marathon des célébrations finira tôt ou tard, et se terminera par ce qu'on appelle le "syndrome d'après-fêtes". La tête vous tourne, l'estomac est en détresse, le compte bancaire est à sec. Rencontrer par hasard votre visage dans le miroir est une tragédie. Selon des études sociologiques, un Russe sur quatre souffrira de la gueule de bois.

7.1.08

Noël orthodoxe à Paris

Des offices divins sont célébrés dans les cathédrales orthodoxes de Paris à l'occasion de la fête de Noël.

A la cathédrale des Trois Saints Docteurs, la liturgie solennelle a été conduite par Mgr Innocent, archevêque du diocèse de Chersonèse (rattaché au Patriarcat de Moscou) qui réunit les paroisses orthodoxes de France, d'Italie, d'Espagne, de Suisse et du Portugal.

Dans son message de félicitations, Mgr Innocent a souligné que l'année 2007 avait été marquée par "de nombreux événements importants, voire historiques".

Il a cité notamment la signature de l'acte d'union canonique entre le Patriarcat de Moscou et l'Église Orthodoxe Russe Hors frontières, la visite en France, en octobre dernier, du patriarche de Moscou et de toutes les Russies Alexis II, et le premier congrès du diocèse de Chersonèse qui a réuni à Paris des prêtres et des laïcs représentant 76 paroisses et communautés orthodoxes.

Des offices de Noël ont également eu lieu dans les églises orthodoxes parisiennes relevant du Patriarcat oecuménique de Constantinople, notamment en la cathédrale Saint-Alexandre Nevski.

4.1.08

Russie-UE: les douanes échangeront des données électroniques vers 2009

Vers le début de 2009, les douanes de la Russie et de l'Union européenne commenceront à échanger des données électroniques sur les marchandises, a annoncé mercredi un porte-parole du Service fédéral des douanes (FTS).

L'organisation de l'échange de l'information préliminaire est "une priorité dans la coopération des organes douaniers de la Russie et de l'UE", a-t-il expliqué.

Actuellement, la Commission européenne et 12 pays de l'Union élaborent, conjointement avec la Russie, un projet en ce sens, a-t-il précisé.

"Dans le cadre de ce projet à partir du 1er janvier 2009, en régime en ligne et par interface unique, les parties échangeront l'information sur les marchandises transférées par la frontière commune d'après la procédure TIR (transports internationaux routiers), ce qui représente près de 70% des transports de marchandises entre l'UE et la Russie", a relevé le porte-parole du FTS.

D'après le FTS, 195 postes douaniers russes pouvaient utiliser la forme électronique de déclaration à la fin de 2007 contre 161 un an plus tôt. L'introduction de projets pilotes de déclaration de marchandises par Internet a également commencé en 2007.

3.1.08

En pleine Sibérie orientale, des girafes et des zèbres sous verre

Des girafes et des zèbres acheminés il y a un mois environ d'Afrique australe au zoo de Krasnoïarsk (Sibérie orientale) ont pleinement réussi leur adaptation et peuvent être présentés au public, a annoncé à RIA Novosti le vétérinaire du zoo, Alexandre Pintchouk.

"Dans un premier temps, les visiteurs devront entrer dans l'immense cage de verre où vivent ces animaux exotiques par groupes de dix personnes afin que les nouveaux-venus puissent s'habituer à la foule", a expliqué le médecin.

En période de quarantaine, a-t-il poursuivi, à côté des girafes, on faisait marcher des enregistrements simulant le bruit pour les y habituer.

"Maintenant les cinq girafes n'hésitent plus à manger fruits et légumes dans la main des personnels. L'une d'elles essaie même d'exécuter dans le même temps une quelconque dans africaine", a affirmé le vétérinaire.

2.1.08

Internet: le nombre d'utilisateurs se stabilise en Russie

En 2007, l'augmentation du nombre d'internautes a ralenti en Russie par rapport à l'année précédente, a annoncé lundi dans une conférence de presse à RIA Novosti Pavel Khramtsov, analyste de la société RU-Center et chef du projet Stat.nic.ru.

Grand fournisseur d'accès à Internet, RU-Center offre à ses clients l'ensemble des services relatifs à l'enregistrement des noms de domaine et à l'attribution d'adresses internet. Stat.nic.ru est un service statistique d'enregistrement et de délégation des noms de domaine.

"Selon un sondage effectué en septembre dernier par la fondation Opinion publique, le nombre d'utilisateurs du Web a cessé de croître en Russie. Tout porte à croire que c'est la qualité des utilisateurs qui change", a affirmé M. Khramtsov avant de souligner que "ce phénomène tenait à la multiplication des accès à haut débit".

D'après l'analyste, l'âge moyen de l'internaute russe ne cesse d'augmenter. En revanche, celui du propriétaire de domaine dans le secteur russe du Web diminue, passant de 28 à 26 ans en 2006 et de 26 à 25 ans en 2007.