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29.2.08

Automobile: Renault participera à la création d'un parc technologique sur la Volga

Un parc technologique sera prochainement créé à Togliatti, sur la Volga, où est basé le premier constructeur automobile russe AvtoVAZ, avec la participation de Renault qui possède dorénavant une minorité de blocage (25%) en vertu d'un accord signé vendredi, a annoncé le gouverneur de la région de Samara, Vladimir Artiakov.

"Des représentants de Renault prendront part entre autres à sa création", a-t-il indiqué devant des journalistes vendredi.

Selon lui, ce parc technologique permettra d'améliorer le processus de production au sein de l'entreprise AvtoVAZ (familles Lada, Lada Priora, Kalina). D'autre part, la ville de Togliatti bénéficiera ainsi de nouvelles possibilités de développement, a-t-il ajouté.

Automobile: Renault-Nissan achète 25% d'AvtoVAZ

Le groupe automobile Renault-Nissan a acheté vendredi la minorité de blocage (25% plus une action) d'AvtoVAZ, le premier constructeur automobile russe, a annoncé un journaliste de RIA Novosti présent à la cérémonie de signature de l'accord.

Le montant du contrat s'élève à 1 milliard de dollars, a déclaré le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, lors d'une conférence de presse à l'issue de la cérémonie de signature.

Parallèlement, les parties ont signé un accord de partenariat stratégique qui porte sur la coopération en matière de développement des hautes technologies et des campagnes de marketing conjointes.

"Je suis très heureux que parmi les très nombreux candidats AvtoVAZ ait fini par choisir Renault comme partenaire stratégique", a souligné M. Ghosn, dont RIA Novosti retraduit les propos à partir du russe.

"C'est une belle opportunité pour l'alliance (Renault-Nissan), un grand pas en avant dans la promotion de notre compagnie sur le marché international de l'automobile", a-t-il constaté.

"La Russie sera le principal marché de Renault", a ajouté M. Ghosn, avant de constater que le marché de l'automobile russe avait doublé son chiffre d'affaires depuis cinq ans.

En 2005, Renault a lancé la fabrication de ses voitures Renault Logan à l'usine Avtoframos de Moscou, codétenue par la société française et le gouvernement de la ville de Moscou. Le groupe français a investi 250 millions de dollars dans cette entreprise, et doit encore y placer 150 millions pour en doubler la capacité de production.

AvtoVAZ est le premier constructeur automobile de Russie. En 2007, la compagnie a vendu 663.500 voitures, un record depuis sa fondation.

28.2.08

Russie: un tigre de Sibérie affamé dévore un léopard de l'Extrême-Orient dans le territoire du Primorié

Un tigre de Sibérie, espèce en voie d'extinction, a dévoré un jeune léopard de l'Extrême-Orient (léopard de l'Amour), aussi en voie de disparition, dans le sud du territoire russe du Primorié, a annoncé samedi le porte-parole de la filiale régionale du Fonds mondial pour la nature (WWF).

"Un jeune léopard a été attaqué par un plus gros félin - un tigre - dans le district de Khassan. Il a été tué sur le coup", a indiqué le porte-parole.

Selon les chercheurs, il s'agit de la deuxième attaque d'un tigre contre un léopard. "L'incident serait provoqué par le manque de nourriture. Il y a un léopard de moins et cette fois, l'homme n'y est pour rien", a dit le coordinateur du programme pour la biodiversité de WWF Pavel Fomenko.

Le léopard de l'Extrême-Orient (Panthera pardus orientalis ou Panthera pardus amurensis) est le chat sauvage le plus rare au monde. Selon le dernier recensement effectué en hiver de 2006-2007, il ne restait qu'une trentaine léopards de l'Extrême-Orient, portés sur le Livre rouge international, en Russie. La plupart de ces animaux vivent dans les districts de Khassan et de Nadejdinsk du territoire du Primorié. Les autres habitent le nord de la Chine. Leur population n'a pas progressé depuis plusieurs dizaines d'années.

Le tigre de Sibérie, ou tigre de l'Amour (Panthera tigris altaica) est inscrit dans le Livre rouge international. Selon des chercheurs, environ 450 spécimens, soit 95% des représentants de cette espèce, vivent dans le territoire du Primorié et dans le sud du territoire de Khabarovsk, en Extrême-Orient russe.

27.2.08

Navigation aérienne en Russie: 22% d'autorisations en plus pour les transporteurs étrangers en 2007

En 2007, le Service fédéral de la navigation aérienne de Russie (Rosaeronavigatsia) a délivré 60.871 autorisations de vols dans l'espace aérien russe aux transporteurs aériens étrangers, soit 22% de plus qu'en 2006, a annoncé mercredi le directeur du service Alexandre Neradko.

Selon lui, 45 compagnies aériennes d'Asie, du Proche-Orient et d'Afrique, ainsi que 52 compagnies européennes et américaines effectuent actuellement des vols dans l'espace aérien russe.

M. Neradko a ajouté que l'année dernière, les transporteurs aériens russes avaient obtenu 18.869 autorisations.

Il a également rappelé qu'en 2007, à la suite des négociations avec l'Association internationale du transport aérien (IATA) et les transporteurs aériens, le service fédéral Rosaeronavigatsia avait augmenté de 18% le prix des services aériens pour les compagnies étrangères.

"Cette démarche nous a rapporté des revenus supplémentaires utilisés pour rénover les équipements en service et résoudre les questions sociales du personnel", a conclu le directeur de Rosaeronavigatsia.

26.2.08

Les technologies médiatiques et leur rôle dans l'édition

Le 21 février dernier, le directeur général de l'Association internationale pour l'édition de médias (IFRA), Reiner Mittelbach, a présenté un rapport sur l'évolution du rôle des technologies médiatiques dans l'édition durant la période allant jusqu'à 2023.

La présentation a eu lieu dans le cadre de la coopération entre l'agence RIA Novosti, la Guilde des éditeurs de presse (GIPP) et l'IFRA.

Selon M. Mittelbach, le développement du marché des médias fera disparaître les frontières entre l'information et la publicité, et suscitera la concurrence entre le contenu utilisateur et le contenu rédactionnel. De leur côté, les périodiques sur support papier continueront de jouer un rôle important, rivalisant avec les médias numériques.

Il est clair d'ores et déjà que l'importance des éditions imprimées gratuites ne cessera de croître. "A l'avenir, leur part pourrait atteindre 30 à 40% de la totalité des médias imprimés", estime le directeur général de l'IFRA.

Afin de pourvoir survivre dans ces conditions, la presse imprimée doit servir d'exemple de journalisme de haut niveau. "Tous les médias ont besoin d'entretenir des liens réciproques avec les lecteurs. Il importe qu'un journal propose un grand nombre de publications analytiques, car c'est précisément ce qui intéresse le public", a souligné M. Mittelbach, ajoutant que la décentralisation de la presse se poursuivrait afin de mieux satisfaire les besoins des lectorats locaux et de diminuer le préjudice à l'environnement.

Les technologies numériques modifient foncièrement la communication, effaçant les différences entre les types de médias.

Au cours de la présentation, le directeur général adjoint de RIA Novosti Valeri Levtchenko et la première rédactrice en chef adjointe de la Rédaction unifiée de l'information Natalia Losseva ont évoqué l'expérience acquise par l'agence en matière de journalisme convergent.

Visitant la Newsroom intégrée de RIA Novosti (une des premières newsrooms de ce genre en Europe), M. Mittelbach a fait remarquer: "Son agencement est magnifique. Chacun peut suivre les événements en cours depuis son poste de travail. Cela offre une excellente possibilité de conjuguer les efforts pour créer un produit informationnel de qualité. C'est précisément ce que nous appelons la convergence".

25.2.08

Oscar: Mikhalkov refoulé

L'Oscar du meilleur film en langue étrangère a été attribué à la production autrichienne "Les Faussaires" ("Counterfeiter?s"), a-t-il été annoncé lors de la 80e cérémonie des Oscars dimanche à Los Angeles.

Sélectionné par l'Académie des arts et sciences du cinéma, le film "12" du réalisateur russe Nikita Mikhalkov (remake de la production classique de Sydney Lumet "Douze hommes en colère") n'a pas été primé.

22.2.08

Corruption: Serguei Mironov prône l'adoption d'une loi anti-corruption

Le président du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), Serguei Mironov, a prôné l'adoption le plus rapidement possible d'une loi anti-corruption en Russie, lors d'un déplacement en Iakoutie vendredi.

La loi fédérale sur la lutte anti-corruption devrait prévoir une expertise anti-corruption "sévère" de tout acte normatif ou juridique adopté au niveau tant gouvernemental que régional en Russie, a déclaré M.Mironov lors d'une rencontre avec les députés locaux.

Il a également proposé de durcir les peines encourues pour corruption, qualifiant ces délits de haute trahison.

"La corruption met en péril la sécurité nationale et la punition des personnes impliquées dans la corruption devrait prévoir de plus longues peines de détention et la confiscation des biens des membres de famille. Elle devrait en outre interdire l'accès à la fonction publique", a indiqué le président de la Chambre haute.

M.Mironov a également critiqué la situation en matière de création de lois en Russie regrettant "la mauvaise qualité de la législation" dans le pays.

21.2.08

Caspienne: la nature fait bien les choses, l'homme non

Nous apprenons sur les bancs de l'école que la mer Caspienne est la plus grande mer intérieure de la Terre. Quant au fait qu'elle soit l'une des plus grandes sources de problèmes écologiques pour l'immense bassin de la Caspienne, c'est durant toute notre vie que nous l'entendons. Les oscillations du niveau de la Caspienne n'étonnent personne. Cependant, lorsque se produit une nouvelle inondation de plusieurs milliers d'hectares de terres sur lesquelles vivent des dizaines, sinon des centaines de milliers de personnes, ce fait habituel acquiert l'envergure d'un véritable cataclysme. D'après les prévisions des écologistes, la période actuelle d'élévation du niveau de l'eau de la Caspienne, qui a commencé à la fin des années 90 du siècle dernier, durera à peu près jusqu'en 2040. Au final, le niveau de la mer s'élèvera d'un mètre et demi.

Cela suppose de lourdes conséquences pour l'ensemble des pays de la région. On peut s'attendre à ce que des milliers d'hectares de terres soient de nouveau submergés et que par conséquent des dizaines de localités se retrouvent dans la zone sinistrée. Il suffit de rappeler que la précédente élévation, de 2,5 m, du niveau de la mer entre 1978 et 1995 avait entraîné une détérioration considérable de la situation écologique, économique et sociale dans les régions concernées. Selon les estimations des spécialistes, le préjudice économique total causé à tous les pays riverains par l'augmentation du niveau de la Caspienne avait alors atteint 40 milliards de dollars.

Cependant, selon de nombreux scientifiques, la raison de l'immense préjudice causé à l'économie n'est pas l'élévation du niveau de la mer, mais l'utilisation déraisonnable et inconséquente de la bande de terres constituant la fameuse zone à risque, et comprenant des terrains émergés après la baisse du niveau de la mer en 1929. Naturellement, les bâtiments construits dans cette zone à risque furent inondés et partiellement détruits. A présent, l'inondation de ce territoire mis en valeur et pollué par l'homme entraîne une situation écologique catastrophique provoquée non pas par des processus naturels, mais par une activité économique déraisonnable.

Depuis quelque temps, les ressources énergétiques de la Caspienne sont considérées comme un facteur déterminant pour la sécurité énergétique des principaux acteurs de la politique mondiale. Selon les estimations, les réserves de pétrole de la région dépassent 200 milliards de barils, ce qui la place en deuxième position dans le monde après le Proche-Orient. La prospection et l'exploitation des gisements de pétrole représentent la principale source de pollution. Des travaux de prospection géologique de grande envergure se poursuivent: de nouveaux gisements de pétrole et de gaz ont été découverts, le débit des vieux gisements augmente, une plus grande attention est accordée à la création de l'infrastructure. Ce n'est pas par hasard que les niveaux de pollution due au pétrole dépassent déjà de 1,5 à 11,8 fois les normes admissibles dans diverses parties de la Caspienne. Selon les statistiques internationales, lors de l'exploitation des gisements de pétrole maritimes, 0,1% du pétrole extrait s'échappe dans la mer. Si le volume d'extraction prévu atteint 100 millions de tonnes par an vers 2015, voire plus tôt, le volume de la pollution pourrait atteindre cent mille tonnes par an.

Un très grand nombre d'esturgeons de la Caspienne, uniques en leur genre, principaux producteurs de caviar, ne survivent pas dans la mer. Les écologistes tirent la sonnette d'alarme. D'après eux, cela est dû à la migration de substances toxiques qui se concentrent dans l'organisme des êtres vivants. Tout cela alors que la pêche illégale et non réglementée est déjà à l'origine de la diminution de plus de 80% du nombre d'esturgeons dans la Caspienne.

Malgré les assurances des consortiums internationaux spécialisés dans l'extraction d'hydrocarbures, même l'emploi de technologies ultramodernes et l'argent alloué pour assurer le maintien de la sécurité écologique ne peuvent être considérés comme suffisants pour sauvegarder la population d'esturgeons. D'après les renseignements d'experts indépendants, le principe "zéro rejet" proclamé par les grandes compagnies qui exploitent les gisements ne fonctionne pas aujourd'hui. 1 à 1,5 million d'esturgeons périssent tous les ans en raison des rejets de pétrole dans les eaux de la Caspienne.

Mais l'exploitation des gisements d'hydrocarbures n'est pas l'unique menace pour la sécurité écologique de la région. L'accroissement du nombre de villes riveraines (plus de 200 villes et localités moyennes se trouvent actuellement dans la zone riveraine de la Caspienne), ainsi que la renaissance du potentiel industriel des ex-républiques soviétiques entraînent, en plus d'avantages évidents, toute une série d'inconvénients. Le déversement de l'eau des égouts possède les effets les plus néfastes. Les pays riverains rejettent tous les ans dans la mer Caspienne au moins 40 millions de m3 d'eau provenant des égouts, et il ne s'agit pas que des effluents urbains et agricoles. Les déchets industriels qui pénètrent dans la mer sans passer par des installations d'épuration un tant soit peu efficaces représentent le principal danger pour le milieu écologique. L'absence presque totale d'entreprises de retraitement des déchets industriels dans les Etats riverains (à l'exception de la Russie et, partiellement, l'Iran) est aujourd'hui l'une des principales causes de la situation écologique désastreuse de la Caspienne.

Il convient d'ajouter à tout cela la responsabilité des navires, dont le nombre ne cesse de s'accroître, en particulier la flotte des pétroliers des Etats riverains, ainsi que le processus de militarisation de la Caspienne. Tout cela perturbe également la situation écologique, bien que dans une moindre mesure. D'ailleurs, les processus naturels qui se déroulent au fond de la Caspienne ne contribuent pas non plus à l'amélioration de la situation. Cependant, le pessimisme des analyses écologiques ne signifie nullement que les gouvernements des pays de la Caspienne restent les bras croisés et observent impassiblement ce qui se produit.

Un programme écologique de la Caspienne est en application depuis 1998 sur décision des gouvernements des cinq pays riverains en vue d'assainir et de rétablir la situation écologique dans la région. 10 centres régionaux thématiques de la Caspienne destinés à régler divers aspects de la protection de l'environnement dans la région ont été créés dans le cadre de ce programme. Il s'agit, entre autres, des centres "Lutte contre la désertification" qui se trouve à Achkhabad, "Oscillations du niveau de la Caspienne" à Almaty et du centre "Diversité biologique" à Atyrau.

Il existe également des programmes finalisés au niveau national. Ainsi, le ministère kazakh de l'Environnement a élaboré et mis en oeuvre des règles d'évaluation du préjudice économique causé par la pollution de l'environnement, qui fournissent une méthode d'évaluation des dommages causés par le pétrole déversé dans la mer. La compagnie TenguizChevrOil (TCE) en a déjà fait les frais à la fin de l'année dernière. En se basant, entre autres, sur ces règles, le gouvernement kazakh a infligé à cette entreprise une amende de 609 millions de dollars pour violation de la législation écologique.

L'Azerbaïdjan a élaboré et mis en oeuvre un plan d'ensemble visant à améliorer la qualité de l'environnement et à atteindre l'objectif suivant: nettoyer le littoral et, en perspective, tout le secteur azerbaïdjanais de la Caspienne de tous les types de pollutions. Il existe aussi différents projets en ce sens. Par exemple, la Compagnie pétrolière nationale a élaboré son propre programme écologique pour 2006-2010 visant, pour l'essentiel, à nettoyer les 2.700 hectares de territoire de la presqu'île d'Apchéron. 630 millions de dollars seront alloués pour la mise en oeuvre de ce programme.

En Russie, toute une série d'institutions et de départements spécialisés se penchent depuis plusieurs années déjà sur les problèmes écologiques de la Caspienne. Parmi eux, un rôle particulier revient à l'Institut de recherche caspien dans l'industrie de la pêche (CaspNIIRH) qui surveille minutieusement les ressources biologiques de la Caspienne et travaille, en coopération étroite avec des organisations appropriées, en vue de sauvegarder la faune de la Caspienne, unique en son genre.

Les départements régionaux du ministère russe des Ressources naturelles agissent également au Daghestan, en Kalmoukie et dans la région d'Astrakhan (sud de la Russie) en vue de sauvegarder la biodiversité de la Caspienne. Un programme de lutte contre le braconnage et la pêche illégale des esturgeons et d'autres espèces est en cours d'application. Le Turkménistan et l'Iran possèdent des programmes analogues.

Cependant, malgré l'accroissement du nombre de centres de recherche et de programmes finalisés de toutes sortes, la liste des problèmes écologiques dans la Caspienne ne diminue pas. De nombreux observateurs estiment que cette situation est la conséquence directe de l'absence de règlement du principal problème: le statut de la Caspienne. Les experts affirment que, si l'on trouve la clef du règlement de cette question, cela marquera un tournant dans le règlement des autres problèmes de la région, y compris écologiques.

Mais pendant que les hommes politiques discutent, la situation écologique de la mer ne s'améliore pas. L'ensemble des pays riverains a signé il y a peu une convention sur la protection de la Caspienne, mais son adoption ne signifie pas son application.

20.2.08

Pas d'économie innovante sans industrie aéronautique

La Russie ne sera pas en mesure de rendre son économie innovante sans développer l'industrie aéronautique, a déclaré mercredi le président russe Vladimir Poutine lors de la présentation d'un centre de recherche et d'innovation à Joukovski.

Il a souligné que le développement de l'aviation russe était "absolument indispensable".

Cela dit, le président a fait remarquer la nécessité de mobiliser dans ce secteur des ressources politiques et administratives comme celles qui ont été engagées dans les projets nationaux.

"S'il faut régler ce problème, ce n'est pas seulement parce que l'aviation a toujours été notre fierté et que certains de ses éléments se sont dernièrement dégradés, mais aussi parce que l'avenir lui appartient et que sans aviation nous ne pourrons conférer un caractère innovant à notre économie", a conclu le président russe.

19.2.08

Moscou-hôtellerie: la nuit la plus chère du monde

Les nuits d'hôtels de la capitale russe sont les plus chères du monde, leur prix en établissement 4-5 étoiles ayant augmenté de 93% depuis 2004 pour atteindre 483 dollars, écrit lundi le quotidien russe Vedomosti.

C'est la conclusion d'une étude menée dans 50 villes par le bureau Hogg Robinson Group (HRG), un bureau de consulting britannique spécialisé dans le domaine du tourisme.

"La hausse des prix des chambres d'hôtel à Moscou s'essouffle, ce que les spécialistes d'HGP expliquent par le fait que le secteur hôtelier moscovite, orienté vers les hommes d'affaires, arrive à maturité, même si la hausse des prix immobiliers et la pénurie de terrains provoqueront une poursuite de l'augmentation des prix en 2008", écrit le quotidien, qui indique que les prix en rouble n'ont connu pour leur part une hausse que de 14%.

Moscou est suivie dans le classement par New York (374,2 dollars, hausse de 2%), Paris (333,8 dollars, + 8%) et Dubaï (320,8 dollars, + 11%). Londres clôt le top-10 (300,2 dollars, hausse de 4%).

"Les acteurs du marché moscovite affirment que la hausse des prix est due à une supériorité significative de la demande sur l'offre. Les experts de HRG ont remarqué que les hôtels de classe affaire dominaient dans la capitale", poursuit le journal.

Selon les experts, en septembre 2007 Moscou comptait 217 hôtels comptabilisant au total 35.000 chambres, dont 2.863 en catégorie 5 étoiles et 6.120 en quatre étoiles.

Un programme lancé par le gouvernement de Moscou prévoit une augmentation du nombre de chambres dans la capitale, avec 170.000-200.000 lits supplémentaires à l'horizon 2010.

Les experts, qui n'ont cependant pas tenu compte de la saison creuse, affirment que Moscou ne pourra vaincre la hausse des prix qu'en construisant encore 4 ou 5 hôtels 5 étoiles, entre 20 et 30 hôtels 4 étoiles et une centaine d'hôtels 3 étoiles.

18.2.08

Le Patriarcat de Moscou s'inquiète pour les orthodoxes du Kosovo

L'Eglise orthodoxe russe s'inquiète pour le sort des populations orthodoxes du Kosovo-Metohija et l'avenir des lieux sacrés serbes après la proclamation unilatérale de l'indépendance de cette province vis-à-vis de Belgrade.

"Nous sommes solidaires de nos frères orthodoxes résidant au Kosovo et constatons avec inquiétude que leur situation devient de plus en plus dangereuse et que le sort des grands monuments sacrés faisant partie du patrimoine culturel de l'humanité est de plus en plus imprévisible", a confié à RIA Novosti le secrétaire du Patriarcat de Moscou en charge des relations interorthodoxes, le protodiacre Nikolaï Balachov.

Dimanche dernier, le parlement du Kosovo a proclamé l'indépendance de cette province serbe. La Serbie refuse de reconnaître le nouveau statut du Kosovo et qualifie cette démarche de morcellement violent et unilatéral de son territoire.

Le représentant de l'Eglise orthodoxe russe a rappelé que le patriarche Alexis II "avait maintes fois soutenu l'Eglise orthodoxe serbe dans son appel à apporter au problème du Kosovo une solution équitable et fondée sur les normes du droit international et les résolutions de l'ONU, compte tenu de la volonté de tous les habitants de cette région indissolublement liée à l'histoire du peuple serbe et abritant ses grandes reliques nationales".

Selon M. Balachov, lors de sa réunion extraordinaire organisée la veille de la proclamation d'indépendance, le Synode épiscopal de l'Eglise orthodoxe serbe a fait une déclaration sur les événements au Kosovo-Metohija.

"L'Eglise serbe réaffirme que le Kosovo constitue une partie intégrante de la Serbie et doit le rester conformément aux documents fondamentaux de l'ONU et aux normes du droit international", a rappelé l'interlocuteur de l'agence.

"Le Synode épiscopal et l'Eglise orthodoxe serbe estiment que la proclamation de l'indépendance du Kosovo-Metohija n'a aucun effet légal et la considèrent comme une atteinte au droit et à la justice", a ajouté le représentant du Patriarcat de Moscou.

Interrogé sur la possibilité de troubles et d'une effusion de sang dans la région, il a souligné que l'Eglise serbe s'est toujours opposée au règlement par la violence de la question du Kosovo.

"Nous attachons une grande importance aux efforts déployés par l'Eglise orthodoxe serbe en faveur de la paix. Elle n'a jamais appelé ses fidèles à la violence", a conclu le protodiacre Nikolaï Balachov.

15.2.08

Dmitri Medvedev prône l'indépendance des médias russes

L'accès croissant de la population à des médias indépendants voire d'opposition, par le biais d'internet notamment, permet d'atteindre plus de transparence et favorise la lutte contre la corruption, a déclaré le premier vice-premier ministre russe Dmitri Medvedev.

"Nous vivons actuellement dans une société de l'information absolument transparente. En termes de mobilité, un accès continu au flux informationnel est possible", a déclaré M. Medvedev vendredi au cours d'une conférence de presse.

Le candidat à la présidence a souligné qu'Internet offrait aussi bien un accès à des informations de type "standard" et qu'à "des médias farouchement opposés au pouvoir, et qui le font savoir en des termes peu flatteurs".

Ceci constitue selon lui "une garantie de l'indépendance des médias".

M. Medvedev a confirmé que les médias indépendants jouaient un rôle clé dans la lutte contre la corruption.

"Nous sommes conscients des capacités des médias indépendants. Leur degré d'indépendance est cependant une notion relative. En fin de compte, ils dépendent comme les autres de la position de leur propriétaire. Si celui-ci n'est pas satisfait de son business, il fermera boutique", a-t-il souligné.

De la sorte, selon M. Medvedev, "le principal critère d'indépendance des médias doit être le fort niveau de confiance des gens dans l'information proposée".

"C'est une caractéristique cruciale de l'indépendance des médias. Quant à leur rôle dans la lutte contre la corruption, il est démontré", a-t-il conclu.

14.2.08

La Russie, le plus attrayant des marchés émergents

La Russie est le plus attrayant des marchés émergents, les pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) compris, selon un sondage réalisé par la banque Merrill Lynch auprès des fonds d'investissement internationaux à travers le monde.

"L'effondrement des marchés boursiers et la crainte d'une récession aux Etats-Unis ainsi que le ralentissement de la croissance observée dans d'autres régions du monde ont poussé 30% des établissements interrogés à des opérations de couverture face au risque de nouvelle chute des actions dans les trois mois à venir", lit-on dans le rapport de Merrill Lynch cité par le quotidien russe Vedomosti.

Dans ce contexte, la Russie est un véritable "îlot de stabilité", selon les termes du ministre des Finances Alexeï Koudrine qui a ainsi qualifié l'économie russe lors du dernier forum économique de Davos.

"Il est vrai que l'indice RTS a perdu 12,5% depuis le début de l'année, mais les gouverneurs de fonds internationaux considèrent notre marché des valeurs comme le plus attrayant des marchés émergents. Et ils joignent l'acte à la parole en augmentant progressivement la part des actions russes dans leurs portefeuilles", constate le journal russe.

Dans leurs attitudes à l'égard de la Russie, l'écart entre optimistes et pessimistes s'élève à 73% en faveur des premiers, contre 57% en janvier, 79% en décembre et 46% en novembre derniers, selon l'étude de Merrill Lynch. A titre de comparaison, le Brésil, la Chine et l'Inde affichent un écart de 64%, 41% et 9% respectivement. Les optimistes sont plus nombreux que les pessimistes dans seulement 15 pays en développement.

Quand aux prévisions d'investissements dans les économies BRIC pour les 12 mois à venir, les sondés citent par ordre décroissant la Russie (59%, contre 32% en novembre), le Brésil (23% contre 55%), la Chine (9% contre 14%) et l'Inde (9% contre 0%). Seulement 5% des interrogés estiment que le marché russe est le plus désavantageux des pays BRIC.

12.2.08

Médias: Gryzlov défend la liberté de l'Internet en Russie

Le président de la Douma (chambre basse du parlement russe), Boris Gryzlov, a exprimé mardi à Moscou son hostilité à toute restriction de la liberté des usagers de l'Internet, tout en estimant nécessaire d'empêcher les tentatives d'utilisation de cet outil à des fins terroristes.

"L'Internet est souvent instrumentalisé pour déstabiliser une situation ou à des fins terroristes. Nous devons couper court à cette utilisation de la Toile", a-t-il indiqué à la presse.

"Mais il faut éviter de porter atteinte à la liberté de ceux qui s'en servent avec de bonnes intentions", a-t-il précisé.

M. Gryzlov a ainsi commenté l'initiative de Vladimir Sloutsker, membre du Conseil de la Fédération (chambre haute), qui a proposé l'enregistrement obligatoire en tant que médias des sites Internet affichant plus de 1.000 visites par jour.

11.2.08

Russie-Inde: 30.000 visiteurs à l'exposition russe du Salon du livre à New Delhi

L'exposition russe au 18e Salon mondial du livre de New Delhi a attiré quelque 30.000 visiteurs dont 5.000 enfants, ont annoncé lundi les organisateurs du salon qui a pris fin dimanche dernier.

La Russie, invitée d'honneur, a présenté environ 10.000 livres au Salon de New Delhi qui inaugurait l'Année de la Russie en Inde. Quelque 80 maisons d'édition et 30 écrivains notamment Sergueï Loukianenko (Sentinelles de la nuit, Sentinelles du jour, Sentinelles de la pénombre), Alexandre Kabakov (Non retour) et Zakhar Prilepine (Pathologies) ont participé au Salon. Les éditeurs russes ont eu une cinquantaine de rencontres avec leurs collègues indiens, a annoncé l'organisatrice de l'exposition russe Angelika Joukova.

La Russie a offert tous les livres de son stand à l'Inde qui les remettra à la bibliothèque du Centre russe de la science et de la culture, à l'Université de New Delhi et à l'Université Jawaharlal Nehru à New Delhi, ainsi qu'à d'autres bibliothèques.

8.2.08

Des trésors pour l'Ermitage remontés du fond marin

La goélette Frau Maria qui a fait naufrage en 1771 à proximité des côtes finlandaises avec un fret destiné au musée de l'Ermitage sera remontée à la surface, a annoncé lors d'une conférence vendredi le directeur adjoint du Service fédéral du patrimoine culturel Anatoli Vilkov.

"Cette goélette transportait des valeurs commandées par Catherine II pour son musée de l'Ermitage", a-t-il expliqué.

Les experts supposent que le navire peut contenir dans ses cales des joyaux en pierres précieuses et une collection de porcelaines.

Le projet russo-finlandais est réalisé avec le soutien des premiers personnages des deux Etats.

On prévoit pour cette année des études sous-marines pour établir quelles valeurs, et en quelle quantité, ont pu se conserver depuis le naufrage du Frau Maria, il y a plus de 230 ans.

7.2.08

Tennis: Ivanovic devance Sharapova au classement des femmes les plus désirées du monde

La joueuse de tennis serbe Ana Ivanovic a devancé la Russe Maria Sharapova au classement des 99 femmes les plus désirées du monde actualisé lundi par le site Internet askmen.com, qui ne mentionne plus aucune autre Russe.

Les deux finalistes de l'Open d'Australie sont les premières sportives à avoir accédé à ce classement constitué essentiellement de mannequins, de chanteuses et de comédiennes.

Selon les usagers du site, Ana Ivanovic, qui occupe la 73e place, a un visage charmant et un sourire envoûtant, alors que Maria Sharapova, classée 74e, prouve par son physique que la beauté et la force vont très bien ensemble.

En finale de l'Open d'Australie de tennis, Maria Sharapova a vaincu Ana Ivanovic en deux sets 7-5, 6-3.

La comédienne américaine Katherine Heigl est en tête du classement. Au Top-10 figurent également les actrices Jessica Alba, Eva Mendes, Scarlett Johansson et la chanteuse Rihanna.

6.2.08

Automobile: la société KAMAZ projette d'augmenter ses exportations de 20% en 2008

KAMAZ (Tatarstan, sur le fleuve Kama), projette d'accroître ses exportations de 20% en 2008, les portant à 16.060 contre 13.440 unités en 2007, a annoncé le groupe automobile russe dans un communiqué mercredi.

Ainsi, le Kazakhstan recevra plus de 8.400 poids lourds (7.030 en 2007) et l'Ukraine 3.600 (2.960).

En janvier, une délégation gouvernementale du Tatarstan a signé au Turkménistan un protocole d'intentions prévoyant de livrer à ce pays centrasiatique 2.549 camions en 2008.

Fondé en 1969 et lancé en 1976, le groupe KAMAZ reste le premier producteur russe de poids lourds et le huitième producteur mondial de moteurs diesel. Le holding comprend 13 divisions spécialisées dans la conception, la production et l'assemblage de véhicules et de composantes automobiles.

L'équipe sportive de KAMAZ a plusieurs fois remporté le rallye Dakar.

5.2.08

Natalité: la Russie bat un record vieux de 25 ans

En 2007, le taux de natalité en Russie a battu un record vieux de 25 ans augmentant de 122.000 naissances (8,3%) par rapport à 2006 pour atteindre 1,6 million de naissances, selon les données préliminaires communiquées jeudi par le ministère russe de la Santé publique.

"C'est la première fois depuis 25 ans que nous avons enregistré une telle augmentation du nombre de naissances d'une année sur l'autre. Le nombre d'enfants nés en 2007 représente le meilleur chiffre depuis 1991", est-il indiqué dans un rapport du ministère.

La part des deuxièmes et troisièmes naissances a progressé de 33% au début de 2007 à 42% en fin d'année, selon le rapport.

4.2.08

JO-2014: 2,2 mds EUR en trois ans pour construire les sites sportifs

Près de 81 milliards de roubles (2,2 milliards d'euros) seront débloqués d'ici trois ans pour la construction et le développement de la station balnéaire russe de Sotchi qui accueillera les Jeux olympiques d'hiver en 2014, a annoncé lundi le premier ministre Viktor Zoubkov.

"Le gouvernement vient d'approuver un programme de construction des sites olympiques et de développement de Sotchi. Il prévoit la construction de 243 sites et nécessitera près de 81 milliards de roubles dans les trois années à venir", a-t-il déclaré lors d'une réunion du conseil chargé de préparer les JO-2014.

Le chef du gouvernement a souligné que la période des concertations bureaucratiques était révolue et qu'il fallait s'atteler dès à présent à la construction de routes et de sites sportifs.

Réuni en juillet dernier à Guatemala, le Comité international olympique (CIO) a sélectionné Sotchi, station balnéaire russe au bord de la mer Noire, pour organiser les Jeux olympiques d'hiver en 2014, la préférant à Salzbourg (Autriche) et à Pyeongchang (Corée du Sud).

1.2.08

Volgograd fête les 65 ans de la bataille de Stalingrad

Volgograd fête les 1er et 2 février les 65 ans de la défaite des troupes nazies à Stalingrad (ancien nom de la ville), rapporte le correspondant de RIA Novosti.

Le 2 février 1943, une opération d'une ampleur inédite se terminait sur les berges de la Volga. La bataille de Stalingrad, qui dura 200 jours et nuits, marqua un tournant majeur dans le déroulement de la seconde Guerre mondiale. L'armée, la population, les travailleurs, et toute personne capable de se servir d'un fusil participèrent à la défense de Stalingrad. Des luttes au corps à corps s'engagèrent pour le moindre mètre carré de terre.

65 ans plus tard, 160 scientifiques et des historiens allemands, russes et des pays de l'ex-URSS examineront à Volgograd la signification mondiale et historique de cette bataille ainsi que sa portée pour l'époque moderne au cours d'une conférence intitulée "La bataille de Stalingrad, 65 ans plus tard". Y participera le chef d'état-major général des forces armées russes, le général Iouri Balouïevski.

Une exposition de photos et de documents se tiendra dans le nouveau théâtre expérimental, où se déroulera également la conférence. Des clichés retraçant les différentes étapes de la bataille (défensive, contre-attaque et victoire sur l'ennemi) y seront présentées.

L'exposition tentera de mettre en valeur des personnes, des témoignages, des photographies et des documents rarement exposés dans les musées.

Le 1er février aura lieu l'inauguration du Musée de l'état-major du Comité municipal de défense de Stalingrad qui sera situé dans le local sous-terrain qu'occupait l'état-major en août-septembre 1942.

Le musée reconstitue l'état-major jusque dans les moindres détails. Les visiteurs pourront découvrir des photographies, des documents, des médailles et des effets personnels des membres de l'état-major.

Les vétérans participeront à des cours spéciaux dans les écoles et des délégations d'anciens combattants seront reçues par l'administration de la ville.

Près de 1.500 visiteurs et 69 délégations de régions russes sont attendues, ainsi que des représentants britanniques, tchèques, serbes, italiens, américains, français, estoniens et allemands.

Un grand concert sera donné pour clore la première journée des célébrations.