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31.3.08

La Russie appartient à l'aire socioculturelle de l'Europe

Par la majorité des indices, la Russie est ancrée dans l'aire socioculturelle de l'Europe, a annoncé Nikolaï Lapine, dirigeant du Conseil scientifique pour l'Enquête sociale européenne (ESE) en Russie, se référant aux résultats d'un sondage.

L'ESE est le projet comparatif le plus connu dans le domaine des sciences sociales en Europe et auquel la Russie s'est jointe en 2006. Son objectif consiste à obtenir des données relatives aux vues, valeurs, opinions et comportements des Européens dans différentes sphères de la vie (famille, politique, religion, inégalités sociales, qualité de vie).

"Cette étude a démontré que même si la Russie occupe une position un peu à part dans l'aire socioculturelle européenne, elle n'en sort pas pour autant pour la majorité des indices", a indiqué le chercheur lors d'une conférence de presse vendredi au siège de RIA Novosti.

Selon lui, "il n'y a pas lieu d'évoquer un quelconque retard de la Russie sur les pays d'Europe. Au contraire, dans de nombreux domaines la Russie est proche de l'Europe de l'Est et la devance même".

Par exemple, s'agissant du niveau de sa culture politique et de l'activité politique de ses citoyens, la Russie fait partie du groupe formé par le Portugal, la Turquie et la majorité des pays d'Europe de l'Est. Dans le même temps, les Russes se sentent liés à leur pays dans la même mesure que les Allemands ou les Lettons.

Quant à la part des gens les plus ouverts à l'égard de l'afflux d'immigrés, la Russie est parfaitement comparable à des pays comme l'Allemagne, le Danemark, la Suisse, la Belgique et la Slovénie.

Se fondant sur cette étude, on peut affirmer que la Russie ne diffère pas radicalement des autres pays (d'Europe), a estimé, lors de cette même conférence de presse, la directrice de l'ESE en Russie, Anna Andreenkova.

L'Enquête Sociale Européenne (ESE) est une étude comparée menée tous les deux ans dans plus de 20 pays européens. La coordination du projet et le soutien scientifique international sont financés par l'Union européenne mais les études nationales sont menées aux frais de chaque pays. En Russie, l'ESE est réalisée par l'Institut d'études sociales comparatives (CESSI).

28.3.08

La compagnie russe Aeroflot désignée transporteur officiel des Jeux olympiques de Pékin

La plus grande compagnie aérienne russe Aeroflot Russian Airlines a été désignée transporteur officiel des Jeux olympiques 2008 de Pékin, a annoncé vendredi à Pékin le représentant d'Aeroflot en Chine Sergueï Bougrov.

"Notre représentation à Pékin a reçu jeudi un certificat attestant qu'Aeroflot est l'une des premières compagnies étrangères à devenir transporteur officiel des Jeux olympiques", a déclaré M.Bougrov.

27.3.08

Un prêtre russe devient papa... pour la 17e fois

Un dix-septième enfant, une petite fille, vient de naître dans la famille d'un prêtre de Rostov-sur-le-Don, dans le sud de la Russie, les dignitaires religieux orthodoxes n'étant pas soumis au célibat.

"Je suis très heureux, comme je l'étais après la naissance des autres enfants", a confié le père de l'enfant dans un entretien accordé à RIA Novosti.

L'archiprêtre Ioann Ossiak, doyen des églises de Séraphin de Sarov et de la Sainte-Trinité, compte désormais dix-sept enfants dont l'aîné a 23 ans.

"Mes enfants sont tous nés à environ un an ou un an et demi d'intervalle", a expliqué le prêtre.

L'ecclésiastique a souligné qu'il ne faisait pas de projets pour l'avenir. "Nous serons heureux d'avoir de nouveaux enfants. Nous les aimons tous, et nous remercions le Seigneur pour cela", a-t-il dit.

Selon le père Ioann, avoir beaucoup d'enfants était une tradition familiale: lui-même était le dixième enfant dans sa famille, et son épouse la cinquième.

D'après le rite chrétien orthodoxe, seuls les évêques sont astreints au célibat, alors que les prêtres et les diacres peuvent se marier librement et avoir des enfants.

26.3.08

Toyota Camry assemblée en Russie: la mise en vente le 31 mars

Le constructeur automobile Toyota lancera le 31 mars prochain la vente de son modèle Camry assemblé en Russie.

La voiture est construite à l'usine Toyota Motor Manufacturing Russia, près de Saint-Pétersbourg.

Toyota a ouvert la production dans son usine russe en décembre 2007. La capacité de la première tranche de l'entreprise s'élève à 20.000 unités par an, avec la possibilité de la porter à 50.000 unités. A terme, la capacité annuelle de l'usine russe pourrait atteindre 200.000 unités par an. Le montant global des investissements dans le projet développé par Toyota près de Saint-Pétersbourg s'est élevé à près de 4 milliards de roubles (110 millions d'euros).

L'accord entre Toyota, le gouvernement fédéral et la ville de Saint-Pétersbourg a été signé en avril 2005. La cérémonie solennelle de pose de la première pierre s'est déroulée deux mois plus tard.

25.3.08

Les PME doivent constituer un axe prioritaire du gouvernement

Les petites et moyennes entreprises (PME), dont seul un quart des besoins en matière de crédit est couvert, doivent constituer une priorité du gouvernement russe, a annoncé la ministre du Développement économique et du Commerce (MERT) Elvira Nabioullina.

"Les besoins des PME en matière de crédit sont estimés à environ 27,27 milliards d'euros, alors que le volume réel du crédit qui leur est alloué n'atteint que le quart de cette somme", a fait savoir Mme Nabioullina.

Selon elle, le développement des PME doit constituer une priorité du gouvernement russe afin que leur croissance double pour atteindre 10% par an.

"Les PME ne peuvent être considérées comme un domaine secondaire", a-t-elle fait remarquer.

Outre le manque de ressources financières, les PME russes souffrent selon elle d'un manque de locaux disponibles à la location, et sont victimes d'une administration très lourde, puisqu'elles doivent se soumettre à un nombre impressionnant de contrôles afin d'obtenir les autorisations nécessaires.

Les lacunes de l'accès aux infrastructures constituent le principal problème des PME. Selon la ministre, 60% demandes de connexions aux réseaux réalisées l'année dernière par des PME n'ont pas été satisfaites. En outre, les petits entrepreneurs ont dépensé l'année dernière 82 millions d'euros afin d'être reliés au réseau énergétique.

24.3.08

ISS: bientôt la fin du monopole spatial de la Russie?

Le destin compliqué de la Station spatiale internationale (ISS) a connu un brusque tournant. Plus précisément, celui-ci aura lieu début avril, lorsque le Jules Verne, premier vaisseau cargo européen de la série ATV (Automated Transfer Vehicle), s'y arrimera.

Cette nouvelle page de l'histoire de la station pourrait considérablement changer la liste des protagonistes du projet ISS, la Russie risquant d'en disparaître.

En somme, le rôle de la Russie dans ce projet se divise nettement en un rôle émotionnel et un rôle matériel. Le premier est traditionnellement perçu par la société comme exceptionnel, pour plusieurs raisons, dont la principale est la primauté russe incontestable dans le développement de complexes orbitaux à longue durée d'exploitation. En outre, tout le monde a conscience qu'après la catastrophe de la navette Columbia, en février 2003, Roskosmos (Agence fédérale spatiale russe) a fait de son mieux, bien qu'en ayant fait cavalier seul, pour maintenir le complexe en régime habité, qui était le seul possible.

Cependant, les émotions sont une chose fugace et surtout momentanée. Par la suite, il n'en reste que des indices concrets de volumes, des kilowattheures, des canaux de télécommunication, etc.

Or, sur le plan matériel, la participation russe au programme ISS est, pour parler gentiment, loin d'être idéale et a même tendance à se réduire. A l'heure actuelle, le complexe international en orbite regroupe huit modules dont seulement trois (Zarya, Zvezda et le sas Pirs) sont russes. Qui plus est, le secteur russe de l'ISS souffre d'un énorme manque d'énergie à bord, les trois modules mentionnés ne produisant que 5 kilowatts d'énergie, confient les dirigeants du groupe Energuia, principale entreprise responsable de la partie russe du programme ISS. Or, pour pouvoir travailler comme il se doit, il faudrait au moins décupler l'alimentation en énergie!

Dans le même temps, la perspective d'augmenter considérablement l'approvisionnement en énergie du segment russe de la station est on ne peut plus vague. Selon les projets existants, deux modules énergétiques et de recherche russes seront mis en orbite en 2014 et en 2015 seulement. En attendant, Roskosmos est obligé d'acheter de l'électricité aux Américains au prix de 2.000 dollars le kilowatt ou bien de s'entendre sur des opérations de compensation. Et la situation ne fait que s'aggraver: selon le chef d'Energuia Vitali Lopota, le segment américain disposera d'ici 2009 de 100 kW d'électricité, alors que la Russie n'envisage que de monter à 7 d'ici 2011.

Jusqu'à récemment, la Russie possédait un seul mais puissant atout concernant l'ISS, à savoir la prestation de services de transport pour ses partenaires américains et européens. Si le programme ATV de l'Agence spatiale européenne (ASE) s'avère efficace, ce monopole russe en matière de transport sera réduit à néant. Certes, les Européens ne font pour l'instant que tester la variante cargo de leur nouveau système, mais il est difficile de douter de leur détermination à organiser des vols habités indépendants vers la station.

Dans ce contexte, il convient de mettre en avant la réaction de la NASA face aux réalisations européennes. Un article du Washington Post en date du 7 mars dernier évoque sans aucune gêne les tristes perspectives des Etats-Unis, qui risquent de se retrouver privés de vaisseaux habités d'ici 2010, après la désaffectation de la flotte de Space Shuttle (Navette spatiale américaine), autant dire qu'ils risquent d'être condamnés à utiliser les Soyouz russes qui achemineront les astronautes russes à bord de l'ISS. L'administrateur de la NASA Michael Griffin ne cache pas son désappointement quant aux frais de transport payés à la Russie, dont le bénéfice pourrait se chiffrer à environ 2 milliards de dollars sur la période 2009-2013.

Le Sénat américain considère ouvertement cette situation comme étant la pire de toutes.

La NASA nous donne l'impression de n'avoir pas cru, jusqu'au tout dernier moment, aux succès européens dans l'espace, et qu'une fois assurée de cette réalité, elle s'est mise à regretter d'avoir longtemps discriminé l'ASE en tant que partenaire du projet ISS. Rappelons que le module européen Columbus est resté bloqué à Cap Canaveral de mai 2006 jusqu'à sa mise en orbite par la navette Atlantis en février dernier.

Jean-Yves Le Gall, directeur général d'Arianespace, le plus important opérateur européen de systèmes de lancement, confie dans les colonnes du Washington Post que l'ASE envisage d'élargir considérablement son rôle dans le programme ISS. L'Union européenne se propose, selon lui, d'adopter en novembre prochain un programme de vols habités pour devenir ainsi un participant de plein droit au programme ISS.

Les Américains se rendent parfaitement compte des aspirations spatiales de l'Europe et se doivent de songer au choix d'un partenaire pour les études dans l'espace circumterrestre dans une perspective à court et à moyen terme. D'autant que l'ASE ne cache pas sa disposition à coopérer étroitement avec la NASA. Selon M. Le Gall, le domaine spatial européen pourrait se transformer en un élément décisif de la domination américano-européenne à bord de l'ISS. "Il faut seulement nous donner une chance", explique le directeur d'Arianespace.

21.3.08

Heineken rêve de devenir le deuxième brasseur russe

Dans les années à venir, le groupe de sociétés Heineken, actuellement le troisième brasseur russe, aspire à accéder à la deuxième place sur le marché national de la bière, a annoncé jeudi le vice-président de Heineken Russie, Viktor Piatko.

"Heineken a dépensé 1,5 milliard d'euros pour acheter des sociétés brassicoles en Russie et maintenant le groupe veut s'ancrer sur ce marché. Nous venons solidement en troisième position sur le marché russe de la bière mais nous aspirons à accéder à la deuxième place", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse à Nijni-Novgorod.

"C'est Baltika qui vient en première position en Russie, suivie d'InBev. Mais, en janvier, Heineken a déjà produit davantage que son concurrent le plus proche", a ajouté M. Piatko.

Le groupe de sociétés Heineken est présent sur le marché russe depuis février 2002. A l'époque, le groupe a acquis sa première usine à Saint-Pétersbourg. Actuellement, il est propriétaire de dix brasseries, de Sibérie à la Baltique en passant par l'Oural et la Volga. Les entreprises russes de Heineken emploient près de 8.500 personnes.

20.3.08

PepsiCo renforce sa présence sur le marché russe

Le holding américain PepsiCo entre dans le capital du producteur de jus de fruit russe Lebedianski, dont il a acquis 75,53% des parts pour 1,357 milliard de dollars, lit-on dans un communiqué publié par Lebedianski.

Comme l'indique le communiqué, les autres principaux actionnaires de Lebedianski ont convenu avec PepsiCo de lui céder 75,53% des actions, ce qui laisse de côté la branche alimentation et eau minérale, pour 1,357 milliard de dollars (l'action étant vendue 88,02 dollars).

PepsiCo compte céder ses droits à la coentreprise qu'il forme avec The Pepsi Bottling Group (PBG), au sein de laquelle PepsiCo possédera le bloc de contrôle.

19.3.08

Le Maroc espère attirer d'avantage de touristes russes

Le Maroc table sur un accroissement notable du nombre de touristes russes, a déclaré lors d'une conférence de presse mercredi le ministre marocain du Tourisme et de l'Artisanat, Mohamed Boussaid.

Selon le ministre, les ambitions touristiques de son pays sont grandes. L'an dernier, 13.000 Russes se sont rendus au Maroc mais le pays veut augmenter au plus vite ce chiffre. Le potentiel (touristique) de la Russie et du Maroc qui a reçu l'an dernier 7,4 millions de touristes étrangers est de loin plus important, a estimé M. Boussaid.

Le Maroc, dans le but d'augmenter le nombre de touristes russes, entend ouvrir plusieurs vols réguliers aériens et mener une vaste campagne de publicité. Le pays projette d'ouvrir une représentation touristique en Russie.

18.3.08

Tibet: les troubles suivent le scénario kosovar

Des forces politiques influentes aux Etats-Unis ont intérêt à utiliser le scénario kosovar pour pousser la population du Tibet à lancer une lutte armée pour l'indépendance à la veille des J.O. de Pékin, estime Alexeï Maslov, sinologue et chef de chaire d'Histoire générale à l'Université de l'Amitié des peuples à Moscou.

"Des forces politiques influentes aux Etats-Unis (...) manipulent le mouvement indépendantiste des Tibétains pour empêcher le renforcement impétueux des positions géopolitiques de la Chine dans le monde", a estimé le chercheur dans un entretien accordé à RIA Novosti lundi.

Selon lui, de nombreux messages vidéo et audio parvenant de "Tibétains anonymes" depuis les lieux d'accrochages avec l'armée chinoise témoignent de la réalisation du "scénario kosovar".

"Les témoignages sur les violations des droits des Tibétains relayés par les médias occidentaux poursuivent le seul objectif d'exciter au maximum l'opinion mondiale et de parvenir à l'isolement international de la Chine à la veille des J.O. de Pékin", a indiqué l'expert.

La Chine fait l'objet de pressions de la part de médias internationaux et d'organisations de défenseurs des droits de l'homme pour accepter des négociations avec le soi-disant "gouvernement du Tibet exil" qui se trouve en Inde, a-t-il poursuivi.

"Le principal objectif des pressions internationales exercées sur Pékin consiste à obtenir de la Chine la reconnaissance de l'existence du problème d'un "territoire insurgé" qui exige une indépendance d'Etat envers la PRC", a indiqué le chercheur.

"A n'en pas douter, la reconnaissance par la Chine des droits du soi-disant "gouvernement tibétain en exile" à l'indépendance menacera l'intégrité territoriale de la République populaire et constituera un risque de répétition de la variante kosovare. La Chine ne l'admettra jamais", a ajouté le chercheur.

L'expert prédit que les Etats-Unis tenteront bientôt de faire voter par le congrès la décision de boycotter les Jeux olympiques de Pékin et de décréter des sanctions politiques contre la Chine comme un pays qui viole grossièrement les droits de l'homme. Il s'attend également à ce que les autorités officielles, pour combattre les tendances séparatistes dans le Tibet et les provinces chinoises voisines qui comptent d'importantes diasporas tibétaines, acceptent de faire des infusions financières massives dans le but d'élever le niveau de vie dans ces régions.

Selon les données officielles, les troubles qui ont éclaté dans le Tibet le 10 mars ont fait 13 morts civils. Les partisans du dalaï-lama évoquent 80 morts et 72 blessés.

17.3.08

Russie: le nombre de compagnies aériennes pourrait bientôt se réduire de 10 ou 15

De 178 actuellement, le nombre de compagnies aériennes russes pourrait se réduire prochainement de 10 ou 15, dans le cadre des consolidations en cours dans le secteur, a déclaré vendredi le directeur de l'Agence fédérale pour les transports aériens (Rosaviatsia), Evgueni Batchourine.

"Actuellement, on assiste à des consolidations, notamment sous l'égide d'Aeroflot et d'Air Union, à la suite de quoi le nombre de compagnies aériennes pourrait se réduire prochainement de 10 à 15", a-t-il estimé.

Sur les 178 compagnies aériennes, cinq assurent à elles seules 52% du trafic national de passagers, selon M. Batchourine.

L'alliance Air Union regroupe cinq transporteurs aériens. Cette alliance a transporté 3,6 millions de personnes en 2007, ce qui fait d'elle le troisième transporteur aérien en Russie.

Aeroflot est la plus grande compagnie aérienne russe assurant 39% du marché des vols internationaux et 11% de celui des vols intérieurs. Actuellement, Aeroflot étudie la question de la création d'une filiale pour l'Extrême-Orient russe, sur la base de compagnies aériennes locales.

14.3.08

Internet en Russie: un espace de liberté... pour l'instant

Internet reste encore un espace de liberté en Russie, mais plusieurs initiatives législatives liées à la règlementation du segment russe de la Toile sont apparues rien que ces deux derniers mois, notent jeudi les journaux Vedomosti et Novye izvestia.

Internet est aujourd'hui pratiquement la seule plate-forme non censurée, raconte Ilia Iachine, leader de la branche jeunesse du parti Iabloko. Dans ce contexte, il représente une valeur absolument unique pour tous les gens qui sont attachés aux idéaux de la liberté, poursuit-il. Il est évident qu'il y a au pouvoir un grand nombre de personnes qui sont mécontentes de cet état de choses.

Le contrôle d'Internet est une question de volonté politique. Si le pouvoir cherche à punir de vrais cybercriminels pour leurs appels à la violence ou bien pour diffusion de pornographie enfantine ou de recettes de poisons ou d'explosifs, il doit nettement distinguer la liberté d'opinion des insultes et de l'extrémisme racial et religieux.

Mais sous prétexte de la lutte contre l'extrémisme et la pornographie sur Internet, les fonctionnaires sont capables d'effacer la limite qui existe entre une opinion et un fait, un blog personnel et un journal en ligne, d'imposer une censure et de contrôler l'état d'esprit de la partie la plus avancée de la société.

En Russie, deux tendances s'opposent avec un succès changeant. La Douma d'Etat (chambre basse du parlement russe) n'a pour l'instant examiné aucun des projets de loi dans lesquels les auteurs ont souhaité considérer n'importe quel site comme un média. Ceci entraînerait la nécessité d'enregistrer chaque site auprès du Service fédéral pour le contrôle du respect de la législation en matière de communications de masse et la protection de l'héritage culturel (Rosokhrankoultoura) et la possibilité de fermer tout site après trois avertissements du service.

Le directeur de Rosokhrankoultoura Boris Boïarskov estime que la législation existante suffit pour lutter contre les infractions à la loi sur le web. Enregistrer ou non son site est l'affaire personnelle de l'auteur, a-t-il déclaré. Cependant, les fonctionnaires régionaux considèrent chaque déclaration vexante sur Internet comme une insulte publique.

Dmitri Tachlykov, qui a injurié sur un forum Internet le gouverneur de Vladimir, Nikolaï Vinogradov, a été condamné en décembre 2007 à une amende de 10.000 roubles (environ 272 euros), pour insulte envers un représentant du pouvoir. Mercredi, Journée internationale pour la liberté d'expression sur Internet, le parquet de Syktyvkar a renvoyé devant le tribunal l'affaire du musicien Savva Terentiev, accusé d'attiser la haine interethnique et sociale pour avoir publié un commentaire négatif concernant la police locale dans un blog de Livejournal. M. Terentiev pourrait ainsi devenir le premier "cyberdissident" russe, car il risque jusqu'à deux ans de prison pour cette "discussion entre amis" sur Internet.

13.3.08

Football - Coupe de l'UEFA: le Zenit St-Petersburg accède aux quarts en éliminant l'Olympique de Marseille

L'équipe de football russe Zenit St-Petersburg a accédé mercredi aux quarts de finale de la Coupe de l'UEFA en battant les Français de l'Olympique de Marseille sur le score de 2-0 lors du match retour des huitièmes de finale disputé à Saint-Pétersbourg.

Les deux buts marqués par l'attaquant Pavel Pogrebnyak (39e et 78e) ont permis au club russe de prendre sa revanche sur les Marseillais qui l'avaient battu en France sur le score de 3-1 lors du match aller. Les deux équipes étaient à égalité après deux matches (3-3). Le Zenit St-Petersbourg s'est qualifié pour les quarts au bénéfice du but inscrit à l'extérieur.

Les Pétersbourgeois ont réussi à égaler leur record de 2005-2006 en se qualifiant pour les quarts de finale de la Coupe de l'UEFA. L'adversaire que les Russes affronteront en quarts sera connu lors du tirage au sort programmé pour vendredi.

12.3.08

Long-courrier A-350: la coopération avec la Russie sur la bonne voie

Le consortium aéronautique russe unifié (OAK) et le holding européen Airbus détermineront pendant l'été la liste des composants de fabrication russe destinés au nouveau long courrier A-350, a déclaré le chef de la représentation russe d'Airbus Vadim Vlassov.

"La Russie est l'un des partenaires prioritaires du programme de création du nouvel appareil européen A-350. Il a été décidé qu'au milieu de l'été 2008, les groupes de travail conjoints achèveraient la liste des composants construits au moyen de matières premières russes par des entreprises russes", a déclaré M. Vlassov.

Selon lui, la participation de la Russie à la construction du long courrier A-350 XWB consistera principalement à fabriquer des pièces destinées à l'appareil, de la même famille que l'A-320.

"Les composants de l'A-350 XWB sont plus complexes que ceux des A-320, largement répandus, c'est pourquoi le nouveau programme constituera un pas crucial dans l'approfondissement de la coopération avec les entreprises russes", a déclaré M. Vlassov.

Aviation: la Russie aura besoin de 921 Airbus neufs d'ici 2026

Le constructeur aéronautique Airbus évalue les besoins du marché russe à 921 appareils d'ici 2026, pour un coût total de 79 milliards de dollars, a annoncé le chef de la mission russe d'Airbus, Vadim Vlassov.

"La Russie fait partie des dix premiers pays demandeurs d'avions de notre consortium. Nos estimations les plus récentes montrent qu'entre 2007 et 2026 la demande russe d'avions de plus 100 sièges s'élèvera à 921 appareils, dont 793 à fuselage étroit et 128 à large fuselage, pour un total de 79 milliards de dollars", a-t-il expliqué devant des journalistes mardi.

La Russie vient en sixième position mondiale concernant la demande d'avions neufs, derrière les Etats-Unis, la Chine, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Inde.

Universiade 2013: Kazan parmi les villes candidates à l'organisation des jeux

La Fédération internationale du sport universitaire (FISU) a retenu lundi Kazan, la capitale du Tatarstan (Russie), parmi les villes candidates à l'organisation de l'Universiade (jeux mondiaux universitaires) de 2013 après la présentation de son dossier de candidature au comité exécutif de la FISU à Bruxelles.

Une délégation du Tatarstan conduite par le premier ministre tatar Roustam Minnikhanov a présenté le dossier de Kazan qui n'avait pas été choisi pour organiser l'Universiade d'été de 2011, comptabilisant deux voix de moins que la ville chinoise de Shenzhen.

Cette fois, six autres villes sont en lice - Poznan (Pologne), Gwangju (Corée du Sud), Murcie et Vigo (Espagne), Edmonton et Québec (Canada). Murcie et Poznan s'étaient déjà mesurés à Kazan pour les jeux de 2011.

La ville organisatrice de l'Universiade d'été 2013 sera choisie à Bruxelles le 31 mai prochain.

11.3.08

Chanson: Dima Bilan représentera la Russie à l'Eurovision-2008

Le chanteur Dima Bilan doit représenter la Russie avec le thème "Believe me" au concours international Eurovision-2008 de la chanson qui aura lieu le 24 mai prochain à Belgrade.

Agé de 26 ans, le chanteur a été choisi sur un panel de 170 candidats, la sélection s'étant déroulée en deux étapes: d'abord, un jury professionnel a sélectionné les 25 meilleurs qui se sont produits ensuite lors d'un concert diffusé en direct par la télévision russe où les spectateurs pouvaient voter par téléphone, SMS ou sur Internet.

Dima Bilan avait participé au concours Eurovision en 2006, à Athènes, où il avait décroché la deuxième place avec le thème "Never Let You Go".

Le concours Eurovision de la chanson fait partie des shows télévisés les plus populaires du monde. Organisé tous les ans depuis 1956, il est retransmis par la télévision à travers toute l'Europe. En 2008, le concours se tiendra à Belgrade, l'édition précédente ayant été remportée par la Serbe Marija Serifovic qui a chanté "Molitva" (La Prière) dans sa langue maternelle.

10.3.08

Le russe Alrosa vend des diamants à Hong Kong pour plus de 2,37 M USD

Un des leaders mondiaux de la prospection, de la production et de la vente de diamants bruts et taillés, la société Alrosa a vendu des diamants bruts pour un montant total de 2,37 millions de dollars aux enchères à Hong Kong, rapporte un communiqué de presse de la société.

La différence globale entre le prix de réserve et celui d'adjudication s'est élevée à 22,8%.

La société a également vendu 52 diamants taillés pour 1,8 million de dollars (+19,6% par rapport aux prix de réserve).

Organisée dans le cadre du Hong Kong Jewellery Show, la vente s'est achevée vendredi.

Les recettes les plus importantes ont été obtenues par des sociétés américaines, belges et chinoises, ainsi que par des compagnies de Hong Kong, d'Inde et de Thaïlande.

Le groupe Alrosa produit 97% des diamants russes (25% de la production mondiale). En 2006, il a fourni des diamants bruts pour 2,33 milliards de dollars. Selon les données estimatives, la production du groupe en 2007 aurait atteint 2,36 milliards de dollars et la vente de diamants taillés 146,7 millions.

7.3.08

La femme du maire de Moscou au classement Forbes des 99 femmes milliardaires au monde

Elena Batourina, la femme du maire de Moscou Iouri Loujkov, est la seule Russe à entrer au rang des 99 femmes milliardaires au monde, selon le classement annuel réalisé par le magazine américain Forbes.

La propriétaire de l'entreprise Inteko, âgée de 45 ans, a inscrit son nom sur la liste des plus grandes fortunes mondiales l'année dernière pour la première fois. Elle occupait alors la 253e place avec un capital de 4,2 milliards de dollars, qu'elle a fait fructifier en un an, pour y ajouter encore un milliard de dollars.

Le classement Forbes des personnalités les plus riches de ce monde, qui recense plus de 1.000 noms, a été publié mercredi soir. Seule une centaine de femmes appartiennent à cette liste.

Bien sûr, elles font partie au clan des importants et des influents, sans se contenter cependant d'une vie glamour, elles ont monté leur propre affaire ou ont connu le succès en tant que manager.

On trouve parmi elles la Britannique Christina Green, l'Autrichienne Heidi Horten, la Chinoise Yang Huiyan, les soeurs espagnoles Esther et Alicia Koplowitz, ou encore Hind Hariri, la fille de l'ancien premier ministre libanais Rafik Hariri assassiné en 2005, qui est à 24 ans à la tête d'une fortune de 1,2 milliard de dollars.

6.3.08

Construction automobile russe: la pénurie des cadres pourrait doubler d'ici 2010

La pénurie de cadres qualifiés dans le domaine de la construction automobile s'aggrave en Russie et pourrait plus que doubler à l'horizon 2010, pour atteindre 3 millions de personnes, a déclaré le directeur général du groupe public des hautes technologies (Rostekhnologuii) Sergueï Tchemezov.

"Actuellement, nous manquons d'environ 1,3 million d'ingénieurs qualifiés. Selon nos estimations, ce chiffre pourrait atteindre 3 millions à l'horizon 2010", a annoncé M. Tchemezov, également président de l'Union des constructeurs automobiles russes.

Jeudi, M. Tchemezov a signé avec Viktor Sadovnitchi, le recteur de l'Université de Moscou, un accord de partenariat visant à résoudre les problèmes de formation, de recyclage, et de formation permanente des spécialistes se destinant au secteur de la construction automobile.

L'Ossétie du Sud demande la reconnaissance de Moscou

Les parlements nord-ossète et sud-ossète ont adressé, lors d'une séance conjointe jeudi, un message à l'Assemblée fédérale (parlement) russe, lui demandant de reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud.

L'Ossétie du Nord fait partie de la Fédération de Russie, l'Ossétie du Sud recherche la reconnaissance internationale de son indépendance envers la Géorgie. A son tour, Tbilissi estime que l'Ossétie du Sud fait partie de l'Etat géorgien et lui propose une vaste autonomie.

"Nous vous demandons d'examiner la question de la reconnaissance par la Fédération de Russie de l'indépendance de la République d'Ossétie du Sud", peut-on lire dans le message des deux parlements. Dans ce document, les parlementaires se réfèrent au précédent kosovar, après lequel, à leur avis, "la possibilité de régler les conflits régionaux ne se fonde plus uniquement sur les principes de l'intégrité territoriale".

"D'autant plus que principe de l'intégrité territoriale, appliqué à l'Ossétie du Sud, ne contredit pas le droit des nations à l'autodétermination, du fait que les fondements juridiques et réels de la souveraineté de la Géorgie sur le territoire de l'Ossétie du Sud font défaut", rappellent les parlementaires des deux républiques.

Les présidents des deux Osséties, Taïmouraz Mamsourov et Edouard Kokoïty, ont de leur côté adopté un message conjoint aux parlements des deux républiques rappelant le vote, le 6 mars 1993, par le parlement d'Ossétie du Nord, en faveur de la reconnaissance de la République d'Ossétie du Sud.

Cette décision qui avait une "immense portée symbolique", manifestait, selon eux, l'"unité des peuples d'Ossétie", "leur ferme intention d'obtenir la justice historique, imprimant une puissante impulsion aux processus d'intégration entre les deux Osséties".

Les présidents des deux républiques sont sûrs que l' "heure est proche" où l'Ossétie du Sud "sera reconnue de jure".

A l'époque de l'URSS, l'Ossétie du sud avait le statut de région autonome au sein de la République de Géorgie. En 1991, le premier président géorgien, Zviad Gamsakhourdia a annulé ce statut, provoquant un conflit meurtrier. Tbilissi a perdu le contrôle du territoire sud-ossète en 1992. La paix dans la zone du conflit osséto-géorgien est maintenue grâce à un contingent composé de trois bataillons (russe, géorgien et ossète), fort de 500 hommes chacun.

La Commission mixte de contrôle avec des co-présidents russe, géorgien, nord-ossète et sud-ossète est le principal mécanisme de règlement du conflit. Ces derniers temps, Tbilissi met en cause le travail mené dans ce format, mais les autres participants au processus de négociation ne sont pas d'accord avec lui.

5.3.08

Démographie en Russie: la population s'est réduite de 238.000 personnes en 2007

Les effectifs de la population russe s'élevaient au 1er janvier 2008 à 142,0 millions de personnes, soit une baisse de 237.800 personnes (-0,17%) par rapport à début 2007, a annoncé mardi le Service fédéral des statistiques (Rosstat).

En 2007 par rapport à 2006, la dépopulation naturelle s'est chiffrée à 209.400 personnes, a précisé le Rosstat dans son rapport. Une plus forte immigration a compensé la décroissance de 50,2%, selon Rosstat.

En 2007, on a constaté un accroissement du nombre de naissances et une baisse du nombre de décès. Pour l'ensemble du pays, le nombre des décès a dépassé de 1,3 fois celui des naissances (de 1,5 fois en 2006). Mais dans huit entités de la Fédération de Russie, le nombre des décès dépassait celui des naissances de 2,0 à 2,5 fois, selon le rapport.

En 2007, il a été enregistré en Russie 122.800 naissances de plus (1.602.000 au total) et 86.600 décès de moins (2.080.000) qu'en 2006.

L'an dernier, le nombre de mariages et de divorces a également augmenté par rapport à 2006: 1.263.000 mariages, un accroissement de 13,4%, et 686.000 divorces, une hausse de 7%, a rapporté le Rosstat.

4.3.08

Chasse aux skinheads dans les rues de Moscou

Les policiers interpellent depuis plus d'une semaine de jeunes suspects dans le métro et les rues de Moscou, lit-on jeudi dans le quotidien Moskovski komsomolets.

Ceux-ci sont conduits dans les locaux de la police qui les photographie, relève leurs empreintes digitales et leur demande de répondre par écrit à la question de savoir s'ils appartiennent à telle ou telle organisation nationaliste.

Ces mesures peu ordinaires ont été prises en raison de la multiplication à Moscou des agressions de bandes de jeunes contre des étrangers. La plupart des victimes de ce genre d'incidents sont originaires des républiques caucasiennes et d'Asie centrale. Les mesures préventives habituelles se sont avérées inefficaces dans cette situation.

Des groupes de patrouille ont été constitués, composés d'employés de la police et de la criminelle habillés en civil ainsi que de volontaires. Les jeunes au crâne rasé, signe distinctif des nationalistes, sont le plus souvent considérés comme "suspects". Les jeunes habillés en noir et portant de grosses chaussures à semelle épaisse sont également rangés dans cette catégorie.

"La loi "Sur la police" prévoit précisément les cas dans lesquels les policiers peuvent conduire une personne au poste, prendre ses empreintes digitales et la photographier, affirme Oleg Novikov, représentant de la fondation de défense des droits de l'homme Verdict social. Cela est illégal sans que des accusations officielles aient été avancées et sans que la raison de l'interpellation n'ait été expliquée. Cependant, n'importe qui peut être invité au poste de police pour un entretien. Si un jeune accepte de se rendre au commissariat de police, rédige une déclaration expliquant son comportement et accepte de même d'être photographié et que ses empreintes digitales soient relevées, dans ce cas, il n'y a aucune infraction à la loi".

Le leader d'un des groupements nationalistes russes de Moscou a confirmé que beaucoup de ses compagnons avaient été contrôlés ces derniers temps lors de "l'opération Skinhead" lancée par la police. Selon lui, quelques nationalistes qui n'ont pas caché leur appartenance à l'organisation ont été interpellés. Ils ont été retenus pendant quelques heures au commissariat de police où ils ont été malmenés. Ils ont l'intention de porter plainte.

"En ce qui concerne ceux qui participent aux "actions" (agressions contre des étrangers), ils n'ont le plus souvent pas l'apparences de skinheads, a précisé l'interlocuteur du journal. Vous recourriez vous aussi au camouflage, s'il vous fallait entreprendre une "action" de ce genre. Bref, cette opération ne donnera rien".

3.3.08

Présidentielle: Dmitri Medvedev félicité par Nicolas Sarkozy

Le président français Nicolas Sarkozy a félicité au cours d'un entretien téléphonique Dmitri Medvedev pour sa victoire à l'élection présidentielle du 2 mars, a indiqué une source au sein de l'entourage de M. Medvedev.

"Le leader français a chaleureusement félicité Medvedev pour sa victoire convaincante à l'élection présidentielle et a réaffirmé qu'il était favorable à un renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays. N. Sarkozy a invité D. Medvedev à se rendre en visite en France", a annoncé l'interlocuteur de l'agence.

La question des relations bilatérales et de l'ordre du jour international a également été évoquée.

Selon la même source, la conversation s'est tenue sur initiative du président français.