Russie    Atom.xml



30.5.08

La Russie sera la 9e économie mondiale d'ici 2050

La Russie ne sera que la neuvième économie du monde d'ici 2050, alors qu'elle aspire à se hisser dans le Top-5 mondial avant 2020, a estimé vendredi à Moscou l'ex-président de la Banque mondiale James Wolfensohn.

"D'ici 2050, c'est la Chine qui occupera la première marche du podium, suivie de l'Inde, des Etats-Unis, de l'Indonésie, du Japon, de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne, de la France, de la Russie et du Vietnam", a-t-il déclaré lors d'une conférence internationale sur la mondialisation.

La Russie poursuit des objectifs ambitieux: début 2008, Vladimir Poutine, alors président, a fixé devant son gouvernement l'objectif d'intégrer le club des cinq principales économies du monde avant 2020, mission qui a imprégné la stratégie nationale de développement du pays.

Selon M. Wolfensohn, lui-même économiste de notoriété internationale, les pays avancés devraient prêter une plus grande attention au marché africain qui produira, vers 2050, 60% à 65% du PIB mondial.

29.5.08

Lutte anti-corruption: les médias doivent être plus actifs

Le rôle des journalistes dans l'affirmation de la société civile, et notamment dans la lutte contre la corruption, doit être plus actif, a estimé lundi le président russe Dmitri Medvedev, recevant au Kremlin le président de l'Union des journalistes de Russie Vsevolod Bogdanov.

MM. Medvedev et Bogdanov ont discuté des activités de l'Union des journalistes et des problèmes majeurs de la communauté médiatique. Selon M. Bogdanov, le rôle des médias dans la lutte contre la corruption pourrait être plus important.

"Je l'admets, a indiqué le chef de l'Etat. Il se peut que bien souvent l'effet attendu par l'Etat et la société dans son ensemble puisse être obtenu plus vite si ce type de publications apparaissent plus rapidement et sont plus étoffées".

"Vous vous trouvez à la tête d'une très importante organisation non gouvernementale (ONG), regroupant des journalistes dans notre pays. Je voudrais savoir à quel point elle s'acquitte aujourd'hui de sa tâche essentielle, qui consiste notamment à épauler les journalistes dans l'exercice de leur devoir professionnel", a demandé M. Medvedev.

M. Bogdanov a rappelé que l'Union des journalistes de Russie figurait parmi les plus importantes associations de ce genre, avec plus de 100.000 membres. Il a aussi évoqué les résultats du congrès de l'Union en avril dernier.

"Nous avons une multitude de problèmes, notamment des assassinats de journalistes et des relations parfois tendues avec le pouvoir", a reconnu le président de l'Union des journalistes de Russie.

28.5.08

Russie-Grèce: promotion de la langue russe dans les écoles grecques

Les élèves des écoles secondaires grecques pourront étudier la langue russe à partir de septembre prochain, a annoncé le journal grec Kathimerini.

Selon le quotidien, l'enseignement du russe débutera à l'automne prochain dans les villes grecques de Thessalonique, Komotini et Chalkidona.

Les élèves pourront choisir entre le russe et une autre langue étrangère.

La décision d'enseigner le russe a été prise par le gouvernement grec en réponse à une proposition de la partie russe, après la visite en Russie en avril dernier du premier ministre grec Costas Karamanlis.

Des centaines de milliers de ressortissants de l'ex-URSS habitent actuellement en Grèce. Pour la plupart d'entre eux, le russe est leur langue maternelle. De plus, ces derniers temps, la Grèce a considérablement élargi sa coopération économique avec la Russie. Malgré cela, l'enseignement du russe en Grèce reste limité. L'université d'Athènes a l'intention de créer une faculté de slavistique permettant l'étude du russe, mais ce travail n'en est qu'à ses débuts.

Des centres privés spécialisés dans l'enseignement du russe existent à Athènes, Thessalonique, Alexandroupolis et dans d'autres villes grecques. Des cours de russe sont également organisés au Centre scientifique et culturel russe d'Athènes. Dans certaines villes grecques, des bibliothèques municipales présentent un large choix d'oeuvres littéraires russes en version originale.

27.5.08

Automobile: la Russie doit produire 80% des véhicules vendus sur son territoire

La Russie doit produire 80% des véhicules automobiles vendus sur son territoire, a déclaré le premier ministre Vladimir Poutine lors d'une réunion de travail mardi sur l'industrie automobile nationale.

La Russie réalise actuellement 23 projets d'assemblage industriel et ces unités devront fournir 1,5 million de véhicules par an d'ici à 2012, a-t-il rappelé.

"Finalement, près de 80% des véhicules vendus en Russie doivent être produits sur son territoire", a noté le premier ministre.

Le lancement en Russie de l'assemblage industriel des principaux constructeurs mondiaux, ainsi que la présence sur son marché d'investisseurs étrangers stratégiques est une mesure optimale et réaliste, a poursuivi M. Poutine, ajoutant que ce modèle tend à attirer dans le pays de hautes technologies et des investissements massifs.

Selon le chef du gouvernement, en 2007, "seulement un quart des voitures neuves vendues étaient des marques traditionnelles russes, ce qui signifie que nous dépensons des dizaines de milliards de dollars pour le développement économique d'autres pays".

De 3,2 millions de véhicules vendus en 2007, le marché russe automobile russe doit dépasser la barre des 4 millions en 2008, son volume représente 1.000 milliards de roubles, soit l'équivalent de 40 milliards de dollars.

26.5.08

Eurovision 2008: Près de 50% des Russes ont suivi la finale

47% des Russes étaient près de leur téléviseur samedi soir lors de la finale de la 53ème édition de l'Eurovision, annonce lundi l'agence Gallup Media, spécialisée dans la mesure d'audience des médias audiovisuels.

Le chanteur russe Dima Bilan, qui figurait parmi les favoris, a interprété sa chanson "Believe me" accompagné par le violoniste hongrois Edvin Marton et le champion olympique de patinage artistique Evgueni Pliouchenko, pour lequel une petite patinoire avait été installée sur la scène pour les besoins du spectacle. Il a obtenu un total de 272 points à l'issue du vote de 15 minutes organisé dans 43 pays.

Selon les données de Gallup Media, à Moscou, 53,1% des plus de 18 ans ont regardé la finale. La finale de l'Eurovision 2006 à Athènes, où Dima Bilan était arrivé à la deuxième place, avait été regardée par 40,6% des Russes et 44,7% des Moscovites.

9.5.08

Pétrole: le baril coûtera 150-200 USD d'ici deux ans

Le pétrole coûtera 150-200 USD le baril d'ici deux ans, estiment jeudi les experts américains de Goldman Sachs, l'une des banques les plus anciennes et les plus prestigieuses au monde.

"Nous supposons que la crise mondiale énergétique sur fond de pénurie d'hydrocarbures sur le marché mondial mûrit", ont-ils précisé ajoutant que le prix final du pétrole restera toujours difficile à prédire.

Ce prix (150-200 USD) est la prévision la plus pessimiste pour l'économie des Etats-Unis, principal consommateur d'hydrocarbures dans le monde. Par rapport aux pronostics d'autres experts (les plus optimistes estiment que le baril ne dépassera pas la barre des 100 dollars en 2008, les pessimistes prédisent une augmentation jusqu'à 130 dollars), Goldman Sachs pense que les prix se stabiliseront au niveau de 150 dollars le baril vers 2010.

Selon le secrétaire américain au Trésor Henri Paulson, la hausse des prix du pétrole diminuera l'impact des 160 milliards de dollars versés par le gouvernement pour assainir l'économie américaine.

8.5.08

L'alcool au bureau, fléau des temps modernes

L'alcool au travail n'est pas un problème, c'est un véritable fléau. Difficile de trouver un Etat parfait où cette maladie sociale n'existerait pas. Selon les indices correspondants, l'abus de substances interdites au travail ne cesse d'augmenter dans le monde, et les employeurs n'en finissent pas de s'étonner du nombre de leurs employés qui sont assis devant leur ordinateur en état d'ivresse ou sous l'emprise de diverses drogues. Les scientifiques organisent séminaire sur séminaire pour trouver le moyen de circonscrire l'expansion de ce genre d'excès en milieu professionnel. Mais le nombre de petites fêtes corporatives et autres anniversaires "en toute décontraction" ne baisse pas, et d'ailleurs personne ne les interdit. Quel est donc le problème?

Evidemment, tout n'est pas aussi simple. Les spécialistes français et russes, par exemple, lors d'un séminaire sur la question récemment organisé à Moscou par l'ambassade de France et le cabinet de conseil Kadris, ont exposé le fond du problème, chiffres et faits à la clé, expliquant comment ils se battent depuis des années, en vain, pour la santé de la population active de leurs pays respectifs. Pourquoi en vain? Le fait est qu'il n'existe aujourd'hui aucune loi ou sanction qui puisse obliger un individu à ne pas boire, tant qu'il ne l'a pas décidé de son propre chef. Alors de quoi peut-on discuter?! Il y a ici un élément fondamental. C'est une chose que quelqu'un se ruine la santé et la vie, notent les praticiens français, c'en est une autre lorsqu'il est question du travail, où c'est le processus de production qui est menacé, de même que la sécurité des collègues, d'où des pertes pour l'entreprise.

Le problème est que l'opinion n'est pas aussi bien armée contre l'alcool que, par exemple, contre le tabac. C'est tout de même un phénomène culturel. Interdire la consommation des alcools forts est tout simplement impossible. Il faut arriver à une limite raisonnable..., explique Mireille Fontaine, médecin général de santé publique, du ministère français de la Jeunesse et des Sports. Mais comment définir cette limite? Et surtout, comment maintenir une personne en deçà de cette limite? Pour beaucoup de gens, cela ne se commande pas.

D'autant que les choses évoluent rapidement. A cette maladie bien connue est venu s'ajouter un autre problème encore plus dangereux: la toxicomanie. Et si les gens en sont arrivés à consommer ce genre de substances au travail, c'est que la situation a dépassé les bornes. Aujourd'hui le problème du cannabis prend en France des dimensions très importantes, relève Julien Emmanuelli, délégué de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT). Le plus inquiétant est que la toxicomanie touche les gens de plus en plus tôt. Les jeunes ne considèrent pas que fumer du cannabis soit dangereux. Qui plus est, les dealers ne chôment pas. Les prix de leur "marchandise" ont tellement baissé qu'ils sont aujourd'hui accessibles même aux plus pauvres. Et dès que quelqu'un devient dépendant, on sait bien selon quel scénario les choses se développent. Il ne recule devant rien pour se procurer une nouvelle dose de drogue, de plus en plus dure.

Ces questions cruciales planent comme des nuages noirs au-dessus des participants de toutes les réunions scientifiques du genre, et leur donnent un certain relent de fatalité. Citons quelques chiffres: 15 à 30% des accidents du travail sont liés à la consommation d'alcool, qui fait perdre à certains pays jusqu'à 1,3 point de PIB chaque année. Les toxicomanes recourent à une aide médicale cinq fois plus souvent que la moyenne. L'alcool tue chaque jour dans le monde quelque 2,2 millions de personnes.

Après une constatation aussi pessimiste, il ne reste qu'une question: que faire?

Presque tous sont d'accord pour souligner en premier lieu le rôle du soutien de l'Etat dans la lutte contre cette maladie. Le ministère français de la Santé, entre autres, tente d'imposer pour chaque entreprise un médecin hygiéniste, qui serait en mesure de veiller sur le respect des conditions de travail indispensables à tout milieu professionnel. Les Français, il faut le noter, ne sont pas les premiers à avancer cette solution. En Russie, cette pratique est depuis longtemps courante, mais, comme le reconnaissent les experts, le mécanisme s'est enrayé avec la chute de l'URSS, ce dont témoignent les statistiques faisant état d'une croissance de la consommation d'alcool au travail.

Il faut dire ici que la Russie s'est attirée une image de pays alcoolique. Tout d'abord, cela n'est pas vrai: selon les données de l'OMS, elle occupe la 14e place pour la consommation d'alcool, la France est 10e. De plus, en raison de l'existence d'un "background" historique en la matière, elle possède une sérieuse expérience en matière de mesures à prendre dans ce domaine. Ces vingt dernières années, alors qu'on perdait le contrôle de la situation au niveau fédéral, il a fallu se débrouiller au niveau local pour lutter contre ce phénomène. Fanil Gabdrakhmanov, chef de la Direction des conditions et de la sécurité du travail au ministère du Travail et de la protection sociale de la République du Tatarstan, a relevé que l'implication de représentants du monde religieux (musulmans comme orthodoxes) dans la lutte contre l'alcoolisme avait donné des résultats tout à fait intéressants.

Nous arrivons donc au plus important: ce que l'on appelle la prophylaxie, qui consiste à développer des mécanismes de prévention de la maladie. Il s'agit du meilleur moyen de lutter contre quelque mal que ce soit. Qui plus est, et cela est très important, il est aussi peu coûteux. C'est ici que commence le travail sur la personne.

Mais s'il est déjà difficile "d'accéder" à la personne en temps normal, comment le faire au travail? Bien sûr, en passant par la direction. Cependant, le marché est tel que le chef d'entreprise se soucie en général peu de savoir comment se sent tel employé qui travaille à telle place. L'espoir est ici dans l'intérêt financier. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il saute aux yeux. Les experts américains ont prouvé qu'un dollar investi dans la lutte contre l'alcoolisme en rapportait sept. Il semble donc que, sur la base de telles informations, les hommes d'affaires devraient se précipiter pour sauver les âmes de leur employés et leurs familles. Eh bien non, même si personne ne veut prendre le risque de passer pour un protecteur de l'alcoolisme au regard de la société. C'est le secret total pesant sur la situation en la matière dans les entreprises en général qui empêche de s'attaquer sérieusement au problème. Il y a aussi le refus de faire éclater la question au grand jour, la mauvaise appréciation de la situation et une avidité élémentaire...

Les syndicats et les associations ont également leur rôle à jouer. En France par exemple, leur nombre et leur activité donnent des résultats. Parmi les participants au séminaire précédemment cité se trouvait le président de l'association "Amitié La Poste France Télécom", qui s'occupe des salariés des deux groupes ayant des problèmes d'alcool. Fondée en 1965, elle fait partie des associations de ce type les mieux implantées. Elle possède notamment des bureaux dans toutes les régions. Elle possède également son journal et sa ligne rouge. Il faut s'arrêter ici sur un aspect particulier de son activité. La délicatesse de ce genre de problèmes, où se mélangent notamment vie personnelle et santé mentale, implique une grande précaution. Jean-Jacques Monteil, directeur général d'une clinique spécialisée qui s'occupe notamment d'employés dépendants en accord avec certaines entreprises, relève que la première condition pour demander une aide est l'anonymat et l'autonomie par rapport à sa direction. Cela pousse les gens à requérir un soutien avant d'arriver à une situation de crise.

En un mot, le problème est donc extrêmement étendu. Cela dit, un point fait l'objet d'un consensus total: la coopération et la coordination des forces des scientifiques, des responsables en matière de politique sociale et des représentants du monde du travail est la condition principale pour réussir à stopper toutes ces tendances contemporaines négatives.

7.5.08

Russie: plus d'un millier d'églises pillées en cinq ans

Ces cinq dernières années, plus d'un millier d'églises orthodoxes ont été pillées en Russie, a annoncé mardi le service de presse du patriarcat de l'Eglise orthodoxe russe.

Des dizaines d'objets religieux volés ont été remis par le ministre russe de l'Intérieur Rachid Nourgaliev au patriarche de Moscou et de toutes les Russies Alexis II, lors d'une rencontre mardi.

"Ces cinq dernières années, plus d'un millier d'églises orthodoxes ont été pillées Russie. Plus de 40000 icônes inscrites sur la liste des objets volés à l'Eglise orthodoxe russe sont actuellement recherchées par la police", a indiqué le service de presse.

En 2007, le nombre des vols d'objets d'antiquité et de culte, y compris les vols dans les églises, a diminué de 10,3% par rapport à 2006, selon le ministère russe de l'Intérieur. Plus de 500 crimes de ce genre ont été élucidées en 2007.

6.5.08

Anniversaire de Karl Marx: les jeunes communistes remettent en état son monument

A Oulianovsk, ville natale de Vladimir Lénine, les militants d'un mouvement de la jeunesse communiste ont mené le jour du 190e anniversaire de la naissance de Karl Marx un meeting devant le monument au philosophe et économiste allemand, fondateur du communisme.

"L'objectif de notre meeting consistait à attirer l'attention des autorités municipales sur l'état de l'un des plus vieux monuments de la ville", a expliqué à RIA Novosti Alexandre Braguine, d'une organisation locale de défense des droits de l'homme.

Les jeunes ont lavé le monument de ses graffitis et ont remis en place les dalles déplacées.

Selon M. Braguine, "la ville, au lieu de dépenser l'argent pour la création de nouveaux monuments et de jets d'eau, doit se montrer attentive envers les monuments existants".

Le monument à Karl Marx à Oulianovsk a été inauguré le 7 novembre 1921, pour le 4e anniversaire de la Révolution d'octobre. Ses auteurs sont les célèbres Sergueï Merkourov et Vladimir Chtchouko. Sur le piédestal, on lit "1920" (date de la création du monument) et une phrase de Marx: "Lorsqu'une idée s'empare des masses, elle devient une force motrice".

5.5.08

Patrimoine de l'UNESCO: le kremlin de Kazan menacé d'exclusion

Le kremlin de Kazan, capitale de la république russe du Tatarstan, sur la Volga, risque d'être exclu de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, écrit lundi le quotidien russe Kommersant.

Une vérification réalisée par l'agence fédérale chargée de la protection du patrimoine culturel a permis de constater qu'une série de bâtiments construits à proximité du site classé ont bouché le panorama de la citadelle, ce qui contredit les normes de l'UNESCO.

Les travaux réalisés depuis quelques années dans le quartier du kremlin sont allés de paire avec de nombreuses violations, a notamment confié un responsable de l'agence fédérale interrogé par le journal russe.

Les autorités fédérales ont déjà prescrit de suspendre la construction d'un bâtiment destiné au ministre de l'Agriculture du Tatarstan dans la zone classée.

RIA Novosti n'a pas pour l'instant obtenu de commentaires de la part des autorités régionales et de l'UNESCO.

Une vingtaine de sites russes sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO, dont le kremlin de Moscou, les quartiers du centre de Saint-Pétersbourg ou encore le monastère de la Trinité-Saint-Serge.

Le kremlin de Kazan est une citadelle médiévale partiellement restaurée, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2000. Symbole de la diversité culturelle, il fournit un extraordinaire exemple de la synthèse des influences russe et tatare dans l'architecture.

2.5.08

Exposition de Paris 1937: le symbole du pavillon soviétique bientôt restauré

Le célèbre ensemble sculptural "L'Ouvrier et la Kolkhozienne", symbole du pavillon soviétique à l'Exposition universelle de Paris de 1937, pourrait être complètement restauré avant la fin de 2008, a annoncé à RIA Novosti une responsable du service du Patrimoine de la vile de Moscou, Antonina Zolotoukhina.

Ce monument colossal fut exécuté en acier inoxydable par Vera Moukhina en 1935-1937 pour orner le pavillon soviétique de l'Exposition universelle de Paris. Inauguré le 15 mai 1937, il mesurait 24,5 m de hauteur et avait un piédestal haut de 30 m. Pourtant, à Moscou, l'ensemble fut installé sur un piédestal de 10 m de haut seulement devant l'Exposition des réalisations économiques de l'URSS.

"Nous devons décider maintenant quel sera le piédestal de la sculpture restaurée, 30 mètres, comme l'estimait l'architecte du pavillon soviétique Boris Iofan et comme le voulait la sculpteure, ou 10 mètres, ce à quoi les Moscovites se sont habitués", a expliqué la responsable du Patrimoine de la capitale russe.

"L'Ouvrier et la Kolkhozienne" est également le symbole des Studios cinématographiques Mosfilm. Les productions Mosfilm commencent toujours par un plan de cette statue à laquelle on imprime un effet de rotation.