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29.7.08

Automobile: l'Iran importera 1.700 kits d'assemblage de poids lourds KAMAZ en 2008

La coentreprise créée par l'un des constructeurs russes de poids lourds, KAMAZ (Tatarstan, sur la Kama), et la société iranienne Rakhsh Khodro Diesel Co., livrera cette année près de 1.700 kits d'assemblage de camions à l'Iran, a annoncé lundi le service de presse du constructeur russe.

Ce même nombre de kits est prévu pour 2009. Autrement dit, l'Iran pourrait devenir dès 2008 un important débouché étranger pour l'usine.

En 2008, l'entreprise des rives de la Kama a livré presque 900 kits. A ce jour, il a été assemblé et remis aux clients près de 250 poids lourds, a annoncé le directeur de la division iranienne de la société de commerce extérieure affiliée à KAMAZ, Rafaïl Gafeev. Selon lui, le nombre de commandes confirmées à titre d'acompte a franchi le seuil des 1.000 unités.

Parmi les plus grands constructeurs de poids lourds mondiaux, KAMAZ arrive en 11e place et occupe la 8e place pour le nombre de moteurs diesel construits.

KAMAZ construit des poids lourds (plus de 30 modèles, 400 versions, y compris avec volant à droite), des remorques, des autocars, des tracteurs agricoles, des moteurs, des groupes électrogènes et des outillages.

28.7.08

La culture russe, otage de la société de consommation

La société de consommation provoque l'émergence d'un succédané de culture destiné aux masses, déplore dans une interview au journal Rossiïskaïa Gazeta Alexandre Avdeïev, ministre russe de la Culture et ancien d'ambassadeur de Russie en France.

"Aujourd'hui, la culture nationale se heurte à de nombreux défis et menaces objectifs. Peu à peu, la culture devient l'otage de la société de consommation, ce qui provoque l'émergence d'un ersatz de culture, notamment incarné par la culture du divertissement et le show-business", estime le ministre.

"Nous devons convaincre la société que sans culture, nous risquons d'assister au triomphe d'une conscience primitive, uniquement fondée sur la raison et la consommation tous azimuts", a poursuivi M. Avdeïev.

Selon lui, la culture "ne se réduit pas à la possibilité d'aller au cinéma ou au théâtre, ou encore de consommer de la culture, qu'elle soit de masse ou élitiste. Elle comprend l'intégralité du diapason de la vie en société, de la science à l'éducation, en passant par l'activité créatrice".

25.7.08

Russie-alimentation: la part des denrées importées s'élève à 40%

Les denrées alimentaires importées envahissent rapidement le marché russe, leur part dans le commerce de détail atteignant actuellement plus de 40%, a annoncé vendredi le premier vice-premier ministre Viktor Zoubkov lors d'une réunion consacrée à l'agroalimentaire à Krasnodar.

"Les importations continuent de croître, elles ont progressé de 27,3% de janvier à mai par rapport à la même période de 2007", a-t-il noté. Les importations concernent tous les types de denrées dont beaucoup pourraient être produites en Russie.

"Nous importons tout, des tomates, des courgettes, des aubergines, principalement en provenance des pays où les systèmes d'homologation alimentaire font défaut. Ces produits farcis d'herbicides et de pesticides sont beaux mais leur qualité est exécrable. Qui plus est, nous entravons le développement de notre propre production", a poursuivi le responsable gouvernemental.

M. Zoubkov a cité l'exemple de l'Union européenne et des Etats-Unis, "où l'attitude envers l'agriculture est respectueuse" et "où l'on se rend compte de son rôle fondamental pour l'économie et la sécurité alimentaire".

Pourtant, dans l'agriculture russe, même si "les salaires restent les plus bas de tous les secteurs économiques", la situation "se redresse peu à peu ces derniers temps" après le lancement, en 2004, d'un "projet national prioritaire" qui s'est transformé, en 2008, en programme public de développement de l'agroalimentaire pour cinq ans, a rappelé le premier vice-premier ministre.

La réunion se déroule avec la participation des deux premiers vice-premiers ministres, Viktor Zoubkov et Igor Chouvalov, des ministres du Développement économique, de l'Industrie et du Commerce, du directeur du Service anti-monopole, de dirigeants d'associations de producteurs et de grands réseaux commerciaux.

24.7.08

Les jeunes Russes préfèrent vivre dans leur pays

La part des jeunes Russes souhaitant quitter pour toujours leur pays d'origine s'avère être l'une des moins élevées dans toute l'Europe centrale et orientale, à 2%, selon un sondage mené par la Banque d'Autriche.

Selon cette étude, en Russie (46%), Slovénie (48%), Bulgarie (43%), ainsi qu'en Autriche (46%), les jeunes préfèrent les employeurs nationaux aux multinationales.

Un niveau élevé d'intérêt pour les sociétés étrangères a en revanche été manifesté en Pologne et en Slovaquie. Environ 39% des jeunes Polonais souhaitent commencer leur carrière dans les succursales locales des multinationales contre 13% qui préfèrent travailler dans les sociétés polonaises.

Mais dans certains pays de la région, les jeunes veulent plutôt s'installer à leur compte: cette tendance est surtout visible en Turquie (38%), en Serbie (25%) ou en Hongrie (22%). En Russie, ce chiffre représente 15% seulement.

Les auteurs du sondage ont révélé, malgré la présence de tendances communes, plusieurs divergences significatives. "En Pologne, Serbie, Russie, Bosnie et Herzégovine, Bulgarie, ainsi qu'au Kazakhstan les jeunes croient que leurs pays traversent une véritable période de croissance", explique Martin Mayr, adjoint au directeur du département des études mercatiques de la Banque d'Autriche. "En Autriche, les jeunes sont moins euphoriques à ce sujet: on ne saurait affirmer qu'ils se laissent gagner par une vision pessimiste sur le développement économique de leur pays, mais un manque d'optimisme est quand même ressenti", dit-il.

Les choses vont encore plus mal en Turquie. Les tensions et l'instabilité politiques y sont complétées par d'autres arguments favorisant le pessimisme: inflation, valse des étiquettes, taux d'intérêt très élevés. Ce même pessimisme est présent en Hongrie où les changements survenus dans la sphère financière se font ressentir.

Les jeunes d'Europe centrale et orientale évaluent différemment leurs propres perspectives. L'étude montre que la jeune génération kazakhe est la plus optimiste quant à son avenir, avec 71 points. En Russie, cet indice est également assez élevé, avec 64 points.

23.7.08

Parking: Moscou parmi les villes les plus chères

Selon le rapport de la société Colliers International, Londres arrive en tête de la liste des villes dans lesquelles les parkings sont les plus chers, lit-on vendredi dans le quotidien Vedomosti.

C'est surtout la City qui se distingue sur ce plan: le coût mensuel du parking pour un véhicule y atteint 1.167 dollars, suivi par les 1.136 dollars du West End. Sydney occupe la troisième place avec 775 dollars par mois. Pour cet indice, Moscou pointe en 14e position (461,5 dollars). Le coût moyen d'une place dans un parking aménagé au centre de la capitale varie entre 350 et 500 dollars par voiture et par mois, précise Olga Iasko, directrice du département d'analyse de la société Colliers International. Les experts ont étudié les parkings attenants aux importants centres de bureaux et les endroits où l'on propose le parking en tant que service.

En ce qui concerne les tarifs à la journée, la situation est la même: la première place revient à la City de Londres avec 68 dollars, ensuite viennent Amsterdam (66,1 dollars) et le West-End de Londres (62,2 dollars). Moscou, La Haye et Vienne se partagent la 4e place (61,5 dollars). La ville où le parking est le moins cher est New Delhi, où l'on demande 1,75 dollar par jour.

"L'évaluation faite par Colliers à Moscou correspond à la réalité, bien que certains parkings se trouvant dans des centres de bureaux en construction demandent déjà 750 dollars par mois", fait remarquer Dmitri Kanounov, vice-directeur du département de consulting stratégique chez Knight Frank. Moscou manque de parkings aménagés. Le gouvernement de la ville a proposé de régler ce problème en introduisant un péage pour entrer dans le centre ville, en construisant des parkings souterrains et en créant des parkings-relais. "En ce moment, un seul parking-relais d'une capacité de 640 places est en service dans la capitale, sur la place Gagarine, mais il ne jouit pas d'une grande popularité", indique Olga Iasko. Le déficit de terrains dans la capitale oblige à construire des parkings souterrains, relève quant à lui Vladimir Pantiouchine, chef du service d'études chez Jones Lang LaSalle.

Selon Dmitri Kanounov, bien que la demande soit importante, les parkings souterrains sont à moitié vides: leurs propriétaires trouvent plus avantageux, du point de vue de l'exploitation (frais de nettoyage, d'éclairage, etc.) de mettre en sommeil une partie du parking plutôt que de baisser les prix.

22.7.08

General Motors pourrait construire une deuxième usine en Russie

General Motors (GM) cherche un terrain pour la construction de sa deuxième usine en Russie: la semaine dernière, une délégation du constructeur a examiné un emplacement dans le territoire de Krasnodar, lit-on mardi dans le quotidien Kommersant.

La future usine pourrait avoir un rendement d'environ 50.000 voitures par an. Le Sud de la Russie intéresserait GM de par la proximité des ports maritimes.

Le quotidien a été informé de la reconnaissance de terrains par les spécialistes de GM dans le district de Dinskaïa du territoire de Krasnodar par Viatcheslav Ivanov, vice-directeur du département régional pour l'industrie et la construction. Selon lui, General Motors cherche un emplacement pour une usine d'assemblage de modèles Opel et Chevrolet. Il n'a pas précisé le rendement de l'usine, se bornant à signaler qu'à l'étape initiale le consortium automobile comptait installer une production nécessitant environ 500 employés, et de l'étendre par la suite en construisant deux chaînes supplémentaires. Au total, la construction de l'usine prendra environ cinq ans, a précisé M. Ivanov.

Selon lui, l'administration du district de Dinskaïa a proposé à GM trois terrains pour le projet, se disant prêt à installer les infrastructures nécessaires. Au bureau russe de General Motors, on a confirmé hier que des négociations étaient en cours avec de nombreux partenaires russes sur l'installation éventuelle d'un nouveau site de production en Russie, mais on a souligné qu'aucune décision définitive n'avait encore été prise à ce sujet.

GM construit déjà une usine à Saint-Pétersbourg qui assemblera également des modèles Chevrolet et Opel, son rendement sera de 70.000 voitures et le lancement de la production est prévu pour novembre 2008. Lorsque l'usine travaillera à plein rendement, elle emploiera 900 personnes. Prenant en considération ce fait, Ivan Bontchev d'Ernst & Young n'exclut pas que le rendement de la deuxième usine de GM en Russie constitue, à la première étape, 25.000 à 50.000 voitures. Si le constructeur décide de réaliser son projet, ces volumes s'accroîtront certainement par la suite, estime l'expert.

Le régime de l'assemblage industriel, qui concerne toutes les usines des constructeurs étrangers en Russie, a été aboli à l'automne 2007, considéré comme contraire aux normes de l'OMC. Cependant, des sources du Kommersant proches des ministères appropriés indiquent que GM avait signé d'avance avec le ministère du Développement économique un mémorandum portant sur la construction d'une deuxième usine en Russie. Ce document expire en septembre 2008, par conséquent, le constructeur doit choisir un terrain avant ce délai. GM a cherché des terrains non seulement dans le territoire de Krasnodar, mais aussi dans la région de Kalouga. En outre, comme l'avait déjà annoncé le Kommersant le 9 juillet, une délégation de GM conduite par le président du consortium Rick Wagoner s'était déjà rendue dans la région de Nijni-Novgorod.

Fin mai, James Tetreault, vice-président de Ford of Europe, qui possède déjà une usine à Vsevolojsk (Région de Leningrad), avait également évoqué la possibilité pour sa marque de construire une deuxième usine en Russie.

M. Bontchev explique l'intention des consortiums automobiles d'accroître leurs capacités d'assemblage en Russie par le développement du marché automobile russe (en 2009, il pourrait devenir le premier en Europe). C'est d'autant plus important pour GM, dont l'état financier est actuellement précaire, en raison de la diminution de ses ventes sur les marchés traditionnels. Mikhaïl Pak de la société d'investissement Metropole estime que le Sud de la Russie a pu attirer GM grâce à la proximité des ports maritimes et son réseau développé de chemins de fer relié à la Région centre. D'autant que l'infrastructure de Sotchi se développera dans le Sud en prévision des Jeux olympiques, souligne l'analyste.

21.7.08

L'Eurovision-2009 aura lieu à Moscou

Le premier ministre russe Vladimir Poutine a décidé que le concours Eurovision-2009 se tiendrait à Moscou.

"Compte tenu du niveau de préparation des installations moscovites, de l'infrastructure développée de la ville et de la minimisation des dépenses que cela impliquerait, nous avons décidé d'organiser l'Eurovision-2009 à Moscou", a annoncé M. Poutine lundi lors d'une réunion du bureau du gouvernement russe.

Le premier ministre a chargé Alexander Joukov, vice-premier ministre russe, d'élaborer le projet de préparation et de déroulement du prestigieux concours musical.

La Russie a gagné le droit d'organiser le célèbre événement international télévisé suite à la victoire de Dima Bilan lors de l'Eurovision-2008, qui s'est tenu fin mai à Belgrade.

La ville de Saint-Pétersbourg était elle aussi candidate.

18.7.08

Nicolas II, star des médias malgré lui

La date d'aujourd'hui marque les 90 ans de l'exécution du dernier empereur russe Nicolas II et de sa famille; les membres actuels de la maison Romanov participent à différentes manifestations en mémoire de ce jour, notamment à Saint-Pétersbourg et à Ekaterinbourg, lit-on jeudi dans le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Hier, le Comité d'enquête du Parquet général russe a fait savoir que les restes découverts l'an dernier dans la région d'Ekaterinbourg appartenaient bien au tsarévitch Alexis et à la grande princesse Maria. Le Patriarcat de Moscou fait de nouvelles déclarations à ce sujet presque tous les jours: tantôt il appelle l'Etat à condamner officiellement le meurtre de la famille impériale, tantôt il désigne cette exécution, par la bouche du patriarche Alexis II, comme la cause de tous les maux de la Russie.

"Nicolas II est toujours en tête dans le sondage du projet "Nom de la Russie", organisé par VGTRK (il est proposé aux Russes de voter pour la personnalité historique qui, selon eux, représente le mieux leur pays, ndlr.)", indiquaient hier matin toutes les agences d'information, comme s'il était question d'un candidat à la présidence. Nicolas II n'avait rien d'un homme politique méritant. Il n'était pas non plus un "bon tsar", en témoignent le dimanche sanglant de 1905 ou le Massacre de la Léna en 1912, ou encore le surnom qui lui fut donné de son vivant: Nicolas le sanglant. Qui plus est, Nicolas II n'est pas le seul souverain dans l'histoire russe à avoir été assassiné. D'où vient donc une telle popularité?

Le clergé tente de rallumer dans le coeur des Russes la nostalgie d'une époque où le tsar était un père pour le peuple, et l'Eglise, une mère, une époque où régnait la trinité "orthodoxie-autocratie-nationalisme". Une époque où tout le monde savait de quelle main faire son signe de croix, et où il fallait avant de se marier demander l'autorisation à ses supérieurs. Mais l'Eglise a une mémoire sélective: elle ne veut pas se souvenir que la majorité des évêques soutenaient en février 1917 le renversement de la monarchie.

Quant à ceux qui choisissent Nicolas II comme "visage de la Russie", il n'est même pas utile d'en parler. Beaucoup d'entre eux ont simplement du mal à se représenter ce qu'était l'époque du début du XXe siècle, et sont prêts à croire à n'importe quel mythe doré.

Dans le sondage "Nom de la Russie", le premier concurrent de Nicolas II n'est autre que Staline. Comment ces deux personnages peuvent-ils se retrouver côte à côte? C'est très simple. Nicolas II comme Staline, malgré toutes leurs différences, ont été propulsés au rang de symboles impériaux. Même pour une partie de l'émigration russe des années 1930-1940, Staline est l'homme qui a redonné au pays son statut de grande puissance, et ce, indépendamment du fait qu'il soit bolchévique. Quand on nous dit que le pays "se relève", il est question aussi d'un retour à un mode de pensée impérial, pour faire plus simple: au national-bolchévisme des années 30...

L'Eglise peut faire de n'importe qui un saint. Elle peut marquer d'opprobre des personnages historiques et des époques entières, personne ne lui conteste le droit d'avoir sa propre opinion. Cela devient inadmissible à partir du moment où les symboles qu'elle choie se transforment en une partie d'un discours bien trop officiel.

"Dans ce choix, on peut déceler les attentes de beaucoup de nos contemporains: le rêve d'une Russie indépendante, qui se renforce, et sait défendre ses intérêts, explique le père Mikhaïl Prokopenko, du Service des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, commentant le top-10 du classement "Nom de la Russie". Il semble que nous nous éloignions du négativisme par rapport à notre histoire et que nous apprenions dans chaque époque historique à trouver le meilleur et à écarter le pire".

"Ecarter le pire" en ce qui concerne les personnages historiques serait donc quelque chose de bien?!

17.7.08

Musique: festival d'ensembles folkloriques européens et russes à Moscou

Le concours international de musique folklorique de L'Union Européenne de Radio-télévision (UER) se déroulera pour la première fois en Russie sur le territoire du musée-réserve moscovite de Tsaritsyno les 25-27 juillet, a indiqué à RIA Novosti une source à la mairie de Moscou.

"L'UER, la plus grande association de radiodiffuseurs nationaux, organise annuellement des festivals de musique folklorique. Des manifestations ont eu déjà lieu au cours des 29 dernières années en Allemagne, en Croatie, en Norvège, en Slovénie, en Pologne, en Finlande, en Irlande, en Suède et dans d'autres pays. Le festival de musique folklorique se déroulera pour la première fois en Russie avec le soutien du gouvernement de Moscou", a précisé l'interlocuteur de l'agence.

Selon lui, des ensembles russes, ukrainiens, polonais, biélorusses, finlandais, tchèques, suisses, belges, irlandais, allemands, espagnols, slovènes, croates, norvégiens se produiront lors du festival organisé dans le parc moscovite de Tsaritsyno. Tous représenteront les différentes radios européennes et russes.

L'Union Européenne de Radio-télévision (UER) est née en 1950, elle regroupe 75 diffuseurs de l'Europe, du Maghreb et du Proche Orient, notamment la BBC, Radio France, RAI, YLE, ARD ? ZDF, VGTRK (groupe de médias russe), la Première Chaîne de la télévision russe.

L'UER organise le concours annuel de l'Eurovision et détient les droits de retransmission des grandes manifestations sportives, notamment des Jeux Olympiques.

16.7.08

Les enfants de Nicolas II identifiés par analyse ADN

Une analyse ADN a confirmé que les dépouilles découvertes en 2007 près d'Ekaterinbourg (Oural) sont bien celles des enfants du dernier empereur russe, Nicolas II, annonce le service de presse du comité d'instruction du Parquet de Russie.

"Les résultats scientifiques obtenus par l'analyse ADN de trois systèmes génétiques permettent de confirmer l'hypothèse selon laquelle la deuxième sépulture contenait bien les corps des enfants de Nicolas II, Maria Nikolaïevna et Alexis Nikolaïevitch", lit-on dans un communiqué du comité.

L'étude se poursuit cependant en vue de la formulation des conclusions finales.

Les expertises des restes osseux découverts le 29 juillet 2007 près de l'ancienne route de Koptiakov, près d'Ekaterinbourg, ont été réalisées par 12 instituts et 22 spécialistes.

Selon le directeur de l'institut médico-légal régional, Nikolaï Nevoline, l'étape finale de l'étude sera l'identification des restes osseux et du sang de Nicolas II, dont des traces ont été découvertes sur une chemise de l'empereur conservé au musée de l'Ermitage, ancienne résidence impériale.

Le dernier empereur russe Nicolas II, son épouse Alexandra, leurs cinq enfants, trois de leurs serviteurs et un médecin ont été fusillés par la Tchéka, la police politique de Lénine, dans la nuit du 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg (Oural). Ce traumatisme, toujours vif dans la mémoire du peuple russe, a brusquement infléchi le cours de l'histoire du pays, par la suite plongé dans 70 ans de communisme.

Reconnus martyrs, le tsar et sa famille ont été canonisés en 2000 par l'Eglise orthodoxe russe. Le 90e anniversaire de l'exécution a été fêté cette semaine.

15.7.08

Automobile: la Renault Sandero lancée en Russie au 2e semestre 2009

Le constructeur automobile français Renault a annoncé mardi son intention de vendre en Russie sa nouvelle berline Sandero à partir du second semestre de 2009.

Conçue sur la plate-forme de la Logan dont elle répète la capacité et la fiabilité, la nouvelle berline sera fabriquée en version essence et en version diesel par l'usine Avtoframos (Moscou) à partir de la fin de 2009, les premières voitures devant être importées de Roumanie.

Avec 160.000 Sandero sorties par an chez Avtoframos, le groupe automobile français compte se positionner dans le segment dynamique des berlines économiques compactes sur le marché russe.

En 2007, Renault a vendu 101.200 voitures en Russie, dont la plus populaire, la Renault Logan, fait partie des trois marques étrangères les plus demandées du marché russe.

11.7.08

La Russie s'enrichit mais la corruption s'aggrave

Il est impossible de venir à bout des pots-de-vin dans un pays pauvre, le problème de la vénalité à différents niveaux ne peut être circonscrit que dans un pays qui se développe et qui devient de plus en plus riche, a déclaré le président Dmitri Medvedev lors de son entretien avec les journalistes des Etats du G8, lit-on vendredi dans le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Ainsi, le chef de l'Etat a reconnu l'impossibilité de régler ce problème uniquement par des mesures administratives, en soulignant l'importance du développement économique à venir.

"A propos, Vladimir Poutine avait également fait ce genre de déclarations lors de sa conférence de presse finale (en tant que président, ndlr.), a fait remarquer le président actuel. A présent, alors que nous avons déjà enregistré certains succès économiques, il est grand temps de commencer à s'attaquer à ce problème, car il est impossible d'étouffer la corruption dans un pays pauvre".

Commentant ces propos, les experts constatent un paradoxe évident: le pays ne cesse de s'enrichir grâce aux pétrodollars, mais le problème de la corruption s'aggrave d'année en année.

"Il y a un an ou un an et demi, en analysant la situation en Russie, les experts de la Banque mondiale avaient déjà attiré l'attention sur ce fait étrange, indique Igor Nikolaïev, directeur du département d'analyse stratégique de la société FBK. Il est par définition impossible de venir à bout de la corruption dans un pays pauvre, et le président a raison sur ce point. Mais il s'avère que, dans les conditions de la Russie, la richesse n'est pas une condition déterminante pour la réduction de ce facteur négatif".

Aucune règle universelle n'existe pour pouvoir l'emporter dans cette lutte, estime l'analyste. "En ce qui concerne la déclaration elle-même, je ne dirais pas qu'il s'agit là d'un écart par rapport aux objectifs précédemment annoncés, explique M. Nikolaïev. Les dirigeants du pays désirent réellement engager une lutte contre les pots-de-vin, mais aucun acquis n'existait au moment où cet objectif a été annoncé presque comme une idée nationale. La bureaucratie fait traîner en longueur le règlement de ce problème, mais la société est en droit d'attendre des mesures plus rapides".

10.7.08

Automobile: les ventes de Volkswagen augmentent de 55 % en Russie

L'allemand Volkswagen a vendu en janvier-juin 2008 sur le marché russe 20.586 véhicules, ce qui représente une hausse de 55% par rapport à 2007, lit-on dans un communiqué de VW.

Les ventes de véhicules utilitaires Volkswagen dans le premier semestre 2008 ont augmenté de 98%, atteignant 4.661 unités.

La Volkswagen Passat détient traditionnellement la première place : 6.616 voitures ont été vendues pendant cette période. La vente de ce modèle a progressé de 35 %.

Le tout-terrain de luxe Touareg prend la deuxième place, ses ventes ont atteint 6.012 voitures, et finalement la Volkswagen Jetta a été écoulée à 2.465 exemplaires.

Le Caddy est d'une manière stable le modèle le plus vendu parmi les véhicules utilitaires : depuis le mois de janvier, 1.724 Caddy ont été achetés.

Volkswagen produit environ 5.7 millions de voitures annuellement. Ses recettes en 2007 se chiffraient à 108.9 milliards d'euro, alors que le bénéfice net était de 4.12 milliards d'euro.

En novembre 2007, Volkswagen a lancé l'assemblage des voitures Volkswagen et Skoda dans la région de Kalouga, une zone industrielle très attrayante située au sud-ouest de Moscou.

9.7.08

La Russie poursuivra la "bataille de l'Arctique" à l'ONU

La Russie réclamera de nouveau en 2009 auprès de l'ONU la reconnaissance de ses droits dans l'océan glacial Arctique, a déclaré le célèbre explorateur polaire et député de la Douma Artour Tchilingarov.

"Sur la base des résultats de l'expédition de 2007, nous nous préparons à déposer une demande en 2009, conformément au droit international", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse mardi.

En août 2007, l'expédition scientifique Arktika-2007 s'est fixé pour objectif de prouver que les chaînes sous-marines Lomonossov et Mendeleïev, qui s'étendent entre la Sibérie et le Groenland, constituent le prolongement géologique de la plateforme continentale sibérienne, ce qui permettrait à la Russie de revendiquer un immense secteur de l'océan Arctique.

La région arctique, dans laquelle vivent entre deux et quatre millions de personnes, s'est transformée ces dernières années en pomme de discorde entre les Etats riverains.

1,2 million de km2 de fonds marins contenant le quart des réserves mondiales de pétrole sont en jeu. Bien que l'accès à ces ressources soit difficile, la fonte des glaces facilite l'accès aux gisements d'hydrocarbures et permet l'ouverture de nouvelles voies maritimes raccourcissant de près de 8.600 km le trajet Tokyo-Hambourg.

Les pays riverains, dont la souveraineté s'étend jusqu'à 200 milles nautiques des côtes, peuvent augmenter cette distance en démontrant que leur plateforme continentale s'étend au-delà de cette limite, ce qui a ouvert la porte à de nombreuses réclamations.

La tension a atteint son comble quand les membres de l'expédition russe Arktika-2007 ont planté un drapeau sur le fond de l'Arctique.

8.7.08

L'organisation de l'Euro-2012 en Ukraine sera remarquable

Le championnat d'Europe de football 2012 en Ukraine sera un succès, a déclaré vendredi la première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko lors d'un déplacement dans la région Nikolaïevsk, rapporte le service de presse du gouvernement ukrainien.

"Je suis convaincue que l'Ukraine organisera l'Euro-2012 de façon remarquable, nous possédons de tout pour cela, y compris les financements, et le plus important, c'est que le pays pourra de nouveau être connu dans le monde entier'', a indiqué Mme Timochenko.

Le président de l'UEFA Michel Platini s'est rendu jeudi à Kiev où il s'est entretenu avec le président ukrainien Viktor Iouchtchenko et la première ministre Ioulia Timochenko du déroulement des préparatifs de l'Euro-2012 qui aura lieu en Ukraine et en Pologne. Le 2 juillet, il s'était rendu à Varsovie.

Lors de sa rencontre avec le président de l'UEFA, Mme Timochenko a déclaré que le gouvernement ukrainien ferait de son mieux pour assurer un championnat d'Europe de très haut niveau.

A l'issue de la visite, l'UEFA, a apprécié les efforts de Kiev et de Varsovie quant à la préparation de l'Euro-2012.

Fin septembre, un rapport du comité exécutif de l'UEFA sur le niveau de préparation de l'Ukraine et de la Pologne sera examiné à Bordeaux.

Mme Timochenko a rappelé que l'Ukraine présenterait son rapport courant septembre. Elle s'est dite convaincue que le gouvernement ukrainien saurait s'acquitter de sa tâche et que l'UEFA serait satisfaite des résultats.


PS: Timochenko oublie une chose, c'est qu'en septembre sera peut être remis en question l'attribution de l'Euro 2012 à l'Ukraine puisqu'il semble que l'Ukraine n'ait pas encore commencé les travaux gigantesques qui sont nécessaire... tout le monde n'a pas été arrosé !!!

7.7.08

ABM: la Pologne est plus intéressée par l'argent que par la sécurité européenne

Le refus de la Pologne d'accueillir sur son territoire des éléments du bouclier antimissile américain signifie que Varsovie espère obtenir des conditions de déploiement plus avantageuses, a déclaré le président du comité de la Douma pour les Affaires internationales, Konstantin Kossatchev.

Vendredi, le premier ministre polonais Donald Tusk a fait savoir le désaccord de Varsovie face au projet d'installer une base d'antimissiles en Pologne aux conditions proposées par Washington, mais également la volonté de poursuivre le dialogue avec les Américains sur ce problème.

"Pour autant que je comprenne, personne ne met en doute un éventuel déploiement de systèmes d'ABM en Pologne. La discussion porte sur les conditions, à quel point celles-ci profiteront à Varsovie. Je ne pense pas que l'histoire touche à sa fin. Les négociations se poursuivront et ce refus ne sera pas le dernier", a souligné l'homme politique russe.

Selon M. Kossatchev, la Pologne demande à Washington 20 milliards de dollars pour rééquiper sa défense nationale. Quant aux Etats-Unis, ils proposent 10 fois moins, 200 millions.

"Pour eux (les Polonais), ce n'est pas suffisant. Je pense que l'argent joue le rôle principal dans cette question, et cela n'a rien à voir avec la sécurité en Europe", a déclaré le parlementaire.

S'agissant de la position de Moscou sur l'ABM américain en Europe de l'Est, le président du comité des affaires internationales de la Douma a dit qu'"un défi identique a été jeté à tout le monde" et que la Russie, comme de nombreux autres pays, était préoccupée par la situation en Iran et Corée du Nord.

"Mais nous sommes également sûrs qu'un système universel de sécurité doit être mis en place", a noté le député.

M. Kossatchev a rappelé les initiatives russes sur cette question. Moscou avait proposé d'utiliser les radars de Gabala et d'Armavir pour éviter la création de moyens de frappe en Pologne et d'un radar en République tchèque. Il avait également été proposé de créer un centre d'échange d'informations sur les tirs de missiles à Moscou et un centre analogue dans l'une des capitales européennes, par exemple, à Bruxelles.

"Malheureusement, les Etats-Unis ont rejeté cette proposition. Rien d'étonnant à ce que les projets américains de déploiement des systèmes de défense antimissile en Pologne, République tchèque et Lituanie suscitent notre préoccupation", a-t-il souligné.

Les Etats-Unis projettent de déployer dix missiles intercepteurs en Pologne et un radar en Tchéquie sous prétexte de se protéger contre une menace balistique supposée de la part de l'Iran. La Russie craint que ces systèmes ne puissent être utilisés pour porter atteinte à sa sécurité.

Varsovie espère qu'en échange de sa permission d'accueillir la base d'ABM sur son territoire les Etats-Unis accorderont à la Pologne une assistance massive à la modernisation de son armée.

4.7.08

AvtoVAZ achète une licence pour l'assemblage de moteurs Renault

AvtoVAZ va acquérir auprès de Renault une licence pour l'assemblage de 450.000 moteurs à essence 1,4 et 1,6 l qui seront installés sur des modèles aussi bien Renault que Lada, lit-on jeudi dans le quotidien Vedomosti.

"Le contrat est prêt", a fait savoir Boris Aliochine, président d'AvtoVAZ. Une réunion extraordinaire des actionnaires doit approuver cet accord le 5 septembre.

Le lieu où seront assemblés ces moteurs n'a pas encore été déterminé, indique une source proche d'AvtoVAZ. La construction de nouvelles capacités de production ne sera pas indispensable, la compagnie pouvant choisir de moderniser des sites déjà existants.

AvtoVAZ n'a pas révélé le coût de la licence. Un représentant de Renault s'est quant à lui refusé à tout commentaire au sujet de ce contrat. A titre de comparaison, la licence Renault Trucks pour la production de moteurs de camions est revenue en 2006 au groupe GAZ à 10,36 millions de dollars, alors que la construction d'une nouvelle usine pourrait coûter environ 300 millions de dollars, fait remarquer Mikhaïl Pak, analyste chez Metropol. La modernisation de capacités déjà existantes coûterait un peu moins.

AvtoVAZ rêve depuis plusieurs années d'un nouveau moteur pour ses voitures. En 2005, le constructeur russe avait mené des négociations sur un projet commun avec General Motors pour la production de 300 à 350.000 moteurs par an. Les investissements dans ce projet étaient alors évalués à 400-500 millions de dollars. Par la suite, après l'arrivée de Rosoboronexport (agence d'exportation d'armes russes) dans l'entreprise en 2006, il a été question de construire une nouvelle usine pour fabriquer de nouveaux moteurs de conception interne. Puis AvtoVAZ a mené des pourparlers sur l'achat de l'usine de moteurs Tritec Motors au Brésil, avant de réfléchir, l'année dernière, à un projet avec l'italien Fiat.

La coopération avec Renault dans ce domaine est logique, dans la mesure où des voitures seront assemblées à Togliatti sur la plateforme de la Renault Logan, indique Mikhaïl Pak. De nouveaux moteurs sont nécessaires pour ce projet ainsi que pour les nouveaux modèles Lada, explique-t-il.

3.7.08

Football-Transfert: Arshavin sur le point de signer à Chelsea

Le club londonien Chelsea, détenu par le magnat russe Roman Abramovitch, a proposé 12 millions de livres sterling (environ 15 millions d'euros) au Zenit Saint Petersburg pour l'attaquant Andrey Arshavin, demi-finaliste et révélation de l'Euro-2008, annonce le quotidien britannique Daily Mirror.

Selon le journal, le club pétersbourgeois aurait accepté la proposition, et le numéro 10 de la sélection russe devrait prochainement décoller pour Londres afin de signer le contrat.

"Arshavin était très attiré par l'idée de jouer en Espagne, mais il estime que le club anglais correspond mieux à son style", écrit le quotidien qui précise qu'Arshavin gagne au Zenit environ 60.000 livres (75.000 euros) par semaine.

La personnalité même de Roman Abramovitch, qui ne cache pas son désir de voir l'attaquant fulgurant évoluer dans son équipe, ne serait pas sans relation avec ce transfert.

Le tabloïd anglais The Sun estime quant à lui qu'Arsenal est le mieux placé dans la "ruée" des clubs sur Arshavin, qui a permis au Zenit de remporter la coupe de l'UEFA en battant les Glasgow Rangers. Selon le journal allemand Bild, le rêve d'Arshavin serait pourtant à portée de main, le FC Barcelone ayant fait parvenir une offre de 15 millions d'euros au Zenit.

2.7.08

TVA en Russie: un expert international déconseille de réduire cette taxe

La proposition du ministère russe du Développement économique de diminuer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 18 à 12% entraînerait un manque à gagner considérable de recettes budgétaires, estime l'économiste en chef de la Banque mondiale pour la Russie, Zeljko Bogetic.

"Ramener la TVA de 18 à 12% provoquerait d'énormes pertes de revenus publics à un moment où l'Etat est tenu de remplir ses engagements dans les domaines de l'assistance médicale, de l'éducation et des retraites", a-t-il déclaré mercredi lors du IVe congrès annuel des milieux d'affaires russes à Moscou.

Cette affirmation de l'expert international atteste qu'il partage la position du ministère russe des Finances opposé à la réduction de la TVA sur fond d'engagements sociaux grandissants de l'Etat et d'incertitude en matière de prix du pétrole.

"Il serait plus judicieux d'opérer une réforme prudente de la politique fiscale", a souligné l'expert de la Banque mondiale, ajoutant que la TVA était la contribution la plus stable et qu'elle stimulait les investissements et la demande.

La proposition de réduire la TVA est actuellement débattue par le gouvernement et les milieux d'affaires russes. Le ministère des Finances et celui du Développement économique ont été chargés par Vladimir Poutine d'étudier, d'ici au 1er août prochain, la possibilité de ramener le taux de TVA de 18 à 12%, tout en supprimant le taux préférentiel de 10% pour les "marchandises socialement importantes".

1.7.08

Euro 2008: le parcours des Russes a entraîné un élan patriotique inouï

Indépendamment du résultat du match joué hier contre l'Espagne, les supporters russes, dont le nombre s'est sensiblement accru depuis le début de l'Euro, se souviendront de l'euphorie, de la fierté ou de la solidarité éprouvées après les victoires de leur équipe, et chercheront à l'avenir des occasions de revivre de tels moments, lit-on vendredi dans le quotidien Vedomosti.

L'identification vertigineuse, totale et massive avec le pays, l'amour envers son drapeau et son hymne ont surgi, pour ainsi dire, de nulle part, "d'en bas", ce qui est pour le moins étonnant, au regard de tous les vains efforts des autorités et des spécialistes de la politique pour inculquer ce comportement "d'en haut". Il y a deux semaines, lors de la fête nationale, la Journée de la Russie, rien de semblable n'avait été observé et, d'ailleurs, nombre de Russes ne savaient toujours pas comment s'appelait exactement cette fête. Est-ce que trois matches remportés à l'Euro suffisent à inculquer le patriotisme?

Les sociologues constatent depuis longtemps chez les Russes un déficit d'identification nationale. Par exemple, d'après les données d'un récent sondage de la compagnie Bachkirova & partners, les Russes qui s'identifient avant tout à leur patrie au sens local du terme sont les plus nombreux (44%), alors que seulement 29,6% d'entre eux s'identifient en premier lieu à la Russie en tant que pays.

L'élan actuel entraîné par le football peut être expliqué par la conjonction de plusieurs facteurs favorables. Pour ceux qui sont nés et ont vécu une partie considérable de leur vie en URSS, l'identification avec une nouvelle patrie apparue soudainement n'a pas été chose facile. D'autant que cette nouvelle patrie traverse jusqu'à présent une crise d'identité.

En outre, la crise de la perestroïka (restructuration) dans les années 1990 a habitué la population aux échecs aussi bien économiques que sportifs, abaissant considérablement l'opinion qu'ont les Russes d'eux-mêmes. L'essor qui a suivi la crise a entraîné des changements psychologiques importants: les Russes sont actuellement plus individualistes que les habitants de la plupart des pays d'Europe. Le succès personnel et l'aisance financière restent les principaux objectifs à atteindre. D'autre part, le déficit d'identification collective, de solidarité et d'échange social s'accentue.

Le sport est devenu un instrument convenable pour résoudre ces contradictions. L'équipe russe (cela vaut aussi pour les clubs) est une variante simple et pratique d'identification nationale. En effet, les supporters ne remarquent que les défauts de son jeu. Elle est exempte de contradictions économiques, ethniques et idéologiques (en tout cas, elles ne sont pas évidentes). Comme il ressort d'un sondage effectué par la fondation Opinion publique dès le mois de décembre 2006, les victoires sportives sont un objet de fierté pour 21% des Russes, loin devant la renaissance du pays et son essor économique (4%), le renforcement de sa capacité défensive (4%), l'activité de Vladimir Poutine (3%), et les réalisations dans les domaines de la science et de l'éducation (3%).