Mon épouse est russe. Mon fils l'est à moitié. J'ai tendance à dire que c'est surtout au niveau de son mauvais caractère qu'il est russe à 100%. Il paraît qu'il faut vérifier. Je vais donc parler ici de la Russie et des russes en répercutant des communiqués de presse intéressant trouvés ici ou là !
Trois des cinq rues commerçantes les plus chères d'Europe en termes de location se situent à Moscou, affirment les auteurs d'un rapport de la société de conseil Jones Lang LaSalle.
C'est Paris qui accueille la rue la plus chère, l'avenue des Champs-Elysées, rappellent les experts, devant la rue Stoleshnikov à Moscou et la New Bond Street à Londres. Les rues Petrovka et Tverskaya dans la capitale russe font également partie des cinq artères commerçantes les plus chères d'Europe.
Malgré la "turbulence" sur les marchés, les taux de loyers de classe premium resteront stables dans la région, affirme James Dolphin, chef du département grande distribution chez Jones Lang LaSalle.
Vladimir Pantiouchine, directeur du département d'études économiques et stratégiques de l'unité "Russie et CEI" à Jones Lang LaSalle, indique de son côté que "le ralentissement de la croissance russe et les effets de la crise financière internationale changent la donne sur les marchés immobiliers", mais pas de façon radicale.
"Nous commençons à ressentir un ralentissement de la hausse vertigineuse des loyers. Même si le "caractère unique" des artères commerçantes du centre de Moscou se change pas, nous nous attendons à un nivellement des locations, autrement dit les taux les plus élevés seront revus à la baisse. Toutefois, la demande restera forte, y compris pour les produits de classe premium, et Moscou maintiendra sa position parmi les places commerçantes les plus prestigieuses d'Europe", a encore estimé l'expert.
Les investisseurs américains sont intéressés par la construction des sites olympiques à Sotchi, a annoncé jeudi le président de la Chambre américaine de commerce en Russie Andrew Sommers.
"L'économie russe nous intéresse, en particulier, la construction des sites olympiques", a-t-il fait savoir à l'issue d'une rencontre entre les investisseurs américains et le vice-premier ministre russe Dmitri Kozak chargé de la préparation des Jeux olympiques de Sotchi en 2014.
Les investisseurs, selon lui, s'intéressent aussi bien au domaine de l'énergie qu'aux projets d'infrastructure, à l'écologie et aux télécommunications.
La fondation Monde Russe qui a pour priorité la promotion de la langue russe à l'étranger tiendra une réunion le 3 novembre, a indiqué mardi une des responsables de la fondation Tatiana Bokova dans une conférence de presse à RIA Novosti.
Un millier d'hommes politiques, chercheurs et personnalités de la culture venus de 60 pays se réuniront pour dresser le bilan annuel.
La fondation Monde Russe s'occupe de l'octroi de bourses visant à soutenir des manifestations destinées à sauvegarder la langue russe et à inciter à son apprentissage, ainsi qu'à l'ouverture de centres de russe partout dans le monde.
Selon les organisateurs, les participants à la réunion "parleront du potentiel intellectuel et créatif du monde russe, et de l'intérêt croissant pour l'apprentissage de la langue russe".
"Le nombre de Russes hors des frontières du pays augmente. On peut entendre du russe partout", a noté Viatcheslav Nikonov, directeur exécutif de la fondation Monde Russe.
Les organisateurs de l'assemblée promettent de présenter les programmes de la fondation visant à populariser la langue et la culture russes, de soutenir des organisations et des unions de compatriotes et de préparer la littérature didactique.
La fondation Monde Russe a été créée le 21 juin 2007 par décret présidentiel, afin de conserver et de promouvoir la langue et la culture russes et de contribuer à la consolidation du monde russe.
Timati & Dj Smash : Moscow Never Sleeps :
Quel est le rapport entre la promotion de la langue russe et ce vidéo clip ??? Et bien, ce vidéo clip est à la gloire de la ville de Moscou... "je t'aime, Moscou"... Je ne veux pas jouer mon philosophe du dimanche, mais cette chanson montre vraiment l'attachement des russes à Moscou et leur fierté à le dire, à le chanter.
Une autre chose, avant de penser au rayonnement de la langue russe à l'étrangers, je pense que la Russie devrait faire le ménage dans sa langue en traduisant en russe les nombreux anglicismes que l'on peut y trouver. La langue est le patrimoine d'un pays et quand on commence à se faire coloniser dans sa langue, l'avenir n'est pas des plus roses !
Le 4x4 haut de gamme Porsche Cayenne est la voiture la plus volée en Russie, a déclaré le ministre russe de l'Intérieur Rachid Nourgaliev.
Selon lui, la police a récemment saisi au Daghestan (Caucase du Nord) une série de Porsche Cayenne dérobées à leurs propriétaires. Maquillés et dotés de faux papiers, les véhicules étaient prêts à être expédiés vers différentes régions de la Russie et à l'étranger.
Les autorités russes n'ont pas autorisé Google à racheter Begun, numéro deux de la publicité contextuelle en Russie, lit-on vendredi dans le quotidien Vedomosti.
Selon des données non officielles, c'est le premier ministre Vladimir Poutine qui aurait empêché la conclusion du contrat avec les Américains.
Le Service fédéral anti-monopole (FAS) a refusé hier à la société chypriote Kokuna Holdings Ltd., qui appartient à l'américain Google, le droit d'acquérir auprès de Rambler Media 100% des actions du russe Begun.
Le directeur du FAS Igor Artemiev a indiqué que Google n'avait pas présenté suffisamment d'informations sur la structure de sa propriété, et que les éléments fournis n'étaient pas convaincants. Google devra à présent faire une nouvelle requête, a-t-il ajouté.
Il a précisé que ce refus s'expliquait par "l'absence d'information sur les personnes capables d'influer sur la gestion de l'activité du groupe Google, ainsi que d'une liste complète des personnes faisant partie du groupe", ce qui empêche le FAS de calculer toutes les "conséquences de la transaction" et son effet sur la concurrence.
Alla Zabrovskaïa, du bureau russe de Google, explique que sa compagnie est déçue par la décision du FAS: "Nous étions certains que cette transaction serait bénéfique pour l'industrie". Google est actuellement en train d'analyser la décision du FAS, a-t-elle ajouté, sans donner aucune précision sur les documents manquants. On ne sait pas non plus si la compagnie envisage de faire une nouvelle requête.
Les représentants de Rambler et de son actionnaire principal Prof-Media n'ont donné aucun commentaire à ce sujet. Le directeur général de Begun Alexeï Bassov a souligné que le blocage de la transaction modifierait les plans de la compagnie, mais qu'elle pourrait très bien se développer de façon autonome.
Google et Rambler se sont mis d'accord sur l'achat de Begun en juillet dernier. Selon les termes du contrat, Rambler aurait dû d'abord racheter 49,9% de Begun appartenant à la société d'investissement Finam pour les vendre par la suite à Google en y ajoutant les 50,1% des actions qu'elle possède déjà. La transaction a été organisée de telle façon que toutes les opérations ne pouvaient être lancées qu'après l'approbation du FAS, fait remarquer Vladislav Kotchetkov, de Finam.
Le rachat de Begun aurait permis à Google de devenir le premier concurrent de Yandex sur le marché russe de la publicité contextuelle (210 millions de dollars en 2007). Selon les données d'iContext, l'année dernière, Begun occupait 20,2% du marché, Yandex - près de 64% et Google - 5%, c'est-à-dire que la part conjointe de Begun et Google aurait pu atteindre environ 25%.
"La décision du FAS nous a surpris. Nous espérions qu'une telle intervention ne se produirait pas", a expliqué Mikhaïl Ouchakov, de Yandex.
Une source proche des actionnaires de Rambler a indiqué à Vedomosti que c'était Vladimir Poutine qui avait exprimé des réserves envers ce contrat avec les Américains (l'influence et l'auditoire d'Internet seront bientôt comparables à ceux de la télévision). Dmitri Peskov, porte-parole du premier ministre russe, a indiqué que Poutine n'avait pas pris part à la résolution de cette question, qui est la prérogative du FAS.
Les sociétés russes Chemins de fer de Russie (RZD) et Lignes à grande vitesse (SM) ont signé jeudi à Madrid un accord avec l'espagnol Ineco, sur la coopération dans le développement des infrastructures ferroviaires en Russie.
Aux termes de ce traité, les experts d'Ineco consulteront les deux sociétés russes en matière d'établissement de projets, de construction et d'exploitation des lignes ferroviaires à grande vitesse, ainsi que dans la rédaction de cahiers des charges.
La partie espagnole pourra également apporter son concours au contrôle de la qualité des travaux de construction, dans les projets de lignes ferroviaires à grande vitesse en Russie, dont la ligne Moscou-Saint-Pétersbourg.
Le traité est conclu pour trois ans, avec possibilité de prorogation.
Pour sauver leur argent dans les conditions de la crise, les habitants de la Russie tentent de le placer à l'abri de la chute de n'importe quelle monnaie, lit-on vendredi dans le quotidien RBC Daily.
Selon les données du VTSIOM (Centre national d'étude de l'opinion publique), des biens immobiliers, un compte à la Banque d'épargne et des objets de valeur sont pour les Russes les moyens les plus sûrs de préserver leurs épargnes. Si l'achat de biens immobiliers à des fins d'investissement n'est raisonnable que dans le segment peu accessible de l'immobilier de luxe, en revanche, des couches plus larges de la population peuvent se permettre d'acheter des bijoux.
"Ces deux derniers mois, l'accroissement des ventes dans les magasins de notre réseau à travers le pays a constitué 37 à 70%", a déclaré Denis Adamski, directeur général de l'Usine de joaillerie de Moscou. Il en est de même dans les magasins "Tsentr iouvelir": dans la première quinzaine d'octobre, les ventes ont augmenté de 43% par rapport à la même période de l'année dernière. "Nous nous attendions cet automne à un accroissement de 15 à 20%", s'étonne Oksana Frountikova, directeur général de Tsentr iouvelir.
"Le nombre d'achats a augmenté en octobre de 12% par rapport à septembre, a fait savoir Pavel Sidorenko, directeur du réseau Adamas. Ordinairement, c'était le contraire: les indices enregistrés en octobre étaient toujours inférieurs à ceux du premier mois de l'automne". Octobre, mois de la crise, a dépassé considérablement, pour le volume des ventes, même le mois de mars, apogée des ventes pour les joailliers: d'après les données de l'Usine de joaillerie de Moscou, en octobre, par rapport à mars, les ventes ont augmenté de 90%.
Chez Adamas, on explique l'activité des acheteurs par les appréhensions suscitées par la crise financière. "Le facteur psychologique se manifeste, estime M. Sidorenko. D'ailleurs, l'or reste toujours de l'or".
Denis Adamski est enclin à considérer les achats d'octobre comme une sorte d'investissement: "Pour l'essentiel, on achète des diamants et des articles sans pierres. Pour une moyenne de 400 dollars par achat dans nos magasins, les achats allant jusqu'à 4.000 dollars se multiplient."
Les articles haut de gamme sont probablement un investissement, ajoute-t-il. "Certains acheteurs acquièrent de gros diamants sans monture, dont le prix atteint un chiffre à six zéros, en y voyant un bien mobilier", affirme M. Adamski. D'après les données d'Alexeï Davydov, du groupe de joailliers Diamants de Smolensk, la demande de pierres en tant qu'investissement s'est accrue en octobre: sur les gros diamants, saphirs et émeraudes.
Le BTP et de l'immobiliser russe traverseront une période difficile en raison de la crise financière mondiale, qui bride la demande et les sources de crédit, a annoncé mardi à Moscou le vice-premier ministre et ministre russe des Finances Alexeï Koudrine lors d'une rencontre avec ses homologues de la CEI.
"Certains secteurs étaient en surchauffe", a-t-il fait savoir. Selon lui, ceci s'explique notamment par le niveau trop élevé du crédit russe ces dernières années, les prêts destinés à la construction ayant explosé en 2007 de 80%, et de 64% dans le secteur immobilier. Le domaine commercial était selon lui dans une situation analogue.
Les secteurs en surchauffe ressentiront durement les effets de la crise. Selon lui, l'Etat doit mettre en place des mesures destinées à garantir le travail des institutions susceptibles de compenser ces difficultés.
Le vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov en charge de la Défense nationale a qualifié de "propagande digne de la guerre froide" les affirmations de l'Occident selon lesquelles la Russie pourrait amputer l'Ukraine de Sébastopol - base de la Flotte russe de la mer Noire -, voire toute la Crimée.
"Nous n'avons pas de velléités agressives. Nous avons reconnu dès 1991 l'intégrité territoriale de toutes les ex-républiques soviétiques. Par conséquent, la Russie n'a de prétentions territoriales envers aucun des Etats postsoviétiques", a déclaré M. Ivanov dans un entretien accordé à la BBC.
"Nous n'avons nullement l'intention d'entamer une guerre ou d'agresser un pays quel qu'il soit. Actuellement, la Russie n'est en guerre contre personne. On ne peut en dire autant des Etats-Unis ou de la Grande-Bretagne", a ajouté le vice-premier ministre.
Selon Sergeï Ivanov, la question du stationnement de la Flotte russe de la mer Noire à Sébastopol après 1917, date d'expiration du bail de la base maritime, dépendra de la position des autorités de Kiev.
L'avenue de la Victoire à Grozny a été rebaptisée avenue Vladimir Poutine, à l'initiative du président de la république de Tchétchénie Ramzan Kadyrov. Cela a été fait, bien entendu, "au nom du peuple tchétchène reconnaissant" et à la veille de l'anniversaire du "leader national". Si l'on appelle un chat un chat, il s'agit d'un cas sans précédent: c'est la première fois depuis l'époque soviétique (et même stalinienne) qu'un homme politique reçoit un tel honneur de son vivant. Ce fut notamment le cas de Trotski, de certains membres du Politburo et, évidemment, de Joseph Staline.
On dit que Lénine faisait tout pour se soustraire à de tels "cadeaux". Il ne voulait pas de mausolée non plus, à vrai dire. Avec tous les défauts qu'il avait, il était tout de même un Européen.
Aucune autre avenue, semble-t-il, n'est aujourd'hui baptisée au nom d'une personne vivante. Cependant, il s'avère qu'une rue Poutine existe depuis un certain temps dans un petit village en Ingouchie. Ce devait être également l'initiative des admirateurs locaux de l'ancien président. Il existe aussi quelque part une avenue des Vétérans, mais là il s'agit quand même d'un acte de mémoire collectif. Qui plus est, personne n'oserait contester une telle décision.
Il faut néanmoins rendre justice à Vladimir Poutine. Il a dignement supporté l'épopée des épouvantables matriochkas à son effigie, des caricatures plus ou moins réussies, ainsi qu'une multitude d'histoires drôles bonnes et stupides, une série de chansons de pacotille, de tableaux nuls et d'autres manifestations d'intérêt pour sa personne de la part des masses populaires éprises de lui et de certains adeptes du conformisme politique. Mais ce nouveau cadeau de Ramzan Kadyrov, aussi généreux et mièvre qu'un sorbet oriental, apparaît plutôt douteux. D'habitude, on essaie de décliner avec délicatesse ce genre de présents, de façon à ne pas vexer le donateur.
Le premier ministre ne l'a pas fait. Ou plutôt, il a préféré exprimer son attitude envers le "sorbet" offert par Kadyrov par la bouche de son porte-parole Dmitri Peskov. Selon ce dernier, bien que la tradition de baptiser différents sites du nom d'hommes politiques en fonction n'existe pas en Russie, les décisions en la matière relèvent tout de même des autorités locales, et ne sont pas soumises à l'approbation du centre fédéral. "Vladimir Poutine s'est plusieurs fois prononcé à ce sujet. Il aurait préféré que de telles initiatives n'interviennent pas. Mais il ne peut pas les interdire", a indiqué le porte-parole du premier ministre.
Or, pourquoi n'introduirait-on pas législativement une telle interdiction, étant donné que tout le monde en Russie ne se rend pas compte de l'incongruité de ce genre de cadeaux dans un pays qui s'est déjà débarrassé du culte de la personnalité. Même les ecclésiastiques, interrogés par les journalistes dans la rue, ont répondu très vaguement à cette question: "Une telle pratique ne comporte en soi rien de malsain, mais, tout en correspondant aux traditions caucasiennes, vue d'un autre point de vue, elle crée cependant une situation confuse".
En effet.
Il existe au moins deux versions de cette apparition d'une avenue Poutine. Selon l'une d'entre elles, Poutine a bien mérité qu'on baptise une avenue à son nom, parce qu'il a remporté la guerre contre la Tchétchénie. Cette version est peu convaincante, surtout formulée de cette façon. Car cela signifierait que l'avenue a été baptisée ainsi afin d'honorer Poutine pour sa victoire sur le peuple tchétchène. Alors que ce n'est pas vrai. Il a fait la guerre contre des terroristes tels que Bassaïev, et non contre la Tchétchénie ou les Tchétchènes.
Selon la seconde version, Poutine se conçoit déjà comme un monument vivant, ce qui arrive souvent aux personnes qui restent pendant une aussi longue période au sommet de la pyramide du pouvoir. Cette version n'est pas non plus convaincante, au moins pour cette raison que les statues de bronze se dressent d'habitude sur un piédestal, alors que l'actuel premier ministre, lui, est sans arrêt au four et au moulin. Certains experts affirment d'ailleurs qu'il ne travaille pas dans les bonnes directions, mais, premièrement, il s'agit de leur avis personnel, et deuxièmement, ils concèdent eux aussi que cet homme travaille. Par conséquent, il ne se conçoit pas comme un monument vivant.
Il peut y avoir encore une autre version. La Tchétchénie est tout de même une région particulière, qui diffère du reste de la Russie, même si elle constitue une entité de la Fédération. L'ancien président et actuel premier ministre, qui a tant fait pour pacifier cette région, doit être à tel point reconnaissant à Ramzan Kadyrov pour savoir contrôler la situation dans cette république qu'il est prêt à fermer les yeux sur nombre de choses. Y compris sur des choses beaucoup plus importantes que l'apparition d'une avenue Poutine. Qu'ils jouent à n'importe quoi, pourvu qu'ils ne fassent pas la guerre, doit-il penser.
Nombreux sont ceux qui commencent à oublier à quel point c'était épouvantable, l'Itchkérie. Le parquet local ne pouvait à l'époque [de la guerre tchétchène - ndlr.], bien entendu, rien faire contre les chefs de guerre séparatistes ou contre Aslan Maskhadov [président indépendantiste de la république tchétchène d'Itchkérie], mais le mécanisme bureaucratique lancé à l'époque soviétique fonctionnait encore partiellement. C'est-à-dire que les juges d'instruction se rendaient régulièrement sur les lieux des crimes, dressaient des procès-verbaux, procédaient à des expertises et faisaient leur travail consciencieusement. Mais les résultats de ces enquêtes étaient "mis au placard". Lorsque le parquet osait tout de même s'adresser au président, Maskhadov ne leur donnait que des réponses évasives. D'ailleurs, il était lui-même impuissant. Il ne pouvait aucunement influer, par exemple, sur Chamil Bassaïev, qui n'était pas seulement un assassin (ce qui est notoire), mais un véritable criminel qui pillait, violait et tuait en Tchétchénie des Russes mais aussi ses compatriotes. On volait à l'époque tout ce qu'on pouvait en Tchétchénie, y compris des personnes vivantes. Les convois ferroviaires passant par Grozny étaient pillés, le blé, le pétrole et l'argent de la caisse de retraite, régulièrement versé par Moscou, étaient usurpés. Le parquet continuait de faire état de ces crimes et délits, qui allaient de la traite des êtres humains à la décapitation des otages.
Tel était le tableau réel de ce qui se passait en Tchétchénie pendant la période de son indépendance de fait sous Maskhadov. Cet homme a prouvé d'une manière convaincante qu'un ancien chef d'état-major n'est pas pour autant capable de diriger un Etat.
L'armée russe pouvait vaincre les principales forces ennemies sur le territoire tchétchène, ce qu'elle a d'ailleurs fini par faire. Mais pacifier la Tchétchénie et attacher au reste de la Russie ce petit monde complexe, véritable mosaïque, où il est difficile de trouver quelque point d'appui, s'est révélé être une mission impossible pour l'armée, les services secrets et la police, et même pour les Tchétchènes vivant à Moscou et les défenseurs des droits de l'homme. Seuls les Tchétchènes de Tchétchénie étaient à même de s'y retrouver dans la mentalité des habitants de cette région et dans le chaos qui régnait dans la république.
Cela dit, Moscou a finalement opté pour une recette remontant à l'époque tsariste, une recette éprouvée durant une longue série de guerres caucasiennes. Il fallait trouver une personne convenable, bien que ce fût extrêmement difficile. Poutine y est parvenu. Le clan des Kadyrov a pu (sous la direction d'Akhmat, puis de son fils Ramzan Kadyrov, actuel président tchétchène) remettre de l'ordre dans la république, l'attacher à la Russie et entamer sa reconstruction, fût-ce en utilisant des méthodes controversées.
De tels résultats n'ont, bien entendu, pas été obtenus gratuitement. Cela a nécessité des dépenses et des compromis qu'on n'accepte pas dans des circonstances normales. Quoi qu'il en soit, l'objectif a été atteint. Les voyous qu'on n'a pas réussi à neutraliser en Tchétchénie se sont déplacés en Ingouchie et au Daghestan voisins. Certes, la situation reste compliquée dans toutes ces régions, mais elle est actuellement incomparable à celle qui caractérisait la Tchétchénie pendant la période de sa "maladie". On peut aujourd'hui remédier aux problèmes existant en Ingouchie et au Daghestan en utilisant d'autres méthodes, si l'on arrive, bien entendu, à éviter les erreurs trop graves.
Quant au cadeau douteux fait à Vladimir Poutine, ce n'est tout de même pas un gros problème qui réclame une grande attention. L'essentiel est que la Tchétchénie reste calme.
Theodore Roosevelt disait qu'en politique, on est parfois obligé de faire beaucoup de choses qu'on ne devrait pas faire. Admettons que le cas présent en est un exemple éloquent.
Viktor Kolodyazhny, ancien maire de Sotchi et président de la compagnie publique Olympstroy, a proposé jeudi aux investisseurs autrichiens de prendre part aux appels d'offres pour la construction de complexes hôteliers dans le cadre de la préparation pour les Jeux olympiques 2014 à Sotchi.
"Nous souhaitons construire des complexes hôteliers avec votre participation", a indiqué le PDG d'Olympstroy rencontrant une délégation autrichienne qui a réuni les représentants d'environ 20 sociétés.
"Dans la partie montagneuse du territoire olympique, on envisage de construire plus de 2.500 chambres d'hôtels", a indiqué le directeur de la compagnie russe. Selon Viktor Kolodyazhny, sa société espère que des investisseurs privés construiront à Sotchi 8.000 chambres 3 étoiles, 3.100 chambres 4 étoiles, et 1.300 chambres 5 étoiles. En outre, une reconstruction de 57.000 chambres d'hôtels est prévue d'ici les JO.
Le PDG d'Olympstroy a proposé aux compagnies autrichiennes de prendre part aux concours visant la construction du village olympique et du parc olympique. Olympstroy a également invité des architectes à participer à l'élaboration du projet de l'Université Internationale Olympique.
"Je garantis que l'argent que vous investirez dans le business, vous reviendra dans six ou sept ans", a assuré aux investisseurs Viktor Kolodyazhny.
"Nous sommes vivement intéressés par les commandes liées à des sites olympiques", a annoncé Haince Gakh, membre de la délégation autrichienne, député du parlement du Land autrichien de Styrie, ajoutant que jeudi soir, ils s'envoleraient pour Sotchi afin de prendre connaissance du territoire destiné au chantier olympique.
Au terme de l'année 2008, le principal transporteur aérien russe Aeroflot pourrait voir son revenu net divisé par trois, à 80-85 millions de dollars contre 313 millions en 2007, a annoncé mardi le directeur adjoint de la compagnie, Mikhaïl Polouboïarinov.
Au premier semestre, les revenus nets de la compagnie ont chuté de 55,2% en glissement annuel, à 72,2 millions de dollars, le phénomène étant lié à la hausse des prix du carburant, selon lui.
"Il serait prématuré de formuler nos attentes en matière de bénéfices, mais nous pouvons, je pense, tabler sur 80-85 millions de dollars de bénéfice net, conformément à ce que nous avions prévu", a-t-il indiqué.
Principal transporteur aérien russe, Aeroflot transporte plus de 8 millions de passagers par an, 10 millions avec ses filiales. La compagnie contrôle 45% du marché russe des vols réguliers.
Le principal but de la stratégie de développement du sport en Russie d'ici 2020 est la création des conditions permettant à au moins la moitié des Russes, et 80% des enfants, de faire du sport, a indiqué mardi le président russe Dmitri Medvedev à Odintsovo (région de Moscou).
"Il est clair que les approches pour le développement du sport doivent être revues à l'aide d'une stratégie claire et vérifiée, calculée jusqu'en 2020, le but principal de la stratégie consistant à créer les conditions pour qu'en Russie au moins la moitié de citoyens et au moins 80 % des enfants fassent du sport", a indiqué M.Medvedev dans une séance conjointe du Conseil pour le développement de la culture physique et du sport en Russie et du bureau du Conseil d'Etat.
Auparavant, Dmitri Medvedev avait cité des données selon lesquelles seulement 15 % des Russes font du sport.
Le travail sur la stratégie de développement du sport, selon M.Medvedev, doit être ouvert: "Ce n'est pas un document administratif, mais public. Il faut attirer l'attention de toutes les régions, des milieux sportifs et des structures commerciales".
"Pourtant, avant l'adoption de la stratégie, il faut prendre une série de mesures ayant trait aux enfants, aux adolescents et à la jeunesse, élaborer des technologies pour que leur éducation physique soit plus attrayante et plus efficace", a noté le président russe. Selon lui, de nouveaux effectifs sportifs et pédagogiques sont nécessaires pour y parvenir, et il faut élaborer un autre système de préparation et d'encouragement.
Yanna Cholaeva & Anna Melnikova, gymnastique acrobatique :
Le sixième touriste spatial Richard Garriott, qui partira dimanche matin pour la Station Spatiale Internationale (ISS), emportera des séquences d'ADN de deux personnes en vue, a annoncé samedi l'Américain au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan.
"J'emporte des séquences d'ADN de deux personnes célèbres. Il s'agit de Stephen Colbert (animateur américain) et de Stephen Hawking, un physicien de renom", a indiqué M.Garriott lors d'une conférence de presse.
Le touriste spatial avait annoncé plus tôt que plusieurs célébrités lui avaient envoyé des versions numérisées de leur ADN pour qu'il les télécharge sur un disque à déposer dans la Station spatiale internationale. Théoriquement, si une catastrophe détruisait la race humaine, leur ADN pourrait être utilisé pour ressusciter l'humanité.
Richard Garriott et les membres du 18e équipage permanent de l'ISS - le cosmonaute Iouri Lontchakov (Russie) et l'astronaute Michael Fink (États-Unis) - partiront pour l'ISS à bord du vaisseau Soyouz TMA-13 qui sera lancé dimanche, à 11h01 (07h01 GMT). Richard Garriott séjournera à bord de la station pendant dix jours avant de rentrer sur Terre fin octobre avec le 17e équipage permanent de l'ISS composé des Russes Sergueï Volkov et Oleg Kononenko.
Le cabinet des ministres géorgien a avancé vendredi dernier l'idée de démanteler le monument à Joseph Staline (Djougachvili de son vrai nom), le seul dans le pays, qui se dresse à Gori, la ville natale du dictateur.
Le premier vice-premier ministre Gueorgui Baramidze a déclaré lors de la réunion du gouvernement que ce fait était indigne du "peuple héroïque de Gori", qui avait combattu cet été "l'empire construit par Staline, Géorgien d'origine".
...Après la condamnation du culte de la personnalité du "petit père des peuples" en 1956, les statues de Staline furent supprimées dans l'ensemble de l'Etat soviétique, excepté à Tbilissi. Les habitants veillèrent sur le monument 24 heures sur 24, prêts à le défendre quoi qu'il arrive. Afin de s'acquitter de la tâche que leur avait assignée Moscou, les autorités tbilissiennes durent trouver une "ruse de guerre": une "alerte nucléaire aérienne" fut lancée dans la ville. A l'époque de la guerre froide, tout le monde était psychologiquement prêt à ce genre de situation. Une fois les rues désertes, et les citadins, qui s'étaient entraînés lors de cours de préparation militaire, cachés dans les abris antiaériens, les trois statues de Staline furent démantelées à l'aide d'hélicoptères.
Quand l'alerte aérienne prit fin, les Tbilissiens sortirent à nouveau dans la rue pour y trouver les monuments au "Grand Géorgien" renversés. Des manifestations spontanées furent organisées, plusieurs milliers de personnes se rassemblèrent sur l'avenue centrale de la ville pour défendre la mémoire de leur compatriote Joseph Staline. Une lettre à l'ONU fut rédigée pour demander aux Nations unies de reconnaître l'indépendance de la Géorgie qui souhaitait se retirer de l'URSS.
Les autorités exigèrent que les manifestants se dispersent. Ceux-ci refusèrent d'obtempérer, et les troupes de la région militaire de Transcaucasie ouvrirent alors le feu sur les rebelles. Environ 150 personnes furent tuées. Les cadavres gisaient par terre tandis que d'autres flottaient dans la rivière Koura. Les corps furent ensuite enterrés en cachette, en l'absence des proches. Le lendemain, les journaux publièrent de courts entrefilets évoquant quelques désordres à Tbilissi provoqués "par des complots nationalistes soutenus depuis l'étranger". L'incident de Tbilissi fut dans une grande mesure éclipsé par les événements de 1956 en Hongrie.
Le seul monument au "petit père des peuples" qui survécut à cette période existe toujours. Il se dresse dans la ville de Gori, où Staline passa son enfance et son adolescence. La statue fut fabriquée en 1953 dans une usine de Leningrad. Elle devait être érigée dans cette même ville, dans le parc de la Victoire, sur l'avenue qui portait à l'époque le nom de Staline. Mais comme le dictateur mourut cette même année, le monument fut finalement envoyé dans sa ville natale.
Le "petit père des peuples", vêtu d'un uniforme militaire, se dresse depuis plus d'un demi-siècle sur un immense piédestal. On vient de remarquer que ses yeux, qui ont vue sur tout, sont tournés vers... Tskhinvali. Ce monument fut à nouveau sauvé pendant la période de démantèlement massif des statues représentant le "tyran" à la fin des années 1950, mais aussi en 1989-1991, lorsqu'on détruisait les monuments érigés en l'honneur des organisateurs de la Révolution d'octobre 1917 et de leurs successeurs. Les combattants pour l'indépendance de la Géorgie firent alors refondre les statues de Vladimir Lénine, Sergueï Kirov, Félix Dzerjinski, Karl Marx, Sergo Ordjonikidze... Les habitants de Gori, armés de matraques, de barres de fer et même de fusils empêchèrent les autorités de toucher à la statue de Staline, qui avait "fait la gloire mondiale de la petite ville de Gori".
La majorité des Géorgiens ont toujours été fiers de leur grand compatriote, qui fait partie de la liste des cent plus grandes personnalités de tous les temps et de tous les peuples. Ils n'ont jamais apprécié d'entendre des critiques à l'égard de Staline mais aimaient, en revanche, à citer les propos de Winston Churchill qui disait que Staline avait hérité d'une Russie avec une charrue et l'avait laissée avec l'arme atomique.
Mais soudain, Staline a été proclamé ennemi du peuple géorgien, et de surcroît responsable et organisateur de "l'opération de contrainte à la paix" de l'été 2008 en Géorgie. Voici comment on raconte cette histoire: en 1918-1920, durant les trois années d'existence de la première République démocratique indépendante de Géorgie, les Ossètes de Géorgie, incités par Staline, s'insurgèrent à trois reprises contre le gouvernement social-démocrate, envahirent la ville de Tskhinvali et proclamèrent le pouvoir des Soviets. (A propos, Tskhinvali signifie en géorgien "la terre des charmes [carpinus, un genre d'arbres]", et quant à la signification du toponyme "Tskhinval" [appellation préconisée par l'Ossétie du Sud indépendante - ndlr.], celle-ci n'a pas encore été expliquée par les scientifiques, mais on dit que le père de l'indépendance sud-ossète, Edouard Kokoïty, possèderait la clé de ce mystère). Après la conquête de la République démocratique de Géorgie par l'Armée rouge, en signe de reconnaissance envers les Ossètes, le camarade Staline instaura en Géorgie, en 1922, une Région autonome sud-ossète. Les Ossètes, pour leur part, remercièrent Staline en rebaptisant en son honneur la capitale de cette région Staliniri. La ville porta ce nom jusqu'à la condamnation du culte de la personnalité.
Nombreux sont les Géorgiens qui continuent d'estimer que le problème sud-ossète ne serait jamais apparu sans Staline. Et rien que pour cela, il n'aurait jamais dû être mis au monde. Cela revient à dire que c'est la mère du dictateur, Ekaterina (Keke) Gueladze, qui porte la responsabilité de la perte par la Géorgie d'une partie de son territoire. Cette femme mourut en 1937 et, pour avoir "mis au monde un grand fils", elle eut l'honneur d'être enterrée au panthéon Mtatsminda [des écrivains et personnalités géorgiennes], non loin de la tombe du grand dramaturge et diplomate russe Alexandre Griboïedov. Aujourd'hui, elle est accusée d'avoir donné naissance à un "fils de chien", et sa dépouille est menacée d'évacuation. Guigui Bokeria, considéré comme la "main droite" de Mikhaïl Saakachvili, et qui occupe actuellement le poste de vice-ministre géorgien des Affaires étrangères, a déclaré que la mère de Staline n'avait aucun mérite aux yeux de la Géorgie et qu'elle devait, par conséquent, être enterrée dans un cimetière ordinaire.
La statue de Staline que l'on envisage de démanteler devrait être envoyée au Musée de l'occupation russe au XXIe siècle qui est en train d'être créé. Un Musée de l'occupation soviétique a ouvert ses portes à Tbilissi il y a quelques années. Il est devenu un lieu de visite obligatoire pour les délégations étrangères officielles qui arrivent dans la capitale géorgienne. Vladimir Poutine avait proposé de le rebaptiser "Musée de l'occupation géorgienne", car durant l'époque soviétique, l'URSS fut dirigée pendant plusieurs décennies par des ressortissants géorgiens: Joseph Staline, Lavrenti Beria, Sergo Ordjonikidze, Avel Enoukidze, Edouard Chevardnadze...
Les autorités géorgiennes envisagent de réaliser une sculpture en pierre et en bronze afin d'immortaliser "la guerre entre la Russie et la Géorgie". Les hôtes qui se rendent à Tbilissi devraient bientôt être accueillis sur l'avenue George W. Bush par un grandiose "Mémorial aux victimes du génocide et du nettoyage ethnique perpétrés par la Russie contre les Géorgiens". Un manuel scolaire consacré à ce thème est en cours de conception, la discipline sera enseignée dès la première année à l'école.
Le joueur russe Marat Safin a remporté mardi sa 400e victoire sur le circuit ATP en battant l'Israélien Noam Okun, issu des qualifications, sur le score de 7-6 (5), 3-6, 6-4 dans un match difficile lors du premier tour de la Coupe du Kremlin de tennis à Moscou.
Marat Safin, qui compte 15 titres à son palmarès, n'a pas gagné de tournois ATP depuis sa victoire à l'Open d'Australie en janvier 2005. Il a disputé 29 finales dont la plus récente remonte à la Coupe du Kremlin 2006. Cette 400e victoire lui permet d'accéder au deuxième tour du tournoi moscovite où il affrontera le Français Julien Benneteau.
Seuls sept joueurs de tennis ont remporté plus de victoires sur le circuit ATP que Marat Safin - entre autres le Suisse Roger Federer (606), l'Espagnol Carlo Moya (570), l'Australien Lleyton Hewitt (486), l'Américain Andy Roddick (454) et le Français Fabrice Santoro (452).
Sur fond de crise financière qui a brusquement freiné la demande, l'usine russe GAZ a provisoirement suspendu l'assemblage de ses poids-lourds, a annoncé mardi le porte-parole de GAZ Oleg Gamov.
"Nous devons reconnaître que suite à la brusque chute de la demande, nous avons dû à notre tour réduire la production pour une courte période - du 6 au 10 octobre", a-t-il indiqué.
"La compagnie adopte une série de mesures visant à parer les éventuelles conséquences négatives de la crise financière. Les compagnies de leasing et les banques ont cessé de travailler avec nos clients privés, producteurs de pièces et concessionnaires", a-t-il déploré.
Le groupe GAZ, né en 2005 de la restructuration des unités de production de RousPromAvto, produit des camionnettes, des poids lourds, des voitures particulières, des véhicules spéciaux montés sur châssis GAZ, des pièces de rechange, et d'autres articles industriels.
Les gymnastes russes Evgenia Kanaeva et Vera Sessina ont remporté dimanche quatre médailles d'or en finale de la Coupe du monde de gymnastique rythmique à Benidorm, en Espagne.
La championne olympique de Pékin Kanaeva a décroché les médailles d'or du cerceau, des massues et du ruban. Au cerceau, elle n'a laissé aucune chance à ses concurrentes en obtenant 18,975 points. Les Ukrainiennes Anna Bessonova (18,175) et Natalia Godunko (17,900) ont complété le podium.
Aux massues, Kanaeva a totalisé 18,750 points et sa compatriote Olga Kapranova a pris le bronze (17.950). L'Ukrainienne Anna Bessonova a de nouveau terminé deuxième (18.300).
Au ruban, Kanaeva s'est classée première avec 18,600 points, devant l'Ukrainienne Anna Bessonova (18,425) et la Russe Vera Sessina (17,950) qui ajoute une médaille de bronze à sa médaille d'or à la corde (18,250 points). La Russe Olga Kapranova (18,200) s'est adjugé l'argent à la corde et l'Azerbaïdjanaise Aliya Garaeva (18,075) s'est classée troisième.
Les footballeurs russes du Zenit St-Petersburg ont été battus mardi par les Espagnols du Real Madrid sur le score de 2-1 dans leur premier match à domicile de Ligue des champions de l'UEFA.
Le défenseur slovaque du Zenit Tomas Hubocan a marqué contre son camp à la 4e minute. Les hommes de Dick Advocaat ont égalisé à la 25e minute grâce au but du Portugais Danny. Mais Ruud Van Nistelrooy a redonné l'avantage au club espagnol (31e).
Il s'agit de la deuxième défaite pour les Russes, détenteurs de la Super Coupe de l'UEFA. Battus par la Juventus Turin (1-0) dans le cadre de la première journée de la Ligue des champions, ils n'ont pas de points dans la poule H. Les Madrilènes, également vainqueurs des Biélorusses du BATE Borisov (2-0), sont leaders de la poule (6 points).
Le 21 octobre, le Zenit accueillera le FC BATE Borisov pour son troisième match.
Selon les données de Foreign Policy, Moscou occupe la 5e place dans la liste des villes du monde où le taux d'homicide est le plus élevé avec 9,6 meurtres par an pour 100.000 personnes, lit-on jeudi dans le quotidien Novye izvestia.
Le ministère russe de la Défense remet en question l'information de la revue américaine, tandis que les experts sont persuadés que les étrangers sous-estiment le danger: dans la capitale russe, les homicides sont un phénomène beaucoup plus fréquent.
Caracas (Venezuela) prend la première place dans la liste des villes les plus dangereuses au monde avec 130 meurtres pour 100.000 habitants sans compter les crimes commis dans les prisons et lors des arrestations. La capitale vénézuélienne est suivie de la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis, 67 meurtres pour 100.000 habitants), le Cap (Afrique du Sud, 62 meurtres) et Port Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée, 54 meurtres).
Les organes judiciaires estiment que la présence de la capitale russe dans la liste des points les plus dangereux du monde reflète un intérêt particulier pour la Russie en général. "C'est incroyable! Dans cette liste Moscou est mis sur le même plan que la capitale vénézuélienne!", s'indigne le chef du service de presse du ministère de l'Intérieur Oleg Elnikov. "On pourrait croire qu'il s'agit d'une manoeuvre politique".
Les statistiques indiquent cependant que les chercheurs américains ont tort: ils ont sous-estimé les dangers de la vie à Moscou. Par exemple, selon les données, publiées sur le site du gouvernement de Moscou, 1.101 homicides ont été commis dans la capitale russe en 2007. Etant donné que la population est de 10,4 millions d'habitants, le taux d'homicides se chiffre donc à 10,58 pour 100.000 habitants.
"Les statistiques sont une chose assez compliquée", poursuit Elnikov. "Le nombre total de crimes est tout à fait juste, mais personne ne sait combien de personnes précisément habitent dans la capitale. Il sont peut-être 15 millions!"
Les criminalistes affirment que Moscou, tout comme la Russie, sont depuis longtemps considérés comme des leaders de la criminalité. " La Russie occupe la troisième position pour le nombre de meurtres après la Colombie et l'Afrique du Sud", indique le professeur Iakov Guilinski, criminologue. "Nous habitons dans un pays avec un déséquilibre énorme entre le nombre minuscule de riches et la masse de pauvres".
Selon M. Guilinski, le taux moyen annuel de meurtres en Russie atteint approximativement 20 homicides pour 100.000 personnes. "Selon les statistiques du ministère de l'Intérieur, l'année dernière ce chiffre a diminué jusqu'à 15", poursuit-il. "Mais ici toutes sortes de ruses sont possibles. Les organes judiciaires ont reçu discrètement la consigne de tenter de classer ces crimes non comme des meurtres, mais comme des faits ayant causé un grave préjudice corporel et entrainé la mort".
Guljan Moldajanova, 43 ans, directrice générale de Basic Element, l'empire de l'aluminium et de l'automobile de l'oligarque russe Oleg Deripaska, est entrée au Top Ten du classement des 50 femmes les plus influentes du monde des affaires élaboré par le magazine américain Fortune.
Mme Moldajanova, la seule Russe au classement, a grimpé du 22e au 10e rang en un an et "continue sa progression avec la hausse des revenus du holding Basic Element", note le magazine. Le groupe russe a doublé ses revenus les portant à 26,8 milliards de dollars depuis la nomination de Guljan Moldajanova au poste de directrice générale en 2005.
Le top 50 des femmes d'affaires élaboré par le magazine Fortune est composé de femmes jouant un rôle actif dans des entreprises non-américaines, y compris des femmes basées aux États-Unis. La Britannique Cynthia Carroll, directrice générale du groupe Anglo American, y occupe la première place.
Guljan Moldajanova occupe également la 37e place au classement des 100 femmes les plus influentes du monde.